numérique, édition, librairies, bizarreries

y a-t-il un tel danger à ce que les éditeurs proposent directement leurs livres sur le web ?


Dans Le Monde d’hier (10 février), signé Jean-Baptise Chastand, un article précis et fourni sur Livre numérique : éditeurs et librairies se battent pour sauver leur place, dont le titre est à la fois explicite et allusif. Explicite, parce que c’est bien d’existence globale dont à terme il est question, allusif, parce que poser la question de cette façon c’est déjà savoir comment le pragmatisme du capitalisme sauvage y répondra.

Et que ce n’est en aucun cas le livre numérique qui est en cause, mais une mutation bien plus profonde de notre relation même au monde – dont les usages culturels ne sont qu’un des miroirs ou reflets, là où les usages artistiques sont impliqués de façon plus nodale dans transmission, représentation et mémoire, mais n’ont pas automatiquement vocation pour autant à cristalliser sous forme commerciale ou industrielle. Provocation ? Que non – et, quant au fond de ce rouage aussi décisif, lire les textes d’Artaud sur le Mexique.

Est-ce que cela même nous concerne, en tant qu’auteurs ? Personne, dans l’édition ou la librairie, ne nous demande notre avis. Et pourquoi ils seraient consultés, les auteurs : profession morte, qui ne s’exprime pas, qui attend, reste soigneusement à distance d’Internet en se disant que ça s’arrangera bien un de ces jours – vous avez vu quelque part une discussion collective concernant les avenants numériques proposés en masse par les éditeurs ? A leur décharge, il suffit de faire les comptes : la littérature générale doit compter pour un petit 35% dans le marché du livre, soit probablement un petit 18% pour la littérature française, dont les 2/3 doivent être assurés par une trentaine de titres à grosse vente : si en tant qu’écrivains on représentait une certaine caution symbolique, on l’a perdue avec la clé du coffre. Je n’ai pas plus à voir avec la chaîne du livre que réciproquement.

Et l’autre acteur manquant, c’est Internet lui-même : le monde des bibliothèques, formé à la médiation et à la technologie, disposant d’une place de plus en plus moteur dans les rouages de la transmission sociale de la culture en général, et la littérature en particulier, mais aussi les sites littéraires. Quand même, et sans qu’ils aient tous 10 ans de service comme remue.net, une activité de régulation et prescription de plus en plus décisive. Le web n’est pas une planète virtuelle, il est la somme d’usages virtuels dans nos pratiques les plus quotidiennes, et ancrées à ce titre dans notre environnement social et urbain le plus immédiat. Les libraires qui font l’effort de tenir un blog savent bien comme immédiatement cet outil de proximité s’insère dans les usages web des clients physiques de leur magasin.

 

Un éditeur peut-il vendre directement ses livres numériques ?


La vente directe, une hantise. Concrètement, tout le monde le sait : informatiquement, une fois que la base de données éditeur est créée, avec les accès catalogue, le circuit de commande pour les professionnels, en trois clics on peut valider un système de vente directe, et c’est déjà le cas. Tout est en place sur tous les sites – mais justement, sans appuyer sur le bouton rouge de la validation, pour combien de temps ? (Nota : voir commentaire ci-dessous, Editis rejoint Hachette dans vente en ligne directe.)

Ainsi ePagine, lorsqu’on clique sur un titre de leur site bien sagement replié sur le livre homothétique vendu juste un peu moins cher que le livre papier (sigh...), ne vous propose pas le téléchargement, mais vous donne la liste des 21 librairies (sigh, bis...) chez qui vous pouvez l’acheter, alors que – paradoxalement – le site de la librairie n’est qu’une implémentation du site ePagine lui-même, et que le texte téléchargé vous proviendra directement de ePagine (et que de toute façon le prix restera le même, puisque fixé par l’éditeur, indépendamment du nombre d’intermédiaires, bataille d’ailleurs désormais gagnée au plan international après l’affaire Macmillan/Amazon).

