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Petites réflexions comme çà ... dans le genre « obstiné » et gratuit ....

6 février 2006, 18:01, par Mth P

Petites réflexions comme çà ... dans le genre « obstiné » et gratuit ....

Pour frayer il ne faut pas que l’internaute soit effrayé sinon il en fait très vite les frais.

Au frotti-frotta internautique certains se brûlent et finissent par parler tout seuls ou à un petit parterre d’initiés plus ou moins complaisants.

Ne sous-estime -t-on pas les phénomènes de groupe dans les pratiques internautiques et les tentations d’extrême inconstance des affiliations de chaque possesseur de clavier ?

Par ailleurs la hiérarchie des écritures ne se reproduit -t-elle pas toujours à l’ insu de tous ? Est-elle encore acceptable ? Peut-on la déjouer ou l’abraser ?

Mais si internet semble encore (et pour longtemps) une jungle , ce peut être dans un sens positif : même dans la pagaille, on peut encore y choisir ses lianes à tresser ,sans en référer à la doxa dominante du moment.

On prend donc presque consciemment le risque de ne jamais retrouver une communauté stable, car il n’existe aucune raison objective à vouloir sortir d’un milieu où il y a des moyens de trouver ce dont on peut avoir besoin, avec des niveaux d’exigence divers pour survivre intellectuellement et culturellement.

L’accumulation du savoir est un tonneau des Danaïdes, ceux qui prétendent vouloir le commercialiser sont à la fois naïfs et bien inspirés. Le rackett est permanent dans notre société et nous devons payer pour ne pas subir le harcèlement publicitaire à longueur de temps et payer encore pour préserver un écran ( comme une page blanche) non saturé de « fenêtres intrusives »... Est-ce possible autrement ?

Qui doit être rétribué sans en abuser dans un système où l ‘on ne sait plus qui de la poule et qui de l’œuf a fait la page virtuelle ?

Big Google se fabrique une banque d’images prélevées sur les blogs, il a demandé la permission à qui ?

Ah ! mon beau château , ma tant tire tirelire ! Et si la plupart des gens préféraient retourner cocooner dans des cabanes de Robinson au beau milieu les bois, attendant dans le sifflotement tranquille des oiseaux de passage, d’éventuels visiteurs libres de repartir dans une autre direction après une halte ?

La captation payante est un leurre inique voire dangereux car elle ne se justifie que par un parasitage maffieux et élitiste d’intermédiaires qui aiment à se tenir aux péages du savoir .

Paie-t-on des droits d’auteur aux parents qui nous ont donné les mots, à l’instituteur ou l’institutrice qui nous a appris à lire et à écrire, aux professeurs qui nous ont initiés à la langue partagée ?

Ecrire est-il encore un métier ou une compétence parmi d’autres ?

Ce qui est rare est cher. La pièce unique, la singularité poussée à l’extrême est -elle encore une valeur monnayable si chacun se met à prétendre à sa propre valeur d’existence ? A chacun son tour ? Souveraineté universelle ? Quels droits pour ceux qui ne peuvent les défendre ?

C’est qui les Gens de Lettres ? Ont-ils une parenté quelconque avec les Gens de Chiffres ?

Le traitement de texte est -il un soin qu’on veut apporter aux mots pour qu’ils soient en bonne santé ?

Comment traiter les maltraitances « indésirables « sur Internet ? Chacun sa police de caractères ?

Sauf pour la "cogne", La phrase de FB qui rassure un moment parmi toutes :

« Je n’écris pas pour Internet, j’écris là où ça m’entend, là où ça cogne, là où ça rêve. « 

Voir en ligne : La Cause des Causeuses