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l’ensemble du catalogue publie.net sur ePagine.com


Se procurer directement chez son libraire des textes numériques ? ePagine.com est une société issue de titelive.com, développée à partir des librairies Gallimard. Ils sont allés progressivement dans la montée en pression, mais proposent aujourd’hui 1043 livres provenant de plus de 30 éditeurs. Cela signifie que depuis les sites des libraires associés à ePagine on peut dès à présent télécharger l’ensemble des 192 titres de publie.net. Pour nous c’est vital : démultiplier les points de diffusion. Pour les libraires associés à ePagine [1], un changement de concept : devenir de réels partenaires pour la diffusion des abonnements au site, devenu cabinet de lecture, poumon de la création contemporaine, renvoyant à leur propre travail de défense du contemporain. Et la possibilité d’en diffuser l’accès auprès des bibliothèques et médiathèques de leur clientèle. Voir la page d’accueil ePagine, l’ensemble du catalogue publie.net, téléchargement au même prix que sur notre propre site. On compte dans quelques jours donner d’autres nouvelles du même (coup de) tabac.

[1dans cette première phase de test, quelques historiques, Le Divan, Librairie de Paris, Kleber, Delamain, Vent d’Ouest, L’Alinéa... et plusieurs dizaines d’autres dès septembre.

LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 7 juin 2009
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Messages

  • Il faut saluer cette entreprise éditoriale, pratiquement seule planche de salut pour des écritures en marge et qui n’intéressent pas les éditeurs traditionnels trop préoccupés par l’événementiel à court terme et la non-littérature des people.

  • Je vais atténuer mon dernier propos : il y a encore des éditeurs traditionnels qui prennent des risques à publier des auteurs pas toujours faciles d’accès.
    Le problème n’est pas dans l’édition mais dans la manière que les médias relaient les informations, les oublis, les omissions volontaires ou non. Il y a surenchère d’information à propos de tel auteur, tel livre aux dépens d’autres
    qui ne profitent pas ou peu des coups de projecteur médiatiques mais heureusement Internet propose autre chose avec les sites et les blogs.

    • Oui, et il y a aussi "des écritures en marge" qui ne trouveront d’issue ni dans l’édition traditionnelle, ni dans l’innovante.

    • je comprends l’allusion, Mathieu, mais elle arrive alors qu’une après-midi de plus on a brassé et rebrassé pas mal de questions de cette sorte :
      - une démarche d’édition numérique doit se situer sur le même terrain que l’édition tradi, affirmer un catalogue, une démarche, le web est large – il y a bien des plate-formes, de m@nuscrits à lulu.com qui ratissent à la quantité, nous on a choisi un terrain inverse, d’affinités, de mise en avant des enjeux de langue
      - la partie émergée de l’iceberg c’est métaphore facile, mais dans l’étape où on est chaque conquête ou franchissement technique c’est des dizaines et dizaines d’heures développement et solidification - et c’est encore multiplié dans le cadre des questions complètement innovantes posées par l’accès bibliothèques, et le "relationnel" du texte (annotations, recherches, navigation d’un texte à l’autre, intégration des métadonnées dans les catalogues) – alors on va doucement, on met progressivement en ligne des textes qui nous semblent en relation avec notre démarche, avec une volonté de diversité, d’écart, mais l’éditorial (et encore je ne parle pas de la paperasserie et des contraintes pour une eurl en France) on le fait à mesure, lentement, et bien conscients d’avoir toujours sur la table une quarantaine de textes en stand-by
      - plus au fond encore, si au début on est parti d’un schéma de mise à disposition d’archives textes d’auteurs, et d’inédits ou textes laboratoire, le changement dans les usages et les supports (le feuilletoir en ligne de l’immateriel-fr est une révolution, même si désormais nous ne sommes plus les seuls, loin de là, à aller dans cette direction), et l’évolution très rapide maintenant des "liseuses", fait que la question centrale c’est une écriture nativement numérique, et non pas ce qui s’écrit selon les schémas de ce qui pouvait être publié par les éditeurs traditionnels du "contemporain", lesquels sont tous contraints de réduire la voilure
      - ce sont ces questions qu’il faut poser sur le fond : la littérature a toujours constitué ses formes en étroit rapport avec les modes de production et circulation du langage dans sa représentation et son interrogation du monde – aujourd’hui on ne "lit" même plus le journal, chacun se fabrique le sien propre en temps réel avec sa sélection de flux rss - il en va de même pour les blogs et la création littéraire qui déjà y a pris socle
      - alors aucune porte fermée à publie.net, mais dans ces questions de rythme, de technologue qui nous requièrent énormément, mais véritablement grisantes quant aux enjeux, et l’interrogation de formes littéraires où probablement nous allons pouvoir aller de plus en plus loin dans l’intégration de la spécificité numérique
      - et c’est déjà probablement notre meilleure récompense que le côté très novateur de ce que nous mettons en ligne

      bien cordialement, crois-le

    • je restitue cette proposition, qui va dans le sens de ce que je posais :
      "…une démarche d’édition numérique doit se situer sur le même terrain que l’édition tradi…" et, n’étant pas très à l’aise avec cette formule "des écriture en marge", j’ajoute une étourderie de Jean Luc Godard, entre "tradi" et "bookmaking" : "c’est la marge qui tient les pages." Salut