adieu libraire

disparition de Jean Rome


Voilà le mail que je trouve ce matin dans la boîte, et que je me permets de diffuser via la partie publique du site, tant évidemment il nous concerne tous :

Bonjour,

Le libraire qui m’a fait connaître votre ouvrage sur Rabelais s’est éteint la semaine dernière... un fort joyeux compagnon... un libraire de garde, il fermait vers 20 h 00.

J’ai toujours pensé que Clermont et l’Auvergne m’étaient lisible grâce a lui...

Un de ses clients et amis s"appelait Pierre Michon...

Et... sa clientèle était variée... traditionnelle ou marginale... on croisait des journalistes localiers, des auvergnats de Paris, des syndicalistes, de grands médecins, des patrons auvergnats etc..

Un sympathique mouvement.. des fleurs et des mots émouvants collés sur sa vitrine...peut être le dernier du genre la-haut

Avec mes remerciements

Claude Tain (Nantes)

Voilà, pas envie de toucher un mot ni rien ajouter ni préciser. C’est accompagné de trois images, dont un article signé Daniel Martin, là je connais – et dans le suivant le témoignage de François Taillandier. J’ai eu une hésitation : où est-ce que ça se range, dans tiers livre, un e-mail de cette sorte ? Rubrique auteurs et littérature, et voilà.

LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 2 octobre 2008
merci aux 2004 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • Fichtrement émouvant !
    Et tellement autrement que ces "libraires-charcutiers" qui hantent les étals des Fnac, Virgin et autres Leclerc ...Et pourtant, c’est grâce à ces étals que des gens accèdent à DES livres !

  • et cela n’existe pas partout - ici mes deux tentatives en dehors de la FNAC avaient un coté trop rangé et un peu "happy few" et pour la première fois j"ai eu l’impression de ne pas être à ma place.Je devrais peut être insister

  • j’en connais un du même "tabac", encore vivant heureusement... mais bientôt en partance de Paris pour Pau, où il montera une librairie-restaurant...
    alors, faisons lui un peu de pub : http://www.librairie-apsara.com/, rue Daguerre, Paris... pour encore quelques mois.

    Voir en ligne : fgriot.net

  • « éveilleur » et « passeur de livres », des hommages qui font regretter de ne pas l’avoir connu.

  • Je me suis promené deux fois dans Clermont, et une seule fois dans la journée, en septembre 2007, et j’étais arrivé par hasard, curiosité, dans cette librairie très étonnante par les quelques types de livres distincts qui s’y trouvaient essentiellement représentés : l’Auvergne, la libre pensée, littérature ou poésie. Je me souviens d’un gros volume de la correspondance de Chabrier (Fayard je crois), et de ce monsieur voûté, très aimable, dont on avait envie d’apprendre quelque chose. Ma femme voulait acheter pour l’offrir un livre publié chez Minuit, et il avait sorti un catalogue pour voir ce qu’il pouvait proposer du même auteur. La boutique était minuscule, il vendait des cartes postales sur tourniquet devant sa vitrine très étroite. Finalement ma femme avait acheté un livre contre la fessé, j’étais reparti quant à moi avec un petit livre promotionnel destiné aux libraires (distribué 20 ans plus tôt) regroupant des courts textes de Melville, dont il m’avait fait cadeau. Une nouvelle triste, mais que je préfère ne pas avoir ignorée.

    Voir en ligne : Promenade

  • "(je ne mets pas la signature, n’ayant jamais rencontrée la personne qui me l’envoie...)"

    Cher François Bon,

    Quelque chose me chiffonne.
    Un de vos lecteurs vous adresse un mail pour vous signaler le décès d’un des derniers vrais libraires de France (comme on dit "dernier des Mohicans") et voilà que, parce que vous n’avez jamais rencontré cette personne vous ne nous faites pas part de son nom, accordant de fait à son courriel le statut de "lettre anonyme".
    Compte tenu de l’image que je me fais de vous et de l’estime que je vous porte - bien que je ne vous ai jamais croisé ailleurs que dans vos livres et sur ce blog - vous ne m’en voudrez pas de m’étonner un peu de cette attitude.
    Je ne doute pas qu’elle vous soit dictée par de bonnes et louables intentions mais voilà : je ne vois pas lesquelles. Et ça me chiffonne un peu.
    Aurez-vous la gentillesse d’éclairer ma lanterne à ce sujet ?

    Amications trèbienàvouttes et àvoulires
    Di Brazza

  • toujours une valse discrète entre ces messages qui sont correspondance privée et ceux dont on considère qu’ils nous interpellent en tant que communauté

    le nom de l’envoyeur figure discrètement, avec un remerciement, en fin de l’envoi - vous avez raison, je l’intègre plus clairement

  • Cher François Bon,

    Je vous remercie de tout coeur d’avoir tenu compte de ma petite remarque au sujet de l’absence de signature en bas du mail qui vous avait été adressé. Mail que vous publiez très justement tant il est nécessaire de rendre hommage, fut-il posthume, aux vrais gens de métier.

    amications méthodeböscheres

    dB