« Ouvrez ! », 1 fiction, 1 euro, 1 heure, chaque semaine...

chaque vendredi, tous genres fictionnels, deux textes d’entre 25 et 40 pages propulsé chacun pour 0,99€ sur publie.net – Ouvrez !


 

C’est lancé ! Le projet : une collection de récits contemporains, fiction tous genres confondus, avec chaque vendredi une nouvelle parution.

Pour l’ouverture, on accueille le montréalais Charles Dionne, En même temps – mais, malgré quelques esti dans le texte, c’est bien de la ville contemporaine, la nôtre, qu’il est question, remontée à la Thomas Berhnard à partir d’un banal accident de vélo.

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On continuera la semaine prochaine avec Elias Jabre dans l’anticipation, et merci à toutes celles et ceux qui nous ont envoyé des textes, du pain sur la planche à lecture... Confiance : on ne perdra pas la couleur publie.net. Lire le cahier des charges.

C’est l’occasion bien sûr de reprendre des versions epubs solides de textes déjà en ligne, ainsi Sarah Cillaire, 10 fois en moyenne, d’une urgence inchangée, Dominique Quélen, Le temps est un grand maigre, ou mon propre Un mariage de Marcel Duchamp.

La maquette de couverture est bien sûr signée Gwen Catalá.

 

L’édition numérique, depuis 3 ans, j’ai l’impression que c’est un plaisir type kayak, écrire tout près de l’écran, de ce qui bouge, se frotter au monde, expérimenter directement d’autres façons d’écrire.

Tout le monde constate l’essor désormais des ventes sur iPad, Kindle, Kobo etc, mais c’est largement dû aux versions numériques de ce qu’on propulse sur papier. Et je n’y vois rien de mal, là : désormais, c’est mon mode de lecture préféré, et les bouquins des copains, je préfère les télécharger pour les lire sur mes petits matériels.

Et nous aussi on va là, tout content d’avoir ces beaux cahiers lisses et souples de publie.papier, avec les belles maquettes de Gwen, tout le boulot qu’on a sédimenté dedans, et là aussi une rupture d’espace. Pour nous, cette collection Les Brefs, textes de 60 à 100 pages, un bel espace de galop, d’expérience et d’intensité.

Du coup, comment retrouver ce même glissé, cette impression de solo (tiens, les huit solos de Marc Villard, sur publie, titre Don’t explain, ce serait bien l’emblème.

La cuisine se fait dans la tête. J’y trouve, liste :
- rage à avoir écrit à l’avocat des ayant-droits de Jean Ray, il y a 7 ou 8 mois, une lettre sur laquelle j’avais rudement bossé, proposant une reprise numérique des Harry Dickson, un par semaine, pendant 2 ans, viabilité parfaite, même pas eu de réponse...
- rage que ma grosse bio des Rolling Stones, des milliers d’heures engouffrées, mise en ligne sur publie.net début août, toute rebrossée du dedans pour leur 50ème, n’ait induit en un mois que 100 téléchargements tout juste, y a un hiatus...
- étonnement de lire d’un coup, ce soir, un manus que m’envoie un courageux (mais attention, il avait respecté la règle secrète que je ne dis à personne : un manuscrit dont l’auteur ne dit pas avoir lu un quelconque de nos auteurs publie, je ne réponds même pas), trois récits brefs, et juste celui du milieu qui m’intéresse, pas les deux autres...
- la longue discussion hier soir, une fois de plus, avec le grand frère Jef Gayrard, inventeur de NumerikLivres, on a plein de trucs en commun, chacun sur sa petite Mobylette numérique en survie précaire, donc à commencer les bonnes crises d’angoisse en se disant mais qu’est-ce que je suis venu fiche dans ce bazar et comment m’en sortir, Jef est un homme de fines intuitions, et si on tient, c’est pour savoir les modeler ou les rejouer en avant – j’ai l’impression que peu à peu nos deux catalogues trouvent leur autonomie réciproque, mais que du coup les échos ou les croisements se font plus sensibles. Jef avait eu cette belle idée des textes lus en 45 minutes, train, métro...
- combien de fois j’ai reçu, et certains mêmes en ligne, des textes – qui peuvent être magnifiquement beaux, n’est-ce pas @dbourrion – écrits d’une bouffée, en une nuit ?
- et pourquoi nous-mêmes, à publie.net, il y a longtemps qu’on a une collection de textes courts, proposés à 0,99 – bon, d’accord, les couvs sont pas très jolies, c’était avant que je sois encadré d’excellence... et qui ne marche pas du tout ?

