Quelle surprise de le retrouver en groom barbichu dans l’hôtel ! La rentrée littéraire me fait peur car les livres sont des lance-flamme et nos porte-monnaie ne sont pas ignifugés. J’ai de plus en plus tendance à n’acheter que des auteurs que je suis du regard dans une certaine fidélité, acceptant leurs passages à vide et leurs embellies. J’aime respirer en même temps qu’une écriture et j’ai parfois besoin de voir l’évolution d’un visage pour savoir ce que je lis. On peut lire tout autrement. Mais pour l’instant, Toujours dans l’incendie de l’hôtel HILTON rêvé-raconté-réarticulé par François BON, drôle d’ambiance... C’est un livre qui ne peut pas attendre. Je me dois de le lire en priorité et comme je travaille à plein temps à l’hôpital,je rogne sur mon temps de sommeil et je le lis par paliers depuis hier. Peut-être y mettrais-je quatre jours. Il faut vivre un peu normalement à côté ! François BON convoque la ville, les livres , les gens des livres et quelques autres dans les venelles d’une cité étrangère , métaphore plutôt qu’allégorie , synthétisant laborieusement une tranche de vie ( sociale ?) , avec des pans de mémoire, des reconstitutions, des prises de terre et de guerre lasse, une absence inquiétante de ciel . Une immobilité verticale presque perplexe monte et descend dans ma conscience que j’attribue à celle du protagoniste. L’écriture est extrêmement circonstanciée, l’anecdote poinçonne l’itinéraire à chaque pas. Le phrasé me guide presque comme un chien d’aveugle docile et attentionné, vers un retour habile sur soi dans un décor architecturé avec figures présentes, absentes et toutes murmurantes. L’imagination est barrée par des seuils trop concrets pour rester hostiles. Ne pas prendre peur … et raccompagner Kafka à la fin de son labyrinthe avec un capuccino et une bourrade de fraternité dans le dos.
C’est tout ce que je peux dire pour l’instant.
Quelle surprise de le retrouver en groom barbichu dans l’hôtel ! La rentrée littéraire me fait peur car les livres sont des lance-flamme et nos porte-monnaie ne sont pas ignifugés. J’ai de plus en plus tendance à n’acheter que des auteurs que je suis du regard dans une certaine fidélité, acceptant leurs passages à vide et leurs embellies. J’aime respirer en même temps qu’une écriture et j’ai parfois besoin de voir l’évolution d’un visage pour savoir ce que je lis. On peut lire tout autrement. Mais pour l’instant, Toujours dans l’incendie de l’hôtel HILTON rêvé-raconté-réarticulé par François BON, drôle d’ambiance... C’est un livre qui ne peut pas attendre. Je me dois de le lire en priorité et comme je travaille à plein temps à l’hôpital,je rogne sur mon temps de sommeil et je le lis par paliers depuis hier. Peut-être y mettrais-je quatre jours. Il faut vivre un peu normalement à côté ! François BON convoque la ville, les livres , les gens des livres et quelques autres dans les venelles d’une cité étrangère , métaphore plutôt qu’allégorie , synthétisant laborieusement une tranche de vie ( sociale ?) , avec des pans de mémoire, des reconstitutions, des prises de terre et de guerre lasse, une absence inquiétante de ciel . Une immobilité verticale presque perplexe monte et descend dans ma conscience que j’attribue à celle du protagoniste. L’écriture est extrêmement circonstanciée, l’anecdote poinçonne l’itinéraire à chaque pas. Le phrasé me guide presque comme un chien d’aveugle docile et attentionné, vers un retour habile sur soi dans un décor architecturé avec figures présentes, absentes et toutes murmurantes. L’imagination est barrée par des seuils trop concrets pour rester hostiles. Ne pas prendre peur … et raccompagner Kafka à la fin de son labyrinthe avec un capuccino et une bourrade de fraternité dans le dos.
C’est tout ce que je peux dire pour l’instant.
Voir en ligne : Peut-être passerai-je quatre jours en pension complète à l’Hôtel HILTON