Kindle : acheter, réserver, attendre ?


petit exercice de littérature numérique comparée – mais arrivée d’un qui va faire mal


note du 13 octobre 2012
- ça y est, le Kindle éclairé (Kindle PaperWhite) et le Kindle Fire (tablette) sont en pré-commande. Le Kindle Touch sera toujours en service, avec baisse de prix à 109€, mais évidemment va se faire discret devant les deux autres... Quant à choisir entre les deux (voir billet choisir, acheter une liseuse ou une tablette), à vous de voir bien précisément les usages qui découlent de l’un ou de l’autre, la différence de prix étant très minime...

note du 24 septembre 2012
- alors, les nouvelles : pour ceux qui ont un Kindle Touch, pas de problème, il sert tous les jours, en rapidité, ergonomie, facilité d’acquisition y a pas photo entre lui et la concurrence, plus envoi des textes perso, gestion par Calibre etc. Il reste diffusé sur Amazon à 129€. Titres achetés dispo et synchronisés sur ensemble des appareils, iPad, iPhone et même MacAir sur Lion..., c’est pour moi la principale raison qui me fait préférer ça pour mes lectures (en ce moment, chez Minuit, Bertrand Westphal, Le monde plausible).
- en 6" aussi, ils mettent en avant sur leur plateforme le Kindle Basic, un peu l’ancêtre sans son écran tactile, mais bon, les mêmes fonctions sinon... et le prix à 79€, mais bon, un peu trop basique...
- comme les concurrents, Kindle propose un modèle qui sera à éclairage de l’écran pour lecture de nuit, tandis que pour l’instant il faut la lampe de chevet... Il s’appelle GlowLight, pas de doute que pour ma part j’échangerai alors mon « Touch » pour celui-ci (pour l’instant, lecture de nuit je fais sur iPad, avec écran à 1/4 d’éclairage, juste que c’est plus lourd).
- et l’arrivée des tablettes. Avantage, elles seront plus légères et maniables que l’iPad pour la lecture nomade, avec évidemment les fonctions de la lecture connectée, twitter, mails, navigation web. Pour l’instant, pas de format 7" prévu chez Apple, et vrai que l’iPad ça ne sort pas comme ça à l’arrêt de bus ou dans le métro. Tablette de base à 159€, mais on est prévenu qu’il y aura un bandeau publicitaire à supporter. Reste qu’avec si peu de différence en prix par rapport au Kindle Touch, elle va prendre la place du lecteur de base. Le confort via le modèle HD à 199€, et la haut de gamme à 249€
surtout pour qui privilégie la vidéo, ce qui fait encore un bout moins cher que l’iPad, si on n’a pas besoin de travailler avec. Pour notre part, à publie.net, on sera sur le pont pour meilleur paramétrage de nos textes au format KF8, quand bien même ça devient un peu la forêt vierge tout ce paysage. Le Kindle Fire sera dispo au 25 octobre, on peut réserver le sien. Mais bien probable, avec Amazon et Samsung dans le jeu, que le marché des tablettes multiplie encore son expansion. Allons, on prendra quand même le temps de lire un peu dessus ?

 

note du 26 mai 2012
- à 3 semaines d’utilisation régulière, je ne peux que confirmer : jamais pris le Kindle en défaut - allumage instantané dès qu’appui sur la touche principale, retours immédiats aux menus via touche face, ergonomie de l’utilisation (le classement des livres en "collections"), la rusticité et le caractère costaud, je n’avais jamais eu une liseuse comme ça... Pour en savoir plus ou pour commande directe : Kindle Touch : liseuse sans fil, Wi-Fi, écran tactile 6 pouces (15 cm).

note du 12 mai 2012
À nouveau un billet un peu long, mais en terrain sismique, parce que vraiment le Kindle Touch a une longueur d’avance sur les autres appareils, et qu’on ne peut pas s’aventurer pour autant naïvement dans la grande jungle Amazon. N’empêche que c’est un pas en avant dans l’ergonomie liseuses. Donc :
- des liseuses en général
- le Kindle nouveau est arrivé
- on n’appelle même pas ça une prise en main
- sur Kindle, la lecture c’est pas que les livres
- et publie.net, là-dedans...
- la philosophie peut-elle s’opposer au service ?
- et en commentaires une discussion de fond

 

des liseuses en général


Pas de problème, je vis très bien avec mon petit bouquet de liseuses, je les aime toutes différemment et en use différemment.

Difficile, si on veut faire proprement un boulot d’éditeur numérique, de ne pas faire pour chaque texte des essais sur un ensemble de bécanes. Roxane a une Kobo et un Kindle, Gwen une Sony, un Kindle, une tablette Androïd et une Kobo, moi j’ai l’Odyssey, la Kobo, mon vieux Kindle clavier + 3G pas essoufflé du tout, et là je viens de recevoir le Kindle Touch.

Pourquoi, me direz-vous, si un ePub est un ePub ? Parce que l’affichage dépend du moteur de rendu de ces messieurs dames, lesquels se font concurrence acharnée.

Sans compter leur histoire propre : ainsi, au début de la Kobo, leurs ingénieurs de Toronto avaient adapté des filtres qui affichaient correctement les epubs approximatifs des éditeurs américains. Maintenant que les epubs de tout le monde sont complexes et précis, ils n’en finissent pas de démonter ces filtres qui nous fichent le bazar. Et vous savez qu’Amazon, au début du Kindle, avait racheté une petite boîte française, Mobipocket, pour leur confisquer leur format, qui du coup a très peu évolué depuis, donc une Lada de la lecture, mais avec l’avantage (pour eux, désavantage pour nous) d’un format propriétaire – lequel n’est cependant pas une vraie gêne dans l’usage du Kindle au quotidien.

Ajoutons que tous trois nous avons un iPad, parce que champ privilégié de l’invention, avec la rançon qu’en ce moment c’est Apple, paradoxalement, qui traîne la patte : moteur de césure en français, sur iBooks, inacceptable alors qu’ils savent parfaitement paramétrer ça sur Pages, et le maîtrisent très bien en anglais – et une interface iBooks qui a évolué moins vite que l’appareil, contrairement à l’évolution de l’app Kindle.

Alors attention, je le dis et je le redis : maintenant ces bécanes sont fiables, elles coûtent toutes en gros le même prix, à vous de choisir. Je n’en privilégie aucune, mais nous on est bien obligés de les regarder toutes.

