#eBookFriday7 | le pari des 30

chaque vendredi, le rendez-vous collectif des éditeurs numériques – où l’on parle de Rabelais, de Patrick Froehlich et de Christophe Grossi


Rentrée littéraire, pour nous, ça ne veut rien dire. Prix littéraires, pour nous, ça ne veut rien dire. Critique littéraire, ça ne veut pas dire grand-chose non plus : les médias traditionnels du livre imprimé ne prennent pas le numérique au sérieux, en se disant que si on ne regarde pas ce qui se passe le vieux monde mettra plus longtemps à s’écrouler. C’est le lire/écrire de la communauté web elle-même qui est l’instance d’accueil, circulation, recommandation. Donc, chaque vendredi, à l’initiative de Jean-François Gayrard de NumerikLivres, petit point sur nos parutions.

 

Rabelais, les quatre livres


ça y est, c’est en ligne : les 4 livres de Rabelais, d’après les éditions princeps, versions epub, ponctuation originale, et surtout – si vous lisez sur iPad – plus de vingt chapitres audio à écouter en parallèle de la lecture...

 

Patrick Froehlich, hôtel-Dieu & l’enfant secoué


très fier d’accueillir à nouveau Patrick Froehlich, avec un grand et dense diptyque : chirurgien pour enfants, récemment installé à Montréal après avoir longtemps exercé à Lyon, Patrick Froehlich aborde d’un côté le statut de l’enfant, son attente, sa venue, de l’autre côté le monde hospitalier, sa hiérarchie, son éthique – diptyque parce que l’enfant au centre des deux récits est le même, hôtel-Dieu & l’enfant secoué

 

30 jours, 30 titres


des textes nous arrivent en nombre, nous nous en félicitons – mais affirmer un catalogue demande du temps, et une cohérence : nous pourrions et devrions être plus d’acteurs dans l’édition numérique – ce néanmoins, pour marquer cette présence contemporaine, nous nous sommes donnés le défi d’une mise en ligne quotidienne, 30 titres jusqu’à la fin septembre, comptant que ce rythme régulier donnera aussi envie à nos visiteurs de prendre au moins connaissance des extraits epubs, partir dans notre catalogue à la rencontre des textes suggérés par l’algorithme de mots-clés.... et pour lancer ce septembre numérique, un texte très beau et dense, un road-movie à travers les villes de France via routes, autoroutes et hôtels, mais ces villes et routes, avec musique ou radio, vues à travers le quotidien pendant un an d’un représentant en librairie... et bien d’autres clés : bienvenue à Va-t’en va t’en c’est mieux pour tout le monde de Christophe Grossi, il faudra s’habituer à ce nom-là parmi les auteurs du contemporain... et à vous de guetter les suivants, notamment la reprise de la collection Mauvais Genres (polar), devenue un point d’appui essentiel de publie.net, avec un troisième titre de Stéphanie Benson et un deuxième titre de Didier Daeninckx, c’est imminent...



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écrit ou proposé par François Bon _ licence Creative Commons BY-NC-SA (pas de © )
1ère mise en ligne et dernière modification le 19 août 2011
merci aux 1192 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page







Messages

  • Si, si, la presse dite « traditionnelle » peut s’intéresser. La preuve vendredi prochain dans « Le Soir »...

    • alors tant mieux, et on guettera « Le Soir » – je me félicite d’ailleurs de cette attention qui croît, même s’il y a du chemin à faire pour de vraies recensions de nos publications – et honneur à Babelio et tant de blogueurs de compenser, faire circuler...

      n’en reste pas moins que la fonction critique elle-même est déplacée par le numérique : elle se développait parce que la médiation technique de la circulation des écrits imposait que cette circulation soit à l’écart de la circulation des écrits eux-mêmes

      à signaler, de ce point de vue, la très riche approche du même Christophe Grossi évoqué ci-dessus, mais cette fois côté blog professionnel : lire, écrire, partager, bloguer all together

    • C’est ma fête (dans le bon sens du terme) à ce que je vois, fête qui n’est que dans deux jours si j’en crois le calendrier !
      Oui, il y a de la place pour de nouveaux acteurs ; oui ça manque de relais ; oui on peut se sentir bien seuls parfois (côté libraire en ligne aussi).
      Mais ce que publie.net et d’autres structures éditoriales ont mis en place depuis quelques années (quelques mois pour certains) est une belle bouffée d’oxygène pour les amateurs de littérature contemporaine que nous sommes.
      Tout déplacement prend du temps me semble-t-il, tout décentrement implique énergie, volonté et opiniâtreté mais contient aussi des forces contraires (inertie, peurs...). Aussi parce qu’il y est question de perte pour beaucoup (un statut social, une économie, des privilèges, une image...).
      Même si pour moi lirécrire en numérique n’est pas un combat mais une conviction, n’empêche qu’il nous faut avancer, faire savoir qu’il se passe là quelque chose et lutter contre les coups bas parfois, les peurs justement. Et aujourd’hui je suis très heureux d’être accueilli ainsi par publie.net, par François, je ne le cache pas. Cette confiance-là on sait bien comme elle est importante et essentielle face à notre fragilité, nos doutes et ce paradoxe où c’est souvent dans le « rien » que nous portons néanmoins « tous les rêves du monde » (Pessoa).
      J’ai la naïveté de croire au partage mais ne suis pas le seul — ce qui tend à me rassurer dans les jours gris.
      Alors grand merci encore une fois pour ce travail-là, cette relation-là. Et tant pis pour le reste :-) !