Cergy | le webdoc comme invention d’art

répertoire de liens en accompagnement du workshop webdoc


table


 

principe


- cette page s’écrira à mesure du parcours, et dira les liens explorés, un journal de l’expérience, de nos réflexions, des exposés, des projets, des invités ;

- propulser un contenu artistique transmedia dans la diffusion web interactive : ce que ça change à l’objet artistique lui-même, quelle qu’en soit la discipline d’origine... il s’agit d’interroger le webdoc à la fois dans son statut de possible objet artistique (et non documentaire ou journalistique), s’approprier artistiquement les notions d’interactivité et narration non-linéaire qui y sont associées, pour une forme de production et diffusion de plus en plus établie et reconnue avec fort impact professionnalisant ;

- interroger aussi la logique des outils, formes et supports (écrans et tactile, corps du spectateur, algorithmes et archétypes, emboîtements html5, design, code, son, réalisation) en élaborant chacun un webdoc grandeur nature avec Djehouti, concevoir le projet et le réaliser dans l’ensemble de ses composantes transmedia ;

- l’atelier webdoc a lieu salle 303/307, tous les mercredis semaine B (1er le 8 octobre), matin FB/EM, aprem EM, avec des invités – ordis perso bienvenus, on aura aussi iPad et tablettes Androïd ;

 

liens généraux


- what’s up webdoc – 9 entretiens brefs sur Rue89 (dont Alexandre Brachet, Serge Lalou, Cedric Mal, Youssef Charifi) ;

- Djehouti – la plateforme que nous utiliserons pour nos propres projets (l’équipe Djehouti, auparavant Racont’R, viendra nous la présenter et nous initier) ;

- France Télévision nouvelles écritures (nous recevrons Aurélie Taguet, responsable éditoriale auprès de Boris Razon) ;

- Arte Creative, autre bassin majeur de commande et production, analyse critique très nécessaire des tendances modes et franglish ;

- Upian, un historique de la production dédiée au web ;

- cellules.tv, l’exemple d’un jeune studio de production webdocs, avec Samuel Rousselier, dont nous avons utilisé la présentation "webdoc, un objet aux contours incertains"

- former au webdocumentaire, blog de l’expérience Séoul, avec participation Wilfrid Estève & Éric Maillet – et expérience immersive étudiants master Marne-la-Vallée dans le métro de Paris ;

- le webdoc existe-t-il ?, présentation du livre de Cédric Mal & Nicolas Bole ;

- suggestions Twitter : @blogdocs @djehoutiweb @wilfrid_esteve @davduf @ilovetransmedia @GaiteLyrique @nicolasbole @abrachet @pagesimages @aknetig @MarianneLevyL @jean_no @nicolasnova

 

voir et analyser des webdocs


pour les premières semaines de notre parcours, en même temps que chacun élaborera son projet personnel, prendre le temps de s’approprier de façon critique le vocabulaire et les possibles du webdoc : ci-dessous une sélection (non limitative) d’une dizaine de réalisations récentes, non réductibles à presse ou documentaire ;

les décortiquer en solo ou binôme pour un bref exposé qui rende compte à la fois de la démarche et des outils qu’elle requiert, en reconstruire l’arborescence par des copies écran, dresser ensemble une sorte de cartographie des techniques (texte, son, image, code, montage, interactivité), des utopies, des problèmes non résolus ;

2 exposés d’une trentaine de minutes à prévoir chaque séance à venir ?

 

- Comme des bêtes
présence de l’artistique (danse) comme matériau du documentaire – statut de la notion de documentaire quand le webdoc est aussi diffusion de l’artistique même – linéarité de l’expérience utilisateur dans contexte d’arborescences transversales à chaque étape, mise en lien de l’expérience personnelle avec celle des autres internautes (quizz, ou comment conjurer l’interactivité gadget ?) – rôle spécifique du graphisme dans intuition de la navigation et étapes successives – concept de temps, quand on pérennise l’éphémère non reconductible (spectacle avec les grues).

- Stains beau pays
de Simon Bouisson – concept d’un « film sans début ni fin » – les participants deviennent eux-mêmes réalisateurs : instance création transférée au personnage du doc (Mariam) – rôle de la voix-off du making-of en tant qu’élément narratif par ce making-of – la roue : l’aléatoire dans la narration – glissement interne vers fragments éclatés de fiction dans l’intérieur des portraits – et magnifique implication sociale.

- Gare du Nord
de Claire Simon – rapport création et lieu réel – time line lieu réel et time line récit fictif – fragments linéaires filmés comme grain narratif – l’investigation du réel quand la hiérarchie du film ne contraint plus à la recomposer comme piste linéaire – le déplacement fictionnel du spectateur comme nouvelle linéarité qui lui est confiée.

- The End, etc.
de Laetitia Masson – notion de narrativité interactive, composition du film remise à ses spectateurs (questions qu’on développera avec participation de Vincent Gérard) – médiation par cartographies de mots, archétypes de narration et comment conjurer la prévisibilité des schémas.

- Défense d’afficher
« ce que le street-art raconte du monde » – en quoi le vecteur de diffusion de l’objet artistique interfère aussi avec cette création même, en la séparant de son support initial – narrations géolocalisables, cartes, graphismes web interdépendants des objets artistiques traités – convergence avec appli pour faire retour du webdoc aux démarches équivalentes dans notre propre sphère IRL.

- Fort McMoney
l’art d’intervention – écologie des gaz de schistes – affronter l’économique et le politique – notion de jeu inséré dans l’objet artistique – fiction des lieux et personnages dans contexte réel identifiable – les épisodes successifs conçus comme événementiel et interactvité ponctuelle avant diffusion filmique pérenne.

- Théâtre sans animaux
le webdoc comme outil intégré au dispositif artistique, ici une pièce de théâtre de Jean-Michel Ribes nativement web, donc non pas comme complément ou making-of mais partie prenante du jeu et de l’élaboration, le rapport spectateur/webdoc allant jusqu’au contrôle de l’acteur (« à vous de doubler », « créez le décor ») – conjuration de la position de spectateur/documentaire : rôle de l’absurde à la J-M Ribes – pistes que ça nous ouvre pour la performance ?

- Le grand incendie
représenter ce qui n’est pas représentable : travail d’enquête et création sur un problème social précis et symbolique, l’immolation par le feu.

 

expériences sur images, sons, textes hors documentaire


- Brèves de trottoir

- Écouter Paris

 

les webdocs qui ont fait l’histoire du genre


- My boyfriend came back to war, Olia Lialina, 1996
un précurseur...

- Voyage au bout du charbon (2008)
déborder l’expérience journalistique en s’appropriant l’enquête elle-même

- Le corps incarcéré
corps en prison, photo plutôt que vidéo

- La zone, retour à Tchernobyl, 2011

- Bienvenue en Chinafrique
incursion journalisme d’enquête

- Gaza Sderoth
chronique des deux côtés du mur, linéarité et chronique, mis en ligne alors qu’en train de se construire

- Prison Valley, (2010)
un webdoc « historique » qui a marqué une étape dans la diffusion et le statut – film éclaté & instances différentes de narration selon l’éclatement – statut des déplacements géographiques et repérage cartographique comme base de la narration non-linéaire – notion de film que personne ne pourrait voir en entier – pérennité et accessibilité de la diffusion – le compte qui permet de reprendre le visionnage où on l’a laissé.

- La machine à expulser, (2012)
voyage dans les centres administratifs


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 5 octobre 2014
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