contribution auteur | Rudy Brindamour

hiver 2018, recherches sur la nouvelle

découvrir un auteur au hasard !
(rafraîchir la page si mise en boucle...)
Mini bio et liens à compléter.

Propositions 1 _ 2 _ 3 _ 4 _ 5 _ 6 _ 7 _ 8 _ 9 _ 10

proposition n° 9

source de l’apocryphe
Le théâtre projette mes spectres sur la scène. Les incarnations de mon mental dévoilent des formes de dangerosité de plus en plus manifestes. Il m’arrive des mots et mes peurs se mettent à aborder le nom des grandes familles de geckos, vieilles de 50 millions d’années : Gekkonidae, Carphodactylidae, Diplodactylidae, Eublepharidae, Phyllodactylidae, Pygopodidae, Sphaerodactylidae. Ils descendent de l’ordre des reptiles, celui précisément des Squamata. Moi je suis issu de la lignée des hominidés. Je me lève avec une voix en train d’affirmer, je suis entre les mains d’un phénomène, il a commencé à se déployer le matin où la parole de la lectrice sur le devant de le scène est venue donner du fond et de la forme à l’espace. En ouvrant sa bouche un animal m’attire, s’apprêtant à m’emmener dans sa réalité. Ca commence avec des images. Un cambriolage sans vol me montre des traces de geckos avec des crottes du même caractère approchant le spectaculaire. Une présence sèche et blanche, trompeuse, sous un soleil jaune vif. Une mémoire des passages qui collent à la peau. Il se passe des aventures la nuit. Il y des événements en mon absence. Des phénomènes se forment dans mon sommeil. En dehors de celui là si l’on veut aussi. Voir même par celui là. Comme si j’étais quelqu’un le jour et la nuit arrivant mon activité obscure se réservait à une espèce animal essaimant ses traces. Dans la journée la nuit n’est pas. Elle a profité de mon absence pour laisser une marque de son passage. D’abord des notions d’apparence définissent les contours. Les impressions progressent avec lenteur, s’imposent avec parcimonie. Autour des contours, puis à l’intérieur des contours afin de rentrer là où l’événement c’est produit. Une trace sur le sol, le dos et le linge. Le temps sec du jour comme une compagne de la nuit en devenir. Une compagne vous entendez, une amie. Un glissement même, une activité créée sur le vif. Avec les spectres jaillissants, le cuir de la peau, la langue rose, les coussins doux du dessous, la crise qui se déverse par l’intermédiaire des yeux. La nuit est venue s’installée emplie de la chaleur qui convient à l’animal. Stupéfait de découvrir les activités nocturnes, je m’imagine l’endroit du replie de ce qui vient de déposer ses traces. Mêlés aux sucs des insectes les fibres végétales structurent un excrément tombé sur le sol. Je me lève, j’ai ouvert les fenêtres, les persiennes laissent passer un rayon de soleil. J’ai poussé les volets. Une nouvelle fois ce matin il est trop tard. Le scénario se répète à l’identique, ils sont passés et se sont repliés. Il se produit quelque chose dehors et je ne le vois pas. Dans mes instants diurnes ils ont disparu. Ils ont déposé des traces sur la partie de l’habitat constituant la maison devenue close pour la nuit. Je ne les ai pas entendu progresser. Les nuits sont animées. Les nuits se continuent après le jour. Ce doit être des corps aussi. Par la rivière et le pont au moment du crépuscule. Sans bruit à pas feutrés sur la terre, déposant des traces sur le linge. Ils aiment le tissu sec et rêche et non pas mouillé et froid. Ils s’approchent aux bruits qui s’estompent dans la maison. Je me trouve de ce coté du mur où je dors. Ils viennent d’un monde mais lequel. Un monde de tissu sec surement, un monde où la nuit leurs va bien. Pour l’animal quelle histoire susceptible de nous concerner. De celle faite avec ses bords de jalousie, de nuits agitées, de mouvements structurants des jeux parfois de couple. Jeux pour le gecko en écho avec nos aventures humaines. Ils n’ont rien à voir avec notre temps. Le temps secret du gecko replié la-bas. Il est proche mais je ne le perçois pas. Il ne peut pas être loin c’est sûr. Combien sont t-ils dans leur replie. Ils ne sont pas éloignés, Ils ne peuvent qu’êtres proches. Glissés dans tout ce qui fait trou comment s’installent-ils. Plus besoin de crotter maintenant, ils se sont laissés aller ailleurs. Ils sont dans un trou, une cache. Ils dérivent peut-être déjà. À la façon dont ils sont venus ils repartent. Activité urbaine, j’imagine qu’ils se sont demandé ---- est-ce que c’est là le territoire de notre carte. Ils en possèdent une, ils détiennent une forme de plan de déplacement bien à eux. Vous n’allez pas dire l’animal possède un mode de communication. Ah mais si, autrement jamais l’espèce ne serait parvenu devant ma porte. Ce monde me semble insondable, incompréhensible. Moi je suis issu d’une espèce au pouce opposable, à la bipédie. Lui de la famille des reptiles, à l’origine il rampe, c’est un ovipare. Lui et eux tous. La nuit ils tournent autour de la maison. La question cristallise les origines. Venez, rejoignez nous, ce sont nos différences ici. Les branches prennent une direction relevant du principe mit en place à l’origine, ca se matérialise comme celà, avec ce signe Y. Une direction commune en sortant de la mer, puis sur l’arbre de vie une séparation. C’est dans mon sommeil qu’ils arrivent non, le matin ils disparaissent et je me demande si réellement ca a eu lieu. Mais sur le linge, concu d’une base plate avec une extrémité pointue, c’est la crotte de l’animal. Au fure et à mesure des matins elle gagne en volume. Toujours la même ou bien une autre. A chaque fois comme un matin similaire ou alors sous forme de matins se renouvelant sous des traits identiques, associant les peurs de la perpétuation de l’instant. Lié à sa présence la crotte témoins du passage de l’animal gagne en croissance. Ce serait possible de passer outre la forme pourtant clairement apparente devant moi, forme de crotte affirmative d’une présence dans la nuit et de donner à percevoir un sentiment de panique. Comme des mondes multiples libérés, des vies pluriels aux perspectives nous échappant. C’est sûrement des corps de reptiles mais avant de parvenir clairement à la conscience sous forme de réalité concrète il se produit un effet dans l’imaginaire. Ils parviennent d’un ailleurs. Le progrès est une salve des millénaires. En l’absence de possibilités ils patientent les geckos et puis voilà un tunnel, un pont, un transport, un vent du ciel, une structure de l’espace, un vortex cérébrale. Lieu des insectes, des végétaux, de l’atmosphère. Périmètre porteur d’un air particulier nous concernant, liaison de notre histoire futur, intérieur nuit au abord de la maison. Accueil des échos, écoute de la vie. Ils tournent autour, grossissent dans les têtes, inspirent le principe de présence, ils parlent par les traces laissées le matin. Le terrain a bougé, l’environnement c’est modifié encore un peu plus. Il se passe des choses pleines d’incompréhensions. Des bruits quelques part, en dessous, plus loin. La question du la-bas en progression. Un établissement venu se mettre en place, une nécessité de certaines caractéristiques. Je suis à l’interieur et je recherche le phénomène dit de la compréhension, invité à questionner une forme moulée, la trace d’une espèce repliée sur le bord du mystère. Les portes et fenêtres pourraient ne plus rester closes et leurs présences dans la nuit viendraient se mêler à ma présence dans la nuit, physiquement. Le dessein me semble inquiétant. Il n’est pas juste une constatation au petit matin, il est le contact d’un état autre des mondes multiples venus se mélanger.

proposition n° 8

Première vie brève

Une femme se tient sur le devant de la scène un livre à la main. Libre et verticale elle semble ici depuis tout le temps, comme à sa place. En la découvrant je me demande s’il y a des personnes la connaissant pour ses rôles. Je la regarde je l’écoute , je la suis dans ses agissements. Elle se personnalise comme une lectrice des espaces. Elle revient enfin de ses voyages, il était temps, le manque agit de plus en plus sévèrement. Alors oui l’a ton déjà perçu sur le bord de la scène plongée dans son activité de lecture. Je dirai non. Pourtant ce théâtre que nous avons à suivre dans ses mises en forme, ces histoires poursuivant une mise en forme découlent de son fait. Je peux affirmer il vient de sa voix. Pour matérialiser sa présence il faut laisser agir l’espace, il a forme de vide. Un espace où d’un coté se déploie des images et de l’autre une manifestation de graphie. Elle vient au monde sur un terrain innaccessible. Une nuit d’errance c’est une drôle de mémoire qui me parvient. Je vais avancer ce que je sais d’elle dans le cadre de ce livre en écriture. Son enfance s’entoure de montagne, elle entend des histoires résonner au milieu du souffle des vents fréquents. Elle arrive au monde avec une inquiétude je croire. Ce sont les environnements telluriques de sa région qui donnent des affectes à sa peau. On entend ce qui se passe au couché du soleil sans parvenir à affirmer de contour. Elle est née là au milieu de flux montagneux. La maison de son enfance était de type chalet, en bois, avec en son coeur un foyer chaleureux, une flamme incessante en irradiait l’intérieur. Il y une bibliothèque dans la maison, déposition de la famille. Elle l’aborde comme un territoire de voyage. Un jour son père l’autorise à s’y rendre suivant ses désirs. Tu ne seras pas perdue dans la nuit si tu rejoints ces zones où s’écrit les histoires. Elle l’a écouté et la première fois sa main s’avance pour y saisir un livre au hasard. Histoire de Chaveta. C’était un nom de baptéme. Pourquoi celui là entre ces mains où elle découvre du jour au lendemain la navigation. Le livre relatait l’aventure personnelle de Jéromine. Il ne faut pas grand chose pour ouvrir un horizon. Une fois la porte déverrouillée, la perspective est en mesure d’empreinter de multiples interprétation. La chaleur du foyer se répand dans la pièce, elle accueille les livres de la bibliothèque du père, la structure du chalet enserre tout ca, les montagnes autours manifestent leurs puissances. Moi aussi de ce nom je suis faite affirme t-elle. Jéromine est le personnage féminin dans ses lectures. Pourquoi aucune femme ne voyage comme il se doit, pourquoi restent t’elles cantonnées à des affaires serviles. Rien que par son père elle comprenait les choses. Elle lit chez Marguerite Duras ce propos : vous savez les hommes achètent des maisons et y mettent les femmes, c’est un placement. Ce sont les femmes qui habitent les maisons. C’est violant ca, cette parole, ce propos. Il y a donc la bibliothèque du père continuellement en voyage, qu’elle aime. La mère qui est rendue au domicile bien évidemment elle la porte profondément dans son coeur. Le dix neuvième siècle attend encore des prouesses du temps. Il faut chaque jour servir tout ce beau monde et Jéromine pense à voyager. Le déclic sera un livre sur la mer. Nom Chaveta. Profession aventurière. T’en veux, écoute. Non tu n’as jamais vu ca, il y a dix mille aventures. Dis moi y as tu déjà étais ? Elle ne répond pas à la question, la mère en face de la fille stoïque. Eh bien moi je m’y rendrais. Si je comprends bien il faut une personne pour se dévouer, une nouvelle personne je veux dire. Mais c’est une fiction ton histoire, ne te laisse pas avoir par de l’imaginaire. J’aime le théâtre mère. Regarde devant, ne trouves tu pas que ca bouge.
Ce sont les premieres scène de sa vie. Cette vie n’est qu’une fiction. Au milieu d’autre livre ce trouve celui de Chopenhauer, le monde comme volonté et comme représentation. Mais la pensée est vivante pense t-elle, elle me requière. Pour elle Chaveta se manifeste sous les traits d’un personnage inventant sa vie toute unie dans une construction sauvage, au milieu du théâtre. Un vase se brise sur le sol, il est bleu. Un animal sort de sa conscience, il fait beau. Une vie se représente, c’est la chose à comprendre, il faut l’apprivoiser. Les murs si vous le voulez bien se doivent de porter une expression. Voilà le personnage féminin sur le devant de la scène en train de se dire. Je parlerai de Charles aussi et de l’enfant sauvage. Je parle par la grâce d’ouvrir un livre en face du public. Je suis née et personne ne m’a annoncé ce que je suis, une fiction. Le nom et la présence de Jérémie cherche à restituer le moment où elle doit choisir entre le devenir dans la fiction du social et une perspective liée à de l’inconnu. Elle se présente avec un corps en pleine mise en oeuvre pour s’extraire d’un quotidien réducteur. Comment ca s’en extraire, c’est incompréhensible ce genre de proposition. Non c’est tout à fait évident, Jéromine sent de toutes sa personne la possibilité de vivre et de partir en quette d’un monde ouvert. Il y a t-il une personne en mesure de nous donner à être véritablement à nous même pour plus ou moins de temps, suivant les moyens à notre disposition. C’est à envisager. Je considère qu’il y a un support quelque part qui nous attend pour exprimer l’expérience de sa liberté. Elle s’essaie donc dans la bibliothèque en lisant la vie d’un personnage devenant Chaveta. Je vais changer de nom moi aussi, je vais créer une scène. Voilà que le monde me dit ce fait réel. Il est remplit de cruauté. Je suis encerclée par les murs du rôle social. Un livre annonce cassons la suprématie du nom. Ne sont-ils pas des successions de masques ces noms, qui périssent avec les corps. Il y a deux mouvements en train de se formuler. Chaveta et Charles prolongés ou poursuivis par leurs doubles. Nous avons une maladie sûr le point d’attaquer la zone. Parce que nous n’allons pas progresser s’il ne nous parvient une vérité. Comment doit-on s’y prendre alors ? Je voudrais vous avancer une parti des éléments en habillant les murs avec certains de ces signes affirmés à l’époque. Le livre entre les mains de l’enfant raconte les premiers instants du bateau. Vous ne l’avez pas perçu, c’est bien dommage. Jéromaine achète la coque d’un voilier, sans le moindre armement. Elle a répondu à une annonce du journal de particulier à particulier---- vend coque de bateau. Taille onze mètres, en bonne état. Intérieur d’origine en acajou. Le bateau est conçu pour la haute mer. Au cour de ces douze années passés il a parcouru les différents océans de la planète. Découvrant les caractéristiques de la coque elle prend sa voiture et fil à l’endroit où elle repose au sec pour la voir. C’est quoi l’ouverture, je ne comprends pas bien ce mot dans ma tête. Pourquoi la scène de ma vie veut-elle se figer. L’enfant lit cette histoire, le départ, les premiers temps du voyage. Il va y avoir une multitude d’événement à partir de là. Il y a un travail à mener sur l’objet blanc conçu pour naviguer. Vous possédez une suite de sauvagerie dans les veines. Ca s’approche en annonçant un titre, ailleurs assurément ailleurs. Plus tard Jéromine portera le nom de Chaveta. Sur le devant de la scène, l’enfant en train de lire une des aventures des vies données au monde découvre son histoire.

