gris variable

bilan (dirait Baudelaire)


drôle de journée, comme le temps dehors avec ses successions de bourrasques noires et de soudains ciels bleus

sans parler de ce matin, bizarre, malgré une bonne séance de travail de 5h à 7h30, je trouve vers 15h un mail qui me propose d’écrire, pour 800 euros, un récit érotique de 8 000 signes, qui servirait de support, avec 6 autres auteurs (refuseront-ils aussi ?) à un peep-show branchouille, paraît-il avec le soutien d’Arte et de Beaubourg (deux endroits que je fréquente aussi), où une femme promène dans sa paume une mini caméra pour se filmer l’intimité en grand écran, exhibée devant public : rien de neuf sous le soleil, à part cela précisément, comme le dit par mail Patrick Rebollar (j’allais dire Patrick Rigolard) : "le peep-show veut des lettres", d’ailleurs les liens fournis en exemple sont assez significatifs : mais pourquoi me demander ça à moi ?

donc je refuse, et pas très poliment même, et à 17h en rentrant de chercher les gosses au collège, nouveau mail, c’est fin mars la semaine de la francophonie à Delhi, on me propose de venir une semaine en Inde, ateliers d’écriture et lectures dans les universités et Alliances Françaises

tout ce que j’aime, à commencer par l’enfoncement lent dans les heures d’avion, et ma fascination pour l’Inde depuis mes longs séjours à Bombay en 79/80... mais il y a l’engagement du cours aux Beaux-Arts, et puis décidément non, l’année ne s’y prête pas (j’ai encore le souvenir du Japon il y a exactement un an, la charge d’Asie ne dissout pas au dedans si facilement)

alors voilà qu’après ce second refus, là bien sûr poli, et même touché, je suis à 2h07 encore à l’ordi sans trouver la force de rompre

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