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26 axiomes sur l’Internet et le livre

16 janvier 2006, 06:13, par Berlol

Skuz, François, j’aurais dû copier moi-même (moi-mêle) ma réponse. D’ailleurs partielle.

Normal que tu sois en désaccord sur certains points. Car c’est selon usage réel et selon fantasmes insus. Pour usage réel, je pense que j’écris moins que toi et surtout dans moins de directions différentes, donc moins large palette de besoins de mon côté.
Mes fantasmes, il y a vingt ans, c’était fabriquer le livre moi-même (mise en page, titres courants, etc.), même sans lecteurs, et pas de faire paraître un livre.

Pour le collectif, c’est un mode d’écriture en cours d’invention, notamment pour faire travailler les étudiants qui doivent me rendre des devoirs alors qu’ils sont en voyage linguistique en France ou au Québec...

Sur les autres axiomes, je suis globalement d’accord et partiellement acteur, d’ailleurs.

Quant à la "déréliction en voie d’accélération de la presse littéraire" et l’"impasse des sites ayant voulu fonder un espace critique virtuel", je suis bien évidemment d’accord.

Le journalisme est, au sens propre, désemparé par la publication électronique individuelle (PEI). Les journalistes (littéraires aussi) jouent leur jeu en fustigeant des excès et des manques, mais il y a suffisamment de bons sites et de bons blogs pour que ces attaques soient marginalisées et ridiculisées, plombant à chaque fois un peu plus le "journalisme".

Que doivent-ils faire ? D’abord humblement se renseigner, se plonger longuement dans la lecture du web, s’imprégner de ses ambiances, ses productions, ses chemins de l’un à l’autre. Participer, parce que c’est le seul moyen pour eux de sentir la réactivité du milieu. Puis (ré)essayer de faire leur métier.

Mais as-tu déjà vu un "journaliste littéraire" laisser des commentaires sur ton blog ? Moi, sur le mien, jamais. Sur les autres blogs où je vais, jamais non plus. Ils refusent. Ils ne fraient pas avec "nous". Ou ils n’y pensent même pas. Est-ce que leurs lignes doivent toujours leur être payées ? Est-ce un refus de se mêler à "nous" ? Ça évoluera...

Voir en ligne : JLR