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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>faire un livre #4 | Patrick Chamoiseau, du bon usage de sa &#171; Sentimenth&#232;que &#187; </title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1774</link>
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		<dc:date>2021-07-06T03:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>audio &amp; video</dc:subject>
		<dc:subject>ateliers d'&#233;criture</dc:subject>
		<dc:subject>salons, festivals</dc:subject>
		<dc:subject>Chamoiseau, Patrick </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;quand exprimer po&#233;tiquement ce qu'on doit &#224; un livre aide &#224; construire le sien&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique205" rel="directory"&gt;20 | #&#233;t&#233;2021, faire un livre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot19" rel="tag"&gt;audio &amp; video&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot28" rel="tag"&gt;ateliers d'&#233;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;salons, festivals&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot263" rel="tag"&gt;Chamoiseau, Patrick &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/36YGW4UXs4Y&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; retour au &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4968' class=&#034;spip_in&#034;&gt;sommaire g&#233;n&#233;ral du cycle &#171; faire un livres &#187;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; retour au &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4971' class=&#034;spip_in&#034;&gt;sommaire g&#233;n&#233;ral de l'atelier hebdo &amp; permanent&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;&#224; nous la Sentimenth&#232;que !&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Et si, contrairement &#224; Patrick Chamoiseau, on n'utilisait pas, pour cette Sentimenth&#232;que sous la dorme &#171; De [Auteur] &#8211; trois lignes... &#8212; &lt;i&gt;Sentimenth&#232;que&lt;/i&gt; &#187;, mais qu'on en reprenait le principe avec pour chacun.e les dix livres, dans le contemporain, dans les lointains souvenirs, dans les plis de l'intime, dessinent le paysage int&#233;rieur de ce qu'on demande au livre ? Et que ces trois lignes qui vont d&#233;crire chacun de ces dix livres seront comme la lanc&#233;e de l'&#233;criture vers le livre encore impalpable, inaccessible, qu'on s'attelle &#224; &#233;crire ?
&lt;p&gt;Un exercice de port&#233;e consid&#233;rable, utilisable quasiment de l'&#233;cole primaire &#224; l'universit&#233;, ou pour soi-m&#234;me. Voir fiche d'extraits avec les autres documents d'appui des cycles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le cycle &#233;t&#233; 2021, &#171; faire un livre &#187;, je propose aux participants de le reprendre en le d&#233;tournant : non pas sur les noms d'&#233;crivain, mais sur des oeuvres elles-m&#234;mes, si possible aller &#224; dix ou &#224; quinze, et constituer ainsi une base de r&#233;f&#233;rence, la biblioth&#232;que comme utopie, l&#224; o&#249; on cherche &#224; installer son propre texte. Et pour moi &#233;videmment, dans ce d&#233;but de cycle, un outil pr&#233;cieux, non comme rep&#232;re culturel, mais bien comme rouages int&#233;rieurs des projections n&#233;cessaires pour installer, chacun d'entre nous, le d&#233;veloppement du livre et sa singularit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;#1&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;1, pr&#233;sentation&lt;/a&gt; _ &lt;a href=&#034;#2&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;2, utilisation&lt;/a&gt; _ &lt;a href=&#034;#3&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;3, extraits&lt;/a&gt; _ &lt;a href=&#034;#udem&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;4, un atelier&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;1&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&#171; &#201;crire en pays domin&#233; &#187;, livre ma&#238;tre&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Quels mod&#232;les int&#233;rieurs mettons-nous en oeuvre, de fa&#231;on consciente ou pas, lorsque nous avons l'intuition d'un projet de livre, &#224; la fois en continuit&#233; et rupture avec tous les livres lus ? C'est ce qu'on voudrait explorer : tout simplement en convoquant ces &#171; mod&#232;les &#187; (au sens presque math&#233;matique) qui d&#233;finissent pour chacun.e notre paysage formel, et surtout, pour chaque item d'une liste voulue &#224; dix ou quinze (Chamoiseau, c'est plus de deux cents), en l'exprimant par la langue m&#234;me, dans la phrase qui est d&#233;j&#224; notre propre singulier, et pas celui du livre ainsi condens&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;&#201;crire en pays domin&#233;&lt;/i&gt; (Gallimard, 1997), Patrick Chamoiseau introduit tout au long de son livre, en fin continu qu'il nomme &#171; Sentimenth&#232;que &#187;, une suite de notes chaque fois bas&#233;es sur le nom d'un auteur. Ces textes n'ont pas seulement pour objet de r&#233;sumer une impression de lecture, mais de d&#233;finir en chaque fois une seule phrase une sorte de portrait-langue des auteurs qui peuplent son paysage int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il s'agit pour lui de construire une sorte d'autoportrait par les livres. On y trouvera les livres fondateurs ou &#233;veilleurs de l'enfance (Defoe, Stevenson), les grandes secousses de l'adolescence (Rimbaud, Cendrars), les exp&#233;riences d&#233;terminant l'engagement dans la fiction (Garcia-Marquez, Faulkner), comme ces figures majeures, &#233;lues par chacun qui veillent aux extr&#234;mes comme des phares (Segalen, Saint-John Perse, ou Pound, ou Proust).