contribution auteur | Florence Jaubert

hiver 2018, recherches sur la nouvelle

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(rafraîchir la page si mise en boucle...)
Mini bio et liens à compléter.

Propositions 1 _ 2 _ 3 _ 4 _ 5 _ 6 _ 7 _ 8 _ 9 _ 10

proposition n° 7

L’image qui me vient pour définir comment l’écriture se crée en moi, est celle d’une graine. Une graine d’idée, une expérience, un vécu, une image… Une graine à planter, dans un pot, quel pot ? A quel endroit ? Ensuite l’arroser, la bichonner, la voir grandir, s’épanouir. Jusqu’à ce qu’elle atteigne sa maturité. En moi, il y a une multitude de mots qui ont envie d’être semés, une multitude d’idées, d’histoires, d’imaginaire, qui ont besoin d’être plantés. Tout cet ensemble se bouscule pour atteindre la sortie. Comment cela passe à la concrétisation ? Il y a une, plusieurs, qui se tissent avec un fil, celui de la trame. Comme une recette. Je deviens pâtissière, j’élabore un gâteau, ou plusieurs ingrédients se mélangent… Les ingrédients se mélangent les uns aux autres sans que j’intervienne. Cela peut prendre une nuit, un jour, une semaine, une année, une vie… ce n’est pas important. Enfin, oui, ca l’est tout compte fait… La réalisation crée de l’espace pour du nouveau, quand tous les ingrédients sont réunis. Assise devant mon ordi, j’ouvre une page Word, choisis une police ou pas, si c’est pressé ! La taille de police, oui, même dans l’urgence, 12 ou 14 cela dépend de l’écriture choisie. Les marges, interlignes et tout le tralala, je suis trop dans la précipitation, je vois après. Quand c’est là, c’est là … Je choisis un endroit lumineux avec de la vue, j’aime ce rapport dedans, dehors. Je me lève quand ça bloque. Un petit tour à l’extérieur me ranime, met en lien ce qui attend la sortie et comme par miracle tout se met en place ! Je retourne à mon clavier et mes doigts guidés pianotent avec les lettres. Je suis dans une bulle entre réception et déposition. L’autour ne m’atteint plus. Je suis narration, écriture, lettres, mots, création… Mon point faible, l’orthographe ! Il me ralentit quand je vois le correcteur souligner. Est-ce que je corrige tout de suite ou à la fin ? Cela dépend. Si je prends le parti de ne pas corriger, ces corrections m’agacent un temps, puis je lâche. La grammaire, l’orthographe pourraient être simplifiés, peut-être cela donnerait plus de force aux mots, au sens… Régulièrement, j’enregistre. Lorsque l’écriture commence, elle me hante jusqu’ au point final. Je vis deux dimensions, la terrestre et celle de mon monde intérieur qui s’évade au fil des mots. Les deux cohabitent, s’entremêlent, font distance par moments… Je passe d’une réalité à l’autre, je jongle, je suis sur le fil de l’équilibriste… le temps prend une autre dimension, il n’est plus jour, nuit il devient page, paragraphe, chapitre… Il est une parenthèse du temps. J’aime cet état, je l’ai apprivoisé. Dans ces moments d’écriture j’ai besoin d’action physique, de remuer mon corps passif devant le clavier. Je ne l’oublie pas. Avec et par l’écriture je me sens exister, remplie, nourrie, en vie.

