how to write, Mr Winckler ?

nouveau blog d’écriture de Martin Winckler


Depuis La maladie de Sachs, Marc Zaffran, alias Martin Winckler est présent sur Internet, et si son site n’est pas toujours mis en avant dans notre blogosphère littéraire, c’est pour ce qui lui est spécifique : oeuvre ancrée dans la lecture sociale du corps par le biais du médecin, dépositaire d’une pratique à lui-même en partie énigmatique comme dépositaire d’une autorité symbolique malmenée par la société marchande et ce qu’elle en fait, des corps.

Dans ses chroniques radio, comme dans son blog, c’est souvent le médecin qui s’affirme avant l’écrivain – quand bien même les deux sont si indissociables chez lui – c’est son blog sur passeport santé.

Alors saluer le lancement d’un blog centré sur l’écriture : Chevalier des touches, sous-titré blog pour écrivants.

On y trouvera les étranges rencontres du docteur Winckler le soir dans les stations de métro de Montréal. Mais on y trouvera une interrogation plus centrale : et si, dans la situation restreinte faite à notre langue, porter nos interrogations plus loin supposait d’écrire directement en anglais ? Et j’ai l’impression qu’il ne perd pas son temps en route, le toubib : dans quelle langue écrivez-vous ?, et je ne cafarde pas le titre du livre dans lequel il était si plongé, sur ce quai de métro, qu’il a failli ne pas me reconnaître)...

Quant au problème : est-ce que la présence intensive d’un écrivain sur le web est préjudiciable à la lecture de son oeuvre imprimée ? Mettez le nez dans deux pages consécutives du Choeur des femmes, réponse assurée trois nuits plus tard – et c’est bien d’ailleurs la définition du roman par d’Alembert, la plus culottée, mais la plus radicale : un livre qui donne envie qu’on le lise vite. Et que ce n’est pas donné à tout le monde, ami Marc, qui le sait.

 

Photo : université de Montréal (UdeM) où Martin Winckler est depuis février dernier chercheur invité, et donne cours d’éthique médicale le jeudi – étrange chose pour nous deux de se retrouver ainsi voisins... (Mais à mon étage, pour cheminer vers lui, Benoît Mélançon, le CRILCQ, Catherine Mavrikakis, Michel Pierssens, Stéphane Vachon, Jean-Michel Salaün : exil solidement et généreusement peuplé !)
LES MOTS-CLÉS :

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1ère mise en ligne et dernière modification le 20 septembre 2009
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