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit jamais ici d'une d&#233;monstration de savoir, et encore moins d'une prise de possession : Patrick Chamoiseau s'interdit par sa syntaxe le discours de raison. Il y a le nom de l'auteur, introduit par ce g&#233;nitif qui le condamne &#224; l'isolement. De Pound. De Stevenson. Apr&#232;s les deux points, il s'agit d'une pure &#233;l&#233;vation par la phrase de son paysage personnel, l'intuition po&#233;tique de la lecture, sans retour sur l'&#339;uvre ou l'auteur d&#233;sign&#233;. Figure po&#233;tique qui appartient seulement &#224; l'univers mental de celui qui &#233;crit, et donc d&#233;signe en creux ce que lui-m&#234;me on y cherche : c'est cet aspect-l&#224; que j'essaye de pousser les participants &#224; d&#233;velopper. Il ne s'agit donc pas ci-dessous d'un texte, mais d'un recopiage, au hasard de ce qui sert &#224; Patrick Chamoiseau de fil rouge tout au long de son livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distance que prend Patrick Chamoiseau avec tout jugement ou tout &#233;tat seulement descriptif des auteurs qu'il nomme, cette g&#233;niale intuition du coup de gong par le De qui suffit &#224; prendre distance, la fa&#231;on dont m&#234;me le nom propre de l'&#233;crivain cit&#233; est sollicit&#233; pour la couleur et le rythme de la phrase, la diversit&#233; aussi des lectures convoqu&#233;es, font que cet exercice n'induit jamais, en atelier d'&#233;criture, d'expression banale, quand bien m&#234;me chacun parlera forc&#233;ment, &#224; un moment ou l'autre, du m&#234;me auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un autre int&#233;r&#234;t &#224; cet atelier, avec m&#234;me encore plus d'urgence aujourd'hui : prendre rendez-vous de groupe avec ce que nous devons &#224; la &lt;i&gt;culture&lt;/i&gt;, mot compl&#232;tement diff&#233;rent pour un &#233;tudiant de vingt ans aujourd'hui, de ce qu'il pouvait &#234;tre pour Patrick Chamoiseau et moi-m&#234;me, n&#233;s en 1953... J'ai pratiqu&#233; cet exercice &#224; Sciences Po Paris, comme je l'avais pratiqu&#233; &#224; l'universit&#233; de Montr&#233;al (les &#233;tudiants am&#233;ricains, Qu&#233;bec inclus, ont un autre rapport que nous &#224; l'h&#233;ritage : ils s'emparent du contemporain sans la m&#233;diation du pass&#233; &#8211; lire &lt;a href=&#034;#udem&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;ci-dessous&lt;/a&gt; ce que &#231;a avait donn&#233; &#224; Montr&#233;al en novembre 2009). L'exercice fait surgir des souvenirs de premi&#232;res lectures, qui peuvent para&#238;tre na&#239;fs : albums d'enfance, fascination pour Harry Potter, mais la fa&#231;on dont les films viennent &#224; &#233;galit&#233; dans le besoin de fable ou de l&#233;gende. Et on a souvent &#224; se battre sur les fronti&#232;res : il se trouvera toujours un &#233;tudiant tr&#232;s brillant par ailleurs pour vous demander le plus discr&#232;tement possible si la dette &#224; son chat ou son chien entrait dans le cadre de l'exercice, et la fa&#231;on dont les &lt;i&gt;villes&lt;/i&gt; sont consid&#233;r&#233;es en elles-m&#234;mes comme des &#233;l&#233;ments de culture, qu'on ouvre comme des livres et traverse comme un film (la vente de voyages est d'ailleurs un &#233;l&#233;ment constituant de l'industrie culturelle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exercice prend alors double int&#233;r&#234;t, en ce qu'il affirme une double mission : celle de faire reprendre confiance, en autorisant l'&#233;tudiant &#224; prendre possession de son propre h&#233;ritage, en lui permettant d'affirmer qu'il &lt;i&gt;dispose&lt;/i&gt; (m&#234;me s'il ne le savait pas) d'un h&#233;ritage concernant lecture et &#233;criture, et d'autre part d'amorcer &#8212; m&#234;me timidement, parce qu'on a affaire &#224; lourd &#8211; une prise de possession critique de cet h&#233;ritage : oui, il a lu &lt;i&gt;L'Alchimiste&lt;/i&gt; de Paulo Coelho et tant mieux. Moi je lui sugg&#233;rerais d'aller vers Dosto&#239;evski, mais de quel droit ? Le nom de Dosto&#239;evski aura cependant forc&#233;ment &#233;t&#233; prononc&#233; par un autre de ses camarades...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de ce livre &#233;crit selon un principe de fugue (&#224; l'animateur, pour que l'exercice r&#233;ussisse, de pr&#233;senter &lt;i&gt;&#201;crire en pays domin&#233;&lt;/i&gt; dans ses diff&#233;rentes dimensions, et notamment celle du &lt;i&gt;vieux guerrier&lt;/i&gt; &#8211; tout ce que n'a pas dit &#224; son petit-fils le grand-p&#232;re qui a connu encore l'&#226;ge de l'esclavage, et que l'&#233;crivain reconstitue par le chant et l'imaginaire), Patrick Chamoiseau d&#233;veloppe sa &#171; Sentimenth&#232;que &#187; selon le mode suivant : un verset tr&#232;s bref, qui ouvre par le nom de l'auteur au g&#233;nitif, et d&#233;finit ensuite ce que nous portons en nous de cette lecture, le plus hautement dit...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour chacun, la m&#234;me contrainte formelle de liste :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; De [nom de l'auteur] : [d&#233;finition personnelle et subjective de cette lecture] &#187;, r&#233;it&#233;r&#233;...