proposition n° 6

Elle ouvre ses yeux, prend une grande respiration. L’odeur planante de chocolat s’introduit dans ses narines et soudain elle est happée par une vague chocolaté qui l’attrape, la secoue dans tous les sens. Son corps est totalement enduit de chocolat tiède aux saveurs heureuses. Elle se laisse aller dans ce flot qui l’immerge sans aucune résistance. Elle se laisse glisser, chocolaté, parfumer par ces sensations exquises… La vague au bout d’un temps la dépose sur une plage de chocolat blanc. Elle s’allonge et peu à peu s’enfonce dans le sable chaud et coulant aux aromes de noix de coco. Une fois de plus l’extase se produit, un orgasme de douceur, de sapidités exquises. Elle plonge dans un toboggan chocolat au lait et sans aucune résistance dévale ce tunnel. La bouche ouverte, sa langue se régale léchant avec délices les parois succulentes de se souterrain sans fin. Elle est saoule d’enchantement, en elle, il n’y a plus l’ombre d’une résistance. La descente prend fin. Un décor féerique de magnifiques sculptures cacaotées s’ouvre à ses yeux. A ses pieds un monticule de glaise chocolatée. Elle s’en saisit et ses mains s’exécutent à modeler, créer… Elle s’arrête, contemple son œuvre, une magnifique robe chocolat au lait, chocolat blanc avec quelques paillettes dorées. Une fois sur elle, elle danse, danse… Sa robe tourne au vent cacaoté… Elle s’arrête, marche au désir de découvrir ce nouveau monde qui s’ouvre à elle. De fabuleuses nuances de parfums s’engouffrent dans son nez au fur et à mesure de son avancer. Des paysages succulents défilent devant ses yeux. Des douceurs cacaotesques caressent sa peau. Des mélodies chocolatées émerveillent ses oreilles. Elle est totalement saoule, enivrée, chavirée par toute cette beauté. Un sourire se dessine sur ses lèvres, elle rayonne. On en est où ? … Ha ! Te voila… On se fait un gros câlin… Oui, oui…Regardez, elle a l’air illuminé…Oui, radieuse…

proposition n° 5

Elle décroche peu à peu, elle le sent, fait mine que tout va bien essaie de placer quelques paroles, d’être présente. Tout de même, c’est insensé vous ne trouvez pas… je n’en sais rien, ce n’est pas le moment… Pas le moment ! Pourtant cela est dit !... Peut- être ne faut il pas y prêter attention… J’ai soif… C’est ce que tu penses, personnellement je suis touchée… Tiens voila un verre d’eau… La table est belle, de la jolie vaisselle sur une nappe orangée et quelques bougies agrémentent le tout. Une légère odeur chocolatée émane du four, où le fondant qui va être servi avec une glace noix de coco se tient au chaud. Elle l’a dit, je lui avais pourtant précisé que ce n’était ni le lieu ni l’endroit… Ah ! Tu le savais ?... Baliverne, ce ne sont que des balivernes !... Tu étais au concert hier soir ?... Le fromage est déposé sur la table. Ne te jette pas dessus, tu oublies ton régime… J’étais au ciné avec des potes, je ne savais pas… C’est quand le gâteau ?... Elle a plombé l’ambiance, j’ai les boules… Alors ton dernier voyage ?... Merveilleux, ce pays est vraiment très beau. Des paysages à vous couper le souffle, les gens très accueillants… Bientôt, prends du fromage en attendant … Tu aurais du te taire… Elle n’est plus là, ses yeux sont clos sous un ciel bleu à vous couper le souffle, un ciel qui envoute par sa force, sa beauté. Il y a un soleil lumineux, irradiant, pétillant, promettant. Cela aurait été dit à un moment ou un autre… En dessous une prairie, parsemée de fleurs des champs aux multiples odeurs qui enivrent les narines, aux couleurs qui papillonnent dans les pupilles. Tu as fait des dessins ?... Oui, je suis en train de finir mon carnet… Le gâteau est servi… Un super film, « le musée des merveilles », unique dans son genre… Tu me le montreras ?... Dès qu’il est fini je te préviens et tu viens à la maison… De la prairie on surplombe un paysage au loin des montagnes, certaines encore enneigées. Ensuite se succèdent, vallées, lacs, rivières. Ce qui la rend merveilleuse c’est sa disposition, car chacun le sait en haute altitude des prairies on en trouve pas. Moi je veux plein de glace… Ton dernier était vraiment très beau, tu devrais les montrer je suis certaine que cela pourrait intéresser… Zut ! Le plat est chaud je me suis brulé… Voilà où mène la contrariété… Elle s’est retrouvée là après une petite marche, guidée par de vieux panneaux de bois pour certains renversés. Hum ! Trop bon la glace coco… Arrêtez de vous chamailler tous les trois, on va bientôt souffler les bougies… En chemin elle a croisé lapins, bouquetins, marmottes, chamois et autres. Et soudain, elle a su qu’elle était arrivée. Tout son être s’est ranimé, animé, éclairé. J’ai besoin de quelqu’un pour m’aider… Si tu veux j’ai un ami qui organise des soirées, je pourrais lui en toucher un mot… C’est quoi ce bruit ?... Mets un peu de beurre sur ta main… Son visage se détend, son corps, son être. Ohé ! Tu ne vas pas rater le gâteau… Elle ouvre lentement ses yeux, prend une grande respiration, un sourire se dessine sur ses lèvres, elle rayonne. On en est où ?... Ah ! Te voilà… On se fait un gros câlin… oui, oui… Regardez, elle a l’air illuminé… Oui, radieuse…

