ça se transmet, le web ?

à quelles attentes répondre, et comment ?


Voilà, on est en train de parler de ce qu’on a fait dans nos après-midi. Je note au hasard, j’actualise à mesure en temps réel.

Autour de la table, là on est huit, dont Madeleine Deloule et Dominique Macé.

Prendre les gens où ils en sont : la place que ne prend pas encore Internet sur les équipes, et le regard que portent sur Internet les directions.

Dans l’organisation, ceux qui s’occupent du multimedia, et ceux qui sont censés ne pas être concernés : comment déplacer la frontière ?

Ce qui est intégré dans la pratique quotidienne : la bibliothèque c’est bien pour les livres, et le reste ?

On est entré dans un moment où on est obligé de tenir compte de ce qui existe dans le numérique, y compris dans les acquisitions : c’est comme ça dès maintenant.

Outils professionnels sur Internet : "en musique on est obligé." Comment on réfléchit pour que le public intègre ça dans ses propres démarches ?

Le public averti ne le demande pas à la bibliothèque, et le public non averti ne l’est pas du tout.

Dans le cadre public, on se crée des complications.

Bibliothèque : adulte jeunesse, adulte jeunesse contre discothèque, et maintenant les trois contre le multimedia.

Booster, mais ne pas faire des gens des spécialistes. "On le fait, mais pour soi, on va sur Internet mais ce n’est plus pour le travail."

Qu’est-ce qu’on propose aux lecteurs ? Le public est divers : ceux qui savent, ceux qui savent un peu, ceux qui ne savent pas du tout. De qui on s’occupe ?

Ateliers Internet : atelier informatique, windows, traitement de texte – des choses de base... Pour avoir une idée de ce qu’on peut faire, il faut nous qu’on s’y mette.

Autre dimension : comment faire découvrir aux lecteurs le bouillonnement permanent ? Dans les bibs, le service multimedia nous dit : les consultations c’est assez misérable.

De proche en proche, découvrir ce à quoi on n’a pas pensé.

Les blogueurs ont quelque chose à dire. Les bibliothécaires, on sait aller chercher une information, mais qu’est-ce qu’on a à dire dessus ?

Le blocage qui existe partout, un manque de confiance de la part des bureaux d’études : Saint-Ouen, bibliothèque neuve, 35 postes bridés, "garantissons-nous contre les excès".

Aspects service : demande de formation sur Excel, Word, pas la mission de la bibliothèque, l’essentiel de la demande de formation c’est la bureautique.

Aller vers le public avec l’outil : poser la question de l’accès aux documents numériques littéraires, qu’est-ce qu’on installe, qu’est-ce qu’on fait comme demande y compris financièrement ?

Pour le public : comment découvrir la richesse de la création sonore, littéraire ? Comment échapper à la notion de service ? Pour le livre, on est pas dans le prêt et le retour, on est dans comment le lecteur peut découvrir, pas qu’on vienne simplement chercher ce qu’on connaît. Pourquoi on ne pourrait pas le faire pour Internet ?

Répartir les postes dans différents lieux : on les regroupe uniquement pour les surveiller.

L’informatique c’est fait pour faciliter la vie des gens, nous on la leur complique. On propose aux gens de faire des recherches, mais on leur interdit d’archiver leurs recherches. Ils nous demandent des feuilles pour recopier leurs recherches.

Les gens nous demandent un traitement de texte, on n’en a pas. Ils nous demandent un traitement de texte en ligne, on y va, mais il faut un identifiant : sur nos ordis ça ne passe pas.

Vous allez équiper votre établissement en multimedia : quel projet voulez-vous mettre en place ?

Pour une partie de nos lecteurs, ça reste effrayant.

Tenir compte du fait qu’on a une population qui n’a pas les moyens...

La difficulté de "tomber dessus" : quand tu fais ton chemin dans la bibliothèque, tu trouves ce qui répond à ton attente. Mais sur le Net ?

Faire que l’écriture / lecture réseau fasse partie du B A BA de la bureautique.

Quand j’ai commencé la profession, on faisait visiter la bibliothèque à tous les nouveaux inscrits.

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1ère mise en ligne et dernière modification le 17 avril 2009
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