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Dire votre lecture, son impact. Faire ainsi l'inventaire des auteurs qui pour chacun comptent le plus.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tout &#231;a ira d'autant plus loin (y compris dans l'id&#233;e d'une compile globale) que chacun.e en respectera la forme, et ce partitif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; chacun de convoquer vos lectures d'enfance, vos souvenirs de lectures les plus denses, celles qui ont marqu&#233; un virage, une &#233;tape... Accent sur les lectures qui nous forment, nous changent, nous apprennent, nous ouvrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire et prouver aux &#233;tudiants (mais j'ai pratiqu&#233; aussi cet exercice en coll&#232;ge et lyc&#233;e, et bien s&#251;r on va encore plus loin avec des adultes) que Chamoiseau en accumule pr&#232;s de 300, et ils seront heureux qu'on se contente avec eux, au bout de la demi-heure d'&#233;criture (l'exercice se pr&#234;te bien aussi &#224; un &lt;i&gt;warm-up&lt;/i&gt; de 20 minutes...) d'une vingtaine d'items dans la pioche...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention : les mettre bien en garde qu'il ne s'agit pas de rassembler des citations d'auteur, ni de les d&#233;finir comme dans un dictionnaire, mais bien d'exprimer votre propre rapport &#224; ce livre, &#224; cet auteur, chaque fois sculpt&#233; dans un verset incantatoire et libre, qui percute.... Comme lorsque Patrick s'embarque sur ce qu'est pour lui James Joyce :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
De Joyce : &#201;crire &#224; fond, langue en tombeau ouvert sur tes ombres profondes, en avenir, en tout risquant &#224; fond, dans la trembl&#233;e des certitudes et des os de ton cr&#226;ne ; non l'expos&#233;e de soi, mais tout le soi en mati&#232;re dans l'&#201;crire ; le personnage tiss&#233; langage, et le langage tramant le monde en de multiples consciences : c'est l'&#233;pique neuf, au sens ouvert, in&#233;puisable...
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;2&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;c&#244;t&#233; formation de formateurs&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Obtenir des participants qu'ils se contraignent &#224; l'incipit r&#233;current de ce simple partitif &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; suivi d'un nom propre d'&#233;crivain, et une phrase qui en dit toute la secousse int&#233;rieure. C'est bien de litt&#233;rature universelle qu'il s'agit, et de l'appropriation singuli&#232;re dont chacun se fait d&#233;positaire. La bascule rythmique initi&#233;e par le &#171; de &#187; en d&#233;but de paragraphe est d&#233;cisive pour l'&#233;lan et la libert&#233; de sa pioche : comme dans la marche, la phrase rattrapera le d&#233;s&#233;quilibre initial...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai m&#234;me utilis&#233; cette proposition pour une aventure en ligne &lt;a href=&#034;https://remue.net/lire/LIRENFETE2003.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur remue.net&lt;/a&gt; (tout en html, dans les temps d'avant le php ! &#8211; inclut un large extrait). (Et lire le &lt;a href=&#034;https://remue.net/spip.php?rubrique187&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dossier Chamoiseau&lt;/a&gt;, un des plus anciens de remue.net.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, au Salon livres &amp; musique de Deauville, on me demande de faire &#233;crire les 35 &#233;l&#232;ves d'une classe de seconde du lyc&#233;e Maurois. Je leur lis ce texte de Chamoiseau, et leur demande de l'appliquer &#224; leurs usages musicaux. Qui, quoi et comment on &#233;coute. Et qu'un peu de sens critique peut se r&#233;v&#233;ler n&#233;cessaire dans la grande pression marchande &#233;galisatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme je suis arriv&#233; un peu en avance, sur la plage vide je lis pour moi ces extraits du texte de Patrick (pas de mouflette, entre les mots il y a le vent qui souffle, mais pour l'&#233;criture Chamoiseau le vent de mer &#231;a ne g&#234;ne pas) :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/_jp5_tlNfYo&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#232;ves bossent &#224; fond. Ils ont pig&#233;. Au bout des 40 minutes d'&#233;criture, je lis leurs textes &#224; voix haute au micro, sans dire les noms, et &#231;a r&#233;agit. On prend alors trois grandes affiches du Salon (merci, Laetitia Daget et son &#233;quipe), et graphe. A la fin de la s&#233;ance, on installe nos &#233;crits &#224; l'entr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le maire arrivera pour l'inauguration officielle, &#224; 18h, ils auront pr&#233;cautionneusement &#233;t&#233; retir&#233;s. Dommage, j'aurais trouv&#233; un beau geste que ce dialogue se prolonge autrement que dans la &#171; journ&#233;e scolaire &#187; &#8212; mais dans la politique locale (pas seulement ici d'ailleurs) on ne m&#233;lange pas les torchons et les serviettes. Merci cependant &#224; l'&#233;quipe FR3 Normandie qui, revanche surprise, s'est mise &#224; filmer les mains graphant, et l'installation des panneaux : trace forte pour les participants. Voil&#224; &#224; quoi &#231;a ressemblait :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/CEIL8qJ2ETA&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;3&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Patrick Chamoiseau | Sentimenth&#232;que (extraits)&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;D'Agrippa d'Aubign&#233; : Contre peur prudences r&#233;alisme, le Tout-possible d&#233;j&#224; dans le tumulte g&#233;n&#233;sique des sept rythmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Faulkner : Le Lieu, construit de soi pour soi, immense de toutes tragiques m&#233;moires d&#233;racin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Faulkner : La d&#233;b&#226;cle