Québec, adieux | 6, "peuple aisé à dompter"

de ce que vit Jacques Cartier


Ce qui n’a cessé de me surprendre, cette année – alors que je pratique bien sûr et depuis si longtemps littérature russe ou est européenne et même quelques autres – c’est comment le mythe américain était ancré en nous, servait de prisme pour s’approprier la surdimension des paysages, mythe à quoi probablement chaque époque et chaque art a ajouté, mais qui, pour ceux de ma génération, tient à une infinité mi oubliée de romans d’aventure, Le dernier des Mohicans (ou Atala bien plus tard, mais au même endroit) n’en étant que le plus significatif. Et peut-être Maria Chapdelaine, de ce jeune écrivain français venu passer 20 mois au Canada et y trouvant une mort prématurée – ce qui ne fait pas de Louis Hémon un écrivain québécois pour autant (je ne dis pas ça pour eux, les Québécois, qui ont aussi nationalisé d’office Gabrielle Roy, mais parce qu’il serait bon que nous, Français, on le réapprenne...) –, une sorte de combat direct de ce mythe avec la réalité ordinaire des immigrants début vingtième siècle.

Comment, quand on est de l’ouest comme moi, ou d’Atlantique aimons-nous à dire, ne pas savoir toute notre histoire depuis trois siècles tissée de ces exils et retour – de façon plus organique, pour nous Vendéens, avec les communautés acadiennes ? Le Québec s’est ancré ensuite sur les terriens, ceux qui savaient les forêts. Nous, la parentèle est avec les navigateurs (encore un de mes arrière-grands-père, côté Perros-Guirrec, faisait la pêche d’Islande). Alors bien souvent, à Baie Saint-Paul ou à l’Île-aux-Coudres, ou même Kamouraska, l’impression trompeuse de voir le fleuve comme eux, les premiers navigants, l’avaient découverts, s’y étaient enfoncés.

La relation de Jacques Cartier est un texte utilitaire, un texte de commande tardif, pour stricte question comptable : justifier de l’emploi des sommes qui lui avaient été attribuées. A quoi il put prouver que : "il fut reconnu qu’il y avait mis plus qu’il n’avait reçu" – phrase où je me reconnais aussi d’ailleurs, sans acrimonie ni amertume bien au contraire, le rendez-vous était de trop d’importance. Par delà l’histoire compliquée et fragmentée, retraduite parfois de l’anglais, pure production du 19ème siècle, donc quasi contemporain du mythe révisé par Chateaubriand, les formes rigides du journal de navigation ont donné à Rabelais la grammaire exacte de son Quart Livre : prenons les formules, et remplaçons le voyage réel par un autre qu’on invente, et où ce serait nous-mêmes que nous découvririons...

Pour ceux qui savent combien il est urgent, dans l’obscure et violente mutation d’aujourd’hui, de revenir scruter l’invention rabelaisienne, la relation de Jacques Cartier est un des appuis les plus nécessaires.

Mais, au terme de mes 10 mois de Québec et Canada, le plus troublant, à relire Cartier, n’est pas la lente remontée du fleuve majestueux – le fleuve si unique que ceux qui y vivent ne lui donnent pas de nom (quand Québec s’appelle Stadacone et Montréal Hochelaga), et Cartier l’appelle Saint-Laurent, nom qui n’est jamais usité ici, uniquement parce qu’il s’y enfonce, en septembre 1535, le jour de la Saint-Laurent – le plus troublant c’est de découvrir combien ce pays est peuplé : pareillement trouvasmes beaucoup de maisons sur ledict fleuve, lesquelles sont habitees de gens qui font grande pescherie de tous poissons : lesquelles gens venoient à noz navires d’aussi grand amour & privaulte, que si eussions esté du pays, Nous apportant force poisson, & de ce qu’ilz avoient pour avoir de nostre marchandise tendans les mains au ciel, & faisans plusieurs signes de joye...

