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de cet écho anticipatif

29 décembre 2008, 08:52, par pb

Oui, je viens de lire cela. Quelques jours sans passer réellement sur le web, seulement gestion de quelques millions dans une guerre des gangs sans envergure, aux adversaires très monotones, sans armes et sans réelles larmes, bref de guerre lasse, une guerre sans intérêt. Donc quelques secondes de gestion pour progression de territoire.
Retour et lire ta réponse.
Eh oui, j’ai sèché. Mais cela tient de mon cerveau, qui veut s’accrocher. Je tiens davantage du mollusque parfois que du crustacé.
L’idée de l’écho anticipatif est vraiment bonne. Je pensais que c’était sérieux. Mais c’est sérieux de toute façon.
Car la maîtrise des différents types de causalité qui déterminent l’homme et leur formulation/représentation en diagramme via des équations complexes permettra d’ici peu de tout voir sur notre évolution.
Naîtra ainsi la possibilité de poser la structure absolue.
En fait ton texte entre en écho avec ce que je lis avec un très grand plaisir depuis 3 jours : le volume 1 des nouvelles de Ballard. Textes géniaux, qui peuvent faire l’économie de toute forme de style (car Ballard n’est pas un styliste, il fait l’économie de toute réflexion sur la langue), car chaque ligne qu’il trace par l’imaginaire qu’il porte suffit.
En le lisant, et en te lisant, et en relisant encore Jenvrey, je ne peux que reconnaître à quel point cette question de la prospective, de l’anticipation, de la fiction concrète qui met en jeu l’essence même de notre humanité est très importante et si peu pourtant explorée.
Une forme de déficit. Une forme de déficit quant à la possibilité de questionner profondément notre être.
Car oui, et si par la complexité des données et le croisement des données des facebookers, on pouvait d’un coup percevoir comme un écho anticipatif de nos devenirs.

L’autre jour, ma mère est revenue catastrophée. Elle venait d’aller voir une face2Bvoyante, une de ces pythies contemporaines, capables de cérébraliser les noeuds denses des ramifications critériologiques de l’interface mondiale. Catastrophée, car elle avait prédit ce que toute pensée se refuse à envisager en-dehors de la fiction : la mort. La F2Bvoyante après une transe l’ayant conduit dans les interstices résiduelles de paquets d’information flottant dans le réseau comme des particules de champ brownien, lui avait annoncé ma mort. Pas la sienne, mais celle de cette autre chair, étroitement liée à elle. Ecoutant cela je ne savais que faire. Car on savait que les prédictions de ces voyantes étaient justes, car non pas basées sur une quelconque intuition, mais sur la consistance de données fiables, structurant une information vérifiable.
Oui, vérifiable, et dans peu de temps. Seulement celui de mettre un point à cette phrase, une crise cardiaque devant survenir en ce terme.