proposition n° 4

Le ciel est bleu, d’un bleu à vous couper le souffle. Un ciel qui vous envoûte par sa présence, sa force, sa beauté. Il y a le soleil posé dans cet espace, lumineux, irradiant, pétillant, promettant… En dessous une prairie, pas n’importe quelle prairie, cette prairie. Prairie parsemée de fleurs des champs aux multiples odeurs qui enivrent les narines, aux multitudes de couleurs qui papillonnent dans les pupilles. De la prairie on surplombe un paysage unique, au loin des montagnes, quelques-unes encore enneigées, et des vallées, des lacs, des rivières.

Cette prairie elle est comme enchantée, elle surplombe les montagnes et chacun le sait en haute altitude les fleurs des champs on en trouve pas. Et pourtant ! Il suffit de marcher un peu, beaucoup, cela dépend de soi pour y accéder. De marcher avec plaisir et d’observer. Par endroit un vieux panneau de bois l’indique. Certains sont à terre, le chemin est peu pratiqué, il suffit de les redresser et sans rien y comprendre ils retrouvent leur verticalité. La marche est belle, facile. En chemin on croise des animaux, lapins, marmottes, bouquetins, chamois et autres… Et soudain, on y est, c’est là devant soi, on est arrivé, on le sait.

Cet endroit il est en moi en nous sous différentes formes, expressions, ce pourrait être une image mentale qui représente un pur instant, de joie, de bonheur, de paix, de sérénité… C’est une image ressource qui s’impose à soi sans prévenir, qui surgit vers la conscience, l’éclaire, l’anime, la ranime. Elle fait du bien, enveloppe l’être de l’intérieur vers l’extérieur. Sa présence donne de la consistance, de la force, de l’espoir. Il est possible de dire qu’il y a avant cette rencontre et après. L’avant paraît creux, vide de sens. L’après est mouvement, circulation, vie. « Est-ce réalité ? »Je réponds sans hésiter « oui », sans l’once d’un doute. Ce sont mes sens qui permettent de l’affirmer. Mes yeux qui ont vus, mon nez qui a humecté, mes oreilles qui ont entendues, ma peau qui a sentie et l’eau de la rivière portée à ma bouche.

Ce qui vient à la suite, c’est pourquoi avoir noté tout cela, l’avoir écrit, partager. D’où vient ce besoin d’écrire, car même si tout cela n’est que songe ou mensonge, qui sait ? Cela vient de soi et par l’écriture réalité. Quelle est la frontière entre le réel et l’irréel par conséquent ? Pour en revenir à ce besoin d’écrire, c’est comme composer une symphonie dont les notes sont des mots qui donne un récit. Des mots qui s’assemblent à des idées, des idées qui font paragraphes, des paragraphes qui font chapitre…

proposition n° 3

La première on la connaît tous ! C’est un conte du XVIIe qui narre l’histoire de trois petits cochons tout rose, qui quitte la maison familiale. Un construit une maison de paille, l’autre en bois et le troisième en brique. Le loup souffle sur la maison de paille et se régale du premier. Il met le feu à la maison de bois et englouti le deuxième. Le troisième, plus rusé arrive à vaincre le loup.

