vases communicants : le livre qui se refait chaque mois

ça continue et ça se développe, un rendez-vous pas si gadget


Vingt-deux échanges pour les Vases communicants de ce vendredi 3 décembre, soit donc 44 blogs impliqués...

C’est fascinant en tant que tel : chaque 1er vendredi du mois, naît sur le web un livre qui n’aura pas d’autre existence, mais qui inclut sa propre frontière, son espace de circulation et navigation, ses voix et ses images – il suffit d’y entrer.

Un livre où la notion d’écrivain s’est évaporée, il reste un ensemble non fixe d’auteurs, rassemblés en gardant leur propre singularité, leur voix.

Au début, c’était simplement accueillir, écrire les uns chez les autres. De plus en plus, les échanges se construisent en tenant compte de la double démarche, et la croisant. Ainsi le questionnement de la ville entre le Face Terres de Daniel Bourrion et Claire Dutrait pour Urbain, trop urbain, ainsi l’échange de photographies précédant texte écrit depuis cette image reçue chez Laure Morali et Michèle Dujardin, et plusieurs autres...

Remercier à nouveau la cheville ouvrière de ces échanges, Brigitte Célérier, qui jure bien chaque mois qu’elle ne recommencera plus cette si belle compilation qui nous permet de les découvrir tous, cette fois : faites le voyage avec elle, un enchantement.

De plus en plus convaincu de l’importance de ces échanges : parce qu’ils nous permettent de nous lire chacun autrement. Parce qu’ils permettent une sédimentation collective des problématiques de fiction, de rapport texte/image, d’ergonomie de la page écran. Aussi, tout simplement, parce qu’ils nous donnent accès direct à des démarches d’écriture dont nous ne soupçonnions pas l’existence.

Il est de plus en plus évident que notre propre attachement à ces Vases communicants, et leur éventuelle pérennité, c’est que l’écriture qu’ils provoquent n’existerait pas sans le dispositif, et constitue désormais, à chaque édition mensuelle, une oeuvre littéraire complète parfaitement originale. Une oeuvre littéraire spécifiquement web.

On rappelle le principe : à vous de contacter directement le site avec lequel vous échangerez en binôme, la page Face Book sert ensuite de bourse d’échange et de lieu d’annonce.

Photo prise à Urbain, trop urbain.


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 4 décembre 2010
merci aux 1070 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page