Antoine Compagnon | Pourquoi la littérature devrait-elle avoir peur de la technique ?
10 mars 2009, 21:10, par fabienne swiatly
Oui une époque charnière où il est important que ceux qui aiment et croient à la nécessité de la littérature, investissent l’outil avec leurs questionnements, leur début de réponses, leurs tâtonnements, leurs expériences, leur vouloir-faire... et la question du support, importe peu, si on ne perd pas l’importance du contenu. Si on ne perd de vue que la transmission est importante - pour éviter justement le papillonnage. Alors qu’un écrivain, un enseignant, un animateur, un chercheur vienne avec un livre ou une liseuse... Qu’importe. Qu’ils continuent à transmettre... Et mon souci actuel est que le livre a disparu de bien des appartements (la bibliothèque n’a même plus la fonction de décoration chic - ce qui était le cas dans ma famille et m’a permis de découvrir tôt la littérature) et ce n’est pas à cause du numérique. Et je suppose que la princesse de Clèves en livre ou numérique soulève le même mépris chez celui qui gouverne notre pays.
J’omets volontairement tout ce que la spécificité de l’outil peut entraîner de nouveaux modes de création et d’interaction (trop long à développer).
Oui une époque charnière où il est important que ceux qui aiment et croient à la nécessité de la littérature, investissent l’outil avec leurs questionnements, leur début de réponses, leurs tâtonnements, leurs expériences, leur vouloir-faire... et la question du support, importe peu, si on ne perd pas l’importance du contenu. Si on ne perd de vue que la transmission est importante - pour éviter justement le papillonnage. Alors qu’un écrivain, un enseignant, un animateur, un chercheur vienne avec un livre ou une liseuse... Qu’importe. Qu’ils continuent à transmettre... Et mon souci actuel est que le livre a disparu de bien des appartements (la bibliothèque n’a même plus la fonction de décoration chic - ce qui était le cas dans ma famille et m’a permis de découvrir tôt la littérature) et ce n’est pas à cause du numérique. Et je suppose que la princesse de Clèves en livre ou numérique soulève le même mépris chez celui qui gouverne notre pays.
J’omets volontairement tout ce que la spécificité de l’outil peut entraîner de nouveaux modes de création et d’interaction (trop long à développer).