collection REPRINT et projet PUBLIE.PAPIER

une nouvelle collection sur publie.net


Le point sur 2 projets majeurs dans le développement de publie.net. Et en profiter pour vous annoncer l’arrivée, avec ma traduction de Le vieil homme et la mer d’Hemingway, projet qui me tenait à coeur depuis très longtemps, et les ultra-brefs de Kafka traduits par Laurent Margantin, Chacun porte une chambre en soi, l’arrivée sur publie.net des premières short story parmi les 24 – légendaires – que Dashiell Hammett avait confié dans les années 20 au magazine The Black Mask. Là aussi, retraduction exclusive... C’est par là.

 

PUBLIE.PAPIER, on prépare


D’abord, ne pas confondre REPRINT et PUBLIE.PAPIER : nous travaillons dur en ce moment pour préparer l’arrivée en juin (si tout va bien) des 60 premiers titres de publie.net ... sur papier.

Grâce au partenariat qui s’ébauche avec un acteur majeur (mais impeccable accueil ouverture et curiosité – et vraiment impressionnant, d’assister de visu à la fabrication), nous concevrons l’impression à la demande non pas comme des équivalents papier de nos productions numériques, mais comme une démarche d’invention spécifique. Mises en page, titres, tout sera pensé en fonction du nouvel outil.

Le catalogue PUBLIE.PAPIER apparaîtra avec l’ensemble des titres distribués par Hachette dans la totalité des bases de données librairie, celui de votre ville ou la chaîne que vous utilisez habituellement. Comme de plus en plus de titres de l’édition traditionnelle, il n’y aura pas de stock ni de dépôt, mais la commande générée par votre libraire lui sera expédiée dès le lendemain, l’impression étant faite directement dans le centre de stockage et d’expédition de Maurepas. Les bibliothèques auront bien sûr accès à nos titres via leurs fournisseurs habituels, quels qu’ils soient.

Les livres commandés depuis US et CA seront imprimés directement à Nashville (ô country) et donc avec délais de livraison les mêmes que pour tous éditeurs américains, et idem depuis impression Sidney pour le continent asiatique.

Donc non pas dans l’idée d’une version imprimée pour permettre l’accès à nos textes à celles et ceux qui ne sont pas encore équipés liseuses et tablettes, mais une vraie recomposition de titres, démarches, projets, avec un résultat que nous espérons de haute qualité, en utilisant les performances des machines Print On Demand pour nos objectifs de création.

On n’en est pas encore là (on prépare les premiers tests sur quelques volumes témoins), mais j’espère aussi qu’on puisse proposer au lancement de chaque ouvrage une possibilité de pré-commande avec livraison directe. Mais clairement, la diffusion des volumes papier se fera via le circuit libraires, sans notre intervention, bien sûr avec des ISBN spécifiques.

Toute l’équipe est mobilisée, c’est un chantier très lourd. Mais nous comptons installer un catalogue papier qui témoigne de la diversité de notre catalogue numérique, textes de création contemporaine, essais et théorie (y compris collection Washing Machine), mais aussi nos traductions et quelques classiques. D’ici un an, une bonne partie de notre catalogue devrait être accessible.

On n’exclut pas non plus, avec tel libraire partenaire, la possibilité d’offrir le numérique avec le livre – mais on n’en est pas encore là non plus. Les prix seront dans la fourchette 12/18 selon format, ou plus si grand format, tout en maintenant nos prix numériques dans leur fourchette habituelle.

 

et déjà la collection REPRINT


C’étaient jusqu’ici des titres disséminés dans notre catalogue : titres qui avaient fait l’objet d’une édition imprimée, et devenus indisponibles. Ou tout simplement l’éditeur disparu.

Et pourtant, pour chacun de nous, le noeud agissant de la bibliothèque c’est cet atelier contemporain (le titre de Ponge), celui de la littérature en train de se faire (ancien slogan de la collection Digraphe).

Pour les auteurs, aucun problème : si l’éditeur a cessé son activité, les droits lui reviennent pleinement. Si le livre n’est plus disponible, il suffit en général d’écrire pour une restitution à l’amiable de ces droits. Dans tous les cas, sauf signature d’avenant spécifique pour le numérique, les droits d’exploitation numérique appartiennent sans autre formalité à l’auteur.

Nous sommes une petite et jeune structure, et comptons mettre d’abord en avant une cohérence de catalogue, il y a des tas d’autres maisons numériques qui proposent cela en tant que service à la demande. Mais nous comptons cependant ouvrir largement cette collection, selon le principe d’une redistribution de 50% des recettes nettes téléchargement et 30% recettes abonnement par péréquation des pages lues, idée de départ de publie.net.