Mais apparaissent d’autres agents : parmi les librairies en ligne, pas seulement les mastodontes à l’efficacité redoutable (y compris parce que des libraires de qualité, comme Vent d’Ouest à Nantes, sont greffées sur amazon et en relaient le service pour les livres pointus, dont ne s’encombre pas le grossiste) – le prix unique est déjà une fiction même si personne n’ose le dire à voix haute. Alors prendre au sérieux que des acteurs de qualité (voir utilisation par bibliosurf de la même base ePagine, ou l’immatériel avec 5000 titres numériques en catalogue) s’installent dans le paysage, tout simplement parce qu’ils ont fait l’effort technique d’apprendre mots-clés, métadonnées, algorithmes et surtout techniques de propagation web 2.0 pour une clientèle qui les fréquente comme un commerce de proximité dans le grand village virtuel où de toute façon nous sommes déjà pour tant de nos usages sociétaux, culturels, intimes.

Un éditeur n’aurait pas le droit de tenir librairie ? Mais il y a des décennies qu’ils le font... Historiquement, le paysage éditorial s’est même en grande partie constitué depuis le métier de libraire-imprimeur. Tous les éditeurs ont leur librairie, Gallimard, Flammarion, Fayard, même aux éditions de Minuit on peut entrer au rez-de-chaussée et acheter directement un livre du fond. Aucun libraire, ni leur Syndicat, pour s’en émouvoir : c’est que la librairie en dur suppose la proximité physique. Dans le village virtuel tout pareil, rien de plus simple que d’aller acheter un Fayard chez Fayard, si on sait ce qu’on cherche. Rien de plus compliqué que d’y arriver si on ne le sait pas, tandis qu’un site de libraire, lui, vous guidera et vous suggèrera, peut même vous proposer un dossier entier, multi-éditeurs, sur l’objet de votre recherche.

Coupage de cheveux en quatre ? Non, mais juste pour poser la question du réseau. Une librairie de ville, c’est une communauté (allez voir à Bordeaux ou Toulouse, où voisinent des librairies très différentes). Et, dans cette communauté, le libraire crée sa différence et sa pertinence par sa sélection (composition du fond, composition des tables, déambulation-navigation-repérage dans l’espace physique de son établissement) et sa prescription : le contact, répondre aux demandes parfois les plus vagues (ils ont tous des histoires incroyables au quotidien à vous raconter là-dessus). Alors la limitation que s’imposent artificiellement les éditeurs ressemble bien à se couper soi-même la main...

C’est déjà glisser vers les principales fonction d’une activité réseau, et de quel lieu virtuel elle part : repérage, navigation, prescription. Les outils de médiation auparavant se structuraient via des supports symboliques distincts : la presse littéraire constituait une sélection critique plurielle reprise à la fois par les éditeurs et les libraires pour la transformer en prescription et achat. Le web a déjà déplacé radicalement cet équilibre, puisque avant achat, et même avant de se rendre chez le libraire, on a déjà recomposé pour le livre qui nous intéresse un réseau de liens, site de l’auteur, ressources éditeur, fréquence et diversité critique, podcast et émissions radio, état des prescriptions dans les autres vecteurs de vente.

La question : on comprend bien, à lire la réflexion du Monde, la pression actuelle pour maintenir un barrage artificiel sur la vente directe. Artificiel, parce que certains des agents décisifs du paysage (Numilog/Hachette par exemple, et partiellement Editis), n’entrent pas dans le jeu, mais aussi parce que les difficultés internes du système actuel font que les petits éditeurs de création, mais aussi les éditeurs de guides de voyage, les éditeurs techniques, les ressources dictionnaire et encyclopédie – qui tous ensemble fondaient encore il y a 20 ans le visage de la librairie – ont déjà migré.