Deuxième vie brève

Par une réalité incontournable il se prénomme Charles. Il est quelque chose émanant du dessin, il prend vie en apparaissant dans les formes de celui là, il vient au monde par son intermédiaire. Manifestement à ce que je comprends, au commencement, le jour de notre rencontre, il attendait. Pourquoi l’ai-je trouvé à un moment sur mon passage, je ne pourrais pas l’expliquer, je n’en sais rien. Lui aussi est le résultat d’une aventure. Il a perçu de tout son être un état ouvert sur une section du temps, un périmètre coupé, une caractérisation des sections misent en oeuvre pour se mélanger. Multiples coupures et mélange de celles là. Fonction travaillée au coeur du sens et de la signification des mots images. C’est bien une région créée par l’incise. Par une action quotidienne s’invente une façon de dire toujours nouvelle. Si il formule une question sur la représentation de son corps, je réponds ---- la projection tu dois le comprendre est un espace ne cessant de se faire créatif, il ouvre à chaque expérience un rapport au vide. J’ai quitté l’école tôt et je me suis confronté à lui. Profitons de l’état actuel dans sa propriété première toute empreinte de légèreté. Ce sont des personnages qui approchent, réels ou bien fictifs c’est à déterminer. Étant donné nos rapports je suis le double d’un prénommé Charles. Si il y a des mots sortant de sa bouche ca vient aussi de la mienne. Un jour dans une lettre il demande, mais pourquoi tu n’as pas réagi, ca se trouvait là devant toi ? Personne n’avait de temps à perdre, la stagnation est soeur de la mort. Nous n’allons pas nous comprendre, nous avons des destins se dissociant. Tous les propos en cours et à venir se trouvent en face ou au delà, nous pourrions nous parler un jour. Le théâtre annonce des formes en suspend, il parle d’éléments latans sur le point de se manifester. Il est là, il s’appelle Charles, je l’entends dire ses mots sur la scène, lui aussi parle. Je suis ce qui advient et surement pas ce moi figé sur ce masque, je suis une substance sortie du vase éclaté sur le sol. Tout est bleu dans l’espace, lui a son torce nu. Il crit, je m’appelle Chaaarles et je suis né à la lisière. Embarqué dans le tunnels ses crises constantes, il attrape ce vide qui est là de tout temps. Gratter la terre, rechercher la lame qui est enfouit, déconstruire le film. Il y a un titre de la vision nocturne. Un non ce n’est pas pour moi. Le système vous parle vous ne parvenez pas à l’entendre. Un bateau sur la cote transporte une maladie, elle attend pour se répandre. Parle t-elle à quelqu’un ici ou bien ne parle t-elle à personne. Charles pense ---- à ma naissance ce qui se manifeste chez chacun ne peux toucher les points de mon individualité. C’est tant mieux je suis double, j’attends l’enfant sauvage qui va vivre en un lieu la-bas, proche de la terre en train d’être creusée. Je suis persuadé de nous trouver un jour réuni. Le bateau est immobile il patiente, il laisse monter ses images pleines de maladies. Charles est sur de son fait sur scène. L’image reste en retrait. Elle veut se jetter sur nous. C’est une image qui travaille sa construstion en s’appuyant sur ses conventions, unique et sans autre rapport à elle même. Elle veut posséder tous les noms, seulement lui ne veut pas de sa proposition d’appartenance. Pourtant elle insiste. Matérialise moi nos faits, vient avec nous. Lui comme moi n’en voulons plus. Qu’elle me lache l’image lorsqu’elle est fabriqué d’une structure hypnotique à travers laquelle il nous faut tous vivre. Le bateau attend au large. La maladie se trouve t-elle en cabine. Tu comprends il faut partir et la proposition dynamique est en train de définir le choix. Je demande par exemple ---- qu’elle maladie doit proliférer. Le jeu du personnage passe par les masques. Il annonce, je suis Charles. Il se demande si c’est la réalité. Doit-on me croire dans ma proposition représentative. Un prénom en cache un autre. Il y a des problématiques devant nous. Je dois annoncer ce qu’il c’est passé. Poussé par une recherche sur sa définition comme sujet, il monte à Paris et va directement au théâtre du Vieux Colombier. Des personnages incarnent une mémoire des lieux, il y a des noms devenus des références du théâtre francais ---- Georges Pitoeff, Antonin Artaud et Charles Dullin. En s’introduisant dans le lieu il s’imagine lui aussi appartenir à une avant garde. Un bateau ivre prend place au coeur de la cité. Un effet du dehors porte le séisme. Un effet de l’émotion ou de la vitalité du sujet ou de son instinct. L’idée de mort évoque du concret. Mais l’on va interpréter l’action sur scène. Une fois le propos joué les personnages reviennent à une réalité commune, issue d’un monde banale, perpétuant des histoires de la violence. Il faut sortir du plateau où ca c’est formulé sous l’emprise du séisme qui sait aussi parvenir du dehors. Je l’ai rencontré à l’extérieur. Devant la salle je lui apporte ma proposition. Ici il y a eu un nom me ressemblant. A quelle époque c’est-il manifesté. La chair passe à coté de tout ca, l’expérience à besoin de la voix. Fermez les yeux nous allons nous mettre en route. Charles arrive par le dessin. L’entreprise vient de moi. La roche commence à se briser. Le sujet se tient sur l’excroissance de la paroi. Ca lâche, il est stupéfait. Il ouvre la bouche. Il tient une clope subissant la rupture de la roche. Les yeux sont grand, très grands ouverts. Au large le bateau apparaît, armé et nommé, prêt à quitter une fausse image. Nous allons passé prendre l’enfant. Nous projetons lui et moi de vous présenter une succession d’images neuves, dégagées des l’histoires anciennes. Charles se demande, ca va me suffire le théâtre pour me permettre d’exprimer ce que je suis ---- ce n’est pas sûr. Je vais devoir poursuivre au delà de ce lieu. Le mot Bharata en sanskri désigne à la fois l’Inde et l’auteur d’un traité classique sur le théâtre. Le Mahabharata est un livre sacré de l’Inde où des protagonistes rentrent en guerre. La grande guerre des Bharatas. Il faudrait lire ca, c’est en ce lieu qu’il va partir à la recherche des sons, mêlés à des danses. A ce moment le bateau rentre en mouvement. Il s’avance une quette d’importance. Porte t-il en lui la vrai image ? En poursuivant nous allons tenter d’élucider cette question. Je crois bien avoir entendu dire au cour d’une lecture que la prinvipale fonction de notre action est d’élucider des questions. En route donc.

Troisième vie brève

Là où se trouve le dessin nous avons la présence de l’enfant sauvage. Ce n’est pas uniquement une dénomination, ni une époque. Enfant et enfance sauvage possèdent d’immenses espaces de profondeur. Sur ce terrain c’est aussi une continuelle réalité, pour ne pas dire éternel. Il faudrait accepter le temps dans cette étendu, je n’en suis pas loin. Le temps qui désagrège et résagrège les objets. Elle ne sombre jamais dans l’absence, elle s’est élue en un lieu qui représente son origine. En se moment la voilà engagée dans un mouvement. Une enfant sauvage s’assoit dans le jardin, autour d’elle du linge blanc, bleu et vert. Le vert représente la naissance. Le bleu le spirituel, le blanc porte en lui tous les possibles. Généralement j’évite d’annoncer du vert. Mais là des éléments pas encore très clairs apparaissent des alentours. Sentiment peut-être s’approchant du corps. D’un thème, d’une manifestation, de notre langage singulier ou pluriel, il y a une vérité en train de s’ouvrir. Si cela se manifeste sous une forme si caractérisée, je veux dire avec autant d’authenticité, je serais automatiquement obligé dans chacun de mes mouvements vers un futur, de passer par là ou plutôt de l’emmener avec moi. Un sentiment veut faire corps au contact de l’enfant sauvage. Elle se trouve toujours dans son enfance et donc dans sa sauvagerie. Non je n’en sortirai pas crit-elle. Seulement autre chose s’approche d’elle, je le perçois. Bien sûr elle restera continuellement impliquée dans son origine. Le temps apporte une victoire à cette fonction, elle rend le terrain structuré sur de l’aridité, intrinsèque à son individualité. Ce qu’elle ne matérialise pas c’est la parole latente retranché sur le bord du dessin. Toute sorte d’expression est une parole. Comment va t’elle communiquer ses états aujourd’hui. Elle vient de plonger dans un couloir, elle ne sais pas ce qu’elle va chercher. Si on écoute de l’extérieur nous allons entendre ce rapport nouveau. Ca ressemble à une affection du corps. L’enfant sauvage réside dans un terrain expressif. De l’herbe folle d’un poème zen Japonais s’y trouve, porté à la croissance ininterrompue. Des cailloux aussi de partout. Un chemin où le gravier est semé. Une cabane en bois pour conclure un aspect minimaliste. Elle devait jouer dans la terre en la creusant. Un objet avec une partie métallique en est sorti. Sans le faire exprès, dans un contact avec un coté coupant elle s’est blessée . Du sang a commencé à couler. La peau devenait entaillée du résultat aventureux de la terre. Oui il ne pouvait y avoir d’autre dialogue. L’enfant devait se couper de cette matière. Dans l’approche et le recule le mot devient ambigue. Il y a une présence, le terrain s’ouvre. Un aspect arrive de la-bas, une forme se précise. Toutes les nuits un travail mystérieux se poursuit. L’être humain vie dans son monde et la nuit elle est accolée à de multiple possible fait de caractéristique intangible. Un jour après je la découvre assise sur une chaise, autour d’elle le linge est étendu, il sèche. Des traces se sont multipliées, elle cherche à savoir. Sa voix va faire jaillir les mots de mes manifestations mentales...

