dialogue #01 | du dialogue sans dialogue

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dialogue #01 | du dialogue sans dialogue


Cette vidéo propose :

 1er exercice sur le dialogue : on va justement créer un vide central, un manque, une empreinte — il y aura tout, le lieu, l’ambiance, les objets, les silhouettes, les gestes, les visages, les expressions de visage, la tonalité des voix, l’éclat des voix, les ralentis, les pauses, les silences, sauf justement les paroles qui sont échangées...

 jamais exercice n’aura été si simple ? alors tant mieux si vous le considérez comme ça !

 où je ne peux aider : la scène primitive qu’on transforme ici en récit... je propose 2 pistes antagoniques : la première, l’ancrer dans un moment particulier de votre projet personnel, utiliser ce biais technique et formel pour un effet de zoom, d’amplification ou extension (par exemple en prolongement des exercices présentés dans le cycle outils du roman), la deuxième en se saisissant d’un moment de crise, bifurcation, inflexion qui a pu être déterminante à tel moment de notre vie (en prolongement cette fois des exercices du cycle de l’autobiographie comme fiction ;

 dans les deux cas, l’absence de toute parole citée va servir de protection — protection au sens d’écran : fiction pour le lecteur, qui aura à charge de trouver dans son propre parcours ce qui l’aidera à la représentation ; protection pour vous scripteur, puisque ce qui serait dévoilement ou chirurgie est absent...

 et se servir de ce manque central comme d’une dynamique, d’une bascule ou d’un effondrement constant, qui va permettre d’approcher encore plus près, toujours plus près de la dynamique propre aux personnages et au lieu, des grossissements, accélérations, ralentis tels qu’on avait pu commencer de les explorer dans le cycle prendre à partir de Jean Epstein et ses textes de 1927 sur le cinéma, gros plans etc...

 pas de texte d’appui, pour l’ensemble de ces exercices dialogue ce sera juste de très brefs passages, ici je vous propose en pièce jointe (espace abonné, où vous trouverez aussi PDF complet de mon petit livre Outils du roman et son chapitre « dialogue » d’où part cette série) un des brefs chapitres-incise de Nathalie Sarraute dans L’usage de la parole (1972) : « Le mot amour » où précisément tout le contexte se construit comme crescendo constant autour de 2 silhouettes aperçues à l’autre bout de ce buffet de gare, espace public, enfumé et bruyant, et dont on ne comprendra pas les paroles, jusqu’à ce mouvement où les 2 silhouettes se penchent l’une vers l’autre.

Et à vite pour la suite, c’est pour moi ici une série entièrement neuve dans l’expérience, inventons-la ensemble !

 


responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 24 avril 2022
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