J’adore la Kobo, toute simple, toute facile, ultra-fiable (une fois un pb sur la prise USB dessoudée, mais changée d’office pour une neuve à la Fnac). L’Odyssey de Bookeen c’est autre chose : un peu comme on aime un vieux livre relié cuir (d’ailleurs, la mienne est dans un étui de cuir rouge, merci les copains de Bookeen qui me l’ont offert !), plein d’options, d’ajustements, on la personnalise à son gré, et les textes que vous y aurez installés y seront vraiment à votre main (et à l’oeil). Précisons que les défauts de jeunesse de l’Odyssey, bug au rechargement sur Mac, bouton de mise en marche un peu craignos, c’est derrière. Mais toujours un peu lente, comme une bonne voiture confortable, et défaut : pas de moteur de recherche, pourquoi, les Bookeen, c’est un comble pour lire en numérique ?

 

le Kindle nouveau est arrivé


Maintenant, la kalachnikov Amazon. Disons-le d’entrée : la force d’Amazon c’est que le Kindle ne sera toujours, entre vos mains, qu’un élément spécifique d’un écosystème. Mais liseuse non tactile, aujourd’hui, c’est comme une voiture à roues carrées.

Exemple tout de suite : chez moi je me sers beaucoup de mon iPad, usage canapé, lecture de nuit, mail et twitt à la main, lecture blogs et presse, et l’écran Retina, avec la vitesse acquise par la tablette, c’est toujours big longueur d’avance. J’ai plein de copains (d’étudiants aussi) qui s’en servent pour écrire. Moi j’écris à l’ordi, et je me sers de l’iPad comme engin de lecture, plus révisions et corrections. C’est l’iPad qui m’a incité à acquérir un MacAir – d’une part parce qu’à la maison publie.net c’est un chantier avec évidemment des tas de trucs et routines assez loin de l’écriture perso – donc j’ai une bécane d’écriture perso et une bécane boulot.

Mais donc, train, hôtels, soirs, traductions, le MacAir est une parfaite machine de lecture et je n’emporte avec moi qu’une seule machine, une machine à tout faire : mon ordi. Amazon l’a compris, j’ai l’app Kindle pareil que sur l’iPad ou l’iPhone, et si je tourne une page sur le Kindle, l’iPhone ou n’importe elle se tournera aussi sur les autres bécanes. Apple ne l’a pas compris : pas d’iBooks sur les ordis.

Je dis ça en amont de cet article, parce que je suis persuadé que le taux de nos ventes publie.net sur Amazon n’est pas lié au nombre de possesseurs de Kindle : si on vend autant sur Amazon, c’est parce que les textes qu’on y achète sont lus sur des tas de bécanes, y compris Kindle, mais même si vous n’en avez pas.

Et maintenant, donc, le voilà qui arrive :

 

on appelle même pas ça une prise en main...


Vous avez tout de suite compris la manip, suffit de cliquer, et comme vous êtes déjà client d’Amazon, vous validez, rien d’autre. Le bousin est expédié le lendemain par la poste, et dans votre boîte à lettres le surlendemain.

Un petit machin lourd, bien en main. Fioritures zéro, et l’impression qu’on peut le mettre sous les roues de la voiture il survivra. Le Kindle, à côté des autres, c’est un peu le genre machin des surplus militaires.

Compliqué, l’informatique ? D’accord, j’ai eu un pb avec le mien, que j’ai branché sur le Mac avant d’activer (je ne regarde jamais les modes d’emploi, tant pis pour moi). En ce cas, Kindle increvable : tenir appuyé 30 secondes (au moins 20, s’en souvenir) le bouton de mise en marche, et voilà le reset terminé, ça repart comme en 14.

Un écran pour choix de la langue. Une page d’accueil où on vous explique qu’en touchant le haut de l’écran vous avez les menus, police, table des matières, interligne... Et qu’en touchant à droite ou à gauche, sans balayer (sur l’Odyssey on balaye, sur la Kobo idem toucher droite gauche milieu), on tourne les pages. Gros bouton (marrant, avec ses petites rainures) pour revenir à la page d’accueil.

Voilà, vous savez vous servir d’un Kindle.

Configurer le wifi : réseau détecté, vous entrez votre mot de passe... Suffit pour l’accès total à la grande amazonerie. Droit de se tromper, opération annulée si vous n’avez pas ouvert le fichier juste téléchargé. Comble du comble : puisque vous avez commandé le Kindle sur le site, il est déjà identifié à notre nom (Vous êtes bien François ?), et donc à peine vous avez accédé au réseau qu’il télécharge vos achats depuis 2 ans, y compris avec la page où vous êtes arrêté, le Connelly juste entamé ou l’utile How to create an ePub with Adobe InDesign, ou mon dernier achat : Insurmontable simplicities, 39 philosophical conundrums. Je n’ai eu aucune manip à faire pour relier le nouvel appareil à mon compte client et sa bibliothèque – ben chez les autres c’est pas pareil (ah la fonction synchroniser d’iTunes...).

Je passe sur les trucs techniques, les 3000 titres à stocker dedans, les heures batterie etc, vous retrouverez et comparerez. Sur l’ancien Kindle, des fonds d’écran en portraits d’écrivains (anglophones !) – comme les autres, maladie de l’informatique depuis sa naissance, on fait appel à l’ancien de l’ancien pour rassurer sur le nouveau : très beau fond en stylo-plumes vintage (ci-dessus), ou en marteaux d’ancienne machine à écrire...

Démarrage instantané et machine réveillée à peine la touche poussée, pas de latence, là déjà on commence à sentir la différence. Dictionnaire français sur simple toucher du mot, surlignage et ajout de notes idem, plus accès Wikipédia direct (idem sur iPad/iPhone). Ajoutez un traducteur avec anglais, allemand, chinois, coréen, danois, finlandais (arbitraire, mais c’est comme ça) implanté d’origine : mais pourquoi les autres n’ont pas ça ? Me manque une fonction carnet : du temps de ma Sony PRS-550 je m’en servais pas mal, même comme ça juste au doigt, pour une phrase qui passe par la tête, une adresse mail ou une todo liste.

