Rodrigo Fresàn n’est pas une fiction

le Matricule a retrouvé la piste de l’auteur argentin

Il travaille sur un MacBook 15" comme moi, mais son bureau est mieux rangé, et de sa terrasse on aperçoit Barcelone en contrebas. Dans le Matricule des Anges de novembre, on est non seulement capable de mettre un visage sur Rodrigo Fresàn (en attendant qu’il soit dans les archives d’Olivier Roller, qui a fait le voyage aussi), mais on découvre son itinéraire, jusqu’à renverser Borges dans la rue : J’ai encore honte aujourd’hui de ne pas l’avoir aidé à se relever. Il était là devant moi, cherchant sa canne, moi j’étais littéralement pétrifié, je me disais : – Mon dieu, je viens de tuer Borges... c’est fini, peu importe ce que j’écrirai à présent, je resterai toujours LE type qui a tué Borges... Heureusement [...] il n’est mort qu’un an après, ce qui fait que personne n’a jamais fait le lien... Des réflexions du genre Écrire beaucoup, ce n’est pas très différent de lire. Écrire peu, ça c’est écrire... qui prennent tout leur sens quand on vient de finir La Vitesse des choses et qu’on aborde, tout aussi passionnément, Mantra. Merci les anges d’avoir mené l’enquête et fait le déplacement !

© François Bon _ 9 novembre 2008



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