Si je vais chez Mollat à Bordeaux pour la qualité de ses podcasts, bien sûr j’aurai plaisir à télécharger ou commander plutôt chez lui, ou chez Ombres Blanches s’ils m’ont aidé pour une biblio cinéma : tout simplement parce que je serai déjà sur le site, par sa seule attractivité et compétence. Le numérique est définitivement hors sol, et il n’y a aucune hiérarchie dans les points d’accès. Et encore moins de barrage d’accès artificiel si le numérique, qui pour l’instant tient si peu de place dans l’économie d’une librairie, peut s’offrir chez l’éditeur sous forme d’abonnements, ou service de lecture en ligne sur 3 semaines avant parution, ou téléchargement de chapitres séparés, ou accès joint à ressources vidéo ou audio etc, qui seraient à l’inverse noyés et inaccessibles dans le site d’une librairie implémentée sur un hub global. Je rêverais d’un accès payant aux archives numériques Corti, indexé sur le nombre de pages ou de titres que j’aurais lus : rien de plus simple à eux que de répercuter à leurs auteurs.

Pourquoi insister sur la question : qu’est-ce qui fait cette étonnante bonne santé des librairies qu’on aime, sinon justement cette distinction de service : repartir avec un livre qu’on ne cherchait pas, repartir avec un livre qu’on n’aurait pas rencontré sans le libraire ? Que tous les éditeurs vendent en direct, est-ce que ça ne serait pas justement pour les libraires le plus qui pourrait assurer paradoxalement leur existence dans la profusion numérique : créer un abonnement mensuel qui vous donnerait accès, à domicile, à 4 titres pour votre Sony ou autre eReader, plus un que vous choisissez. Ou, comme Dialogues à Brest, associer version numérique et version papier dans le même acte d’achat. Ou installer sur le site du libraire – ou physiquement dans le magasin – une borne de téléchargement avec les suggestions libraires pour la BD, les essais, le roman etc...

Autres artifices, regardez les mises en garde (exemple chez Dialogues – et ce n’est pas de leur faute ! ici : DRM (plus lien vers l’aide !), limitation à 4 copies (et quand vous changerez de machine ?), plus l’incroyable « copier/coller limité à 10 lignes » (parfois même carrément interdit) – non mais vous imaginez, pour un livre papier, la mention « surlignage limité à 10 lignes » ? – ou « prêt du livre interdit à plus de 3 de vos proches » ? Ou mon cher vieux Bergounioux, qui, lorsqu’il lit un livre, n’a jamais pu s’empêcher – selon ses mots – de l’extraire : interdit en numérique, alors que c’est le fond de nos usages en lecture dense ? Cautères sur jambes de bois. Ils déconstruisent que le numérique soit objet de désir, le désir ira circuler ailleurs, pour ce que Barthes nommait plaisir du texte.

Sans compter que les acheteurs se retournent vers le libraire – et non l’éditeur – pour le SAV, et que les amis libraires qui n’étaient déjà pas très chauds pour la prescription numérique arrivent vite au demi-tour (je ne donne pas les chiffres, mieux vaut pas – mais à publie.net on traite ça nous-mêmes !).

C’était juste pour cela, ma remarque : à toujours raisonner en terme de barrage et de mises en garde, on passe à côté d’un chemin plus périlleux, mais potentiellement bien plus créatif, le fait que le produit lui-même change. Informatiquement, on pourrait même disposer chacun de sa bibliothèque numérique sur le serveur du libraire (et ça ne coûte rien, trois pommes, qu’on arrête ce discours du chantage à l’investissement, parce qu’ils ne savent pas choisir leurs prestataires web ou parce qu’il s’agit avant tout de chasse à la subvention), avec pourquoi pas chaque mois le droit de lire 5 ouvrages limités à 1 mois parmi les nouveautés, choisis parmi quelques dizaines sélectionnées par le libraire, et – si c’est via iPhone ou liseuse avec wifi, sans même que le fichier source quitte le site de l’éditeur...

Tout est ouvert, tout est à faire, mais au lieu de ça c’est des barrages seulement qu’on se préoccupe. Seulement voilà, ces barrages-là, ça ne tient jamais vraiment longtemps.

