architectures du fer à Gardanne

à quelques kilomètres de Fos, le puits vers le minerai de toujours


Rien à voir avec Fos. Mais on n’est qu’à une poignée de kilomètres, et ici aussi l’homme se battait avec le sol, pour lui prendre ce minerai qui à Fos arrive par bateau. Et les voiles et mâts de fer que l’usine tend au-dessus du sol, ce sont les aciéries qui les lui fournissaient.

Le même entremêlement arbitraire des formes et des géométries mais, comme la première fois que j’ai découvert ce paysage industriel, il y a bientôt 30 ans (ou exactement 30 ans, et rien de changé – du moins dans ceci, l’entremêlement visible du fer), c’est cette couleur ocre qui le rend fascinant.

Je mets cela aussi dans la page de Fos parce que, à la chance qui nous a été donnée il y a quelques semaines de rester deux pleins après-midi dans le bâtiment de coulée continue, les images – ce qu’elles ont de Piranèse et de Dante – travaillent dans la tête jusqu’au tréfonds des rêves, se mêlent à tout ce qu’on porte de sentiment esthétique, mais les pauvres images numériques que j’en ai rapporté sont maladroites, insuffisantes, et j’ai besoin de cet appui pour porter ce qu’elles poussent ou écartent en moi.

J’ai donc décidé, moi naïf et ça va en faire sourire quelques-uns, de m’approprier enfin un minimum l’outil technique de la photographie. Et pour cela, travailler, s’entraîner, avant le prochain tournage.

Gardanne, en dix minutes, ce soir : une répétition pour le prochain Fos. Et le même ciel, le même fer.

 


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 2 juillet 2013
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