Abjecte.
Il y avait un type qui disait "HEC" c’est l’acronyme de "hors d’état de comprendre", tout est dit.
Les guillemets qui fleurissent sur "raté" ou "coup de foudre" en disent fort long sur la façon de lire et aussi d’envisager le monde. Le plus affligeant est sans doute que les personnes (ce sont des personnes : des stagiaires) qui ont réalisé ce questionnaire (c’est juste un ensemble de questions, après tout) imaginent avoir des réponses fiables : qu’en feront-elles ? Des 4° de couverture prêtes à l’emploi (comme Chabrol qui traduisait les titres des films américains de la Paramount, dans les années 50 en proposant à chaque fois "Le ciel pour témoin") : j’ai entendu dans le poste, un soir que je faisais (encore) la cuisine, le directeur des programmes de la chaîne en tête de l’audimat "98 fois sur cent" - dixit le cyborg- informer qui voulait l’entendre que "il y a dix sortes de scénarios, et c’est tout, alors pour les séries, vous comprenez, on a déjà tout dit, tout lu et tout vu" : sans doute, mais le mépris dans la voix du type en disait aussi très long sur la considération qu’il pouvait avoir pour ceux qui lui permettent son audimat et lui paye sa montre avant qu’il ait atteint la cinquantaine. C’est le règne de la marchandise, du produit, et du formatage. Malheureusement pour eux, le texte, tout comme le langage d’ailleurs, ne se pliera pas à leurs injonctions ignobles. Très amusant, ouais, voilà : puant.
Abjecte.
Il y avait un type qui disait "HEC" c’est l’acronyme de "hors d’état de comprendre", tout est dit.
Les guillemets qui fleurissent sur "raté" ou "coup de foudre" en disent fort long sur la façon de lire et aussi d’envisager le monde. Le plus affligeant est sans doute que les personnes (ce sont des personnes : des stagiaires) qui ont réalisé ce questionnaire (c’est juste un ensemble de questions, après tout) imaginent avoir des réponses fiables : qu’en feront-elles ? Des 4° de couverture prêtes à l’emploi (comme Chabrol qui traduisait les titres des films américains de la Paramount, dans les années 50 en proposant à chaque fois "Le ciel pour témoin") : j’ai entendu dans le poste, un soir que je faisais (encore) la cuisine, le directeur des programmes de la chaîne en tête de l’audimat "98 fois sur cent" - dixit le cyborg- informer qui voulait l’entendre que "il y a dix sortes de scénarios, et c’est tout, alors pour les séries, vous comprenez, on a déjà tout dit, tout lu et tout vu" : sans doute, mais le mépris dans la voix du type en disait aussi très long sur la considération qu’il pouvait avoir pour ceux qui lui permettent son audimat et lui paye sa montre avant qu’il ait atteint la cinquantaine. C’est le règne de la marchandise, du produit, et du formatage. Malheureusement pour eux, le texte, tout comme le langage d’ailleurs, ne se pliera pas à leurs injonctions ignobles. Très amusant, ouais, voilà : puant.