 

sur Kindle, la lecture c’est pas que les livres


Pour ce qui est de lire, avec tout ça au-dessus, appuyez et c’est parti. Ce que font toutes les liseuses, sans tout ça au-dessus ou pas tout. Mais la force du Kindle, c’est ce qui sert aussi d’explosion ambulante à l’iPad : la lecture oui, mais avec ce qu’il y a autour. En gros, l’artillerie aux créneaux :
- la touche menu : créer une collection, vous rangez vos livres comme vous les entendez, et c’est à l’instinct, encore plus rapide que sur l’iPad avec ses fausses planches ;
- fonction expérimentale : un navigateur web en micro-kit – évidemment, si c’est pour acheter un billet de train ou faire vos e-mails, vous ramerez pour pas grand-chose. Mais connectez-vous une fois pour toutes à publie.net, et sur votre compte abonné vous aurez accès à l’intégralité du site en streaming encore plus confortablement que vous lisez les ebooks séparément.
- retour à la boutique Kindle, et jouez de la touche Journaux, vous voulez quoi, le Monde, die Zeit, le Frankfurter Allgemeine ? Période d’essai gratuite de 15 jours pour le Monde, abonnement à 15 euros par mois, mais non compatible je suppose avec celui qu’on a sur l’iPad (ai pas vérifié) ?, ou achat du numéro en cours 1,50 allez hop je clique... ils ont la politesse d’un écran intermédiaire pour demander si pas cliqué par erreur parce que ça y est, déjà téléchargé et la Une affichée.

Maintenant, comme l’inusable Kindle clavier, si sur votre ordi vous avez mis Instapaper, un clic en naviguant et quand vous reprenez le Kindle, les articles sont dessus.

Puis l’autre tuerie (mais pourquoi les autres ne le font pas ? – ni même iPad, même si fonctions proches...), l’adresse e-mail attachée à votre bécane. Et donc, quand vous envoyez un fichier word ou rtf ou pdf à l’adresse en question, ça y est, il est dans la bécane, plus qu’à le mettre dans la bonne collection perso et vous pouvez en mettre 3000 comme ça... Avec sécurité : c’est vous qui aurez préalablement authentifié le mail expéditeur autorisé à.

J’ajoute que chaque appareil relié à votre compte Kindle a sa propre adresse mail, sous forme fb_NNN@kindle.com (initiales + nombre), vous pouvez donc de votre e-mail habituel choisir d’envoyer un texte soit vers le Kindle, soit vers l’iPad, et lire/annoter un document perso directement via l’application, avec 5 Go de stockage sur le serveur Amazon, pas négligeable donc.

Demandez à tous les possesseurs Kindle : format ouvert, format fermé si ça nous est égal, c’est que l’usage pour les textes personnels compte autant que l’usage pour livrels du commerce. On peut vivre avec et s’en servir au quotidien sans jamais aller sur le store Amazon, pas plus que la Kobo ne vous asservirait à la Fnac...

Alors naviguez sur votre ordi, cliquez de temps en temps sur tel ou tel article, et quand vous reprenez le Kindle la revue de presse est faite. Là aussi, concept zéro manip.


 

et publie.net là-dedans...


Actuellement, iTunes et Kindle, pour publie.net, c’est chacun 1200 eBooks vendus chaque mois, et ça continue de croître. Alors nous, auteurs, on dirait non ?

On entre dans la zone noire. On peut faire les meilleurs epubs, à savoir comment ils passeront sur les chemins de terre et les pistes de montagne du sommaire format d’Amazon. Mais à l’inverse, combinez votre travail pour qu’il soit équipé tout terrain, et la lecture sera la même, que vous ouvriez l’app Kindle sur l’ordi, le téléphone, l’iPad ou le Kindle.

Pas marrant pour nous. Si on se content de manips automatiques, les résultats ce sera pas ça. C’est un monde de petites ruses et astuces, drôle de métier – avec le paradoxe que les réponses ne sont pas seulement dans la technique, mais dans la passion que vous avez pour les textes que vous mettez en ligne (j’en parle facile, puisque ce truc m’a dépassé, je regarde faire les autres – allez voir chez maître Panoz !). Question encore plus grave qu’il n’y paraît : tout le monde peut publier sur le Kindle et vendre. Aux US c’est devenu phénomène massif, et qui met en question en profondeur l’écosystème qu’était l’édition traditionnelle. Mais, éditeurs numériques, nous gardons notre carte à jouer, 1 sur la qualité et la complexité de l’objet mis en ligne, 2 sur sa validation symbolique par notre marque et catalogue, 3 parce qu’on saura ruser nous aussi, via mots-clés et propulsion dans la masse confuse.

Donc, si vous achetez un ebook sur publie.net directement, vous aurez droit à l’ensemble des formats : epub, pdf, lecture streaming (visionnage en ligne), et mobi – donc le format Kindle, vous téléchargez sur votre ordi, vous déposez dans le Kindle et voilà...

Mais ceux qui suivent la vie du site le savent : Kindle et iTunes sont à égalité, chacun avec 1/3 de nos ventes, suivis par nos ventes direct et par Fnac/Kobo, l’ensemble des 40 autres libraires se répartissant les 6% qui restent. Nous luttons tous contre cela : non pour affaiblir ces 2 libraires qui nous donnent les moyens de vivre et travailler, mais parce que le bassin de lecteurs est potentiellement bien plus large désormais, et que les indépendants qui s’attellent à une vraie médiation de libraire – voir par exemple ePagine – prennent désormais largement le devant.

J’y vois d’autres questions : nous proposons l’abonnement illimité annuel à notre site, mais, hors notre noyau de plus fidèles lecteurs, je constate bien que les gens préfèrent acheter à l’unité. Avons-nous le sentiment d’acheter, quand nous cliquons sur une app iTunes, un disque en mp3, ou un livre de lecture plaisir sur Kindle ou iBooks ? – disons qu’on prend le risque, parce que la somme est minime (pour ça qu’à publie on restera dans cette plage des 3 euros, comme une politesse : on reste dans la proposition risque possible). Et surtout : un clic, remords possible, no more.

Je prends donc comme un fait acquis ceci : la préférence de nos propres lecteurs pour un accès à nos titres via les 2 plateformes installées au Luxembourg. Avantage TVA : même sur un eBook à 0,99, nous recevons net 0,58 cts, à partager avec l’auteur, c’est jouable. iTunes paye chaque fin de mois, net et clair, Amazon reste Amazon en s’offrant un délai de 2 mois, merci la trésorerie, mais bon...

