Bien sûr, ça n’a rien à voir (une habitude pour moi) mais je tente de faire le lien . Je vous raconte une petite histoire : En sortant de ma journée de travail, je fais mon petit tour des commerçants dans le registre utilitaire. C’est un sas avant de rentrer. J’achète dans le désordre : le journal, le pain et l’épicerie de première nécessité. C’est un moment de détente et de convivialité sans enjeu. Un échange équitable et joyeux. Mais ce soir je fulmine, le gentil couple du petit alimentaire de proximité (une grande marque) aussi. Depuis quelques semaines, leur manager a enlevé des rayons tous les produits allégés ( yaourts, plats cuisinés... que les clients achètent pourtant puisqu’il n’y en a plus en fin de soirée ...) sous prétexte que ça ne se vend qu’en été. Je vais au rayon cosmétique. J’ai besoin d’un après-shampooing démêlant, l’article n’existe pas... C’est ballot, j’en avais besoin et je n’ai pas envie de me payer une excursion en grande surface pour un article... Je vais voir mon charmant épicier qui pianote sur un petit ordinateur manuel et lui fais part de ma déconvenue qu’il partage totalement : "Ils nous enlèvent tout ! Je tape pour le commander un article que j’avais, et l’appareil répond :"article inconnu !" ... Les clients rouspètent mais nous on ne peut rien faire... ". Cela veut dire en clair que la marque BIP décide à ma place que je dois manger des produits qu’elle choisit et que je dois broyer les herbes du square avec de l’huile de vidange pour démêler ma tignasse en fin de cauchemar... Si je remplace les mots plats cuisinés par livres copieux et épicerie par librairie, j’en déduis que je n’ai pas le droit de choisir les livres que je lis et même pas celui de les trouver là où ils devraient être. Bien sûr, j’entre en résistance... Halte au QCM et à la bêtise en branches à code-barre ! Avec le numérique, on va torpiller tout ça ! J’aime beaucoup ta formulation : le désir au coin du net ... Le désir est subversif ...
Bien sûr, ça n’a rien à voir (une habitude pour moi) mais je tente de faire le lien . Je vous raconte une petite histoire : En sortant de ma journée de travail, je fais mon petit tour des commerçants dans le registre utilitaire. C’est un sas avant de rentrer. J’achète dans le désordre : le journal, le pain et l’épicerie de première nécessité. C’est un moment de détente et de convivialité sans enjeu. Un échange équitable et joyeux. Mais ce soir je fulmine, le gentil couple du petit alimentaire de proximité (une grande marque) aussi. Depuis quelques semaines, leur manager a enlevé des rayons tous les produits allégés ( yaourts, plats cuisinés... que les clients achètent pourtant puisqu’il n’y en a plus en fin de soirée ...) sous prétexte que ça ne se vend qu’en été. Je vais au rayon cosmétique. J’ai besoin d’un après-shampooing démêlant, l’article n’existe pas... C’est ballot, j’en avais besoin et je n’ai pas envie de me payer une excursion en grande surface pour un article... Je vais voir mon charmant épicier qui pianote sur un petit ordinateur manuel et lui fais part de ma déconvenue qu’il partage totalement : "Ils nous enlèvent tout ! Je tape pour le commander un article que j’avais, et l’appareil répond :"article inconnu !" ... Les clients rouspètent mais nous on ne peut rien faire... ". Cela veut dire en clair que la marque BIP décide à ma place que je dois manger des produits qu’elle choisit et que je dois broyer les herbes du square avec de l’huile de vidange pour démêler ma tignasse en fin de cauchemar... Si je remplace les mots plats cuisinés par livres copieux et épicerie par librairie, j’en déduis que je n’ai pas le droit de choisir les livres que je lis et même pas celui de les trouver là où ils devraient être. Bien sûr, j’entre en résistance... Halte au QCM et à la bêtise en branches à code-barre ! Avec le numérique, on va torpiller tout ça ! J’aime beaucoup ta formulation : le désir au coin du net ... Le désir est subversif ...
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