Ci-dessous, deux fragments importants : la découverte de l’actuelle Montréale, déjà capitale des peuples qui l’habitent, et ce fragment qui la suite, sur leurs moeurs et usages, mort, dieux, labours, et cette phrase implacable : peuple aisé à dompter, dit Cartier. On y a pourvu : phrase qui me semble quand même plus importante que la première occurrence écrite de la pipe et du tabac, plus célèbre, trois lignes au-dessus. A nous peut-être de réapprendre le mythe.

Hommage donc à Montréal, l’américaine, la mobile, la dure et la vivante – et peuplée bien avant qu’on la découvre. Rédigé à Québec, rue Saint-Paul, à 72 heures du départ, et trois cents mètres à peine de l’embouchure de la Saint-Charles où Cartier eut son premier hivernage.

Le texte original se trouve facilement en version numérique, notamment via le Projet Gutenberg. Voir aussi : archives Radio Canada sur FlickR. Photo : traversier de l’île aux Coudres, soir, juin 2010.

 

Comment nous arrivasmes à ladicte ville, & de la reception que nous y fut faicte, & comme le cappitaine leur feist des presens : & aultres choses comme sera veu en ce chapitre.


Apres que feusmes arrivez au pres d’icelle ville, se rendirent au devant de nous grand nombre des habitans d’icelle, qui à leur facon de faire nous feirent bon racueil : & par noz guydes & conducteurs feusmes menez au meilleu d’icelle ville, ou il y a une place entre les maisons, spacieuse d’ung gect de pierre en carré ou environ : lesquelz nous feirent signe que nous arrestions audict lieu. Et tout soudain s’assemblerent les filles et femmes de ladicte ville, dont l’une partye estoient chargez d’enfans entre les bras, & qui nous vindrent frotter le visaige, bras & autres endroictz de dessus le corps ou ilz pouvoient toucher, pleurant de joye de nous veoir, en nous faisant le meilleure chere qu’il leur estoit possible, nous faisans signes qu’il nous pleust toucher à leurs dictz enfans. Apres lesquelles choses les hommes feirent retirer les femmes & se assirent sur la terre à lentour de nous, comme sy eussions voulu jouer un mystere. Et tout soudain revindrent plusieurs femmes, qui apporterent chascun une natte carrée en façon de tapisserie : Et les estendirent sur la terre au milleu de ladicte place, & nous feirent mettre sur icelles, Apres lesquelles choses ainsy faictes, fut apportée par neuf ou dix hommes le Roy et seigneur du pays qu’ils appellent en leur langaige Agouhanna, lequel estoit assis sur une grande peau de Cerf, & le vindrent poser dedans ladicte place sur lesdictes nattes au pres de nostre cappitaine, nous faisant signe que cestoit leur Roy & seigneur. Cestuy Agouhanna estoit de l’aage environ cinquante ans, & estoit point myeulx accoustré que les aultres, fors qu’il avoit à lencontre de sa teste, une maniere de lysiere rouge pour sa couronne, faicte de poil de Herissons. Et estoit celluy seigneur tout percluz de ses membres. Apres qu’ilz eust faict son signe de salut audict cappitaine & à ses gens, leurs faisant signes evidens, qu’ilz feussent les tres bien venuz : Il montra ses bras & jambes audict cappitaine, luy faisant signe qu’il luy pleust les toucher : lequel cappitaine les frota avecques les mains. Et lors ledict Agouhanna print la lysiere & couronne qu’il avoit sur sa teste, & la donna a nostre cappitaine. Et tout incontinent furent amenez audict cappitaine plusieurs malades, comme aveugles, borgnes, boisteulx, impotens, & gens sy tresvieulx, que les paupieres des yeulx leur pendoyent jusques sur les joues : les seant & couchant au pres de nostre dict cappitaine, pour les toucher : Tellement qu’il sembloit que Dieu feust la descendu pour les guerir.