proposition n° 7

Quelque chose de soudain, d’inattendu. Quelque chose qui a fini par se faire oublier. Il y pensait, moi aussi je le maintenais dans mon esprit, nous vivions ensemble. J’étais lui et inversement il s’incarnait en moi. Avec le temps finalement nos traces se sont estompées. Mais à la périphérie de la ville une vague nous ramènes à nos souvenirs communs. Pour nous retrouver il y a une émotion nouvelle installée sur le seuil. Je m’approche, j’écoute. Ce n’est plus les mêmes événements, je retrouve ma ville natale, celle que j’ai laissé. Je le comprends, elle est prête à réanimer certaines de mes histoires. A l’époque ça se passe dans une vie de silence toute empreinte d’émotion établie sur une structure. En s’approchant de la musique les espaces dialogues sous d’autres formes. Il veut aller loin, continuer à marcher. Les manifestations se referment sur un anneau de jade, le couloir s’ouvre. Une nuit et un jour avec au dessus le réverbère de la rue d’à côté qui n’a cessé d’éclairer les états de ses scènes personnelles. À cent mètres la plaque d’égout par laquelle il a fallu descendre. J’ai enlevé mon masque à ce moment, je me suis déshabillé. Il m’a été nécessaire d’avancer nu, plein de fatalité aussi. Nécessaire de porter l’événement sous ce signe et qu’il en soit ainsi fut ma fatalité. Je n’ai plus vu la ville depuis plusieurs dizaines d’années, à cause du jeu mené par mon corps. Je suis allongé sur des planches en bas, prisonnier. Au dessus j’endends le mouvement des vagues, seulement celles là ne veulent plus que nous ayons accès l’un à l’autre. Qui êtes vous, là-haut que ce passe t-il, pourquoi sommes nous séparés ? Ah je viens de penser, la vie laisse le temps de se retourner. Il est donné au plus grand nombre la possibilité à un moment de la vie, de se dire, c’est maintenant. On passe à côte d’une aventure, on n’entend pas la proposition de réécriture. À l’instant de l’événement personne ne se regarde avec son histoire et pense, je vais vivre différemment, tout instruit de mes expériences. Personne ne recommence sur un nouveau terrain de jeu. Personne ne travail à redéfinir son identité. Personne ne jette les papiers où s’inscrivent les définitions de soi. Moi oui je veux faire ça, réagencer la totalité de ma vie. Il y a quinze ans j’ai découvert des termes particuliers.

L’environnement devient une peinture, des mots s’avancent, donnent les formes, enfin la musique se place. Il y a des danses et une nuit obscure. Finalement je pense, toute l’histoire n’est qu’un théâtre et je joue ma vie au dedans de son espace. Faire vivre un corps c’est mon truc, l’animer. Je me jette dans la scène, je ne m’écarte pas de la toile, elle a fini par apparaître de l’autre côté. Elle a pénétré l’enceinte de la ville. J’ai une vu du dedans, j’entends ce qu’il s’y passe. Écoute dit un personnage en traversant la rue. Il se trouve en ce moment en train de lui matérialiser une fois encore la profondeur de son désastre. Très bien puisque nous évoluons dans ce en aucune cas, je matérialise le tableau. Ce sont les corbeaux noirs au dessus du champ de blé jaune à la tombé du jour. Différents niveaux portent l’ombre à son paroxisme. C’est bien il traverse une rue en pensant à la scène. Je me souviens, l’enfant se tenait dans ses bras, tout les deux rejoignaient une chambre d’hôtel pour la nuit. Le lendemain ils devaient repartir à leurs affaires. Une femme, un homme et l’enfant. Parce qu’elle était là aussi. En traversant il le le tenait dans ses bras et il y avait cette histoire devenant de plus en plus matériel. Le voyage est tout proche. Jeu de hasard avec les dès lancés sur une table alors que ces aventuriers partaient pris d’un désir, celui d’une exploration. C’était pour déterminer la direction. Avec qui et quoi, c’est aussi la question. L’aventure la chance. À un moment il arrive une rencontre. Une construction de soi malgré soi. Pourquoi ça stagne par moment pour d’un coup se déployer. J’ai du ouvrir un livre. Il me plaçait dans un horizon complètement nouveau. Le livre restitue l’histoire de certains artistes. Parfois il est impératif de laisser des silences, il est nécessaire d’en formuler uniquement le minimum. Il y avait Francis Bacon, corps rentré dans une proposition esthétique trouvant une possible origine en Grèce. Je lis et me demande pourquoi moi je ne serai en mesure d’écrire des états artistiques. Je prends une petite bouteille d’encre de Chine et une plume. L’académisme insiste sur le travaille de graphie amenant la tête la main et le stylo, moi je veux le croire. Le geste de Cézanne, Picasso, Fragonard. Ils sont tous dans le livre de l’époque. Ce sont plusieurs ouvrages de la même veine, celle d’un propos rendant le corps de la peinture. Je suis amené à la littérature. Je veux commencer, poursuivre, essayer moi aussi. Pour qui ? Pour personne, juste pour moi. Je m’installe à une table, je fais différente tentative, je m’organise suivant les contraintes, il y a quinze ans elles n’avaient rien à voir avec celle de ce jour. L’enfance se matérialise. J’ai besoin de donner vie à mon individualité, elle est dans un devenir attendant de jaillir. Seulement certaines choses ne vont pas. Mais quoi ? Il y a un problème. Lequel ? Je ne pourrais en parler convenablement, il se résout à peine en ce moment. Je le porte sur une place, le corps vient de rentrer dans la ville, il joue son jeu de façon personnel. Il a voyagé du salon à la cuisine, il s’est rabattu dans la chambre, pour ressortir. Il ne cesse de chercher et là il semble entendre quelque chose.
À mon avis une maladie le maintenait dans une intériorité. Le voilà en train de sortir. C’est tout neuf, ca date d’hier soir. Des bruits de la ville, une vitalité lui amène ces impressions. Elles approchent et semblent manifester des activités comme jamais. Ce qui chemine vers la conscience lui demande de rester. J’ai modifié ma manière de faire, c’est peut-être ça. Il faut dire, je ne lis plus ces essais sur la peinture placés au préalable de texte décrivant des auteurs de littérature classique. Ils donnent envie d’aborder le Rouge et le Noir, ils préconisent une rencontre, ils suggèrent de faire connaissance. Où sont Julien et Mathilde ? Je demande si quelqu’un se trouve en mesure de me donner l’endoit où se situe la tête de Julien Sorel. Escusez moi je m’égare. Je remets en oeuvre mes positions face à l’écriture. Je devrais dire face à la peinture tentant de s’écrire. Vortex cérébral. Ouvrir la fenêtre, non. La porte alors ? Sûrement pas. Donc quoi, dites moi ca m’intéresse. Ouvrir un livre. À la bibliothèque je suis parti en chercher un sur le dessin. Léonard de Vinci, Rembrandt. C’est une sensation je pense, ca se concentre dans le trait. Moi qui joue de mon corps souvent à cette époque, j’en ai conservé des traces indélébiles dans mon quotidien, je sais que ce geste du dessin est une continuité du bras. Mes membres sont dans ma conscience et je formule une proposition : juste un mot de toi et je serai sauvé. Ces derniers temps je change complètement ma façon de travailler. Drole de sentier, je fais une rencontre. Vous êtes là pour me placer devant un souvenir particulier. Il faut relâcher sa saisi, celle d’une habitude vitalisant le corps depuis l’enfance, si on veut se lancer sur une nouvelle route. J’appelle les lèvres nouvelles. Le corps qui ne se découvre pas une santé guidé par une science risque de trouver la ville extrêmement laide. Il ne lui sera pas donné de rentrer dans les rues secrètes. Les murs comme une scène de théâtre. Je me trouve dans une pièce. J’y suis bien aujourd’hui, le temps est calme, j’aborde l’angle. Par delà les tableaux il découvre ces livres. Je dois creuser la terre, tendre l’oreille. Suis-je un soldat de troupe, un militaire du rang. Un sous officier qui projette sa voix alentour afin de partager une information qu’il trouve importante. Passé le corps de Bacon j’ai découvert Stendhal oui. Mais aussi le voyage au bout de la nuit. Le cheval se déplace clopin clopan. Je suis installé dans un bus sur le côté gauche, un livre entre les mains où il est écrit en parlant de Bardamu ce personnage relatant son histoire, qu’il se trouve malgré lui en train de passer la porte de la caserne. Rentré à l’intérieur on lui annonce que sans s’en rendre compte il est devenu un engagé. Il ne peut plus reculer, il est dans sa vie pleine et entière.

Je ne peux plus revenir en arrière, j’ai découvert ces livres et depuis cet événement je visite une pièce. Depuis quelque temps j’ai acheté une tablette. L’ordinateur avec son contenu est hors service. Ce qu’il y avait à l’interieur c’est une tentative de livre portant le titre le tableau d’une exposition. Ca représente une époque. Je peux affirmer aujourd’hui l’esprit ne se projette plus sous le même ordre d’agencement. Je lisais les lettres de Van gogh à son frère Théo. Je voulais le faire parler. Je lisais aussi Van Gogh le suicidé de la société de Antonin Artaud. Il annonce le peintre comme directement sorti du tube. Il est mort aujourd’hui, c’est le jour de cette vérité, il l’écrit. C’est l’histoire de ce voyage entre les murs de ma chambre, lieu où je revisite mes pratiques. Je me lève dans la nuit, parce que je suis insomniaque. Je travaille à ces moments la pratique qui ne me lâche pas depuis le temps où un texte et moi avons fait connaissance. Texte de combat, de goût spécifique, de perspective. Je ne m’étais jamais posé la question de ce que doit signifier une écriture du vingt et unième siècle. Aujourd’hui l’interrogation se présente et elle s’avance en ouvrant le chemin. Nous devons converger. L’histoire du temps, la cathédrale. L’adrénaline aussi dans ses étendus. Il y a les univers multiples. Imaginaire démultiplié. Surgissement des individualité au sein d’un ordre s’ordonnant par un pouvoir. Demandons nous des états libres et ouverts ? Oui je crois. Un espace devant m’offre des possibilites. Par exemple le surgissement. Enfin la folie située à un quelconque endroit de la perspective est toujour une amie, parce qu’elle n’a pas peur des murs et des enceintes voulant circonscrire la personne. Regard soudain sur les bêtes intérieures. Il y a quinze ans la bibliothèque bouge, elle appelle le sujet à vivre une forme particulière. J’y suis rentré sans rien, juste en saisissant une petite bouteille d’encre de Chine et une plume. J’ai élaboré une ile, des personnages s’observant de mon intériorité. Après j’ai sorti des pastels grasses et j’ai exprimé ce que je pouvais. Avant je mettais lancé avec un certains nombre de dessins préparatoire qui pour moi me satisfaisait. Ce propos résulte d’une histoire ancienne. J’écoute pour savoir aujourd’hui ce qui anime la bibliothèque. Un jour la bouteille d’encre tombe sur mon cahier et plus tard je lirais pour en terminer avec cette possibilité un livre qui à pour titre Détruite dit-elle. Certains jours ces temps dernier, l’espace s’ouvre. Les propositions m’expliquent mon devenir en substance, mon devenir en attente, non manifesté. Assise la fille est sur le devant de la scène, magnifiquement concentrée dans sa proposition. Les murs où je me trouve appellent à l’évasion. La page est blanche et j’y plonge. Un personnage se prénommant Charles avance cette phrase : j’ai une envie maladive de voyage, rien ne parvient à me maintenir en place, dans ce quotidien. Autre part, en Inde par exemple, je pars étancher ma soif.

