publie.net se fait remarquer

c’est que publie.net ferait parler de l’aventure...


On était en bonne place dans le dossier livre numérique du Nouvel Obs (merci Camille Tennison), mais ces jours-ci plusieurs sites se font l’écho de la démarche de publie.net. Ainsi :
- bibliofusion, depuis la bibliothèque universitaire de Laval (Québec), Pierre Chicoine incite ses collègues à s’abonner aussi, on ne va pas les dissuader ! (et tout prêts à nous ouvrir à autres auteurs québécois, comme on l’aimerai de suisse romande : pas concernés par la hiérarchie façon hexagonale)
- eBouquin, un des sites les plus actifs pour suivre les pistes des nouveaux supports (sans compter très belle adaptation wordpress) – eBouquin signale aussi le blog de nos partenaires L’Immatériel
- artishoc, via Guillaume Gesvret, insistant sur « le risque »...
- relais aussi sur les incontournables que sont La Feuille et teXtes.

Mais d’autre part, de plus en plus régulièrement – et c’est important pour nous –, l’accueil critique direct des textes publiés, ainsi, en vrac :
- Mahigan Lepage sur La Mancha de Jérémy Liron et Arnaud Maïsetti, ainsi que Lignes de fuite
- Béatrice Rilos sur 10 fois en moyenne de Sarah Cillaire
- Martine Sonnet sur Roman de Joachim Séné
- Joachim Séné sur En attendant Pollock d’Armand Dupuy, qui donne d’autres documents d’accompagnement sur son propre site (voir aussi Terre à ciel mais aussi chez Jérémy Liron...)

Vous commencez à comprendre pourquoi le projet s’appelle coopérative numérique ? J’assiste en spectateur à ces liens tissés, ces renvois qui toilent la dynamique... C’est l’interaction des sites personnels des auteurs et du site de téléchargement qui agit à rebours sur l’écriture. Écrire et publier sur le nouveau support induisant qu’on lit autrement, et sérieusement, les autres...

Et j’en oublie probablement, ainsi ces notes sur l’édition numérique par Arnaud Maïsetti, La vie dangereuse de Philippe Maurel sur notre revue d’écriture numérique D’ici là (évoquée aussi chez Brigetoun et Pierre Coutelle), ou Bruno Fern dans Poezibao sur Précipités de Claude Favre...

Ou peut-être l’écho le plus discret mais le plus curieux chez ce chercheur-esthète du web qu’est La Grange...

C’est aussi l’actualité éditoriale des auteurs accueillis sur publie.net, installant définitivement dans leur bibliographie les textes parus sous forme numérique, ainsi cet entretien avec Marc Pautrel, ou les 2 livres à paraître de Cathie Barreau chez Laurence Teper...

Ou ce que reprennent d’autres auteurs blogueurs, ainsi Eric Dubois, Nicolas Rithi Dion, Laurent Herrou...

Fred Griot, qui m’épaule dans l’aventure, vient d’envoyer une lettre aux 105 auteurs qui nous ont confié 230 textes : un peu plus de 9000 visiteurs/individuels par mois en moyenne, qui téléchargent désormais chaque mois un peu plus de 130 textes. Mais chaque mois nous rejoignent aussi de nouveaux abonnés, puisque pour 65 euros/an (moins les 19,6% de TVA si vous êtes hors UE) vous avez accès à la lecture en ligne — nouveau feuilletoir en test, plus rapide, plus ergonomique, enrichi – de la totalité du catalogue, et 95 euros/an si vous souhaitez téléchargement sur Sony, CyBook, iPhone. Et liste désormais consistante de bibliothèques municipales ou universitaires (en souhaitant que s’y mettent aussi les écoles d’art, les centres de documentation pédagogique, les instituts culturels français à l’étranger- qui considèrent importante cette ouverture sur la création contemporaine, selon un modèle radicalement lié au nouveau support... Discussions passionnantes sur les modèles à construire en bibliothèques (catalogages SUDOC ou UNIMARC, c’est fait, accès à distance et identification lecteurs, pérennité des ressources dans le concept de lecture en ligne, etc...).

On apprend beaucoup, la déclaration fiscale de l’EURL pour 2008, tout en provisionnant la moitié de la recette pour distribution auteurs, la TVA trimestrielle, l’inscription AGESSA comme diffuseur : on est assuré désormais du cap 2010 rythme marathon, mais avec la ferme impression qu’à chaque pas se confirme qu’on a fait choix de survie, pour ce qui concerne la part de création d’aujourd’hui qu’on défend. Merci à tous.


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 3 mai 2009
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Messages

  • L’Internet est une bien belle invention, mais si vous n’étiez pas intervenus pour la justifier, je crois qu’elle serait tombée dans l’oubli !

    À chacune de vos interventions, auteurs, éditeurs, relecteurs, maquettistes, graphistes, vous laissez des traces qui marquent, mais qui me seraient illisibles si elles ne venaient pas de vous, amis contemporains.