Notre dict cappitaine voyant la pitié & foy de cedict peuple, dist l’evangile Sainct Jehan : scavoir l’imprincipio, faisant le signe de la croix sur les povres malades, priant Dieu qu’il leur donnast congnoissance de nostre saincte foy, & grace de recouvrer chrestienté & baptesme. Puis le dict cappitaine print une paires d’heures & tout haultement leut de mot à mot la passion de nostre seigneur. Sy que tous les assistans le peurent ouyr, ou tout ce pauvre peuple feirent une grand silence & feurent merveilleusement bien entendibles, regardans le ciel & faisans pareilles cerimonyes qu’ilz nous veoient faire. Apres laquelle feist le cappitaine renger tous les hommes d’ung coste, les femmes d’ung autre, & les enfans d’aultre, & donna aux principaulx des hachotz, es aultres des couteaulx & es femmes des patenostres, & autres menues besongnes puis gecta parmy la place entre les petis enfans des petites bagues, & agnus dei d’estain, dequoy menerent une merveilleuse joye. Ce faict ledict cappitaine commanda sonner les trompettes & aultres instrumens de musique : desquelz ledict peuple fut fort resjouy. Apres lesquelles choses nous prinsmes congié d’eulx & nous retirasmes, voyant ce les femmes se mirent au devant de nous pour nous arrester, & nous apportoient de leurs vivres, qu’ilz nous avoient apprestez, Comme poisson, potages, febves & autres choses pour nous cuyder faire repaistre & disner audict lieu ; & pource que leurs vivres n’estoient à nostre goust, & qu’il n’y avoit aucune saveur, les remerciasmes, leur faisant signe que n’avions besoing de manger.

Apres que nous feusmes yssuz de ladicte ville, plusieurs hommes & femmes nous vindrent conduyre sur la montaigne cy devant dicte, qui est par nous nommée, Mont royal, distant dudict lieu d’ung quart de lieues. Et nous estans sur icelle montaigne eusmes veue & congnoissance de plus de trente lieues à lenviron d’icelle : y a vers le Nort, une rengée de montaignes, qui sont Est & Onaist, gisantes, & autant devers le Su. Entre lesquelles montaignes est la terre la plus belle qu’il est possible de veoir, unye, plaine, & labourable : & par le meilleu desdictes terres voyons le dict fleuve oultre le lieu ou estoient demourees noz barques : auquel va ung sault d’aue le plus impetueulx qu’il est possible de veoir : lequel ne nous fut possible passer, tant que l’on povoit regarder grand, large & spacieulx, qui alloit au Sur Onaist : & passoit aupres de trois belles montaignes rondes, que nous voyons, & estimyons qu’elles estoient environ quinze lieues de nous : & nous fut dict & monstre par signes par nosdictz trois hommes du pais qui nous avoient conduict, qu’il y avoit trois telz saulx d’aue audict fleuve, comme celuy ou estoient nosdictes barques, mais nous ne peusmes entendre quelle distance il y avoit entre l’un & l’autre par faulte de langue : puis nous monstroient par signes que lesdiz saulx passez, l’on pouvoit naviguer, plus de trois lieues par ledict fleuve. Et oultre nous monstroient que le long desdictes montaignes estant vers le Nort, y a une grande riviere, qui descend de l’occident comme ledict fleuve : Nous estimions que c’est la riviere qui passe par le royaulme du Saguenay, & sans que leur feissions aucune demande & signes, prindrent la chaine du sifflet du cappitaine qui estoit d’argent & ung manche de poignard, lequel estoit de laton jaulne comme or : lequel pendoit au costé de l’ung de noz compaignons marinyers, & montrerent que cela venoit d’amond ledict fleuve, & qu’il y a des Agouionda, qui est à dire mauvaises gens : lesquelz sont armez jusques sur les doigtz, nous monstrant la facon de leur armeures, qui sont de cordes & de boys, lassez & tissues ensemble, nous donnant à entendre que lesdictz Agouionda menoient la guerre continuelle, les ungs contre les autres : mais par deffaulte de langue ne peusmes avoir congnoissance combien il y avoit jusques audict pays. Nostre cappitaine leur monstra du cuyvre rouge, qu’ilz appellent caignetdaze, leur monstrant vers ledict lieu, demandant par signe s’il venait de là & ilz commencerent à secourre la teste disant que non. Et monstrerent qu’il venoit du Saguenay, qui est au contraire du precedent : Apres lesquelles choses ainsi veues & entendues, nous retirasmes à noz barques, qui ne fut sans avoir conduicte de grand nombre dudict peuple. Dont partie d’eulx quand veoyent noz gens las, les chargeoient sur eulx comme sur chevaulx, & les portoient : Et nous arrivez à nosdictes barques feismes voylle pour retourner à nostre gallyon, pour doubte qu’il n’eust aucun encombrier. Lequel partement ne feust sans grand regret dudict peuple : Car tant qu’ilz nous peurent suyvre aval ledict fleuve, ilz nous suyvirent, & tant feismes que nous arrivasmes à nostredict gallyon le lundy quatriesme jour d’octobre.