des consciences solitaires qui s'entrem&#234;lent totales - avec l'art comme r&#233;gent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Glissant : Contre l'appel des conqu&#234;tes, l'&#201;crire comme une id&#233;e de la grandeur en jeux de relations, non en actes de puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Verlaine : M&#233;lancolie savante, regard total, le r&#234;ve-musique par-dessus le malheur pas dicible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la Bible : La parole qui nourrit l'&#233;criture et l'&#233;criture qui fait parole, l'infinie structure qui s'offre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Unamuno : La parole qui fait l'homme, et la mise en alerte, &#244; veilleur, autour des v&#233;rit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Defoe : Faire mythe dans la l&#233;gende m&#234;me, le personnage prenant ta chair... &#244; enchanteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Stevenson : Le r&#233;alisme extr&#234;me (point l'absolue v&#233;rit&#233;) dans l'extr&#234;me romanesque. L'enchantement, en fulgurance durable dans l'aventure qui baille (sous de secr&#232;tes lanternes) le sens merveilleux du r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Rabelais : Contre les poignes sorbonicoles, aveuglements et beaux mirages, porter en tout, et en soi-m&#234;me, la d&#233;route du rire salutaire et des &#034;esprits animaux&#034; ; mobiliser science populaire et science savante et affecter toute science au service de l'&#201;crire, sans faire science.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Rabelais : T'installer en toute langue comme un d&#233;vot profane qui m&#232;ne bacchanale ; ne craindre ni l'artifice, ni l'&#233;norme, joue la fable en niant la fable, risque-toi aux impossibles venus des quatre vents &#8212; et, le temps hauss&#233;, n'oublie pas de vivre men&#233; selon ton coeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Villon : La po&#233;sie ru&#233;e tu tumulte int&#233;rieur et non de la mesure hypnotique du troubadour &#8212; le paysage brusquement effac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Rilke : Se tenir au difficile. Chaque maille de l'&#201;crire comme une vaste exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Racine : La merveilleuse tourmente, d&#233;sormais au-dessus de son ab&#238;me - achev&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Garcia-Marquez : Contre les murailles du Vrai, le dire horizontal et les rideaux du Temps, enchante en lucioles, en odeurs, en improbables naturels, en cercles de d&#233;mesures, ourle la phrase et foisonne, foisonne dans les possibles de l'esprit ; et prends garde aux m&#233;caniques de la Merveille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jean Giraudoux : Le mot (lustr&#233; pr&#233;cieux) qui fait image, et d&#233;termine l'id&#233;e, la parole qui construit l'homme dans des liens de v&#233;rit&#233; avec le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Mohammed Dib : Contre leur force coloniale, l'&#233;criture-incendie, qui prolif&#232;re aveugle-visionnaire jusqu'aux embrasements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Cendrars : L'appel du monde en sensations, houles et cassures s&#232;ches, rimes et d&#233;raillages - l'immesure caress&#233;e au-del&#224; des Peaux-Rouges, au-del&#224; de la soif, au-del&#224; des d&#233;serts, au-del&#224; des montagnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Segalen : L'exigence, intensit&#233; go&#251;t&#233;e de Diff&#233;rence et de Divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Cortazar : L'ensemble entrevu de mille &#233;clats, et laiss&#233; libre &#8212; ouvert &#8212; &#224; son d&#233;sordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Beckett : Attendre, non pas la satisfaction du pr&#233;visible, mais la d&#233;route simultan&#233;e de l'impr&#233;vu - demeurer d&#233;sirant dans les errances immobiles o&#249; le pr&#233;sent s'acclame solaire - se fondre alors une autre lucidit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Montaigne : Na&#238;tre au monde et aux autres, par la plong&#233;e en soi - ta chair double (regard&#233;e gentiment) t'offrant la chair du monde, estranget&#233;s d&#233;sarm&#233;es en commune condition - et l'&#233;cart bienfaisant devant les certitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Proust : Contre l'Unicit&#233; de l'&#234;tre, le fugace du r&#233;el &#233;claboussant les strates de notre esprit changeant, l&#224; o&#249; toute vie t&#233;nue, incertaine, s&#233;dimente en d&#233;sordres d'imperceptibles totalit&#233;s. Et : La construction, comme une rigueur insaisissable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Rimbaud : L'Errance ennuy&#233;e, propuls&#233;e par l'&#233;nergie primale, l'app&#233;tit fondateur en usure dans un salut de Drive au monde, &#244; consum&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Baudelaire : Contre soi-m&#234;me, la forme-symbole qui, dans son geste m&#234;me, d&#233;gage sa mesure d'un enfer de nostalgies boueuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Flaubert : Partout dans l'oeuvre, mais sans y &#234;tre, se projeter sans rien ramener &#224; soi, et m&#233;fie-toi des figements de l'huile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Yourcenar : Du paragraphe, cueille les mots, et cueille encore, jusqu'&#224; ce que la lumi&#232;re l&#232;ve sobre du dedans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Gracq : Le Lieu-fronti&#232;re, toujours, hors paysage, et le r&#234;ve sans paupi&#232;res (en &#233;motion)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pound : Les entrelacs barbares d'un chant d'errance au monde nouveau, ruptures, ombres, rythmes et fragments synchrones, d&#233;cadences et lumi&#232;res ; l'image comme d&#233;flagration de raison, d'&#233;motion, d'enseignement et d'hypnose, d'unit&#233; et