En échange : nos mots-clés fonctionnent. Nos actualisations de couvs fonctionnent. Le réglage des prix, pour les promos etc : à affiner, mais ça se met progressivement en place, et ça va se révéler décisif. La capacité à vendre : au moins 4 de nos titres, et sur iTunes et sur Kindle, ont passé les 5000... En échange, comme pour les iPad, iTouch, iPhone que vous rajoutez sur votre compte iTunes, vous trouverez toutes vos ressources disponibles en permanence quel que soit l’appareil.

Un plus d’Amazon encore : chaque auteur (livre ou numérique) peut paramétrer lui-même sa notice – j’insiste : FAITES-LE... Il faut le faire séparément pour amazon.fr ET amazon.com, sur le .com vous pourrez même mettre un lien vers votre site, sur les 2 vous mettrez votre bio et votre photo. Limite : on ne peut pas retirer les livres qui vous sont faussement attribués (en tout cas moi ça me concerne).

 

la philosophie peut-elle s’opposer au service ?


Le Kindle donc se suffit à lui-même, l’ordi ne servira qu’à le recharger. Mais bien sûr, pour aller plus loin, voir mon test Kobo, pour qui a une liseuse, le téléchargement du logiciel libre Calibre est indispensable.

Il gère votre bibliothèque, et dispose d’élémentaires mais puissantes fonctions de conversions. Attention : ça ne fait pas tout. On peut sur Calibre convertir un epub en mobi et l’envoyer sur le Kindle, convertir approximativement un PDF en mobi, passer votre dernier manuscrit word ou notes de cours en mobi aussi, mais évidemment ça rendra comme ça pourra. Reste qu’avec Calibre vous contournez en permanence la limitation Amazon au format propriétaire (limite : sauf si bien sûr vous avez acheté un eBook sous DRM Adobe Digital Edition, là rien à faire qu’à cracker en 2’30 ou boycotter).

J’ai fait l’essai tout à l’heure : première fois que je mettais en marche mon Kindle Touch, je lance Calibre, le Kindle s’affiche – zéro manip, testez avec Kobo.... Et si vous avez plusieurs liseuses, ou venez de changer d’une ancienne, ou disposez de quelques dizaines ou centaines d’epubs venus des sites gratuits, vous faites convertir en bloc et votre Kindle est déjà la machine à tout faire.

On le dit, on le redit : maintenant, tout ça c’est un paysage mûr. Si vous n’êtes pas content de votre Kindle, vous trouverez 3 personnes en 1 heure pour vous le racheter.

Personne d’entre nous pour souhaiter une aggravation de l’hégémonie d’aucun des acteurs en présence. Et même, le bras de fer actuel entre iTunes et Amazon est peut-être notre meilleure chance à nous, qui cheminons dans l’interstice.

Mais ce soir, c’est d’évidence : le Kindle Touch bénéficie des 6 ans d’expérience Kindle. Sacrée bête. Bête à lire, bête plaisir.

Et tout le problème est là. Quelle que soit notre philosophie, pour ce qui est de nos appareils : c’est quoi le plus simple, c’est quoi le plus rapide, c’est quoi le plus service. Alors iPad, alors Kindle Touch. Et qu’on a toujours et toujours l’impression que leurs concurrents n’ont pas encore compris cette première évidence.

Allez, ci-dessous la preuve que publie.net c’est pas seulement sur Amazon !





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écrit ou proposé par : _ François Bon

Licence Creative Commons
Site sous licence Creative Commons BY-NC-SA.
1ère mise en ligne 7 mai 2012 et dernière modification le 24 septembre 2012.
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Messages

  • Comme tu dis, le Kindle clavier est increvable, c’est "ma" bête, je n’aime pas mettre mes doigts sales sur un écran, et ça me va bien. Et tout ce que tu décris pour le Touch est vrai pour le K.Clavier. Tant de bouquins à la fois dans la même poche, c’est une bénédiction.
    Marc/Martin

  • Tout ça parait alléchant.
    Cependant je n’ai pas encore l’utilité d’une liseuse. Je lis beaucoup de livres empruntés en médiathèque, où ne règne que le papier. Et notamment beaucoup de livres pour enfants.
    Je ne sais pas s’il en existe sur ce support numérique.
    Et je me demande aussi s’il est possible de voir des livres illustrés de photos sur liseuse.
    Questions peut-être naïves, mais je n’ai jamais rien lu à ce sujet.

    • il y a de plus en plus de médiathèque qui proposent aussi des livres numériques !

      aussi parce que les expériences de lectures que nous y construisons sont très différentes

      mais pour publie.net, en lançant aussi collection papier avant l’été, on a décidé la complémentarité

      pour les livres photo et les expériences livres jeunesse, voir plutôt côté iPad que liseuses...

    • @Lyjazz : On peut lire des ebooks illustrés sur liseuse, mais ça sera en noir et blanc (enfin en nuances de gris), à moins d’avoir un Nook color. Quand les illustrations sont déjà en noir, pas de soucis. Mais pour les enfants, la tendance est plus aux applications pour tablette, avec de l’interactivité pour mieux les attirer (et c’est plus fun).

      @François Bon : pas testé de PocketBook ? J’ai la dernière, PocketBook touch, si ça t’intéresse de tester.

  • C’est vous François, qui m’avez suggéré l’achat du Kindle (contrairement à vous je ne suis pas à l’aise avec le Kobo, même si comme vous je pense qu’on peut avoir divers appareils pour divers usages... et diverses sources d’approvisionnement, le cas échéant). J’ai pris le Kindle de base à 99€ et je m’en félicite (et donc vous en remercie !) chaque jour. Enfin l’outil simple, idéal même dont je rêvais : principalement pour lire les fichiers perso sans fatigue et les extraits du net. J’utilise pour ma part klip.me que je trouve mieux qu’Instapaper, notamment pour les titres des articles envoyés à partir du Google reader (ça aussi formidable que ça marche, sans avoir à aller obligatoirement sur les sites eux-mêmes). Avec synchro automatique dès qu’on ouvre l’appareil. Et aussi, la possibilité d’envoyer en effet, via une adresse mail, ses propres textes très facilement sur le Kindle. Et puis en voyage, en vadrouille en ville, l’immense avantage du tout petit volume et poids avec d’innombrables ressources. Les classiques en lecture de fond (en ce moment Proust, de nouveau). Les fonds d’écran sont très beaux (là aussi comparaison avec le Kobo Fnac vous imposant, même si on peut contourner, son logo en tout et pour tout fond d’écran). Last but not the least, aucune gêne ni crainte à lire sur le Kindle dans les transports en commun (ce qui n’est pas tout à fait le cas avec l’iPad !), suis quasi sûre que personne ne le piquera !!!