 

De la facon de vivre du peuple de la dicte terre, & de certaines conditions creance & facon de faire qu’ilz ont.


Ledict peuple n’a aucune creance de Dieu, car ilz croient a ung qu’ilz appellent Cudragny, & disent qu’ilz parlent souvent à eulx & leur dict le temps qu’il doibt faire. Ilz disent aussi quand il se courouce à eulx, qu’il leur gecte de la terre aux yeulx. Ilz croyent aussi quand ilz trespassent, qu’ilz vont es estoilles, puis viennent baissans en lorrizon comme les dictes estoilles. Et s’envont en beaulx champs, vers plains de beaulx arbres, fleurs & fruictz sumptueux. Apres qu’ilz nous eurent donné le tout a entendre, nous leur avons remonstré leur erreur, & dict que leur Cudragny est ung mauvais esperit, qui les abuse & dict qu’il n’est que ung Dieu, qui est au ciel, lequel nous donne toutes choses necessaires, & est createur de toutes choses & que cestuy debvons croire seulement, & qu’il fault estre baptisez, ou aller en enfer, & leur feust remonstré plusieurs aultres choses de nostre foy. Ce que facilement ilz ont creu, & appellé leur Cudragny, Agouionda, tellement que plusieurs fois ont prié nostre cappitaine les faire baptiser, & y sont venuz ledict seigneur Taignoagny, Dom agaya, & tout le peuple de leur ville pour le cuyder estre : mais par ce que ne scavions leur intention & couraige, & qu’il n’y avoit qui leur remonstrant la foy pour lors, feust prins excuse vers eulx. Et dict à Taignoagny & Dom agaya, qu’ilz leur feissent entendre que retourneryons ung aultre voyage, & apporterions des prestres & du cresme, leur donnant a entendre pour excuse, que lon ne peult baptiser sans ledict cresme, Ce qui croient, par ce que plusieurs enfans ont veu baptiser en Bretaigne. Et de la promesse que leur fust faicte de retourner furent tresjoyeulx.

Cedict peuple vit en communaulté de biens assez de la sorte des Brisilans, & sont vestus de peaulx de bestes sauvaiges, & assez povrement. L’yver ilz sont chaulsez de chausses & soulliez qu’ilz fond de peaulx : & l’esté vont nudz piedz. Ilz gardent l’ordre de mariage, fors qu’ilz prennent deux ou trois femmes, & depuis que leur mary est mort jamais ne se remarient, ains font le dueil de la dicte mort toute leur vie, & se taignent le visaige de charbon pellé, & de gresse espez comme l’espesseur du doz d’ung cousteau, & a cela congnoist on que elles sont veuves.