Je ne vais pas m’interrompre, je vis pour rien. Quelque soit le résultat de l’énigme je bouge. Puisqu’il y a des choses nouvelles le propos se construit dans ce sens. Page blanche en marque répétée, les animaux apparaissent. Nous n’avons pas perçu leurs formes. Originellement ils sont préhistoriques. Sur le drap ou bien la page d’un ordinateur, d’un ordonnateur de mots, rien n’est pour personne, tout est à chacun et des personnages se lancent dans l’entreprise. Des chats à l’entrée de la porte qui grattent. J’annonce, tant pis si je me suis égaré. J’ouvre les portes situees entre mes murs. Je me retrouve en moi même. Le livre infini n’a cessait de pousser, aujourd’hui il c’est retiré. La place offre une possibilité à autre chose. Oui des animaux paraissent. L’inconscient est le domaine que l’on gagne. Un labyrinthe dans lequel je rentre. Qui a t-il dans ces zones archaïques. Je suis chez moi en exploration. C’est une confrontation avec des mots situés dans un processus ouvrant une fiole d’encre noire. Ici un personnage se prénommant Charles dit je me projette dans le vide et cette action semble à chaque fois nouvelle. Il met en oeuvre un dialogue ancien. Voilà qu’il débute sa conversation. Il y avait une terre perdue dans la zone. Un animal violet s’y trouvait. Ca commençait devant par une nuit pleine et ouverte. En parcourant le livre je comprenais que ça continuait. Évidemment il était là comme toujours et la peinture partait à sa recherche. Au début ce fut sans succès, tout ce qui se passait échappait aux mots. La lunette, le fond de cale dans le bateau. Un appartement entrelacé sur lui même poursuivait sa mise en oeuvre de l’administration futur. Maintenant je bascule dans le présent, je me présente face à la question. Je continu, j’avance en scrutant les possibles. Il y a une histoire quelque part. La bibliothèque sous toutes ses formes en est remplie. Il y avait un peintre là mais il s’est perdu. Sa main placé au dessus de la flamme. J’écoute les bruits de l’autre côté du mur. J’ouvre un livre, oui c’est ici comme un accord musical. Il fallait comprendre son aventure. Il est passé par le vortex sous forme de corps. C’est son champ de cinabre, placé au niveau inférieur, là où se trouve la partie motrice des individus. La nuit le tourbillon fait défaillir les masques, il enlève les mots, désagrége le sens. Les livres sont toujours à côté de moi. Ils ne bougent pas, ils attendent de se faire entendre. Le passé tombe dans le vide, le présent approche, un avenir se forme. L’animal est bien à la porte. Comment il gratte avec ses ongles, comment il feule. T’écoute où pas ? Tu devrais, nous entrons dans le futur en préparation. Mais le futur c’est quoi ? Je dirai le futur se forme des éléments intensifiés de l’instant. Équilibre sur un fil. En ce qui me concerne je reviens d’un voyage dans mon imagination, je rentre dans La ville. D’autres entreprennent un déplacement vers un nouvelle imaginaire, il pense à la ville nouvelle, c’est essentiel. La musique peut-être serait le salut. La musique irradiant le ville. La musique comme une clef.

proposition n° 6

Encore une fois je me présente et demande si la situation à lieu à l’intérieur d’un phénomène. L’idée d’interprétation apparait à chaque expérience. Ce n’est rien d’autre qu’une idée. Elle se remplie d’incompréhension. Je me trouve dans une pièce où tout est en évolution, le domaine grossit, il augmente sa structure. Quelque part où je devais me découvrir ca se poursuit d’une façon simple, je m’assois. Je suis installé à la table comme toutes ces autres fois, je m’y suis retrouvé souvent, me réintroduisant devant la marque. Tous les mots sont adultes j’ai cru entendre, seulement il n’y a rien. C’est de nouveau comme une fuite dans le couloir. Je me retrouve sur une chaise glissé sous la table, mes jambes sont en dessous. Mes mains eux reposent sur le dessus. J’ai mes ongles qui ont travaillé. Je conclus toujours en affirmant ça vient de moi. Je parle de la marque, d’une incrustation, de jour en jour plus profonde, ne donnant rien. N’est ce pas, ca mentait. Bien sûr la vérité se déploie là et je la réaborde, c’est la question de l’interprétation à reconfigurer. Avec mes ongles dans une action semblant systématiquement sur le départ je travaille le dessus de la table. Ca va être n’est ce pas, ca devra l’être un jour. Je suis face à une question de certitude. Mais bon je ne cesse de me confronter au même résultat. La matière porte une manifestation vide. Je voudrais converger dans un sens. Je suis convaincu de ma rencontre prochaine avec une matérialité quant même. Un fait vivace, mes jambes sous la table. Nous poursuivons de toute façon. Ces membres inférieurs se sont les miens. J’essaie avec une de mes mains de les atteindre. La droite, non la gauche. Les choses de cet ordre me sont impossibles. La question se porte sur du vivant dans ce genre de matérialité. Tu as un genre toi ou pas ? Evidemment non, c’est une mauvaise ou fausse matérialisation d’une quantité de matière assemblant une forme pour laquelle on va concevoir sa représentation. D’habitude je fuis, je ne regarde pas la marque, celle là. Ici il y a le produit d’une appartenance. Quelque chose de vide derrièère la porte, un couloir sombre, une flamme approchant du bras, une croissance de la marque et de l’ongle. Simultanéité de la production qui devrait se dire extérieur. Le résultat n’a pas cette évidence. Un corps constitué de membres inférieurs et supérieurs se parcourt dans la trace et ce n’est rien. Pourquoi je regarde en face la marque, ce rien en train de se matérialiser dans une valeur neutre incolore, inodore ? Un sentiment vient se déployer, je constate. C’est un début, ca croit. Je devrais énoncer les mots qui me plaisent. Croître, processus. Il y en a d’autre mais le silence transporte plus de charge. Le silence donne le vide, la marque rempli de neutre. Pourtant le doigt sur le dessus de la table ca crisse et dérange la paix de l’air. J’observe l’activité et ce n’est pas possible, il y a de nouveau ce vent lointain. Le bruit des balles de tennis s’interrompent, le silence s’installe dans la pièce. Assis à la table je rentre en conversation, je suis face au vide. Je recherche l’interprétation de mon théâtre. Je ne trouve plus le moindre décor. Ca commence un peu mieux, je pourrais y être enfin devant ce nouveau venu au monde. Passé par la table, les jambes. Au delà ; la marque et les effets d’un couloir. Je ne serais pas touché. Ce qui occasionnerait d’autre sorte de dommage, une indifférence. Une incompréhension de ses actions dans ce rien en place qui l’accueil. Tout enclin à lui donner une chance de se lever sans aucune histoire apportée par les murs, sans le moindre objet non plus. Oh je n’aurais pas entendu la question. Une masse aride laisse le corps sur le bord du gouffre. Aride ou nu, dans les entrebâillements. Un vent froid passe. Ca pourrait réveiller. Une action bat son plein sans le moindre effet. La-bas c’est une vie autre. Vide que l’on mange et puis vomit. Vide me lançant à la poursuite. Je ne m’accroche à rien. Je connais cette affaire. Je surligne un possible et ca ne marque pas. La marque ne marque pas. Ca m’apparaît dans le sombre, le couloir à traverser. Je ne doute jamais. Je suis persuadé, oui un jour je rencontrerai une véritable matérialité. Avec mes ongles je remets l’entreprise en mouvement. Mon oeil observe. Ce n’est pas le bon. Pourquoi je n’attrape pas l’angle. Ce n’est pas normal. La fonction occulaire se retrouve réintroduite dans la maison. Je voudrais interpréter la difficulté des siècles, passer de ses années situées en 1890 à celles de 1790. Je regarderais muni d’un certain regard ce qu’il y eut aux origines. Ici ca aurait du commencer. Ca n’a pas été , le mouvement n’a pu porter la moindre production. Nous avons fait la révolution. Où sommes nous allé. Nous pourrons trouver les éléments qu’il nous faut ? Non, je vous recherche dans le monde. Tu le vois c’est vide. Deux siècles plus tard c’est moi. En 1990 je suis assis. Le regard porté sur le dehors veut interpréter les possibles. Ecarté de la révolution, mon oeil n’obtient aucune accroche. Sur la table le côté sauvage de l’histoire versé dans l’écriture s’établit sur des traits anarchiques. Je me lève, je marche vers la fin du siècle, mes pensées se projette dans le nouveau. Ca se passera bien, la table sera toujours sur ce point de passage, je me retrouverais encore à manger de son aliment. Je demande la production de l’image. C’est donc uniquement cette valeur qu’elle m’octroie pour me nourrir. Un avion se trouve sur le départ. Je vais dialoguer, devant je decouvre une technologie. Je suis une force de production physique. Mes jambes sous la table n’en peuvent plus, je pars. Je suis en train de franchir le seuil du siècle, c’est ma derrière chance, les possibles se déploient à l’intérieur de ces trois cents ans, je verrais bien. Vous l’avez vu et moi non. Elle commence l’histoire. Je suis persuadé du début de l’aventure engagé par ce signe. C’est celui qui est là sur la table, ce n’est pas le mien, il vient bien d’elle. Je me suis assis en pensant je vais partir de là. Je recommence en interrogeant le rien. J’ai perdu la confrontation avec la toile. Un après-midi d’été j’ai une quantité d’éléments amenés à se formuler sur le sol. Le propos de contour et de fond rouge exprime une certaine forme de ce vide. Le personnage court, il se retrouve dehors, il est plongé dans ce qui ne se voit pas. Ca n’est pas matérialisé et pourtant il se passe une chose. Je ne suis qu’au début du nouveau siècle. Devant moi je possède encore du temps avant d’abdiquer. Le sentiment vient se déployer. La marque sur la table questionne. Je me retrouve confronté à la couleur. De l’une à l’autre. Je le sais, j’ai besoin de la revoir elle. C’était rouge, d’un rouge carmin. La marque est ici, elle forme du vide. Il y a une théorie du rayon blanc. Il se décline en sept tons colorés, c’est un prisme. A chaque fois il existe la possibilité d’un passage. Deux trois phrases veulent se produire. Les couleurs se suivent, de l’une à l’autre elles se mélangent. Il faudrait ne jamais rencontrer d’interruption. Je m’en vais, je poursuis. Elle se trouvait sur le sol quelque part. Elle était rouge. Je suis sûrement passé à côté de potentiels résultats, ceux chargés de matière. Je n’ai pas poursuivi. Ca m’a échappé tout de suite. Mon interprétation affirme il n’y a rien. Mais si, c’est une question de salle, de minuscules entreprises recherchant la poursuite de la marque. Je veux entendre ce qu’il c’est passé. Il y a eu un effet, c’est ca ? Un effet subite en train de crier : la projection est vide, l’espace apparaît de nouveau sans commune mesure, je suis sujet de ce vide. Sur son support la marque s’effectuant avec les ongles poursuit son observation sur les murs. Socle de marbre sur la table dans un café. Je l’aie appelé Sylvia Van Harden. Ligne de fuite parti de l’arrête du nez. Alberto Giacometti passait par là. Projection de sept lieues comme dans un conte, à cause de l’espace vide qui aspire. Je découvre mon ami Charles devant le dénouement de ses masques en train de se perdre. Le plein des villes n’entend pas mon vide. La scène : il se trouve sur le sol et après la chute les possibilités présentent plusieurs options de direction. Les orientations de ce vide vont tout azimut. Il suffit de saisir le bout qui convient, d’inclure la couleur adéquate. Apparue sous forme de marque dans ce rouge elle porte un sentiment. L’écrit recherche des suites, s’il y a un propos il se mettra dedans. Du bleu par exemple. C’est le ciel. Du jaune, ce serait le sable. Dans le vide du dehors des gens passent. C’est un carrefour par exemple, son activité se joue aux dès. Voyons Tom Hanks dans ce film seul au monde. Il échoue sur une ile déserte. Il sort d’un grand repas de famille dans lequel il a tendu un objet matérialisant une union, une bague. Tout est à profusion. Seulement son entreprise l’appelle, une mission Fedex. Il doit prendre l’avion avec des colis urgent à acheminer. Il y a un titre, acheminement vers la parole. Trop compliqué pour moi l’intellectualité du philosophe allemand Martin Heidegger. L’avion s’écrase. Il devient ce personnage seul au monde sur son ile. Que peut-il faire pour ne pas perdre la tête. Il se cherche un objet totem. Il doit avoir un nom ce personnage comme lui à l’affu du moindre sens. Humain, objet. Objet, humain. Projection où l’évasion se matérialise. J’ai perdu la tête presque. Il parviendra un jour à passer la barrière de corail. Son radeau à la dérive rencontrera un baquebot. Il sera ramené dans son pays. Il ne posséder plus rien de son histoire. Il passera dire un mot et puis il partira. Arrivé sur le carrefour, confronté à différente direction, son choix se jouera au hasard. Il sort un dés. Si je fais un deux je pars à l’Est, un trois à l’Ouest. Pour le quatre je choisirai le Sud, le cinq le Nord. Le six ou le un m’obligera à relancer les dès . Mon histoire n’a plus d’interprétation possible.