 

oui, le livre numérique ça fonctionne


Pour une fois, dans la masse de ce qu’on lit sur le sujet – c’est vraiment devenu un sujet inversement proportionnel à son importance économique actuelle –, cet article du Monde touche d’autres points sensibles.

Ce qui est irréversible : même avec ces eReaders qui sont des dinosaures du futurs, lents, rigides, affichage en gris, préhistoire des formats et mises en page, quand on a pris l’habitude de s’en servir on trouve le service rendu, et l’ergonomie, bien supérieurs au livre papier. Le temps qu’on la branche sur l’ordi pour mise à jour des articles ou textes à lire, on oublie qu’il y a une batterie à recharger, et un petit sac congélation ZipLoc permet de lire à la plage ou dans une baignoire. C’est sa bibliothèque qu’on emporte avec soi, ses notes personnelles, et des fonctions de lecture (annotation, surlignage, signets, moteur de recherche) qui nous manquent évidemment quand on revient au livre. Et conséquence de la pauvreté de l’offre : déjà une circulation parallèle de centaines de titres et ouvrages, parce qu’on aime les lire et que les éditeurs ne nous les proposent pas. Rare que la Sony PRS-600 ne soit pas dans mon cartable pour le bus ou les attentes, et le soir pour mon rendez-vous Saint-Simon.

Maintenant, c’est dans un paradigme plus vaste : nos usages de l’ordinateur ne cessent d’évoluer. La machine, laptop, netbook, ou place de l’ordinateur familial, est un outil de proximité dont l’usage a de longtemps rompu avec la notion de seule utilité. On y regarde des films, on y a son courrier, une part de la vie sociale ou familiale directement sur face book. On s’y informe. Fait nouveau : on y consomme des services payants. Même avec peu de ressources payantes (pour ma part, entre autres, abonnement lemonde.fr, et mon accès spotify avec ressources considérables et pointues qui sont une vraie découverte), avoir intégré dans l’économie directe de l’usage web que cela inclut du payant.

En ce sens, sur notre publie.net, aucune gêne ou honte à solliciter contribution lorsqu’il s’agit de textes de qualité, qui ont supposé en amont une préparation d’édition de même exigence que la préparation papier, avec des systèmes d’accès fiables (et donc que nous rémunérons), mais qui permettent la lecture dense ou la lecture longue, et – mais ce n’est même pas la raison fondamentale – nous permettent de rémunérer l’auteur (à 50/50, décision de départ). Mais textes qu’on rencontre via le web, qu’on se procure via le web, et qu’on utilise avec les outils web (l’arrivée des tablettes servira encore d’amplificateur) : et on se retrouve presque comme un libraire de ville, mais une ville constituée des passants sur nos communautés face book, blogs, twitter etc.

Mais que lisons-nous ? Un texte nu ou illustré, parce que c’est la forme que le livre papier savait seulement faire ? Ou bien souhaitons-nous réouvrir la notion même de texte dans ce qui a fondé son émergence et sa stabilisation : être reçu à distance, transmettre, créer l’écart et structurer la mémoire dans la curiosité ou l’effroi du monde ? Alors, radicalement, la notion de livre se réouvre (Roger Chartier dans le Monde récemment, soulignant qu’il ne s’agit pas d’une mutation renvoyant à l’apparition de l’imprimerie, mais bien au passage du rouleau au codex).

Là aussi, c’est l’usage massif du web, et même antérieurement à l’adolescence, qui devient le lieu recoupant l’appel originel de littérature. Ce que nous avons à investir, pour le constituer en champ critique, en champ imaginaire, en champ de pensée et de représentation, c’est le champ même des usages du web. C’est là où la responsabilité du système éducatif et de la lecture publique devient la médiation initiale. Mais là aussi où les industries culturelles (puisque le livre relève désormais aussi de cette appellation dans le découpage ministériel) doivent trouver leur point de départ, et leur justification.

