rêve avec livre

et des cris que parfois on a au réveil


C’était un rêve avec livres. Cette bibliothèque était au 8ème étage (je ne sais pas pourquoi, mais c’était un 8ème étage). On travaillait tous dans la même pièce, une grande pièce. J’y étais pour plusieurs mois (un stage, un travail, et cela m’est arrivé, je sais très bien quand, où et quelle ville et avec quels gens) – ils ne m’aimaient pas. J’avais mon coin de travail. En bas c’était une pelouse, au long des vitres. Il y avait un bâtiment à côté, avec des appareils concernant le temps. Je devais filmer ces appareils concernant le temps et j’avais besoin de ces livres. Sur mon coin de travail j’avais laissé mes livres. C’était ma table : chacun avait sa table, ses affaires. Une pure vexation donc ce matin. Quand je suis venu prendre mes livres il n’y avait plus rien. Ils étaient par terre, huit étages dessous, éclatés. Le Journal de Kafka, éclaté (c’était bien le mien, déjà vieux, usé, mais quand même – et encore plus), et Le monde comme volonté et représentation, de Schopenhauer, dans sa reliure rouge, éclaté. Un troisième et un quatrième, aussi, mais moins grave, me concernant moins. J’ai tout remonté là-haut, mais en parler, non : je n’arrivais pas à en parler. C’est plus tard que ça a craqué : complètement craqué – quand je me suis réveillé, encore je criais.

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1ère mise en ligne et dernière modification le 28 septembre 2009
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