de diversit&#233;, de m&#233;moires et de beaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Saint-John Perse : Dans la virulence du sel o&#249; tant de contraires s'ameutent, se f&#233;condent, se prolongent, &#233;pelle le monde entier en mat&#233;riau d'&#201;crire : dans la moindre de ses miettes ouvre le symbole immense ; mais ne loue pas les conqu&#233;rants hautains ; soucie-toi des humanit&#233;s bris&#233;es, insonores, couleur de papaye et d'ennui qui t'entourent ; et ne fais pas des livres mais une oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Joyce : &#201;crire &#224; fond, langue en tombeau ouvert sur tes ombres profondes, en avenir, en tout risquant &#224; fond, dans la trembl&#233;e des certitudes et des os de ton cr&#226;ne ; non l'expos&#233;e de soi, mais tout le soi en mati&#232;re dans l'&#201;crire ; le personnage tiss&#233; langage, et le langage tramant le monde en de multiples consciences : c'est l'&#233;pique neuf, au sens ouvert, in&#233;puisable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Lewis Caroll : Contre les murailles du vrai, &#233;merveille, ho &#233;merveille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment &#233;crire alors que ton imaginaire s'abreuve, du matin jusqu'aux r&#234;ves, &#224; des images, des pens&#233;es, des valeurs qui ne sont pas les tiennes ? Comment &#233;crire quand ce que tu es v&#233;g&#232;te en dehors des &#233;lans qui d&#233;terminent ta vie ? Comment &#233;crire, domin&#233; ? ... L'unique hurlement est en toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; Patrick Chamoiseau, &lt;i&gt;&#201;crire en pays domin&#233;&lt;/i&gt;, &#233;ditions Gallimard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;udem&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;atelier : universit&#233; de Montr&#233;al, le 18 novembre 2009&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Lorsque nous &#233;crivons, nous sommes entiers dans la confrontation &#224; notre objet, monde, mental, illusion et formes. Mais ce que nous sommes embarque ce dont nous nous sommes individuellement constitu&#233; pour advenir &#224; cet &#234;tre sensible. On grimpe sur l'&#233;paule des g&#233;ants. Certes. C'est m&#234;me l'exercice quotidien, la discipline : on n'avance pas, en litt&#233;rature pas plus que dans les autres arts, sans la pratiquer comme art, et en entier. Et, dans ce cycle, nous n'en avons pas fait l'&#233;conomie, pour positionner nos exercices ou en d&#233;terminer l'enjeu.
&lt;p&gt;Est-ce que c'est Rabelais le premier, ouvrant son Tiers Livre par une digression sur les premiers musiciens polyphoniques de son temps ? Le texte que nous &#233;crivons est toujours, en amont de nous-m&#234;mes, ce palimpseste (voir travaux de Genette). Ce que nous &#233;crivons l'emporte dans sa trame : ainsi les Bergotte, Elstir et Vinteuil imaginaires de Proust se superposent &#224; des r&#233;flexions pr&#233;cises sur Chopin, Vermeer ou Balzac, dans les m&#234;mes nappes de texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence pour nous : savoir les identifier, et savoir les traiter dans le texte, en tant que sa mati&#232;re m&#234;me, et non pas r&#233;f&#233;rent culturel hors lui, et li&#233; pr&#233;cis&#233;ment &#224; son &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors cet ensemble devient lui-m&#234;me convocation et travail, d&#233;termine le territoire &#224; conqu&#233;rir. Les grands voisinent les mineurs, la perm&#233;abilit&#233; commerciale et ce dont on a &#224; se d&#233;barrasser, les lectures d'enfance sont transfigur&#233;es, la lecture est aussi initiation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;&#201;crire en pays domin&#233;&lt;/i&gt; de Patrick Chamoiseau, un autre enjeu : &#233;crivant depuis la Martinique, c'est la litt&#233;rature universelle qu'il convoque pour s'expliquer avec la m&#233;moire, la parole, le lyrisme. L'atteinte d&#233;lib&#233;r&#233;e au roman, jusque dans le titre de son livre, pour en faire l'hommage presque autobiographique &#224; ce vieil homme, son grand-p&#232;re, qui n'existera que par ce livre. L'hallucinante &#171; sentimenth&#232;que &#187; dont il fait le &#171; fil rouge &#187; de son livre a cette fonction : l'enracinement dans une r&#233;alit&#233; concr&#232;te pr&#233;cise, pour la fiction, ne la s&#233;pare pas de ce qu'elle porte d'universel. Question pos&#233;e en profondeur &#224; la notion ambigu&#235;, qui rel&#232;gue autant qu'elle soutient, d'un &#171; espace francophone &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre dimension : les proc&#233;d&#233;s de reproduction et diffusion de l'art, la mondialisation de l'art de masse, l'&#233;mergence du cin&#233;ma dans le patrimoine narratif, ont d&#233;plac&#233; les rep&#232;res profonds sur lesquels s'&#233;tablissaient traditionnellement le camp litt&#233;raire. Dans cette reconstruction de ce dont nous sommes porteurs, les musiques, les films, comment voisinent-ils avec les livres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et tout cela ne sert &#224; rien par rapport &#224; la seule question ci-dessous trait&#233;e : et si &#233;crire &#224; cet endroit pr&#233;cis &#233;tait une nouvelle conqu&#234;te d'un espace tr&#232;s pr&#233;cis, et infiniment libre, de la langue &#8211; si ce qu'elle fixe c'est alors seulement notre imaginaire au plus singulier. Une &#233;criture de pure libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s sensible aussi, dans textes ci-dessous, &#224; pr&#233;sence du th&#233;&#226;tre d'une part, et aux &#233;crivains qu&#233;b&#233;cois d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l&#233;gitimit&#233; des hi&#233;rarchies, et que j'aurais pr&#233;f&#233;r&#233; voir citer &#201;chenoz &#224; Houellebecq plus Schmitt ? Justement, ouvrons le d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les textes sont dans l'ordre dans