Dans la deuxième, deux générations après. Le petit cochon qui a construit une maison de bois, à la mort de son frère, celui de la maison de paille est terrassé de douleurs. Il entame une thérapie. Un jour après une séance, effondré sur son canapé, la baie vitrée grande ouverte, le loup lui saute dessus et le dévore tout cru !

Dans la troisième, deux générations après. Notre petit cochon à la maison de bois est plus fort, plus raisonné. À la mort de son frère après une brève thérapie, il décide de poser une clôture électrique dans son jardin.

Dans la quatrième deux générations après. Notre héros lorsqu’il quitte la maison de sa mère, se construit une maison en bois. Cette fois-ci ce n’est pas avec des brindilles, non ! Des rondins solides, bien épais qu’un petit feu de bois ne détruira certainement pas. Il ne craint plus le loup et vis une vie tranquille. La morale de cette histoire semble dire que la conscience sauve !

proposition n° 2

Il n’écrit pas, en fait je n’en sais rien. Peut-être a-t-il écrit un livre, deux livres, trois livres ? Je n’en ai pas connaissance. Est-ce important ?

Ce que je sais de lui rien, enfin pas grand-chose. Je sais notre rencontre qui s’est inscrite en moi comme une page d’un livre, comme un roman inachevé.
Je me rends à cette réunion, jour d’automne ensoleillé. Sur le trajet une buse passe devant ma voiture, est-ce un signe ? Je ne comprends pas pourquoi je me rends là bas. Je sais que je dois y aller, une voix me la dit « va à cette réunion », alors je suis en chemin.

Il m’attend prés de la fontaine. Je suis retourné en mon for intérieur par sa présence. Il irradie une certaine puissance presque déstabilisante, pour être honnête elle est déstabilisante. Je le suis, après « un bonjour, on y va ? » Les ruelles sont étroites, de vieux immeubles bâtis, des restaurants, des boutiques et là un porche sous lequel nous passons, au fond une porte, des escaliers que nous empruntons. Dans l’appartement quelques personnes. Nous prenons place autour de la table. La réunion commence, je me prends au jeu, à être là autant participer. Une boisson est servi quelques gâteaux l’accompagnent. La réunion s’achève. Après avoir dit au revoir à tous les participants, je me dirige vers lui, debout vers la porte. Il prend ma main, me fixe du regard. Je plonge mes yeux dans les siens et la une spirale énergétique nous encercle. Elle part de nos pieds et s’élève. Je reste immobile, comme pétrifiée. Il n’y a plus que lui et moi, le reste a disparu. Je n’arrive même plus à savoir qui est qui, nous faisons un. Le temps a disparu, lui aussi. Un bruit, j’ôte ma main de la sienne, nos regards eux ne se quittent pas. Je suis décontenancée, je balbutie un « je dois y aller ».

Une fois dans la rue, je me sens perdue, » qu’est-ce qu’il vient de m’arriver ? »
Une once d’esprit, je me souviens que la boutique de Samuel le fripier de luxe que décrit Tobie Nathan dans son dernier roman se trouve juste à côté. Je décide de m’y rendre, lui seul a peut-être la possibilité de m’éclairer sur ce que je viens de traverser. Je rentre dans la boutique, Samuel m’accueille chaleureusement. Il est exactement comme je l’imaginais à la lecture du livre.
— Bonjour, savez-vous si Tobie Nathan doit venir, aujourd’hui ?
— Il est à côté au salon de thé.
— Merci, au revoir.

Par la vitrine du salon je l’aperçois. Il rayonne. Il porte une veste de velours côtelé dans les ocres orangées. Une chemise en soie verte foncée. Un jean. La classe, il a de la classe cet homme !
Je me dirige vers sa table, je m’assois sans demander la permission et quand même je demande.
— Je peux ? C’est important, je dois vous parler.
— Qu’est qui vous amène ?