    Voir en ligne : Florence Trocmé

  • Merci pour ces tests et expériences !

    Moi ce qui m’a agréablement surpris en voyant les caractéristiques du kindle touch, c’est qu’il reprend l’équilibre des fonctions de mon archos 70b ereader pourtant sortie il y a déjà quelques années. Évidemment avec une technologie plus finie et un confort de lecture qui n’a sans doute rien à voir. Mais l’Archos avait déjà cette facilité d’accès à internet, un tactile rudimentaire, et les mêmes options environnant la lecture (la conversion et les différentes options de classement en moins).

    Sans l’avoir testé, l’appareil d’Amazon me gène tout de même par ses fichiers propriétaires. S’il y a une caractéristique du livre (numérique ou papier) sur laquelle je ne transige pas, c’est la propriété du livre. par principe. Ne pas pouvoir l’échanger, le partager ou faire ce qu’on en veut est pour moi une liberté première du lecteur. Même avec les options de rétractations d’Amazon et la certaine flexibilité dans l’usage du produit, ça me met mal à l’aise de savoir le livre que j’ai acquis encore en possession de celui qui me l’a vendu (et qui peut, dans certains cas, le récupérer).
    À tout prendre, je préfère encore mon archos rudimentaire, malgré l’autonomie et des applications moins intuitives et "couteau suisse". Épaulé de Calibre sur mon ordinateur, j’en arrive basiquement au même usage : l’écran couleur n’est pas parfait, mais permet une lecture honnête pas fatiguante du tout, et les fonctionnalités internet minimales très appréciables (y compris l’envoi de mail, la récupération de pièce jointe, et avec une carte SD qui facilite le transfert de fichier).
    Je préfère avoir un appareil rudimentaire qui ne soit pas "clé en main", pour l’adapter à mes besoins, quitte à devoir y passer quelques minutes de plus, et surtout qui me permette de gérer mes livres et documents sans avoir l’impression de dépendre du vendeur.
    Sans oublier que l’ereader d’archos a prévu dès le départ un aspect de lecture à mon avis crucial : la lecture de fichiers .pdf (du type de ceux dont on nous bombarde à l’université) avec un affichage très convenable. En tant qu’étudiant au budget limité, ma liseuse reste un outils d’appoint très raisonnable. J’ai davantage l’impression de rester lecteur que consommateur d’option et de service.

  • La question que tout Editeur devrait se poser en tant que "supporter" d’Amazon, c’est quand vont ils essayer de me piquer mes auteurs...

    Amazon ne fait aucun mystère sur leurs plans, ils veulent éradiquer les éditeurs, intermédiaires entre l’auteur et le lecteur, donc supporter leur modèle économique, même s’ils présentent beaucoup d’avantages, me semble un pari bien risqué.

    Voir en ligne : http://lecteursencolere.com

    • quelle drôle d’idée, camarade codeur, de parler de "supporter" à propos d’un essai comparatif de liseuses !

      qui nous serions, éditeurs numériques (tu en es), si nous ne regardions pas de très près les matériels sur lesquels nos lecteurs lisent nos textes ?

      et qui serions-nous, dans ce bras de fer de géants, systèmes fermés, captations de services, si nous n’essayions pas de raisonner de façon un tant soit peu critique de ce contexte ?

      très important, me semble-t-il, dans le succès du Kindle, le fait justement qu’on puisse s’en servir en-dehors de l’écosystème "store" Amazon

      il y a une urgence : faire passer le message qu’il est temps, en France aussi, de passer à la lecture numérique, et qu’on peut s’équiper en confiance, quel que soit le modèle choisi

      mais bien sûr, comme d’hab, tu poses les bonnes questions – si je n’avais pas lancé l’aventure collective publie.net il y a 3 ans, peut-être qu’aujourd’hui, à titre personnel, en tant qu’auteur, je me diffuserais moi-même sur iTunes et Kindle

      cela pose une question de fond sur la nature de publie.net, coopérative d’auteurs, et non dans le schéma éditeur papier avec hiérarchisation de la distrib

      tu sais comme nous (mieux que nous !) la complexité croissante du code, y compris pour faire un mobi qui ressemble à quelque chose, et installer des métas qui soient dignes de ce nom dans la grande marmite Amazon – de ce point de vue (et je crois qu’amazon.fr désormais le sait très bien), ils ont intérêt eux aussi à ce mode d’action, plus "nuages", celui de l’intervention collective publie.net avec réflexion collective sur code, catalogue, ligne graphique, et celui de l’intervention technique immateriel.fr très importante pour prix, mises à jour, et gestion de l’ensemble des libraires et non d’un seul

      il me semble que c’est plus complexe que la façon dont tu résumes via le "piquer des auteurs", moi j’ai toujours plus l’impression que c’est nous qui travaillons au pic dans le ventre des géants !

      d’autre part, il y a quand même des basiques à réaffirmer : on peut être parfaitement conscient du bras de fer des géants via leurs circuits fermés, et des appareils qui ne sont jamais "neutres" (importance de relire et relire Gilbert Simondon, "du mode d’existence des objets techniques"), mais en attendant, ce sont eux qui nous "autorisent" la diffusion de nos textes à grande échelle, et ça politiquement c’est vital

      pas possible pour moi de jouer double jeu ou de faire le dégoûté : je peux rouspéter après le moteur de césure de l’iPad ou les délais de validation d’iTunes, je peux rouspéter après JeffZeboss et ses petits robots espions pour vérifier qu’on ne vend pas sur nos sites moins cher que sur Amazon, mais c’est grâce à eux que je suis en mesure de rémunérer à la fois codeurs et auteurs