proposition n° 5

L’image amène la peur je pense, une proposition se dépose sur la table. Les évènements poursuivent un itinéraire en nous inscrivant à l’intérieur de leurs phénomènes, marque profonde dans le bois. Des personnages en surplomb tout le long de notre conversation. Tu te souviens de mes paroles, celles où je définis les impressions autour de moi. Le peintre apparaît, la mort du peintre, sa tentative. Ses activités sont en cours, j’attends encore un peu, je laisse venir, ce sera formateur. Je ne cesse de découvrir des nouvelles propositions chez lui. Je voulais dire, j’ai besoin de me rendre la-bas voyager traverser la ligne. Mais surtout je suis embarqué dans une histoire déployant des configurations structurant de l’inattendu. Je quitte certain fait. Au quotidien ils imprègnent la violence. De partout et tout le temps ils t’appellent en ce disant phénomène du monde, je n’en veux plus. Écoute moi pourquoi les murs si tu affirmes il est mort. Nous l’entendons toujours et il n’est pas seul, deux personnages sont emportés dans leurs théâtres. Les parois de l’autre côté, les montants lumineux. De l’image sur papier glacée je passe à la feuille de papier sur laquelle se définit une graphie. Tu me dis je dois rentrer mes ongles dans le bois de la table, je le fais. Je veux que tu poursuives, il y a des activités là où nous sommes. Sur les murs elles manifestent la forme du théâtre. Ai-je proposé une page portant sur la forme du jeu théâtral. Oui j’y suis venu. J’y ai remédié . Ensemble nous sommes journal et catalogue de papier glacé. Main de glace aussi sur la paroi. Laisse moi faire, j’ai avancé les termes de mon annonce. Tu entends les voix, elles sont bien là. Nous voilà entourés par des manifestations constituées de leurs présences . J’ai un peu peur, tu perçois comme moi, c’est des caractéristiques liées à nos vies. Ce sont des formes à face multiples. Ici personne ne pourra falsifier le propos s’il arrive par la musique. Un vent claque les tissus, agite des objets métalliques. N’enlève pas la vie à ces pans de murs en phases de créations. Ils sont là à côtés . Il devrait y avoir un prénom . Personne ne le nomme, et non plus sa fonction. Il faut percevoir ce qui se passe. C’est aussi la voix des maitres, le trait, la ligne, l’harmonie. Nous sommes au courant de ses paroles sans parvenir à le voir notre personnage. Quelqu’un le suis. Je voudrais bien après le voir se placer dans l’espace. L’action se produit entre une femme et un homme ne pouvant se rejoindre. Parfois il y a deux femmes. Ça peut être deux hommes. Un enfant et un adulte. Deux enfants. Ce sont des évènements sur les murs. De l’amour incarné dans la chair des gens. Des peaux qui tombent. S’il y a un reste c’est nu. Ça les amène à exprimer une panoplie de sentiment. Ils s’approfondissent. Pourquoi ne viendrait-il pas à nous l’autre avec sa nature empêché. Bien sûr je sais, il marche à la circonférence de la ville. Il n’entend pas se résigner au sein de la situation d’un dialogue impossible, recevant indéfiniment la phrase non jamais de la vie. Elle est tout à fait sereine en se cataloguant par zone de papier glacée, sans aucune communication d’une représentation à l’autre. Ne restez pas cachée derrière la porte. Je ne donnerais plus de consistance à ces actions dites de la violence. Le peintre et ses intentions nous échappes. Oui j’ai l’impression, il veut maintenant emporter le propos à l’extérieur, comme il est dans la forme de son fondement intrinsèque. La scène s’ouvre, et lui aussi afin de l’emmener à suivre sa destiné. Vous voulez placer votre main au dessus de la flamme, ca ne sert à rien, elle n’est pas là. Vous mentez je sais qu’elle s’y trouve, à mon arrivé vous lui avez dis, partez, ne restez pas dans la pièce. Ce silence ne trompe pas, je vais vous donner des visions de ma fenêtre, vous énoncer les phrases, j’en possède une. C’est en nous portant vous et moi dans un vis à vis, au moment de notre convalescence, l’un en face de l’autre, réfléchissant peinture, littérature et musique que nous avons introduit la table, avec les voix. Vous voulez écrire un mot avec vos ongles, un mot musical mais nous entendons mal. Nous risquons de nous tromper je sais. Nous avons déjà payé cher. Je ne suis pas sûr, vu l’état des choses qu’il y aurait plus à perdre. Ce sont des voix plongées dans une poursuite. Maintenant je l’ai ma phrase, je me dépêche ca ne durera sûrement pas, vous ne m’avez pas nommé , vous avez laissé entendre des mots incompréhensibles , une figuration à votre manière, venue se manifester dans la maison de Neauphle-le-Château. Nous ne percevons pas bien, il n’empêche ça a l’apparence d’un propos sur un membre de la famille. La mère il me semble. Il pourrait croire à une affirmation du genre, vous n’êtes pas voyageur de commerce. Fatale sanction du quotidien. Un éternel retour des murs, de toutes ces choses. Un homme chose qui dégonde les plaques d’égouts. Tu connais le propos. Dans le théâtre il est possible de se laisser prendre par l’artifice et ne plus savoir différencier le réel du montage destiné à alimenter la scène. Descellé. Oui attend. Il donne la phrase à ce père. Je détiens le propos de circonstance . « Si les vieux imbécile n’avaient pas trouvé du moi que la signification fausse » ». Rimbaud Rimbaud. « Nous n’aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse ». Tu ne rejoueras pas le temps qui passe. « En s’en clament les auteurs ». Je vais te dire pour le descellement. J’y pense. La marque et l’enceinte je les ai enfermé au delà de la salle où nous sommes en ce moment. Elle espace ses sentiments, elle joue les marques profondes. Il se trouve de l’autre côté du mur, il demande à lui parler. Elle ne veut pas, elle ne cesse de lui répondre négativement. Un mur les sépares. Un corps du social. Un véritable corps biologique menant une défense du nom de famille. Permet moi de t’expliquer et arrête un instant de te martyriser les ongles en les enfonçant dans la table. Ça ne va pas revenir, non jamais. Ça n’a pas été. Le temps c’est le temps, il passe. Mais j’ai entendu un propos sous forme d’annonce, il assure le retour incessant. Le phénomène ne s’en va pas, il ne s’enfuit pas, il tourne pour venir se représenter. Mots murs, mots dirigeables, mots lumières. Père vous m’enlevez l’image, si elle m’est définitivement retirée , je ne pourrais pas la défier une fois encore ! A t-elle peur de moi ? Peut être. Elle craint ma vision. Nathalie, Mathilde, Marguerite . La vision est sévère. Elle prend forme. Tu ne seras pas la comprendre. Puisque l’heure de la correspondance a sonné. Sur tout ca elle ne veux plus vous entendre. Les murs et elle se mêlent autour de nous. Lui aussi. Détruire dit-elle est un de ses titres. Si tu veux bien je te propose un mot. Le descellement. Il n’est pas simple de se rendre compte d’où ca vient. Autorisons nous un café, les sons des balles de tennis rebondissent d’une raquette à l’autre. Monsieur s’il vous plaît, nous prendrons deux cafés. Maux de crane qui montent en même temps, usurpation d’identité. Arrivé du mot usurpation. Du nom et de la personne. Bruit des chambres, poursuite de la proposition dans le couloir. Vous l’avez suivi ? Oui seulement le noir se faisait si intense, je n’ai pu allé jusqu’au bout. Il devait y avoir des choses, une rencontre, une valeur consistante, des quantités de mots normaux. Ca c’est les faits situés au fond, dans un lieu matérialisé pour nous dires oui il y a quelque chose. Si ce n’était pas ce bruit de balle de tennis, je n’aurais pas cédé. A quoi ? A la défaite, je l’ai trouvé séduisante. Je me suis laissé prendre par ses artifices. Je voudrais te proposer la vision du théâtre. Ils sont juste là. Ils possèdent toutes les histoires j’ai l’impression. Tu ne les vois pas comme moi. Je t’assure il y a perception. Ce doit être sensoriel. Des amours futurs. Porte qui claque, violence des mots. Tu vas nous faires une scène. Il n’y a rien qui se représente. Alors si tu le veux je t’arrange un séjour de convalescence. Les balles de tennis n’arrêtent pas de résonner dans mon crâne. Moi aussi elles me font cet effet. Ils doivent le faire exprès. La lumière nous ne la captons pas. A cet instant il avance sa main au dessus de la flamme. La bougie agite les murs, c’est son ombre. Il y a une activité situé en 1890. Nous sommes malade en cette année et ont nous amène ici. Tu étais la-bas toi aussi ? Non c’est lui uniquement. La phrase est là et je vous y inclus, vieil imbécile. Le théâtre ce doit être un artifice, je vous en donne là maintenant. Une porte sombre. Le bruit de la nuit, son agitation. Le crayon amenant des sensations. Le mot accroché et emporté. Nous n’avons jamais osé lui demander de venir. Laissez la rentrer, ne lui bourrez plus le crâne avec vos foutaises, c’est ce personnage féminin en mesure de répondre à mon besoin, il me plait. Je suis le théâtre, je suis le jeu et je l’emmène. Voilà vos cafés et du sucre. Merci. Peu de lumière proche de la porte. C’est un passage par lequel elle s’est absentée hier soir. Dans une pièce de l’étage elle dort. J’ai un peu peur de la rejoindre. Je te comprends, je serai pareil. Enfin, j’ai déjà vécu ce genre de situation. L’ombre, le noir, la nuit et le sommeil. Comment peut-on restituer ça. Bruit des balles de tennis mêlés aux voix. Cessez de tout superposer, nous ne pouvons pas suivre l’essentiel. Il se trouvera toujours ce non jamais de la vie dans le jardin. Un non de principe. Un non de famille. Tous réunis pour l’affirmer. Le confirmer même, jour après jour. Ce n’est pas un acte relevant du hasard. Vous n’arrêtez pas de faire resurgir des souvenirs. Je ne veux pas rester silencieux. Ils sont inutiles. Des souvenirs comme passion de la mémoire, oui. Vous vous trompez monsieur, pour moi je les trouve primordiaux, jamais je ne les retrancherai de ma vie. Vous oubliez mon enfant ce qui c’est inscrit, elle a dit lui en aucun cas. Vous la représentez alors, vous parlez en avocat. C’est donc vous qui prenez le stylo et écrivez. Tu n’as pas entendu l’activité. Il ne sait pas lire. Encore plus loin des événements angoissants du quotidien nous parviennent. Ils sont installés depuis plusieurs jours dans les environs. Les bruits de balles de tennis, les voix. Tout se mélange. Les nuits du couloir et de la chambre. La danse de l’échappée. Vous êtes l’avocat ? Non. Vous parlez contre moi ? Non. Vous portez le non d’histoire de la violence ? Non. Seulement avec elle, votre notion usurpatrice des vrais sentiments, ne pense uniquement qu’à ces représentations bourgeoise de tableaux. Vous vivez dans une ancienneté de fait. Il faudrait rechercher la vrai nature des choses. S’il vous plait. Oui monsieur, désirez vous de nouveau un...Non, nous voulons savoir, hier soir il y avez une femme à cette table. C’est une habituée, elle vient chez nous tous les étés et elle se place toujours à cette même table, c’est marqué par sa présence. Mon ami voudrait savoir pour qu’elle raison l’espace marque comme ca. Je ne serai vous le dire. Et ces voix, écoutez. Un personnage d’avocat, c’est un costume qui finalement vous convient. Oui ce sont des voix le plus souvent recouvertes par le bruits des jeux extérieurs. A cet emplacement, là où elles s’assied il est vrai, elles s’entendent. Celles là sont incessamments sur mes traces. Ecoutez, poursuivez, ne vous arrêtez pas. Il est juste ici. Je vous dis père l’enfant se rendait à la musique, c’est juste ça, il n’y avait rien d’autre. Date et heure doivent se proposer plus explicitement. L’avocat affirme, jamais la littérature n’aura son corps renouvelé. Je ne connais pas suffisamment de texte pour répliquer en utilisant une large panoplie de propos d’auteur, je n’y consacre pas le temps nécessaire, pour autant j’ai tout de même une proposition à avancer à ce mensonge. "Eh vertigineuse douceur, à travers ces lèvres nouvelles, plus éclatantes et plus belles, t’infuser mon venin, ma soeur". Baudelaire . Oui c’est lui. Je penses à l’action de descellement. Elle se trouve dans le noir, mon ami va l’attendre. Le descellement affirme, à tout moment des expériences oubliées sont en mesures de resurgir. Elles sont cachées au très fond de nous. Elles sont rangées, dissimulées mais jamais complètement oubliées. Je me rappelle d’un sujet suivit un jour sur la toile, il parlait de l’oubli. Le propos s’ajustait en prenant pour exemple un endroit situé dans les châteaux et portant le nom d’oubliette. Il expliquait qu’en ce lieu les choses y était entreposées. Des aliments s’y conservés dans les meilleurs conditions. Le souvenir aussi s’il a été avec une certaine intensité, il ne se perd pas, il est rangé à l’abri, pour à tout moment sous une action particulaire, resurgir. C’est une denrée qui ne veut pas se dégrader. Oui, se rendre la-bas voyager traverser la ligne. Le téléphone retentit, la sonnerie se met à contredire la proposition principale. Monsieur un café noir c’est ce que vous avez demandez ? Je ne le vois pas, nous deux ne percevons rien, mais il n’empêche, il se passe des événements. Le rayon se poursuit jusqu’à la valeur indigo. Le couloir, elle l’a traversé. Les parois se sont réactivées. J’ai perçu la présence du personnage. Vincent face à Kate. Je le fais, j’avance mon bras. Je peux résoudre ce problème en défiant la douleur. La douleur tu comprends. Le personnage est un fakir. Il faudrait expliquer. C’est assez compliquer. Il va à l’expérience. Laquelle ? Celle en relation avec sa constitution. Il se porte à une démarche personnelle. Ce corps vous sollicite, venez. Celui là ne veut pas se détendre. Pourtant il le faudrait. Il a juste demandé la possibilité de mener au bout son expérience. Kate je t’explique, un fakir est un individu emprunt de mystique recherchant une libération des contingences extérieures. Perçois la situation comme elle est. Tu ne dois pas l’approcher. Laissez moi mon corps c’est le dessin, d’ici il me manque des éléments essentiels. Voilà c’est clair, le jeu restera impossible. Activité de l’amour emprunt de sacrifice. Nous serons continuellement obligés de jouer sur des marques. Elle s’y applique. Il est la toile, moi je fais la trace. J’en veux encore, il m’en faut de nouveau. Il y a des questions à destinations des salles obscures et des murs gagnants en luminosités. Il y a des questions pour le serveur. Lui il a suivi les activités de la veille, il pourrait donner des détails de ces scènes où je crois elle se trouvait. Il peut nous transmettre des éléments pour vaincre la difficulté des parois. Il ouvre les murs et pour le principe dans lequel nous sommes les propos apparaissent. Voyager se déplacer passer la ligne. Les murs disent : villes structures manifestations. Emprises constituant des empreintes. Si elle sort je l’emmène. Laissez là maintenant, vous comprenez, elle devient tout pour la scène. Aujourd’hui ce n’est rien que ce jour et il se verse dans la totalité des possibles. Ma main brûle, mon corps se laisse mener dans une chambre, le secret porte en lui des festins. Vous ne le connaîtrez jamais. Sa famille est de religion protestante. Il l’on élevé avec des principes. La difficulté pour lui, c’est de s’en extraire. Sur le sentiment du lointain les couleurs tombes sur sa robe. Prisme du rayon blanc. Ca se manifeste sous sept aspects. Il s’avance avec ses lèvres nouvelles. Il apparaît par l’affirmation d’une fonction. C’est un ascèse qui se livre à des mortification en public. De condition pauvre, il vit d’automne. Où en étions nous avec l’argent attendus ? Nul part. Et la maison, le projet de nous assembler ? Nulle part aussi. Le modèle alors nous le portions dans une sphère de détermination ? Comme les autres propositions, ça n’a amené nul part. Lieu de joie et d’ouverture, de ce point je demande encore une fois si elle peut venir. Tu vois le personnage s’allonge sur des planches, il se réalise. Il affirme la violence de ses sentiments en avançant sa main au dessus de la flamme. Écoutez, je voudrais lui parler autant de temps que ma main restera en contact avec la flamme de cette bougie. Non ne faite pas ça !