Tout cela pour en arriver là, et partir pour trois mois ou trois ans selon le plaisir qu’on y trouvera, un cahier des charges :

Chaque vendredi matin, publie.net proposera, toutes librairies numériques confondues, un texte bref, entre 25 et 40 pages équivalent papier, 4 000 à 7 000 mots.

Il s’agira de textes fictionnels et d’expérimentation, tous genres confondus. Ils seront simples à coder et mettre en forme. De même, la couv sera faite au plus simple.

Priorité bien sûr aux auteurs publie.net, comme laboratoire, extension, dérive, mais le rythme hebdomadaire permettra un large choix (d’ailleurs, si on a 2 ou 3 textes bien, on ne se privera pas de les mettre en ligne par 2 ou par 3).

Une économie mini : texte vendu 0,99 cts, cela veut dire recette nette éditeur 0,56 cts, soit selon le principe du partage égal des recettes 28 cts par texte téléchargé – si vous en vendez 100 ça vous fait presque un petit restau. On fait le compte au bout du 3ème mois, vous nous dites si on laisse en ligne ou si – hop – on fait disparaître.

Fiche technique : 1 seul fichier (rtf, .doc, .odt, pages etc) comportant : Titre, auteur, bio brève (5 lignes max), lien vers le site, le blog, l’adresse twitter ou facebook, note d’intention en 5 lignes de la fiction proposée, texte de la fiction elle-même, 4000 mots mini, 7000 mots maxi – ceci étant seulement indicatif bien sûr. On peut bien sûr insérer une ou des images, mais toujours dans l’idée que pour nous ça doit être codé préparé en une paire d’heures – important aussi que vous preniez bien en charge la correction préalable, on fera pas 3 tours de vérifs.

Comité de lecture joyeusement informel, mais Arnaud Maïsetti, Christine Jeanney, Gwen Catalá, Pierre Ménard ne refuseront pas le coup de main ?

L’adresse bien sûr une seule : info ÷ @ ÷ publie.net !

Il suffit de se mettre à penser ça, et dans le dossier en attente, j’ai déjà quelques mails d’auteurs à qui j’ai dit : — Oui, mais c’est un peu court, non ?... Je vais leur récrire, il y a des voix, n’est-ce pas Élias, qu’il y a longtemps que je voudrais sur notre plateforme.

En tout cas j’ai bien envie, et moi aussi je jouerai avec les autres. Dernier avertissement : quand j’ai une idée qui me vient comme ça, j’attends pas 3 mois pour lancer. Se peut très bien que la première soit vendredi.

Je n’ai pas encore décidé du nom. La première mouture s’appelait Stigme.99, un stigme c’était le signe diacritique qui indiquait une coupure de mots, quand on n’avait pas encore inventé l’espace. Peut-être rien, juste le mot vendredi et l’expression une heure de lecture numérique. Ou tiens : ce site dont je ne fais rien : ouvrez.fr, hommage à Nathalie Sarraute, ça irait, avec le point d’exclamation, même : Ouvrez ! ? L’avantage c’est qu’on aurait le site tout prêt pour compiler, proposer mémoire, voyage, visibilité – un grand magasin de fictions brèves à 1 euro – on compte sur vous, Sarah C, KMS, plein d’autres des blogs...

Se dire aussi, obstinément et pendant 20 ans encore, que ça peut être l’opportunité pour les copains de l’imprimer d’essayer le numérique, se familiariser à comment ça se code, se distribue, se lit avec un de vos textes...

Et au moins nous lirons-nous les uns les autres, et bien sûr aussi, nos abonnés auront la joie de tout découvrir sans effort...



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écrit ou proposé par François Bon _ licence Creative Commons BY-NC-SA (pas de © )
1ère mise en ligne 10 septembre 2012 et dernière modification le 14 septembre 2012
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