La connerie est un classique : unité de ton, de lieu et de propos.
30 septembre 2009, 08:42, par B. Redonnet
Bon, parce que c’est comme ça et que tout le monde cause et que ça fait bien plaisir, j’y vas moué itou de mon petit grain de sel en disant d’abord, que la connerie a ceci de positif, c’est qu’elle mobilise ses contraires.
Sans elle, on arriverait, des fois, à sombrer dans une solitude encore plus grande.
Mais je n’ai pas pris le micro pour dire que des banalités dialectiques, quand même...
Non, ce qui me brasse les tripes dans ce questionnaire, c’est la bêtise plus que la méchanceté. À croire qu’il a été établi par des gens qui ne lisent pas ou alors qu’une seule fois et en diagonale. Ou alors les 4ème de couv.
"Est-ce qu’on relit parfois un même livre et à quelle occasion ? Est-ce qu’il y a des passages ratés. ?"
Les gars qui posent des questions pareilles devraient se spécialiser dans le dentifrice ou les crèmes solaires.
Ils ne savent pas qu’on n’a pas besoin d’occasion pour relire le Grand Meaulnes ou les Karamazov.
Ils ne savent pas, non plus, qu’un livre est un tout, un truc vivant, et que les "passages ratés" le sont peut-être à une saison de la vie et pas à une autre et que même, on serait bien en peine de les identifier comme tels si une page qu’on lit en la sent un peu moins proche de soi. En tout cas, on dirait jamais ça...
Je dis à ma gamine qu’elle a raté son opération, oui...ou le bus, à la rigueur
Bon, parce que c’est comme ça et que tout le monde cause et que ça fait bien plaisir, j’y vas moué itou de mon petit grain de sel en disant d’abord, que la connerie a ceci de positif, c’est qu’elle mobilise ses contraires.
Sans elle, on arriverait, des fois, à sombrer dans une solitude encore plus grande.
Mais je n’ai pas pris le micro pour dire que des banalités dialectiques, quand même...
Non, ce qui me brasse les tripes dans ce questionnaire, c’est la bêtise plus que la méchanceté. À croire qu’il a été établi par des gens qui ne lisent pas ou alors qu’une seule fois et en diagonale. Ou alors les 4ème de couv.
"Est-ce qu’on relit parfois un même livre et à quelle occasion ? Est-ce qu’il y a des passages ratés. ?"
Les gars qui posent des questions pareilles devraient se spécialiser dans le dentifrice ou les crèmes solaires.
Ils ne savent pas qu’on n’a pas besoin d’occasion pour relire le Grand Meaulnes ou les Karamazov.
Ils ne savent pas, non plus, qu’un livre est un tout, un truc vivant, et que les "passages ratés" le sont peut-être à une saison de la vie et pas à une autre et que même, on serait bien en peine de les identifier comme tels si une page qu’on lit en la sent un peu moins proche de soi. En tout cas, on dirait jamais ça...
Je dis à ma gamine qu’elle a raté son opération, oui...ou le bus, à la rigueur
Non, là, vraiment, c’est de la pure connerie.