merci de votre message - qui de nous pour n’être pas effrayé de la rapidité des changements, des recompositions, de l’effondrement des chiffres ? - il ne s’agit pas de fascination facile pour les nouveaux objets de plastique, mais seulement de savoir si c’est encore de notre responsabilité de se bagarrer dans l’intérieur de ces nouveaux usages, et y insérer de la littérature, le langage comme réflexion ? je ne sais pas si l’univers du livre papier, de nos usages des tables de chevet et bibliothèque était si "linéaire" - mais il me semble qu’on doit cesser d’opposer les deux supports, penser plutôt leur articulation - il se trouve seulement qu’on pense plus cela côté Internet que côté édition traditionnelle, que l’écart s’accroît - c’est magnifique que vous en soyez encore à utiliser le futur pour dire "ce qu’apportera Internet" - on est entré dans une secousse largement équivalente à celle de l’apparition du livre - est-ce que dans cette secousse, ce que vous dites de la magie du livre, le chant de la langue, la lecture dense, le rapport au regard et à l’imaginaire, on peut le travailler avec, dans et par les écrans ? - on est quelques-uns à se dire qu’il vaut mieux en prendre le risque, au nom même de ce qu’on défend ensemble - bien à vous - FB
merci de votre message - qui de nous pour n’être pas effrayé de la rapidité des changements, des recompositions, de l’effondrement des chiffres ? - il ne s’agit pas de fascination facile pour les nouveaux objets de plastique, mais seulement de savoir si c’est encore de notre responsabilité de se bagarrer dans l’intérieur de ces nouveaux usages, et y insérer de la littérature, le langage comme réflexion ? je ne sais pas si l’univers du livre papier, de nos usages des tables de chevet et bibliothèque était si "linéaire" - mais il me semble qu’on doit cesser d’opposer les deux supports, penser plutôt leur articulation - il se trouve seulement qu’on pense plus cela côté Internet que côté édition traditionnelle, que l’écart s’accroît - c’est magnifique que vous en soyez encore à utiliser le futur pour dire "ce qu’apportera Internet" - on est entré dans une secousse largement équivalente à celle de l’apparition du livre - est-ce que dans cette secousse, ce que vous dites de la magie du livre, le chant de la langue, la lecture dense, le rapport au regard et à l’imaginaire, on peut le travailler avec, dans et par les écrans ? - on est quelques-uns à se dire qu’il vaut mieux en prendre le risque, au nom même de ce qu’on défend ensemble - bien à vous - FB