Les textes sont proposés très simplement, epub (toutes tablettes et liseuses), mobipocket (Kindle) et pdf (lecture ordi), avec une couverture graphique (maquette Gwen Catala), dans nos tarifs habituels 2,99 ou 3,99 euros.

Donc message aux auteurs : pourquoi vous priver de la diffusion numérique pour ceux de vos textes qui seraient devenus inaccessibles ? Je lance même une proclamation solennelle : si c’est moi qui vous dérange, contournez ! Arnaud Maïsetti et Sébastien Rongier par exemple (ou Pierre Ménard, ou les autres membres de notre collectif) accueilleront vos propositions et pourront en suivre directement la réalisation. On est passé à une autre étape, l’aventure appartient à ceux qui la fabriquent.

Nous ouvrons cette collection avec des textes très solides : Le silence des chiens de Jacques Ancet (qui sera aussi à l’ouverture de PUBLIE.PAPIER), avec préface sur la genèse du livre, et bientôt l’historique L’Incessant du même, ainsi que Raymond Bozier, Fenêtres sur le monde paru initialement chez Fayard, et Mai 69 de Daniel Morvan... Ne passez pas à côté.

Et la fierté d’accueillir 3 livres de Marie Cosnay, initialement parus chez une éditrice d’exigence et création dont nous regrettons tous la cessation d’activité, Laurence Teper. Vous retrouverez dès à présent Déplacements, André des Ombres et Noces de Mantoue dans REPRINT.

Posés sur le scanner, nous comptons proposer bientôt la réédition numérique de livres qui, de mon point de vue, ont marqué avec force la bascule des années 80 : les Digraphe de Jean-Paul Goux et Philippe de la Genardière.

Bienvenue donc dans REPRINT.

LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 12 février 2012
merci aux 2557 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • Bonjour,

    c’est marrant, ça faisait très longtemps que je révais d’un système de fabrication du livre à la demande cela devenait devenait possible avec internet. Je suis bien content que des gens qui ne sont pas seulement des rêveurs mais aussi des hommes d’action se soient mis au boulôt.
    Par contre je ne le voyais pas tout à fait comme ça. Je le voyais plutôt comme une sorte de méta-éditeur au service des maisons d’édition qui l’on souscrit qui permettrait de faire revivre les livres oubliés de leur catalogue.
    Cela fonctionnerait sous forme de souscription des lecteurs. Quand on a suffisamment de lecteur souscripteurs, on déclenche une fabrication.

    Je vais suivre de près votre projet de PUBLIE.PAPIER

    Cordialement

    Christian CHAIX

  • "Le monde du papier, obsolète, se débat comme il peut avec des exigences devenues légitimes : ainsi, pour ces Carnets de guerre de Julien Gracq qui paraissent chez Corti, et avec quelle impatience nous accueillons tout inédit de Gracq, deux versions du livre, l’une à 29 euros accompagnée d’un fac-simile des cahiers manuscrits de L.Poirier (« souvenirs de guerre », fac-simile fourni par la BNF), et l’autre version à 19 euros sans les fac-simile – pourquoi pas une meilleure version des fac-simile en numérique, ça aurait été de meilleure qualité en plus, et comment on s’en occuperait de faire des liens aux lieux, aux autres occurrences dans Gracq etc. Ça ne me gêne pas d’acheter, je sais ce que je dois aux auteurs et aux textes, mais plus envie de papier, quand c’est tellement plus ouvert et confortable de lire sur iPad."

    • merci de ce passage, qui me rappelle quelque chose...

      je confirme :
      - oui, j’aurais bien préféré, faute de disposer des "grands" Gracq en version numérique (la possibilité de recherche par occurrences dans « Lettrines 1&2 » et « En lisant en écrivant », c’est quand ?), que pour cette parution au moins, qui s’y prêtait formidablement, mes amis de Corti, B & F, prennent le risque d’une version hypertexte, et belle à lire sur iPad, Odyssey etc., et pour y inclure les fac-simile ça aurait été autrement plus riche...
      - j’ai toujours défendu une complémentarité : le "print on demand" est une conception très différente du livre (puisque, en gros, on construit et dépose sur le serveur un mini-site web – c’est à la fois pour nos titres et nos auteurs un accès à un public plus large, tant que le public équipé "liseuse" reste aussi (provisoirement) restreint, mais aussi une autre façon de les concevoir graphiquement et plastiquement
      - si tout va bien, les 50 premiers titres avant l’été, à commander dans TOUTE librairie physique ou en ligne, livraison le surlendemain maxi