      un peu marre de ces cache-sexes à la française (pas toi bien sûr, au contraire, merci de la visite et de ton rôle de veilleur alerteur) mais dans le genre y a particulièrement stupide sur la question : oui, délibérément nous emmenons nos textes là où sont les usages, et nous essayons de nous glisser dans leurs propres rouages y compris avec de la poésie, de la théorie, de l’exigence et de la critique (et bien sûr nous ne sommes pas les seuls)

      oui, je suis résolument pour une diversité du système de distribution numérique, et c’est un axiome que nous partageons avec immateriel.fr : nous sommes présents dans TOUTES les librairies (quand nous n’y sommes pas, comme chez Tea/Decitre, c’est uniquement leur incompétence qui l’interdit) – oui nous faisons strictement en sorte de pratiquer le même prix de vente chez tous, indépendamment des 8 taux de TVA que je constate chaque fin de mois sur ma base de ventes

      je constate aussi (c’était manifeste lors de la "journée Bragelonne" récemment) que lorsque les "indés" s’y mettent, on peut y arriver (pour Bragelonne, les indés ont fait 50% des 15 000 ventes, et depuis que nous avons lancé notre opération "5 ebooks à 0,99 du vendredi au lundi" je vois bien que c’est ePagine, Virgin et quelques autres qui obtiennent vraiment des résultats, là où l’inertie des grosses plateformes ne leur permet pas vraiment d’être réactifs

      bon, enfin rester quand même un peu simple : ah bon, on aurait pas le droit de parler du Kindle et d’essayer d’y faire du bon boulot, et que c’est 31% de nos ventes, ah bon, on n’aurait pas le droit de parler de l’iPad et d’essayer d’y faire du bon boulot, alors que c’est 31% de nos ventes ? bizarrement, on est dans un paradoxe numérique où les petites plateformes de diffusion indépendantes, tellement crispées sur leur survie, en rajoutent dans le consensuel et la mussolevysation

      en tant que publie.net on n’a pas ce schéma-là en tête : le meilleur service qu’on puisse rendre aux auteurs, c’est que les textes soient à la hauteur dans leur forme matérielle de circulation et leur rendu sur les supports de lecture dont se servent ceux qui nous font confiance en les achetant, et là où ils souhaitent les acheter

      un peu marre, là encore je parle pas de toi, mais de stupid.blog, un peu marre qu’on se fasse casser du sucre sur le dos quand on est les premiers, grâce à Immateriel, à signer avec iTunes (et oui, je confirme : à avoir des relations mails confiantes, justement pour aller de l’avant, se battre pour ce qu’on défend) et que les mêmes stupid.blog viennent baver devant Antoine Kassarue quand c’est lui qui se décide, après tout le monde, de rejoindre iTunes – le chiffre d’affaire d’Antoine Kassarue chez Amazon doit être 10 000 fois le nôtre, et ses epubs doivent être sous-traités à la chaîne en Corée, nous ça se passe pas comme ça — mais en juillet dernier, il y a moins d’un an, c’est notre catalogue qui essuyait les plâtres pour mise en place des flux amazon.fr, récup des couvs et des métas, prix non flottants avec 40 pays de diffusion (18% de nos ventes hors Fr désormais, toutes plateformes confondues)

      alors supporter oui, supporter du boulot bien fait, et là on est frères – supporter de nos textes et de nos auteurs, et de faire reconnaître et circuler largement leur travail, oui aussi – et si m’sieur Jeff Bezos y contribue, ce n’est pas le baiser du diable, je crois que dans le billet ci-dessus c’est assez clair : c’est en analysant au plus serré ces questions de service, à la fois sur les devices et sur ce qu’on met dedans et comment

      en amitié, crois-le

    • Je ne suis pas auteur, je ferai donc plus court ;)

      Je me voulais plus "généraliste" dans mon commentaire qu’à spécifiquement visé publie.net.

      Mais lorsque l’on parle des "avantages" de l’éco-système Amazon, il est utile de mettre une petit panneau "Attention, grand méchant loup en devenir".
      Et attention, je ne fais pas du anti Amazon basique, je lui concède d’énorme avantage autant pour les auteurs/éditeurs que pour la lecture numérique en général, et les autres acteurs du marché peuvent en tiré qq que leçons des plus intéressantes.
      Mais... j’aime à rappeler qu’Amazon à une vue très mercantile de la littérature et de l’édition, avec pour but avoué de changer la donne. Il suffit de regarder ce qui se passe aux USA, marché numérique bien en avance : changement de prix unilatérale, mise en avant des livres "maisons", offre direct aux auteurs à succès, maison d’édition interne et j’en passe.
      Il n’est pas anodin de voir une fronde multisources se mettre en place aux USA contre Amazon.

      Oui Amazon et iTunes sont les plus gros vendeurs francophones actuels
      Oui les librairies indépendantes progressent timidement vers le vrai métier de libraire
      Oui publie.net se doit d’être présent partout pour le bien de ses auteurs

      Mais gardons les yeux ouvert à toutes dérives (déjà programmées)

      Voir en ligne : http://lecteursencolere.com

    • oui, merci, c’est clair

      et crois bien qu’avec l’équipe Immat c’est bec et ongles pour se défendre

      mais en attendant, iTunes 32% Amazon 31% Fnac/Kobo 15% ventes directes 14% (ouf) et total autres libraires et indés 6/8% : mais font-ils l’effort nécessaire, hors ePagine par exemple, pour se mouiller les mains dans le cambouis de la médiation num ?

      donc lucidité, on essaye – et collectivement c’est mieux –, mais obligatoire d’aller au close-combat, d’être "dedans"

      en attendant, pas possible contourner voir ce qui se passe dans le device lui-même, sacrée machine que le "Touch", même effet pour moi que lorsqu’en juillet 2008 j’avais acquis ma 1ère PRS-505

  • ayant eu plusieurs demandes par mail, je donne ici les liens directs - attention, toujours le même axiome : on n’a pas à reprocher à Amazon de créer un service auteur, on a surtout à peser sur les concurrents, petits et grands, pour qu’ils nous en proposent autant...

    mais j’insiste : à chacun de créer cette page et de l’entretenir (notice bio, photo, lien vers votre site (URL interactive sur le .com, et non sur le site .fr), vérification des livres et disques associés

    il faut faire la démarche ET pour amazon.fr ET pour amazon.com :

    - créer page auteur sur site amazon.fr
    - créer page auteur sur site amazon.com

    (si problème de liens, chercher à authorcentral.amazon.fr et authorcentral.amazon.com)

    pour insérer widget de vente directement sur votre site, passer par "programme partenaire", puis "lien produit" ou "widgets"

  • Quelle énergie pour défendre une machine de lecture
    de fichiers numériques !

