lettre n° 4 | semaine visible, semaine invisible

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lettre n° 4

nous sommes 83 cette semaine, bienvenue aux nouveaux

semaine visible, semaine invisible

la semaine dernière, la chance de 2 lectures Stones, la possibilité donc de s'immerger, chercher, se concentrer _ à Pantin pour la fête de la musique, installation sommaire, et l'ordi à plus de 70° quand la pièce est à 34°, mais ça a tenu: plutôt sur mon approche que dans la machine Stones, mais le public était plus côté livre que côté rock _ le lendemain, mercredi, journée en sous-sol à la Maison des auteurs de la SACD Bruxelles, avec une vingtaine d'animateurs d'ateliers d'écriture du réseau kalamé, on a travaillé sur une séquence à partir de Marguerite Duras, puis échange _ le lendemain, sous-sol encore, aux Halles de Schaerbeek, bel accueil, technique impeccable et 2 heures sur les Stones, que j'avais essayé de plus scénariser, en procédant par flash-backs depuis le concert du 25 octobre 1973, la fameuse "Brussel's Affair" _ je m'interroge quand même sur cette notion de "performance" que je mettais en avant: il y a 2 ans, débarquer avec un ordi, des musiques, des vidéos, tout en lisant et parlant soi-même c'était réellement une performance _ maintenant, avec les progrès techniques, c'est une causerie avec appui multimedia, et mon plaisir ou mon défi dans ces lectures n'est pas d'aller à l'extrême de la voix, de la langue (ce qui pourrait se faire en lisant, décomposant, saturant les extraits lu de mon Rolling Stones une biographie, mais plutôt découverte du boulot de conteur, rapport à l'auditoire, digressions qu'on éclate et rassemble, ruptures et comment fabriquer ces espèces de boules noires de non-dit qu'on laisse traverser la salle pour reconstruire l'attente _ à Bruxelles, je n'ai même pas lu un seul extrait du livre _ alors pour les prochaines propositions Stones, s'il s'en découvre, c'est peut-être cela que je demanderai, et que nous aurions peut-être dû tenter dès Bruxelles: format 6 heures ou 8 heures, les gens libres d'aller et venir, le titre de ce dont je parle, 10' par 10', s'affichant sur un moniteur à l'entrée, et moi toutes les 40' une bonne séquence vidéo de 10 ou 12' pour récupérer et relancer, à suivre...

cette semaine, par contre, totale invisibilité extérieure, et pourtant pas encore vraiment répit : il y a le film "La vie par les bords", sur lequel on travaille avec Fabrice Cazeneuve depuis janvier, et combien de séances dans la cour du lycée Fernand-Léger d'Argenteuil, dans les classes, dans les stages, usines, maisons de retraite, nettoiement ou cuisine... jeudi matin 1er visionnage avec les responsables d'Arte documentaire, notre ours est encore bien mal léché, rempli d'angles, un peu long, mais on commence à voir ce qui s'y passe: étrange la façon dont un film, comme un livre, s'ébauche sans vous demander votre avis, depuis son matériau propre _ ajoutons un aller-retour express à Nancy pour retrouver l'équipe Daewoo: la centième représentation pour la reprise en octobre, ce qui se dessine pour la tournée, les changements à intégrer ou pas compte tenu des récents développements, Kamel Belkadi désigné coupable et pourtant pas une once de preuve, tandis que M. Kim Woo Choong s'en est retourné se faire grâcier à Séoul _ le théâtre est un travail d'équipe, mais le livre comporte aussi une phase de cet ordre: le fichier rtf de Tous les mots sont adultes transmis aux bons soins de Sophie de Closets chez Fayard, c'est tout un ensemble que nous allons devoir coordonner, relectures, corrections, dialogues _ ça devait être une simple révision augmentée, en fait j'ai complètement refondu le livre, même si l'approche reste stable: gouffres d'heure, et qu'on ne se demande jamais un seul instant si c'est justifié ou pas _ et une soixantaine de pistes d'écritures, quand même, au lieu des 52 proposées il y a 4 ans, et ici reformulées

en ligne sur tierslivre + tumulte

je relis Les Jours de notre mort, paru en poche chez Hachette, mais sans la mention roman _ j'en avais fait ma page du dimanche il y a une semaine, mais j'ai prolongé la lecture, lors d'un TGV St-Pierre des Corps / Paris, par une approche plus théorique, en ligne sur remue.net et publié par Maurice Nadeau dans la Quinzaine Littéraire du 1er juillet : Le roman peut-il dire les camps ?...
je me suis astreint à une mise en ligne quotidienne sur tumulte : j'ai l'impression que ça m'aide, une sorte d'outil complexe et progressivement multi-dimensionnel, on travaille une face, on passe à une autre, quelquefois très bref chantier, puis un moment plus consistant, soit vers l'autobiographie, soit vers l'écriture, ou le théâtre, voire chemin que je voudrais un peu volontariste vers le fantastique, après une précédente séquence incluant les mêmes composants déjà, autobiographie fictive, presque nouvelle fantastique etc...
à noter : page liens révisée et complétée

prochaines sorties

j'interviens le 7 juillet au colloque des Rencontres photographiques d'Arles, avec Bernard Stieglier et Pascal Convert notamment _ je travaillerai à partir de Paul Valet, Antoine Emaz, Proust et Sarraute, pour dire en 45' en quoi le mot engagement ne m'est strictement d'aucune utilité conceptuelle, le texte de l'intervention sera en ligne sur tierslivre en même temps _ et puis ce sera se remettre pour 2 mois non stop au travail sur le livre Led Zeppelin, avec grande impatience : ces bestioles là ça mûrit dans la tête même quand on ne les a pas sur l'établi _ avec une petite pause pour lecture/concert à Melle (Deux-Sèvres) les 29/30 juillet, sur le violon de Dominique Pifarély, et ensuite la Mousson d'été de Michel Didym, dernière semaine d'août

 

LES MOTS-CLÉS :

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1ère mise en ligne et dernière modification le 26 juin 2005
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