La lecture se pratique différemment, sur d’autres temps et longueurs, avec d’autres modes de fiction par rapport au monde ? C’est de toujours son histoire, ou l’histoire de ses ruptures.

La notion d’écrivain ? Elle date du 17ème siècle. Celle de l’écriture comme métier : bien plus récente, et n’a jamais été un critère pour les écrivains qui nous sont le plus nécessaires. Et pour ceux de ma génération : de quoi avons-nous vécu, vous croyez que c’est des ventes de nos livres ?

C’est la conclusion de cet article du Monde : a-t-on même encore besoin d’éditeurs ? La fonction de prescription symbolique, l’appropriation des outils de recherche, de diffusion d’information, le rapport des contenus à leur rémunération en tant que service, rien de périmé. Mais rien qui soit inaccessible à des structures minuscules : ce n’est pas lié au numérique, beau temps que la poésie, par exemple, ne vit que par cette activité quasi miraculeuse d’éditeurs minuscules, et qui n’en ont jamais fait industrie.

Et ces sites qui deviennent pour nous des compagnonnages de réflexion et d’invention avec la même passion qu’on avait autrefois exclusivement pour les livres, les photographies, les émissions de radio ou de télévision, les soirs au théâtre, ils ne sont pas des démarches aussi complexes, et esthétiquement significatives, que les anciens vecteurs – dont la pérennité et la coexistence, d’ailleurs, ne sont nullement en cause ? Poser la question c’est y répondre. La pérennité de structures industrielles très récentes, et devenues telles uniquement par le côté provisoirement massif de pratiques culturelles supposant un processus complexe de fabrication et de diffusion, n’est pas forcément un a priori.

Oui et oui, tous les curseurs se positionnent autrement. Profusion : alors bien sûr insuffisance des modèles basés sur l’unité, l’exemplaire. Une autre économie se crée progressivement, incluant le furetage, la bibliothèque immédiatement présente. L’enjeu pour nous, auteurs : que nous allions sur ces chemins sans rien perdre de ce qui nous fonde. Et le paradoxe : qu’il y a ici suffisamment d’invention pour qu’on y trouve notre compte (même financièrement – tenez, ce midi, un ami éditeur québécois disant qu’il propose à ses auteurs, pour la diffusion numérique d’ouvrages vendus moins cher que le papier, non pas un pourcentage différent, mais la même somme en valeur absolue). Et même, à se retrouver sur ces chemins, l’impression qu’on est exactement là où travaillaient avant nous les auteurs qui ont compté le plus, y compris dans la quotidienneté de l’écriture, dans l’échange social (les 3000 lettres de Beckett, les mardis de Mallarmé), dans la pluralité des strates de l’écriture.

Il y a de la place pour tout le monde, et tant mieux. Mais, à lire si souvent ces permanents traités de méfiance, à constater comment toute une génération d’auteurs s’éloigne lentement de ces terrains d’affrontement esthétiques, de réflexion sur nos usages, s’éloignent tout simplement de la fable du monde, là où nous inventions nos récits – tandis qu’une génération née par les usages web occupe progressivement le terrain, à constater – pour les lettres uniquement, d’ailleurs – la désaffection totale des universités, l’enracinement de plus en plus absurde sur d’anciens modes de colloques et parutions, pour conséquence un retrait de plus en plus total du champ des idées, mais ça aussi ça finira par basculer : les profs actuels finiront bien par partir à la retraite etc.

Au fond c’est peut-être ça et seulement ça : qu’aucun de nous n’est capable du travail de deuil, de ce qui a fait probablement le meilleur de notre vie. Mais, là où toutes les lampes d’alerte s’allument en même temps, trop souvent le sentiment qu’on s’y prend à l’envers : il y a un paysage inconnu, mais nous sommes déjà ses habitants. Alors mettre des palissades à trois mètres d’où déjà nous sommes, ou tout simplement aller y voir ?


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 11 février 2010
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