avec Hubert Reeves au CERN (Genève)

la vidéo de la soirée est accessible sur le site du CERN


C’est le paradoxe : on a mille fois plus le trac lorsqu’on vous demande quelque chose qui pour vous est nouveau, et mille fois la récompense aussi puisque – précisément – cela vous force à quitter les habitudes mentales, et le temps partagé en public (salle comble, plus de 300 personnes) est chaque fois ce terrain double.

Le 16 septembre dernier, conférence d’Hubert Reeves au CERN, il parle 50 minutes environ, puis je le rejoins avec double tâche : l’appeler dans ce territoire où langage, poésie, pensée se rejoignent, et non pas le bousculer (comment oserais-je, telle dette on a à ses livres), mais le contraindre à entrer dans cet atelier qui n’est pas ce que d’ordinaire on livre en public.

Il ne s’y est pas refusé, Hubert Reeves, et quand je lui pose une question qui semble un instant le désarçonner : – Quels sont les livres que vous avez le plus relus ?, surgira le nom d’Anaximandre...

Merci encore à Sandrine Fabbri, Sylviane Dupuis et au CERN pour l’accueil et la confiance. Merci de ces moyens qui désormais nous semblent si ordinaires, mais encore si rares : diffusion en live-stream de la soirée, et l’archive vidéo désormais accessible...

- visionner la conférence d’Hubert Reeves et notre dialogue (CERN, 16 septembre)

Compléments : le site d’Hubert Reeves, et quelques cartes postales.


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 2 octobre 2010
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Messages

  • te reconduit aux frontières inquiètes

    de l’écoute

    et tu travailles

    dans la forêt des vies confiées en banlieue

    un bain d’arbres

    arbres visages

    quoi d’autre :

    visages

    sans âge

    tu les reconnnais

    dans l’infini signes comme

    chants d’oiseaux

    maquis

    comment vivre sans

    savoir ce dont on parle

    en direct dans l’inconnu

    avoir le courage d’explorer l’étrange

    visage

    qui t’interroge

    en face

    bien en face

    alors tu inventes

    la réponse du lendemain

    au présent

    tu comprends

    éclipse folie

    toi

    la différence