lequel ils me sont parvenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Bon, &#233;crivain du Poitou, blogueur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De Yann Perreau : Des mots qui portent, la musique trop forte. Frissons. Sort de ta cage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Marilyn Manson : Vaut mieux crier que frapper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Tolkien : L'invention d'un autre monde, la passion, l'application. Peaufiner ses &#233;crits et les r&#233;&#233;crire encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De J.K. Rowling : &#201;tudier &#224; Poudlard dans la maison Serpentard. Renaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Tom Felton : M&#233;lodies joyeuses et fort accent anglais plus amour de star &#224; 14 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Loco Locass : Allit&#233;rations et assonances, rap de l'actualit&#233;, rap de l'histoire. Besoin d'un dictionnaire et d'internet pour comprendre. Ind&#233;pendantistes r&#233;volt&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pierre Lapointe : Qui donne des frissons, qui &#233;crit des mots trop gros pour son &#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Dumas : Mon Pink Floyd qu&#233;b&#233;cois, mes d&#233;lires nocturnes. J'ai pas vu passer le cours des jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Isabelle Blais : Toute nue et demandant un gros g&#226;teau au chocolat. Chante pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Marie-Sissi Labr&#232;che : Citation : &#171; Une enfance pogn&#233;e dans gorge comme une chips aval&#233;e de travers. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Ren&#233;e-Claude Brazeau : Mautadine qu'elle donne envie d'&#233;crire &#171; pouet pouet &#187; partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Line Charlebois : 74 nuits blanches apr&#232;s avoir revu et revu et revu Borderline, &#224; &#233;crire sans regarder&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;parce que mes larmes cachent les mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pierre-Luc Brillant : Une voix douce qui donne le go&#251;t de ne plus jamais parler pour l'&#233;couter, pour &#233;couter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Daniel Boucher : Mon Elvis Presley, mon king du Rock'n'roll.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De &#201;milie Bibeau : C'est une madame muscle &#224; l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Guylaine Tremblay : J'ai grandi avec maman et elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Claude Legault : De vieilles cassettes de d&#233;lires dans le Romano Fafard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pink Floyd : Les trips m&#232;re-filles ( important : &#171; fille &#187; au pluriel) Centre Bell 2006 ou en auto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Good Charlotte : Mes premiers piercing, mon premier concert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Beno&#238;t Charest : L'ampli neuf, la vieille basse et casser les oreilles de maman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Ju&#776;rg Kindle : Kalimba, pour quatre guitares. Oublier de compter les heures de pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Vivaldi : C'est jamais fini. Pers&#233;v&#233;rance et fiert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De D&#252;rrrenmatt : Deux tites vielles et deux tits vieux de 18 ans, une grosse cohorte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Dominique Demers : Les courses aux tr&#233;sors dans la biblioth&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Gilles Tibo : Une amie qui comprend mes folies. No&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Serge Postigo : Des flash-backs dans un cinq et demi d'un quatre et demi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De H&#233;l&#232;ne Bourgeois-Leclerc : Un grosse boule d'amour, d'admiration. De l'espoir et un sourire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Monique Spaziani : Une madame au grand coeur, une idole plut&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Marc Labr&#232;che : La fin du monde en 3600 secondes d'extase...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De J'aime Lire, auteurs multiples et inconnus, premi&#232;res lectures, premi&#232;re drogue, d&#233;pendance aux mots et aux images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Projet Orange, de h&#233;ros &#224; zero, &#231;a fesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Van Sant, parce qu'un &#233;l&#233;phant aussi &#231;a fesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Burton, jeunesse horrifi&#233;e, cauchemars peupl&#233;s de ciseaux et de t&#234;tes absentes, pr&#233;sent amoureux de fantastique et d'infini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Salinger, raison inconnue, j'&#233;tais touch&#233;e, conquise, attir&#233;e, tout simplement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De La Fontaine, parce que m&#234;me sans la savoir par c&#339;ur, j'ai l'impression de conna&#238;tre La Cigale et la Fourmi sur le bout des doigts. Mais surtout parce que par sa faute j'ai d&#251; me d&#233;guiser en Cheval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Rousseau, avaler des pilules, se couper les veines et se pendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Depp, parcourir un art, en visiter tous les genres &#224; travers un seul homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Hitchcock, la chienne de ma vie des d&#233;cennies en retard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Archie, Betty et Veronica, vieilles B.D. comiques, parfois insignifiantes, souvent superficielles, mais toujours efficaces pour chasser les monstres de mon enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Disney, rem&#232;de &#224; la d&#233;prime, machine &#224; remonter le temps, plaisir coupable dont on ne peut ni se passer ni se lasser.