Nous échangeons longuement. C’est homme est à la fois simple et inaccessible, surprenant et prévisible. Chaleureux et sauvage. Je me sens à l’aise avec lui et notre discussion et passionnante. Tobie est passion, la passion de son travail, de ses recherches, de ses écrits, de ses idées, des autres, de leurs histoires, leurs différences… Il émane une grande richesse intérieure. Les heures passent, les thés défilent. Thé au citron, a la bergamote, au litchi, gingembre…
La nuit tombe, le salon ferme nous sortons.

proposition n° 1

Le ciel est bleu, d’un bleu à vous couper le souffle, un bleu pur, net, sans nuances. Un ciel qui vous envoûte par sa présence, sa force, sa beauté. Un ciel qui vous fait dire tout est possible, que l’infini est porteur et que l’impossible est une pensée mentale qui rétrécit en soi. Il y a le soleil posé dans cet espace, fier, lumineux, irradiant, scintillant, pétillant, promettant … Pourquoi dit-on qu’il est jaune ? Quelle est donc sa véritable couleur ? Celle de la vie qui brille, celle de la joie dans les cœurs, celle de l’amour qui irradie le bonheur. En dessous une prairie, pas n’importe quelle prairie, cette prairie. Prairie parsemée de fleurs des champs aux multitudes de couleurs qui papillonnent dans les pupilles. Cette prairie est remplie de vie, insectes, mulot, lapins, marmottes, chevreuils, serpents tous les amis des champs sont présents. De la prairie on surplombe un paysage unique, magique de beauté. Au loin des montagnes, quelques-unes encore enneigées. Si l’on se rapproche des vallées, des lacs, des rivières. Cette prairie est ressource, cette prairie est extase.

Assise au bord du précipice, les pieds dans le vide, je surplombe l’immensité du grand canyon. À mes cotés un chef indien. Nous contemplons la vue, cette vue à vous couper le souffle. Le silence entre nous est plein, riche, vivant, vibrant. À des centaines de mètres en dessous il y a la rivière qui file dans son torrent. Elles semblent comme emmurées de part et d’autre par la roche qui s’élève. Une roche de toute beauté aux couleurs du feu, parsemé par endroit d’un jaune ocre comme posé du bout d’un pinceau.Toutes ces nuances de rouge donnent au ciel qui veille sur la scène une intensité profonde, massive. Ce n’est pas un ciel dans lequel on pourrait planer, volé. C’est un ciel épais, dense, soutenant, présent.Je suis dans une grande présence à moi-même, une présence paisible, sincère, aimante, juste. J’ai la sensation d’être toute petite face à cette étendue, d’en faire partie et d’être traversée par celle-ci. Je ressens l’unité et la beauté prendre place en moi. Je ressens la puissance de la nature, du ciel.Je me sens à ma juste place, traversée, irradiée, transpercée, entre terre et ciel dans l’instant présent : JE SUIS.

La nature est belle, elle respire le renouveau du mois de juin, la légèreté. Une chaleur douce accompagne mes pas, les fleurs s’ouvrent à la vie et semblent respirante de joie. Les verts sont tendres, les oiseaux virevoltes et piaillent l’été. Le ciel est vaporeux et inspire la liberté. Après une magnifique plaine, je commence l’ascension d’une montagne. J’emprunte un petit chemin sinueux. Au fur et à mesure que je m’élève la vue est magnifique. Je prends le temps de quelques arrêts, les papillons m’émerveillent, un serpent encore lové, la marmotte qui s’étire de son long sommeil hivernal… Soudain je le vois là, sur le chemin, assis, paisible. Je rêve ! Ce n’est pas possible. J’avance doucement, il reste immobile. Mon cœur bat la chamade, des cris de joie hurlent en moi. Je continue sur la pointe des pieds, il ne bouge pas. À un mètre de lui je m’accroupis et le salut. Je sens qu’il m’invite à venir près de lui. Assise à ses côtés je le détaille, je m’enivre de sa beauté, de sa présence. Je sens son essence me traverser. Je vis un moment d’éternité.



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1ère mise en ligne 6 janvier 2019 et dernière modification le 10 février 2019.
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