proposition n° 4

Je dis, mes événements de vie commencent sans un mot. Malgré ça une description incarne les points de mon propos. Mon corps je le dissocie du langage. Je ne sais plus si le plaisir s’est présenté directement. Nos possibilités à employer des images nous amenant à nous comprendre restent très limités. Que ce soit moi ou bien vous, en avons nous les moyens ? La question tente de s’approfondir. Une route absorbe l’extérieur, rompant toute autre activité ne dépendant pas de ce rapport engagé avec la relation particulière en cours. Chuchotement pour questionner. Il demande qui parle ? On m’informe, ça se passe avant le mot, il y a un chemin pour nous y rendre. Quoi dehors, tu ne comprends pas l’atmosphère. Une écoute porté à la nuit en train de finir, au jour se levant. Je vais bientôt ne plus pouvoir coïncider avec la ville, c’est dangereux le rapport immédiat. Mais pourquoi, je dois m’y rendre sur ce terrain de l’urbain ? L’approche du ciel m’amène sur le devant au rythme du silence. Le monde devient mon interprétation, je suis un sujet perfectible. Je n’aime pas me définir d’un sexe, je suis un sujet. Je me trouve sur le seuil sans époque, celle là attend pour venir, se rendre visible, se donner à mon expérimentation. Elle est là. Très bien me dit-on, va y comment est elle, décris la moi ! L’objet tombe sur un sol feutré. Ça absorbe, la moquette penche vers la teinte bordeaux. Un peu usé le sol n’a fait qu’attendre, il le savait, sa viendrait, il n’y a aucune raison pour ne pas le croire, l’objet sur la tranche se dévoile. Ce n’est sûrement pas épais. Ça ne possède pour l’instant pas la moindre profondeur mais l’espace vient de se modifier, l’objet rentre dans une temporalité particulière. En dormant dedans par la fenêtre finalement il y a un bruit, il faut s’approcher et y écouter le vent, attendre avant toute aventure. Attendre avant de vouloir s’introduire dans l’espace de l’anneau de jade ; et moucheter son idée de défaite avec du vert et l’empêcher quelle pique avec sa pointe. L’aventure en train de passer par l’espace de l’anneau est vert, c’est le regard fixé sur une arête et se réduisant. L’anneau est un cercle demandant à recevoir la formulation. Vert de l’anneau, bleu du ciel, normalement plus loin je devrais rencontrer du jaune. Du sable peut être, dure. J’ai vu une image dernièrement. C’était une lionne, dix sept ans, déjà bien au delà de la durée de vie moyenne de cette espèce évoluant quotidiennement en milieu hostile. Elle s’en sort avec une bonne longévité. Seulement il faut une fin à tout. Sommes nous sur le point de repartir vers d’autre chose ? Elle s’allonge la lionne, elle va mourir. Son corps tout entier est décharné. A la regarder c’est la mort sur le point de matérialiser son domaine. Elle me dit, attend ! Ca ne portera rien de concret ton entrée par l’intermédiaire de ce petit point. Nous te parlons de la ville même si tu l’entends affirmer non jamais jamais de la vie. Il n’y a rien à faire ce sera elle coûte que coûte malgré ses mots, lui en aucun cas. Ca s’approche . Il y a utilisation d’un vecteur vide, une idée de la représentation se construit. Mais j’ai découvert la lionne allongé dans le sable, elle se faisait recouvrir prise par la dune en train de monter, s’était déchirant.

Un livre est donc tombé un jour sur la moquette. Ou sur la dalle lino. Ou bien le parquet. Ca devait être du parquet bien évidemment, l’image erre dans mon mental. Seulement ca ne faisait pas le moindre bruit. Alors le doute s’installe et ca c’est une erreur. Pourtant je suis rentré dedans. Nous avons parler. Oui nous possédons une voix. Images des murs, bruits des parois. Voilà le monde, mon interprétation du monde devenant imaginatif. Tranche de vie. Où vas tu ? Je me perds. Je suis chez une personne, je lis le titre du livre, l’homme perfectible. Mais pourquoi propose t-il l’homme. Il y a le féminin dans le masculin, le masculin dans le féminin. Pourquoi n’ai je pas lu, description d’un sujet en ce jour sur la dalle du musée. Vous savez les indiens d’Amérique, ils doivent poursuivre leurs marches. Ils sont presque tous perdus dans le retrait d’eux même. Je n’ai plus la parole seul les tableaux me renvoient du matérialisable. J’ai connu Sylvia van Harden dans une guerre de Otto Dix. Mais c’est bien après. La vérité me suggère : cela est de toujours. Il n’y a pas de vérité une. Tout avance vers une perfectibilité et sera arriver au bout. Je cherche la porte au dehors en marchant, les éléments constituant les salles gagnent l’extérieur. Il y a des rues. D’abord obscures au début, le jour se lève à peine. Les visages apparaissent. Est-ce les voix en trains de travailler en moi cette formulation, oui je crois. Je gagne un monde à travers le mot perfectible. Il m’ouvre des images. Voilà des rues dans le silence des mots, leurs revers silencieux. Un jour l’événement se finalise. Les années ont passées, je me suis déplassé avec ca. Un tableau à un moment me percute au musée d’art moderne de Paris. Je suis seul maintenant et plus personne ne parle avec moi, c’est le final des représentations, Sylvia Van Harden est en rouge assise à sa table. Je n’ai pas le choix, l’enfant apparaît malgré moi. Il va m’amener un jour à regarder un documentaire. Tous ses mots remplient de violence sortent de la bouche de Jeanne Moreau. Elle précise sa vérité à Gérard Depardieu. Le propos se veut extrêmement claire, vous n’êtes pas voyageur de commerce. J’en suis là depuis toujours, depuis mon entrée dans la salle du musée à rechercher ma carte de représentant. A ces deux dames je l’affirme mais elle ne me crois pas. Elles disent la fille en question est sauvage. Ca je le sais oui. Le film à venir s’inscrit sur un fait précis. Dans la maison il n’y a pas la moindre trace d’écriture. Comment sont-ils mort ici. C’est extrêmement puissant, la parole se transmet, se n’est pas un discours formaté. Malgré toutes les recherches entreprises elle n’en a pas trouvé de ces éléments constituant l’écriture. Oui ca me marque, je suis dans un fait réel. Dans le jardin, là où on jetait les ordures, subsiste toujours une bille et un couteau. Ca ne se dégrade pas les billes. A l’époque il n’y avait pas de voirie. La maison a deux cents ans vous comprenez. Les ordures se jetaient dans le jardin. Ca me marque cette absence de graphie. C’est une absence définissant une réalite de ma vie et elle construit une matérialité spécifique sur les murs. Il y a aussi ce qui se dit de manière adapté à notre rencontre, comme un titre d’évidence, une vérité, nous vivons au sein de la classe de la violence. Une maison enclose dans une enceinte. Tous les tableaux mentalités s’y trouvent. Ca tourne mal l’histoire au milieu des classes. En l’absence ils chutent. Vous m’avez constitué ailleurs ou bien vous me demandez de me rendre ailleurs. Je lis juste le titre annonçant le matériaux en train de m’animer. Un lieu est un film. Celui là est amené par les salles du musée. Parce que mon propos parle d’un environnement laissant advenir le langage de lui même. Il est le corps autonome élaboré sur une absence. Aujourd’hui on ne dit plus ca tourne, il n’y a plus de bobines, si l’on place une caméra ce n’est plus le même processus. J’aime le mot processus. Je voudrais construire un livre sur le lieu. Le lien avec l’extérieur se produit par le téléphone. Il sonne, le personnage décroche. C’est expliqué, tu entends le contexte de toujours, le rapport établit, impossible à déconstruire, celui de la classe de la violence. Elle ne sait pas lire et vous l’avait faite signer monsieur. Vous êtes avocat et vous ne l’avez pas défendu. Ces mots sont fort pour le corps, ces mots sont vrais, le lieu parle. Comment le définir. Oh une petite focale toute simple. Je ne suis pas acteur mais uniquement spectateur. Un jour ce film rassemble le péril des tableaux. L’enfance de chacun. Je ne me souviens pas non plus d’une découverte quelconque après mes fouilles. Je me suis plongé dans des papiers. Seulement à qui appartiennent t-il et comment s’appelle la personne les ayants posé là, je ne sais pas. Un journal de particulier à particulier, un catalogue de prêt à porté pour les temps infinis. Une horrible situation existant et me poursuivant. L’existance ou inexistance d’une marque, c’est ça. A un moment, même si j’entends constamment le lieu corps, il se produit un événement dans mon mental, il y a une faille. Malgré tout, des éléments sont passés. Ce pourrait être ceux du journal. On est long, peut-être trop, ca ne vient jamais et pourtant. Oui mais c’est ce rapport que vous avez eu avec la classe de la violence.
Ce sont des questions posées par Dominique Noguez, une discussion autour d’un film. Le documentaire relate l’élaboration du film Nathalie Granger de Marguerite Duras. La discussion se passe dans la maison de Neaulphe le Château. Une maison acheté avec les droits d’auteur du film barrage contre le pacifique. Le nom est donné, bénéfice. Le journal et le catalogue ne m’en on apporter aucun, vraiment jamais. Il serait temps de partir, mais je ne peux pas, je n’ai pas la moindre liquidité me permettant d’entreprendre quoi que ce soi. Le pictural devient du film. Il propose la transformation de la matière comme le dirait Antonin Artaud dans un passage de Van Gogh le suicidé de la societé où il définir la peinture du peintre : directement sortie du tube, étant uniquement peinture et nullement allégorie. De cette structure elle devient la modification de la peinture en corps du film. L’instant du mouvement incessant, chose et événement n’arrêtent pas de prendre de nouvelles formes. L’instant devient l’expérience de la maison enclose dans une enceinte. De la liquidité. Un personnage rentre et propose sa marchandise, il est là pour une transaction. J’ai le produit avez vous l’argent ? Mais vous faites un métier infecte, inhumain. Comment vous y prenez vous au quotidien. Tout ce temps à vivre dans une catégorie si directement lié à la violence devenue une classe à part entière. Le à part entière est extrêmement important. Je ne l’entendait pas avant celà et là il semble exister en un lieu avec une certaine autonomie. Où ça ? Eh bien dans un film réfléchissant s’il le peut, à la possibilité d’un passage. De la maison à la scène. Il y aurait une scène et sur celle là les événements se produiraient autrement. Si nous réfléchissons à un livre, je pense parfois à une inscription sur la table d’une salle commune. Ce livre résulterait d’un bénéfice parvenant de très loin. Pour ca je pense la mémoire se projette dans des souvenirs. Ils sont à l’origine de quelque chose. Il s’est établit une structure, vous êtes arrivé en vous redressent à partir d’elle. Avec ou contre suivant les moments et les époques de la vie. Seule la scène apparait avec une possibilité d’ouverture. Dans la tête tout de même je le redis, il s’est produit une expérience. Sa présence pour le temps d’une seconde lui ouvre potentiellement les possibles. Où es-tu ? Le journal est là. Il incarne presque mon désir. Puisque je suis le produit d’une certaine violence je me sens amené à me souvenir d’une image. Parce qu’elle me frappe, elle m’atteint. Elle semble se positionner pour ne pas laisser les éléments gagner la faille existante. Une tentative de réalisation dans mon mental ne cesse de faiblir. Ca commençait à rejoindre un des possibles dans ce cadre puis l’action n’a pas su se poursuivre. Je dois lire détruire dit-elle en en faisant ma propre interprétation. Je ne sais pas pourquoi je vous perçois en convalescence. Oui mais c’est ca vous le savez. Nous devons parler et il nous faut mettre en oeuvre un vecteur. Le personnage s’installe à la table. Avec ce doigt il me laisse une inscription. Je la lirais à un moment où il n’y aura plus personne. Mais je dois dire, elle me marque. Une chose ici restera à jamais fatal. Elle me suggère, je viens de la-bas et me voilà en train de rentrer dans son intérieur. Je ne peux pas vous la laisser. Je voudrais l’avoir pour moi seul, elle m’appartient. Je le répète c’est fatal. Ce n’est pas bien d’affirmer : elle est à moi.