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De Camus : fondant puissant d'image morale philo s'ensuit belle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Herman Hesse : la beaut&#233; du savoir vrai sur le bord du fleuve au bac indoue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Baudelaire : les souffrances juv&#233;niles tordues en nouvelles, choc noir l'horreur en mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du film Magnolia : les grenouilles qui tombent une fois incompr&#233;hensible dr&#244;lerie, deux fois arrache c&#339;ur puissant des dents broch&#233;s cass&#233;es qui pleurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Sion Sono : la folie folle d&#233;goutante comme le vomi encadr&#233; de roses sous le bruissements m&#233;lancolique de l'accord&#233;on, le cirque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Enki Bilal : la sensualit&#233; saign&#233;e aux tripes faites de machines, boyaux de caoutchouc, veines de fils &#233;lectriques, l&#232;vres de rouge pulpeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pulp Fiction : une affiche attirante dans la chambre de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Radiohead : une &#226;me double sous ma peau, coll&#233;e aux nerfs, pesante et chatouillante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Tolsto&#239; : les regards r&#233;v&#233;lations d'une intrigue enti&#232;re et complexe entre deux boulets sifflants ou le chant d'une enfant-joie royale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Boulgakov : le froid terrible de la neige meurtri&#232;re qui pr&#234;tent son blanc glac&#233; &#224; la salle d'op&#233;ration et se laisse salir de jaune fluide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De soie : la finesse des po&#232;mes japonais aux femmes &#224; la peau de papier fragile comme les ailes des minuscules oiseaux. Une voli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Aznavour : Les voyages d'aventures et d'amour d&#233;chu, mais magnifiquement m&#233;lancolique et fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Beethoven : Le 2e mouvement, la classe de musique bond&#233;e, des esprits d&#233;pendants mais une larme &#224; mon c&#339;ur libre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Alexandre Dumas : les tromperies de velours et de pierres v&#234;tues de pourpoints et de corsages, poisons en &#233;crin, amour en d&#233;sespoir brillant, sourd &#8211; incourb&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1984 : Un plancher frigide, conforme, abritant monticule biologique aux &#226;mes refroidies &#224; coup de cadre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Blue Spring : frisson, frisson, frisson, ah, &#233;coles japonaises, ne cesserez-vous jamais de perdre des dents et des cheveux ? Hauteur, clap, ciment vert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du film qu'amis et moi aimions et aimons : but I tried, rouge, bleu, jaune, coup de poing au ventre, beaut&#233; sous la lumi&#232;re bleue d'un nuage de pluie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Petit Chose : Souvenir d'enfance, des yeux noirs v&#233;ritablement, un anneau de gymnastique pour se pendre et ma premi&#232;re fin ni heureuse ni malheureuse, content&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Platon : rush, rush, rush, le monde intelligible est-il archa&#239;que ? Ciselant propos justes, vieux masques de marbre, ne pl&#226;tre pas les &#226;mes molles amourach&#233;es de musique et de po&#233;sie. L'arm&#233;e fonce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Brassens : des comptines autour du feu, tous s'entendent, les femmes peuvent &#234;tre conquises m&#234;me en vers sonnants, ind&#233;l&#233;bile, aux pieds exacts, les mots renouvel&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De feu Leloup : paroles affich&#233;es, emmusiqu&#233;es partout, le chapeau haut de forme qui &#233;tire la membrane de l'imagination ; temps limit&#233;, remaniement infini et encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jeunet : les tics amoureux &#8211; bouff&#233;e d'espoir, l'air plus lourd rend plus l&#233;ger et le rue retrouve ses couleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Suzanne X : les racines qu&#233;b&#233;coises empoisonn&#233;es dans la pourriture corrompue d'une politique &#233;quatoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Life Of Others : appartement clos, la fin rouge, la tension verte, un cr&#226;ne chauve &#224; l'ordre de 90, 00000000&#176;, mais s'immisce toujours sentiments m&#234;me si pr&#233;cis &#224; x&#176;, merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Am&#233;lie Nothomb : des histoires.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'Atlantis : La cit&#233; perdue, l'&#238;le d'Atlas, Platon. L'envie criante de devenir un dessin anim&#233;, d'empoigner la main de Milo et de s'engloutir dans les eaux cristallines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jules Verne : Le droit &#224; des p&#233;r&#233;grinations, le droit &#224; l'inventivit&#233;. Des portes sid&#233;rales, des portes souterraines, de nouvelles odyss&#233;es. Circumnavigation vernienne : les dinosaures respirent encore ; le noyau terrestre palpite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Rossdale : La belle mord la b&#234;te, un baume pour surmonter les pires &#233;preuves, le ciel qui bascule, du courage en clef de sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Shakespeare : O pour Othello ; H pour Hamlet. La mise en abyme th&#233;&#226;trale. Du 23 avril au 23 avril. &#171; Le songe d'une nuit de novembre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Alexandre Parr : Des &#233;mois passagers. Trente-deux pages griffonn&#233;es, trente-deux pages noircies. Un cahier jaune et ses lignes