    Quel argumentaire commercial !

    Faire vendre la Kindle Touch, pour vendre via publie-net. C’est de la pub. De la pub qui s’appuie sur un discours intellectuel.

    Lire, mais le plus loin possible du monde de la marchandise et du boniment.

    Savoir résister.

    • @Emily

      Ben oui, ça ressemble peut-être à de la pub.
      Mais moi quand j’achète un four, une voiture, un vêtement, des poireaux, je cherche la meilleure qualité. Et si j’ai des critères à respecter, j’aime bien lire les argumentaires de chacun, vendeur ou critique. Pour acheter en conscience.
      C’est pareil pour ma lecture : au-delà du livre papier, j’ai l’impression qu’il faut se documenter pour savoir qui, quoi, quand, comment.
      Et quand j’achète des livres, dans une librairie ou chez un vendeur du net, j’aime bien savoir aussi où je mets mes sous.

      @les autres
      Merci de vos réponses à mes questions.

    • merci de ces gentillesses !

      on trouvera sur ce site, depuis 2008, un nombre relativement consistant d’analyses et de tests

      oui, c’est très important pour publie.net de savoir sur quelles bécanes lisent nos usagers, et paramétrer un fichier mobi ou paramétrer un fichier kobo ça ne peut pas se faire à l’aveugle

      c’est la rançon de l’époque, du moins de l’étape technique où on est

      quant à analyser le système clos d’amazon et leur stratégie commercial sans que ce soit un "discours intellectuel" faudrait qu’on m’explique :-)

      il y a des éléments à prendre en compte : 1, l’ergonomie de l’interface du Kindle Touch, très différente des ergonomies ADE, et comment elle construit la relation avec leur store, comment y rester indépendant (oui, je fais de la pub, et même double dose : téléchargez et lisez nos textes publie.net, et nous les proposons sur notre site en multiformat justement pour que nos usagers puissent les lire sur le matériel de leur choix, 2, avoir une "liseuse" juste pour consommer du roman, ça ne m’intéresse pas, mais avoir un device qui me permet d’envoyer des textes par e-mail, ou les modes de lecture streaming hors connexion, ou de sélectionner des articles sur le web, pas possible de passer à côté l’analyse de l’appareil lui-même et de pourquoi on s’en sert

      la question du résister est essentiel : par exemple, oui, résistons à la lumière électrique, parce que la lumière de la bougie est tellement plus vivante pour lire des livres (voir ici) - quand on parle de l’édition traditionnelle, on analyse aussi les circuits de distribution, les Sodis et Volumen, les prises de capitales monopolistiques (Gallimard qui veut manger Flamm après avoir mangé POL et Verticales : il n’y a jamais eu, même du temps de Rabelais, de possible analyse des contenus intellectuels véhiculés par le livre sans en passer par ses modes de distribution et production, qu’on appelle ça marchandise ou économie

      cela fait plusieurs années qu’on essaye ici de faire ce travail, mais il n’y a aucun pb en rester loin, croyez-le ! - et c’est clairement dit en haut de l’article : personnellement j’ai 3 liseuses + iPad, parce que c’est mon job de piger un peu ça, le Kindle Touch n’annule pas la Kobo ni l’Odyssey ni les autres, mais précisément parce que c’est Amazon il faut regarder de plus près

      et c’est bien ça l’étape 2 de la résistance : sacrée machine, et beau lot de questions qui vont avec

    • oh qu’il va se régaler le Bon, si vous le provoquez :

      - machines à lire fichiers autres que numériques, que sont-elles ?

      - ainsi donc, en France, quelqu’un se refuse à appeler du noble et vieux mot "livre" un fichier numérique qu’on lit ?

      - et ce "défendre", ô noblesse des âmes : ça ne vous a pas frappé qu’il y en a vaguement plus dans le métro maintenant qu’il y a 3 mois, qu’il y a 1 an, qu’il y a 2 ans ?

      - en tout cas, nous sommes d’accord : lisons loin de la marchandise et du boniment, évitons les têtes de gondole imprimées, boycottons les Relay, méfions-nous des libraires qui nous conseillent un Minuit en plein jour !

    • Bonjour,

      Je réponds à vos deux derniers messages.

      Vous parlez de la lumière de la bougie et de celle de l’électricité. Il y aurait les "ringards" arrêtés dans le temps et les partisans du progrès, les ’neufs" dans l’air du temps et des usages.
      c’est l’éternel argument opposé à ceux qui s’interrogent et qui regardent, interloqués, le livre devenir un produit de soutien à la vente de liseuses. Un produit d’appel banalisé.

      Je ne fais pas partie d’un autre monde. Je travaille à la publication de documents numérisés (depuis fort longtemps). Je conçois des sites Internet. je réfléchis à leur ligne éditoriale.
      C’est mon métier.

      Je réfléchis beaucoup, également, au livre.

      Pourquoi toujours généraliser sur les libraires qui feraient mal leur travail, tous des anciens braqués contre les modernes.

      Faire un travail de militant du livre, ce n’est pas évoluer dans un cercle fermé, avec les gentils qui sont d’accord et souvent suivistes et les autres, bêtes et méchants.
      Il est terrible de voir à quel point le Web psychologise les points de vue et infantilise, par voie de conséquence.

      Résister, c’est avoir un débat politique, large et contradictoire. Bien au-delà des intérêts particuliers.
      Pour les auteurs, les lecteurs, les éditeurs, les diffuseurs, les bibliothèques, etc.
      Tout le monde compte.

    • quel rapport entre tout ça, sur quoi je peux vous rejoindre, et un compte rendu de prise en main du Kindle Touch et ce qu’il change à nos habitudes de liseuses

      vous avez aussi protesté auprès du Monde des LIvres qui consacre un billet comparatif à la Kobo et au Kindle Touch

      enfin merci de vos amicales visites ! on essaye quand même que la prochaine fois ce soit en rapport avec le billet concerné ?

    • En réponse amicale et tranquille

      Je n’ai fais aucune interventions auprès du Monde des Livres.

