ah, moi aussi les solos de Laurent Vercambre dans Malicorne, il y en a que j’ai encore dans les doigts, surtout un en mineur avec doubles cordes
des fois on voit sa tête dans le métro, à Vercambre, son quatuor de parodie : atteinte à mes souvenirs de la grande époque - il y avait sur les routes de musique à l’époque Marc Perrone (j’en parle ici), Pierre Bensusan, Phil Fromont et Claude Lefebvre, ou Névénoé la coopérative bretonne avec ce drôle de type de notre âge qui disait des poèmes par coeur au micro : Yvon Le Men, je savais pas qu’on serait frères plus tard
étrange, j’ai eu des tas d’instruments, accordéons, violons, guitares, on jouait tous la même chose et — heureusement — certains bien mieux que d’autres (j’admirais les frères Robin, eux ils se moquaient de moi un tantinet), et aujourd’hui tout ça me paraît bien étranger dans les doigts
dans les moments de répétition, avec Pifarély, des fois rien que parce qu’on lui demande et qu’on est tout seuls, il va se mettre à jouer des trucs irlandais, ou du Ponty, ou du Scelsi ou Ysaïe et d’autres : on s’incline, parce que toutes les musiques qu’il porte à l’intérieur elles seront dans cette incandescence de ce qui suit, tellement plus abstrait
des fois je prends son violon et j’en joue en muet, j’oserais pas poser l’archet : je lui demande de m’en jouer, plutôt, encore et encore
le rêve de violon c’est le plus grand que j’ai eu, de toujours, et évidemment c’était pas ça le chemin
ah, moi aussi les solos de Laurent Vercambre dans Malicorne, il y en a que j’ai encore dans les doigts, surtout un en mineur avec doubles cordes
des fois on voit sa tête dans le métro, à Vercambre, son quatuor de parodie : atteinte à mes souvenirs de la grande époque - il y avait sur les routes de musique à l’époque Marc Perrone (j’en parle ici), Pierre Bensusan, Phil Fromont et Claude Lefebvre, ou Névénoé la coopérative bretonne avec ce drôle de type de notre âge qui disait des poèmes par coeur au micro : Yvon Le Men, je savais pas qu’on serait frères plus tard
étrange, j’ai eu des tas d’instruments, accordéons, violons, guitares, on jouait tous la même chose et — heureusement — certains bien mieux que d’autres (j’admirais les frères Robin, eux ils se moquaient de moi un tantinet), et aujourd’hui tout ça me paraît bien étranger dans les doigts
dans les moments de répétition, avec Pifarély, des fois rien que parce qu’on lui demande et qu’on est tout seuls, il va se mettre à jouer des trucs irlandais, ou du Ponty, ou du Scelsi ou Ysaïe et d’autres : on s’incline, parce que toutes les musiques qu’il porte à l’intérieur elles seront dans cette incandescence de ce qui suit, tellement plus abstrait
des fois je prends son violon et j’en joue en muet, j’oserais pas poser l’archet : je lui demande de m’en jouer, plutôt, encore et encore
le rêve de violon c’est le plus grand que j’ai eu, de toujours, et évidemment c’était pas ça le chemin