J’ai la phrase de Hölderlin, citée par Martin Heidegger. Là où croit le péril, croit aussi ce qui sauve. Je suis tombé bien bas avec ce catalogue. Une présence constante,elle m’amène au film, à une pénétration dans sa structure. Je me pensais plutôt sujet du journal. C’est pourquoi aux mots, vous n’êtes pas voyageurs de commerce je réagis. Pour quelle raison me parlez vous comme ca, je ne vais pas accepter cet dénomination. Le peintre, je ne l’ai pas quitté. Il a pensé rentrer dans la profondeur du champ de blé, celui au dessus duquel volent des corbeaux. L’image n’a pas reçu son intention. Mais la chambre elle oui. Je me sens autorisé à faire un lien avec la classe de la violence. Une histoires approchant de la journaliste Sylvia Van Harden. Au sortir de la guerre 14/18, le peintre allemand Otto Dix possède de la matière, lui même a connu les tranchés, il sait vraiment de quoi il parle. Nous découvrons la nature humaine. Oui la folie me gagne. Si je ne rentre pas dans cette catégorie de la classe de la violence titre du documentaire où je découvre Dominique Noguez, j’ai bien peur de me diriger dans ses bras. Mais je la préfère. Parce que tu sais l’on dit de Nathalie, elle est trop sauvage. Elle ne veux pas aller à la société. Alors peut-être pourrait elle se rendre à la musique. Voilà ce serait une alternative à ce catalogue d’un côté conçut d’image insupportables et du journal de l’autre ne cessant de se refuser à moi. Bon pour les images on peut essayer et recommencer. Je suis convaincu de leurs potentielles, en elles il y a du sens. Mais il faudrait revoir la cause initiale, l’espace et les perspectives. C’était un catalogue très simple mais mortel. Tout à la fin, dans les dernières pages, je découvre des éléments extrêmement néfastes. En les tournant ces pages, après les vêtements il y a des armes à feu de calibre 22 long rifle de vendues. Je suis jeune, ça m’étonne. Oh non je ne me dis pas ce n’est pas bien, pas encore, je suis juste sous le coup d’une interrogation. Aujourd’hui j’en suis stupéfait. On a proposé ça à la perspective. Je trouve normal plus tard que je me perde dans la représentation de Sylvia Van Harden. Marguerite Duras dit à Dominique Noguez, il y a la classe de la violence. J’ai aussi dans la tête quelques tableaux de Vincent Van Gogh. Cet homme après être rentré dans un champ de blé au dessus duquel volaient des corbeaux, c’est tiré une balle dans le ventre. Je voudrait dire, ce doit être directement lié à cette proposition qu’il y est en plus des classes bourgeoise, prolétaire, moyenne, aristocrate, une classe dite de la violence indépendante de toutes les autres.

Mais nous sommes à vivre au plus proche du soleil. Au levé du jour l’idèe d’action arrive. Seulement il y a une scène et celle là améne un personnage. L’idée du théâtre n’a cessé de réintroduire le poète à côté du peintre. Le sens est en train de me tourner la tête. Je vais perdre pied ca s’accélère. Restons dans l’incompréhension, tout va bien. Plusieurs phrases me viennent. La première est de Jean Genet. Je l’ai lu dans un essai littéraire. Elle m’a donné envie de me rendre au texte. Querelle de Brest : l’idée de meurtre évoque souvant l’idée de mer, de marins . Mer et marins ne se présentent pas alors avec la précision d’une image, le meurtre plutôt fait en nous l’émotion déferler par vagues. L’autre vient de Rimbaud. Une saison en enfer. Amuse toi l’ami : L’action n’est pas la vie mais juste une façon de gâcher quelques forces, un énervement. Voilà, par le théâtre et une construction lancée dans son élan ça se poursuit.

proposition n° 3

Quatre histoires racontent la folie de Vincent Van Gogh, je les aime toutes.
Selon la première. Prédicateur dans le bobinage ; région de la Belgique, berceau de beaucoup de démuni ; territoire où les mines et le travail de celles là remplissent les assiettes, Van Gogh plongé dans une de ses radicalités, donna trop de lui même et en perdit ses masques. Il voulait rejoindre le Christ, pour se faire il descendait.

Selon la seconde. Séjournant à Arles, au plus proche du soleil qu’il voulait saisir, son frère Théo lui enleva les 150 francs nécessaires à sa subsistance. Vincent se nourrissait de couleurs, de caféś, parfois le soir d’alcools. Il se rendait là où la liberté des femmes ne subissait pas trop d’atteinte. Théo lui, prenait femme et enfant. Les points de vues devenaient clairement contradictoires. De là serait venu la rupture.

Selon la troisième. On dit qu’il fut éperdument amoureux de sa cousine devenue veuve. Elle se refusa à lui, il en ressortit meurtri. Après, il rencontra Sien qui ne put le comprendre. Il avait faim et il est vrai ce n’était pas d’elle, de moins en moins. Il faut dire elle se dérobait là où il la voulait pour modèle. Auprès des mineurs elle aurait fait une fille convenable, il lui manquait juste se rapport à la solidarité. Le peintre dit-on serait allait plus loin sur la route, voulant toujours se porter à sa rencontre.

Selon la quatrième. Gauguin n’aurait pas su répondre à l’entreprise de Van Gogh. Celle de fonder une maison d’artistes où le quotidien serait moins coûteux. En créant un lieu de collaboration laissant plus d’espace à ce qui pour lui articulait son souffle, la peinture. Vincent avait accueillit Paul dans une maison à la façade jaune et aux mûrs intérieurs roses. Ce dont il ne pouvait se douter, notre artisan de la maison d’artistes, c’était de la rigidité du masque de Gauguin. Celui là ne pouvant tomber avant les ultimes événements de Papeete.

Reste les tableaux rejetant et affirmant tout ça, se disant sur les pans de murs, je suis tout ça, vous si vous voulez venir vous serez tout ça.

Concevez-vous de périr sur mon soleil ? Vous y trouveriez la solution, parce qu’elle n’est à nul autre endroit, elle vous attend. Au début et à la fin de la vie, prenez une maladie. Une maladie humaine trop humaine. La gravelle, le choléra, un cancer. Vous en enfourchez une comme moyen de locomotion pour aller sur une étoile. Tout en connaissant certaines vérités sur les astres. Il y a d’un coté les soleils et de l’autre les lunes froides et obscures.

proposition n° 2

Oui bien sûr, le rêve de Van Gogh. Je pense à le suivre V.G.

Si vous envisagez des multiples, j’en conviens. Ils sont en nombres chez lui. Ces multiples le suivent de partout.

Attention les faces kaléidoskopiques pourraient lui donner à croire qu’ils sont plusieurs là où le même ne cesse de le suivre.

Dans la maison de Théodore la porte n’était pas accueillante. Pourtant il fallait la passer, de l’autre côté du seuil à l’intérieur, arrivé au court du repas,il y a ce rêve.

Je ne débarque pas dans la réalité ? Et bien je n’y peux rien, je ne vais pas me cuir une main sous le soleil, non je viens me présenter à l’intérieur de ce lieu où il y a Kate. Mais bien sûr j’avance en ce moment pour vous parler, sur un sol des plus matériel je suis au contact de votre représentation construisant mon rêve, et elle s’y trouve.

V.G. propose : c’est celui d’une femme cachée dans la cuisine, à qui l’on dit non ne sortez pas et donnez lui de ce propos que nous avons travaillé ensemble, non jamais jamais de la vie. Il vous répondra elle et aucune autre. Il suffira de répliquer, lui en aucun cas. Ces mots nous le savons représentent le fond d’une histoire, ils possèdent une forme réelle, le cadre se construit très clairement de ces faits. Seulement V.G. vient de rentrer dans son rêve, Il lui parle de l’intérieur.

La table mise, K.se cache, tout se retrouve en suspens, il arrive à l’improviste, sans prévenir, on le savait au village mais tout de même, ce toupé de venir importuner une famille un dimanche au milieu de la grande vaisselle, alors qu’il y a eu un deuil et de se justifier en avançant, nous sommes dans notre histoire, un certain scénario constitue la réalité.

Je propose que nous reprenions en nous articulant sur le principe de mon rêve.

Kate Kate, voilà ma proposition. Toi aussi rentre dans la tienne.

