Henri Meschonnic

Henri Meschonnic est décédé le 08 avril 2009.


L’écriture, si elle est vraiment écriture, transforme. La poésie ne célèbre pas, elle transforme. Elle est un mode d’intervention. Non sur les choses, mais sur le sentiment des choses. C’est du sens de la vie qu’il s’agit avec le sens de ce qu’on dit, ou alors on parle pour ne rien dire. Si penser n’est pas intervenir, à quoi sert de penser ? Et le poème est bien un mode de pensée. Son rapport physique à la voix en fait une physique de la pensée.
Henri Meschonnic, entretien avec Jacques Ancet.

Je viens d’apprendre. Juste pour prendre acte.

Les hommages ne vont pas manquer : on lui est tous en dette.

Critique du rythme.

Traduire.

Lire plus densément la bible.


- l’hommage de Jean-Marie Barnaud dans remue.net
- Voir page des éditions Verdier.
- Cet entretien avec Jacques Ancet sur site de la revue Prétexte. De Jacques Ancet, lire aussi comptes rendus de Critique du rythme et de Paroles rencontre (poèmes de HM).
- sur Poezibao : rencontre avec Henri Meschonnic.
- fabula (et suivre liens via leur moteur de recherche).
LES MOTS-CLÉS :

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1ère mise en ligne et dernière modification le 8 avril 2009
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Messages

  • à dire

    ça se parle tout seul

    c’est après

    que j’écoute

    sans comprendre.

    Henri Meschonnic, De monde en monde , Arfuyen, 2009.

    In memoriam à celui qui lut, un soir de 2002, la Genèse en hébreu, puis sa propre traduction, et la traversée du souffle de l’une à l’autre langue.

  • Je n’ai pas tout entendu, mais puisque je suis ce buisson et tout entier visage, infiniment, et à venir, ce soir, je vous pleure en silence... Je ne vous oublierai pas, jusque dans mes recommencements...

    Voir en ligne : Lettres libres

  • Mourir c’est partir un peu .Mais pas si loin : livres inscrivant dans le vivant les questions de fond, celles qui forment glyphes et traces dans les méandres exacts du cerveau

    elle : n’être que naître

    lui : on n’a pas fini de naître/ on crie en sursis/les lèvres suspendues/a des mots qui ne sont pas dits

    elle : mais Perséphone

    lui : l’exode est un arbre brûlé fuir

    elle : et si je laissais tout tu sais tout c’est trop et c’est de plus en plus et tu crois que de trop tout sortira comme d’une enceinte question avec réponse dans le ventre de la question le cri

    lui : j’émigre mes tortures/je suis lui et lui elle et lui

    elle : à bientôt mais elle et lui partent en même temps alors quand