Formes d’une guerre | trois vidéos

interroger la création numérique, faire qu’elle soit respiration web du temps réel


Formes d’une guerre, c’est l’invitation à une résidence de 2 semaines, en décembre, à Ars Numerica de Montbéliard (merci Didier Levallet). Une équipe complète, artistique et technique (et la frontière très floue entre entre les deux termes, déplacement qui devient lui aussi un enjeu).

Normal dans ce cas que cela respire avec le web en amont (mes textes sur FaceB ou les duos de Dominique Pifarély et Michel Rabbia), qu’il y en ait des traces en temps réel : mes propres articles Pourquoi je suis à Montbéliard, avec qui et comment, ou Gestuelle de Michele Rabbia, avec mes vidéos iPhone d’ultra-proximité.

L’expérience qu’on nous proposait, c’était l’utilisation d’une totalité numérique pour un rendez-vous public réel, deux soirées dans Montbéliard enneigée (non, ce n’était pas nous ce coup-là). En temps réel, il m’est même arrivé de propager des images par twitter dans le temps même où on jouait. Le blog de Dominique Pifarély en témoigne, ainsi que le Journal de Philippe De Jonckheere (mais rétrospectif).

Mais après ? Expérience finie ? Suspendue, puisqu’on va la reprendre à Poitiers fin mai (à l’espace Mendès-France), et on espère à Lyon l’an prochain et on voudrait beaucoup l’Italie aussi.

Mais est-ce que le web ne peut pas être le relais de ce temps inscrit dans une durée close, le spectacle comme éphémère, et l’invention que nous en faisons ? Alors, le temps individuel de consultation devient lui aussi spectacle.

C’est ce qu’il y a alors de pur acte numérique, qui donc est encorecréation, dans ce système de page que Philippe De Jonckheere nomme Ursula avec parties mobiles, temps fixe et bande audio – mon compte rendu Mais qui est Ursula ? et Formes d’une guerre dans Désordre, accès direct (en profiter lentement, les images animées font souvent entre 1,5 et 2,5 Mo et doivent se charger pour devenir mobiles).

Ainsi, est-ce que nous portons suffisamment attention au fait qu’un des musiciens (et non des moindres), accompagne son travail de l’installation de sa propre chaîne vidéo (on peut s’y abonner, comme d’ailleurs à la mienne).

Et c’est aussi bien sûr, maintenant qu’elles nous parviennent, les captations vidéos, prises aux répétitions ou aux deux représentations [1]... Et qui rendent compte de façon étonnante de la symbiose réalisée entre le mur d’image et notre improvisation scénique.

Reste alors à suivre la galaxie, le nuage, interroger ces permanentes frontières, concernant la technique, les métiers, le temps.

FB


Formes d’une guerre, Montbéliard, Ars Numerica, décembre 2010.


Formes d’une guerre, Montbéliard, Ars Numerica, décembre 2010.


Formes d’une guerre, Montbéliard, Ars Numerica, décembre 2010.



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écrit ou proposé par François Bon _ licence Creative Commons BY-NC-SA (pas de © )
1ère mise en ligne et dernière modification le 22 janvier 2011
merci aux 975 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page




[1Sur DailyMotion et non pas sur YouTube, malheureusement, pas de visionnage iPad...




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