Il lui fallait reprendre un certain contrôle de l’histoire. Pour ça elle devint Kate en train de rêver l’arrivé de Van Gogh, qui lui aussi se rêvait de son côté. Ils se créaient des histoires.

Se répondant chacun dans leur rêve ca accentuait les complications. Non ne fait pas ça dit-elle, ce serait te replonger dans une situation de leurs réalités, nous sommes dans le rêve, jamais tu n’as placé ta main au dessus de la bougie, en demandant de me voir autant de temps que tu pourrais l’y maintenir. Théodore ne l’a pas soufflé, puisque je ne l’ai pas affirmer ce : jamais jamais de la vie.

Pourquoi l’histoire conçoit t-elle ces caracteristiques. On la raconte. Il va arriver, sauves toi, caches toi, mets toi dans la cuisine.

Non ca ne se passe pas de cette façon. Nous sommes impliqués dans nos correspondances. Nos corps se déploient sur la feuille de papier.

Théodore arrêtez , ne brûlée pas notre conversation, n’annulez pas la proposition en train de se matérialiser sur la feuille qui s’ écrit.

Théodore se situe à la limite, il est placé sur le point spécifique où nous pouvons périr. La réalité nous enlève le monde, elle nous illusionne.

V.G. doit rêver le rêve de K., qui rêve l’arrivé de Vincent. Elle va dire non à Théodore.

La proposition je la prend du dessous en intégrant le gouffre, en me rendant à l’intérieur de la structure. Mais qui suis-je ?Je suis elle, elle est lui. La première personne du singulier devant l’un et l’autre. Les niveaux se parcourt dans une abstraction des faits restitués, le sujet intégre l’histoire. Ah c’est véritablement son appel l’élément déclencheur qui m’accable. En fait il me sauve aussi je l’ai en ligne de mire.

Theodore il arrive, laissez moi le recevoir. Non ca ne se passera pas comme ça, partez dans la cuisine, je lui dirai elle n’est pas là. Mais Kate insiste, je rêve le rêve de Vincent et il arrive, c’est trop tard, lui aussi me rêve et c’est lui en ce moment en train de me maintenir au milieu des convives, à la lueur de la bougie que vous ne soufflerez pas.

Vincent pense:ce réveil il ne me mènera pas à Saint Rémi, Je vais marcher vers Paris et y poursuivre le dessin.

Kate annonce à Théodore, il vous amène des paysans pour votre salon, des tisserands aussi. En voulez-vous ? Notre histoire vous empêche de refuser. Voilà des mineurs ici. La porte s’ouvre. Ne trouvez-vous pas celà changé si je me présente à travers ce cadre ? Enfin dans cette manière de construire les choses Kate ne se cache pas, elle est libérée des tenues acariâtres.

La peinture s’avance et se vit d’une libre interprétation.

Vous devez débarrasser la table et nous laisser seuls, nous sommes sous la configuration du rêve de Vincent. Un rêve sans père venu se placer devant son amour. On est sale et mal habillé, on a travaillé toute la nuit avec des gestes nerveux, puis on s’est couché le matin.

Mes yeux se ferment et j’arrive.

Kate à prit une initiative, elle aussi les yeux fermées elle suit les nécessités d’une réalité à construire.

Théodore, vous voulez le voir arriver comment, dites le il pourra se présenter sous les traits du mari idéal et jamais vous n’envisagerez de lui obstruer le passage.

Dites moi est-ce que Victor Hugo à rêvé, lui et d’autre ont-ils modifié la réalité ?

Vincent véhicule l’objectivité du trait. Ici le dialogue n’a pas de prise avec la grande table familial. Ensemble nous enlevons la soupiére, toutes les assiettes, la miche de pain, le broc d’eau, la bouteille de vin et les verres qui cassent. Nous avançant la bougie après avoir nettoyé la table. Pourquoi le temps c’est-il énervé et persiste t-il à chambouler le dispositif, alors que nous lui affirmons notre accord. Nous agençons les mets de la façon dont nous voulons les voir advenir. Théodore n’est pas dans un rêve. Vincent et Kate oui. Ce n’est pas ce qui c’est passer mais ca aurait dû. Enfin pourquoi cela n’arriverait-il pas, il ouvre la porte.

C’est bien, ca a changé. Nous retravaillons certains de nos traits. Je voulais me dessiner sous ces caractéristiques, incarné avec ces éléments de libertés, sans personne pour interrompre mon mouvement. En un petit nombre de mots je pourrai raconter une nouvelle réalité. La peinture je voulais aussi l’écrire. C’est une façon particulière de rentrer et de faire place net. Les clowns le lac, la projection du regard attirés inévitablement en direction du bas. C’est à cause de la bougie, je ne devrais pas mais heureusement nous réparons tout ça.

Je me servais un verre pour allé au bout mais je vous assure en dessous c’est le gouffre. Le refus de Kate me portait au dessus du cimetière. J’y contemplais les fossoyeurs dans leurs activités quotidiennes, le lieu ouvrait à dix heure, je pouvais descendre, j’entendais l’ouverture de la porte.

Non ca ne se passera pas de cette façon, les mots vonts venir me rendre à ma véritable forme.

J’ai demandé à Théodore de ranger tout ce que nous avions en court.

Tu dois penser je suis Kate et je te racontes la véritable histoire. Toi tu descendait,hein tu descendais.

J’ai compris et je t’ai rattrapés.

Vincent si tu pouvais me rêver moi, nous interchangerions les actions.

Oui Kate, changeons tout, partons.

Je rejoins de nouvelles perspectives. Cela imprime des effets sur les murs de la salle. La représentation jaillit de plusieurs lieux. Pour la bougie beaucoup en ont une certaine connaissance, c’est aussi l’action fantasmée. Dans un coin de la maison sommes-nous toujours des sujets de la réalité.

La table se présente sous forme d’abstraction, nous la reconstituons.

Vous connaissez Sien, Kate et aussi Marguerite. La bougie se consumme, elle ne cesse de diffuser sa chaleure.

A Arles je ne serai décrire la réalité mais le rêve parvient à formuler un des possibles.

Nous avons fait nos valises. Le train attend en gare, il ne partira pas sans nous, le premier retentissement de sirène vient déchirer l’air, c’est l’appel, la locomotive voudrait se lancer.

On observe l’extérieur lorsqu’on est assis au dedans du comportement.

Les sentiments gagnent l’espace, il y a des fleurs de partout. Sur les robes et les murs les habillages disent, Théodore vous ne pouvez rien entreprendre contre ce propos.

La mécanique du train se lance, alimenté au charbon nous voilà dans un véhicule parti vers l’avant.

Arles et le soleil, la maison jaune à l’extérieur, rose sur les murs interieurs. Le mobilier se constitue d’un buffet d’une table avec des chaises. Nous avons aussi un fauteuil où il y a les livres de posés. Et une caissette recueillant l’histoire en train de se rêver.

Dans la réalité je suis prisonnier, je surplombe le cimetière. Ici les couleurs diffractent, je découvre le prisme du faisceau blanc de la lumière. Jaune, orange, rouge,vert,bleu, violet, indigo.

Je dois rêver en ce moment, au lieu d’être lui je deviens moi et ce rêve fait un pied de nez à la maison d’aliéné de Saint Rémi.

Artaud pourrait affirmer, il n’était pas fou. Vous devriez le penser autrement. Pourquoi ne le rêvez -vous pas, ce serait proche de la réalité.

proposition n° 1

La peinture : je voulais construire un rapport avec ce qui se manifeste directement au regard de la création picturale. J’allais dans les musées. Je crois que cela a commencé un jour où je me rendis dans un musée. Par hasard sûrement, jamais je n’avais fait ça. En sortant quelque chose venez de m’accrocher. Si je me souviens du lieu et des oeuvres de ce lieu ? Non, mais le lieu lui semble se souvenir de moi. Donc ca a commencé sans aucun mot, juste en rencontrant ce dialogue visuel. Le temps passe et qui peut dire quoi en faire, où il se trouve, comment le saisir, pourquoi il reste parfois quelque part, se forme en mémoire, se converti en une chose nouvelle ? Personne, en tout cas pas moi, en train de me répéter mentalement, s’il y a un objectif, ce serait de répondre à des questions.

La littérature : je regardais un cimetière. Non, je me trompe le souvenir n’est pas tout à fait celui là. A proximité du lieu où je résidais il y avait ce cimetière. Un jour je l’ai inclus dans une forme textuelle. Je le faisais en utilisant des mots. Ce sont des clowns, un lac, de nouvelles pénétrations autours des tombes en trains d’avoir lieu et semble t-il qui devait se perdre sans disparaître, attendant juste une chose qui pourrais ne jamais arriver. Seulement d’une façon non consciente j’attrapais un stylo et je m’en servis, il matérialisa ma pensée. Sans rien qui puisse faire chair, juste l’idée qu’ici il y a des os, avec des individus hommes et femmes de passages de temps en temps avec un bouquet de fleur, des variétés persistantes pour les mois de novembre.

Feuille, encre, stylo ou traitement de texte. Nous vivons aussi dans le blanc. Je pensais de plus en plus à l’inclure sur le point où se trouve les matérialisations musicales. Je lançais le mot, MATERIALISATION.
Une extrême finalité des choses. Donnez-vous du sens à vos propos ? Il est quant même utile et nécessaire je dirai, primordial, de se plonger dans sa conscience, d’y extirper un moment originel. Revenir à l’expérience d’un certain jour. Vous pouvez avoir mal, vous savoir fatigué, subir une blessure. Si vous persistez à vous tenir dans une droiture de conscience, les moments essentiels reviendront, ceux où vous saviez avoir été, plus que tout autre, où des fonctions intimes sont devenues manifestes. C’est drôle comme la musique potentiellement peut se trouver de partout.
Elle essayait tout les dehors, et les murs, elle rentrait dans la mémoire, passait la nuit prêt de chez moi, toquait et insistait pour me réveiller. Il faudra un jour que je comprenne. Il faudra un jour en persistant que je trouve, il faudra arriver, se faire manifeste.
Je pensais un peu à ce propos hautement constitué sur la clef du bonheur.

Danse : avec elle il m’aurait plutôt fallu commencer par là, en décrivant le territoire. En expliquant, je suis venu d’elle, les faits et les gestes lui reviennent. Les événements sont compliqués avec le stylo, en tombant stupéfaits des états du dehors, venus se poursuivre dans la nuit. Il ne se disent pas, je ne les vois pas, je ne comprends pas vers où ils vont se déployer. Mais je danse, je rentre dans la forêt, parfois. En avançant je sonde l’obscurité. J’aime me déplacer les yeux fermés. Je ne peux rien noter à part sur mon corps, je danse.

La nuit : je dors, je n’ai jamais dis que je dors. Non je n’ai jamais su relater les événements proches du danger pouvant arriver. Rien ne m’est parvenu pour l’instant. Je ne suis pas rentré dans un musée, de ma fenêtre il n’y a pas de vue matérialisant ma vie de clown, nos vies, le lac ne glisse pas indéfiniment vers sa perte en m’appelant, en m’emmenant, petite voix à l’oreille, susurrant des bêtises . Oui énormément de bêtises. Qu’il ne faut pas y aller. Mais j’y vais et ça s’ouvre magistralement. Un corps entend le cosmos et son vent stellaire, il est prit dans la vitesse de rotation de la terre, véritablement à la vitesse de rotation de la terre, douze mille kilomeètres à l’heure ne m’a-t-on pas dit un jour. J’y vais.

Le théâtre. L’action dit-il a eu lieu dans sa jeunesse. J’aurais voulu m’y trouver aussi. Il été assis et regarder le spectacle. Ses parents l’y avait amené. Devant comme je me l’interprète, ca se représente avec deux murs latéraux et un troisième central. La scène se constitue d’acteurs mais aussi de décor. L’expérience se porte sur le décor. Il n’a pu se dire en regardant la structure de l’espace élaborée par une mise en œuvre d’objets, ceux mis en place par des éléments constituants la représentation devant lui, s’il s’agissait d’un artifice créé spécialement afin de donner à croire à une situation ou bien plutôt de ce quotidien conçu naturellement et par habitude dans le monde extérieur. Plus tard il conclus, ceci s’appelle le théâtre.



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1ère mise en ligne 27 décembre 2018 et dernière modification le 23 février 2019.
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