Ilz ont une aultre coustume fort mauvaise de leurs filles, car depuis qu’elles sont d’aage d’aller à l’homme, elles sont toutes mises en une maison de bordeau, habandonnées à tout le monde qui en veult, jusques à ce que elles ayent trouvé leur party. Et tout ce avons veu par experience, car nous avons veu les maisons plaines des dictes filles, comme est une eschole de garsons en France. Et d’avantaige le hazard selon leur mode tient esdictes maisons ou ilz jouent tout ce qu’ilz ont jusques à la couverture de leur nature.
Ilz ne font point de grand travail, & labourent leur terre avec petis boys, comme de la grandeur d’une demye espée, ou ilz font leur bled, qu’ilz appellent Osizy. Lequel est gros comme poix, & de ce mesme en croist assez au bresil. Pareillement ilz on grand quantité de gros melons, concombres, & courges, poix, & febves, & de toutes couleurs, non de la sorte des nostres. Ilz ont aussi une herbe de quoy ilz font grand amastz l’esté durand pour l’yver. Laquelle ilz estiment fort & en usent les homes seulement en facon que ensuit. Ilz la font seicher au soleil, & la portent à leur col en une petite peau de beste en lieu de sac, avec ung cornet de pierre ou de boys : puis à toute heure font pouldre de ladicte herbe, & la mettent en l’ung des boutz dudict cornet, puis mettent un charbon de feu dessus, & sussent par l’autre bout, tant qu’ilz s’emplent le corps de fumée, tellement qu’elle leur sort par la bouche, & par les nazilles, comme par ung tuyau et chauldement, & ne vont jamais sans avoir lesdictes choses. Nous avons esprouvé ladicte fumée, apres laquelle avoir mis dedans nostre bouche, semble y avoir mis de la pouldre de poyvre tant est chaulde. Les femmes dudict pays travaillent sans comparaison plus que les hommes, tant à la pescherie de quoy font grand faict, qu’au labeur & aultres choses Et sont tant hommes femmes qu’enfans plus durs que bestes au froid. Car de la plus grand froidure que ayons veu, laquelle estoit merveilleuse & aspre venoient par dessus les glaces & neiges tous les jours à noz navires, la pluspart d’eulx tous nudz, qui est chose fort a croire qui ne la veu. Ilz prennent durand lesdictes glaces & neiges, grand quantité de bestes sauvaiges comme dains, cerfz, hours, lievres, martres, regnardz & aultres. Ilz mengent leur chair toute creue, apres avoir esté seichée à la fumée, & pareillement leur poisson. A ce que nous avons veu & peu entendre de cedit peuple, me semble qu’il seroit aisé à dompter. Dieu par sa saincte miséricorde y vueille mettre son regard. Amen.

 


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 23 juin 2010
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Messages

  • Surpris ce matin. Avec ma compagne, je suis à l’Isle-aux-Coudres depuis une quinzaine. Étonnement de retrouver ce texte de FBon. Pour notre part, première visite en juin 1969 en camping dans une mini tente. Avions 21 ans. Sommes toujours un couple depuis ce temps. Marchons l’île avec photos prises à l’époque, retrouvons lieux, souvenirs et changements. Nouvelles photos...
    Bon retour dans votre pays...
    Je continuerai à vous lire.
    Claude Paquette

    • merci, Claude - vraiment magnifique, l’île aux Coudres, sentiment un peu équivalent à l’île d’Yeu chez nous – bon séjour ! (et très belle description dans la "relation" de Jacques Cartier, qui trouve ses noisettes meilleures que les nôtres, quoique plus dures !)

    • De manière purement hexagonale, je ne peux que faire ce rapprochement avec l’île d’Yeu où j’emportais un jour ma caméra VHS dans la bourgade tortueuse, et puis je fis un tour au cimetière avec l’ombre de Pétain, dans le vent battant la revanche.

      L’Yeu était dans la tombe.

      Voir en ligne : Le Chasse-clou