      Je débats, c’est tout. Pour moi, je suis dans le sujet.

    • (ah bé oui, c’est sale la publicité, huons, huons.
      que la "résistance" résiste aux sirènes du commerce et qu’elle se contente d’offrir ses textes sous le manteau, à deux ou trois initiés, pas plus, sur des photocopies discrètes, pliées en quatre, et sans faire l’apologie d’une quelconque marque de photocopieuses, je vous prie.
      ne pas ébruiter les textes de Claude Favre, et qu’ils restent confidentiels, voilà l’idée) (mais le désabusement m’égare, c’est terrible comme cette bestiole grignote parfois)

      Voir en ligne : http://tentatives.eklablog.fr/to-do...

    • photographie iPhone prise à l’instant sur quai de métro, ligne 6, arrivée Montparnasse depuis Chevaleret : cette jeune femme qui lisait sur liseuse a été incapable de cesser sa lecture en descendant sur le quai et continuait de lire en marchant

      ce sont les usages de lecture qui se déplacent, et notre rôle est d’être en leur lieu même, de dialoguer avec ces usages par des textes et des formes qui dialoguent avec ce mode de lecture, ce qu’ils déplacent de la narration, de l’imaginaire, du présent

      je me vois bien interpeller cette personne en lui disant : "quoi, vous vous exhibez avec une machine à lire des fichiers numériques ?"

      non, il y a la lecture, il y a l’invention, il y a la réflexion qu’on doit mener à mesure sur tout ça

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  • Quel article détaillé ! Moi qui pensait avoir tout lu en matière de liseuses... j’ai trouvé mon maître :o)
    Par contre même en ayant pu voir les nouveaux Kindle je reste un inconditionnel... de la liseuses de la fnac. Le catalogue me parait plus approprié que celui d’Amazon, surtout que j’ai l’habitude d’acheter mes livres là bas.
    Y a t il un moyen d’acheter les livres numériques fnac sur la Kindle ?

    Voir en ligne : http://www.autoperfs.com

  • merci, mais aurait mieux pas valu que j’aie à répondre à ce message ce jour : déjà que Kobo c’est un vrai travail de funambule pour qu’ils respectent notre mise en page, ils ne récupèrent pas les mises à jour éditeur, contrairement à iTunes ou Kindle, et c’est du foutage de gueule grande échelle
    Kindle est un système fermé, on achète sur Amazon ou, pour nous, directement sur notre site puisque nous proposons les 2 formats, mais à l’inverse on retrouvera ses achats sur l’ensemble de ses appareils, smartphones et tablettes

  • Selon vos conseils j’ai investi dans une Touch et : écran épatant (selon moi plus jouable que l’Ipad - trop de traces de doigts vite visibles, trop lumineux pour les grands myopes dans mon genre, etc...) Dans les moins je mettrai une autonomie légère et une ergonomie un peu limite pour qui a deux mains gauches. Sinon nickel (notamment pour les envois textes persos.)
    ps bémol : pourquoi ne pas mettre plus en avant la qualité spécifique des textes "dédiés à" ou, comme si justement écrit par vous, "produits pour" (annotations,table des matières interactives, etc) des textes disponibles sur votre site ; j’ai personnellement pigé le truc mais, en testant mon entourage, beaucoup semble ne pas l’avoir fait et se contente de pauv’ ebooks numérisés à la va-vite. Pour prendre un exemple qui devrait vous faire plaisir, c’est toute la différence entre un Cd des Stones numérisé à la hussarde et les rééditions SACD.

  • Un article impressionnant, je suis toujours épaté par la taille mais surtout la qualité de vos posts ! J’ai moi même un blog sur une tout autre thématique mais voir à quel point vous arrivez à rédiger me sidère !
    Bref, pour en revenir au Kindle, c’est le produit incontournable pour tout amateur de lecture qui se respecte. Même si je trouve que l’on en voit pas encore beaucoup dans les transports en commun...
    Peut être qu’en 2013 le marché va se développer ? Qu’en pensez vous ? Même si l’emploi est différent, pensez-vous que les liseuses peuvent percer fasse aux tablettes tactiles comme l’iPad ? (beaucoup font l’amalgame)

    Voir en ligne : http://www.chronotimes.com

  • J’ai un proche qui est mal voyant et qui apprécie le fait que les Kindle(basique ou "Touch") permettent de lire avec d’assez grandes tailles de caractère . Je voudrais savoir si d’autres liseuses (ex. Kobo) ou tablettes (ex. Ipad) permettent d’avoir des tailles plus grandes que la taille maximale des caractères des Kindle (cela pour le cas où cette dernière taille ne serait plus assez grande pour mon proche).Merci d’avance pour vos réponses .

    • bien penser qu’il ne s’agit pas seulement de grossir les caractères, mais de naviguer aisément dans les menus...
      avant décision, tester aussi l’iPad, qui propose un affichage inversé blanc sur fond noir, c’est souvent précieux aussi pour les mal-voyants
      autre piste aussi, les scanners PlusTek Optibook avec les progrès si étonnants de la synthèse vocale au fil de lecture...

  • On vient de m’offir un Kindle paperwhite. Après une période d’euphorie, je constate trois défauts majeurs :
    1) Système fermé.
    2) Réactivité médiocre et parfois aléatoire.
    3) Écran tactile imprécis.
    Aujourd’hui c’est un gadget qui n’est pas au point.

  • peut-être devriez-vous prendre le temps de l’apprivoiser, surtout si c’est votre première liseuse ?
    Réactivité : ne pas demander les mêmes performances qu’à une tablette ?
    Ecran tactile imprécis : laissez les doigts apprendre ! Souvent, ce sont les éditeurs des eBooks les fautifs, fabriqué trop à la va vite, ou qui n’ont pas pensé ou assez testé leurs tables des matières ou leur navigation interne.
    Système fermé : pas hésiter passer par Calibre, et surtout des surtout, utiliser l’adresse mail de la bécane pour lui envoyer tous vos fichiers...
    Personnellement, me sers du mien tous les jours, même si je préfère le Kindle Fire.

  • Après quinze jours d’utilisation assidue, je confirme mon jugement initial d’il y a huit jours. En revanche j’admets volontiers que je n’ai pas été privé du plaisir de la lecture mais ... c’est le moins que l’on puisse demander. Non ?