qui fondent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Depardieu : Le vouloir, l'art, l'homme derri&#232;re l'homme : de Valjean &#224; Bergerac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Edgar Allan Poe : L'homme des foules, pr&#233;curseur du roman policier. Horreur, un chat noir, un &#339;il en moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De &#171; John the Wolf &#187; : Le d&#244;me : lieu de r&#233;miniscence, lieu de fi&#232;vre. Clovis et Malorie : deux corps froiss&#233;s. Inspiration sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Tim Burton : Chimie acteur-producteur. La fantaisie pouss&#233;e &#224; l'exc&#232;s, la morbidit&#233; en anim&#233;, des squelettes &#233;loquents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pinocchio : La peur de mentir ; une conscience m&#233;tamorphos&#233;e en criquet. Une F&#233;e bleue qu'on aurait pr&#233;f&#233;r&#233;e blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Mathieu Gaudet : Une fleur dans un cactus. Une correspondance br&#232;ve, mais digne d'un po&#232;te visionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Mariana's Trench : Une trouvaille insoup&#231;onn&#233;e&#8230; respect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Phil Collins : Vingt coups de cymbale, un interpr&#232;te autodidacte, du talent &#224; profusion, du talent toujours. Une pluie, des enfants, un divorce, des m&#233;lodies. Les empreintes de la sensibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De John Lennon : La qu&#234;te d'une paix universelle, l'homme &#224; qui on doit l'imp&#233;ratif &#171; Imagine &#187;. Aucun bonjour ; voil&#224; une &#226;me qui s'est &#233;teinte trop vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Indochine : L'aventurier cueillant des fleurs pour Salinger. Un livre trouv&#233; dans une librairie. Du mascara tr&#232;s noir, la mort de Sirkis, le caract&#232;re rebelle du new wave, du rock fran&#231;ais. Pur et dur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Radiohead : Karma Police. Thom Yorke, unique et peu volubile. Une rose qui se fane, une rose grise, le bruit grin&#231;ant du r&#233;frig&#233;rateur, soixante secondes pour perdre la t&#234;te. Le nord : retrouv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Da Vinci : Des myst&#232;res, encore des myst&#232;res, que des myst&#232;res. Des codes : des encodeurs qui d&#233;codent des d&#233;codeurs qui codent. La Joconde qui pleure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Tom Keifer : Recherche du d&#233;mon sur MTV. L'ange-d&#233;mon de l'anorexie. Paroles bleues et prolifiques, du glam metal. En voiture, l'opus de Cinderella, le lecteur syntonis&#233;. Embarquer tous les autostoppeurs, chanter jusqu'au couchant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Cabrel : Des enfants nus sur les galets. Le pr&#233;lude d'un diaporama de photos. Au creux de mes oreilles, le timbre paisible d'un grand timide. Le d&#233;sir d'&#233;crire encore et encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Adam Cohen : Gainsbarre qui drague. Bars, confettis, chemises de nuit d&#233;chir&#233;es. Orchestrer des c&#339;urs au profit d'amours &#233;ph&#233;m&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'&#201;picure : Le carpe diem revisit&#233;, des cours de philosophie, des r&#233;flexions. La neige qui tombe, les pneus qui crissent, la radio qui pirate. Anachronismes.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Paramore : Les insectes, tes nouveaux amis ? Vraiment ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Un indien dans la ville : Film culte jeunesse. La tarentule et les piranhas. Jordan et le dixi&#232;me royaume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Dany B&#233;dar : Des nuits d'insomnies, des souhaits, la plus belle voix masculine au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Kipling : Des nouvelles exotiques. Des aventures un jour, des aventures toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jeremy Fisher : La spontan&#233;it&#233;, des rires naturels, un entrain &#224; claquettes sur le bitume des trottoirs sherbrookois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De David Gray : Nostalgie, voix de miel, alibi, divinations, croire &#224; la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jason Mraz : Wordplay. Jouer avec les mots, jouer avec les maux. Des heures de marche effr&#233;n&#233;e, le sang glac&#233; par le froid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Rolling Stones : Drogues &#233;lectriques. Batterie et guitares psychostimulantes. Ma pseudo-maman disparue. I Can't Get No Satisfaction&#8230; &#171; but I've tried &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Poison : Surmenage intensif ; des redressements assis, un v&#233;lo stationnaire, la perte de contr&#244;le, la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Maupassant : Bel-Ami. Un s&#233;jour en institution. Des louanges. Un livre m&#251;rement et longuement savour&#233;. Raison et folie soud&#233;es : les couloirs obscurs d'une prose advenue par hasard. &#171; Horla-loi ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Imogen Heap : Des voix a cappella, avant-gardistes. La fra&#238;cheur du mois ; puiser aux sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Rioux : Des artifices sur le divan. Six milliards de seuls &#8212; tous seuls ensemble. Allah, Bouddha, Krishna, Yahv&#233;. La technologie : buveuse d'entendement, mangeuse d'esprits, croqueuse d'hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De The Darkness : H&#233;ritage musical 101. Cris aigus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Shannon Hoon : Tout. R.I.P.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De L'Homme au masque de fer : Deux fils : l'arrogant et le victimis&#233;. Un d&#233;sir de remonter le temps, de s'entretenir avec Dumas, d'embrasser D'Artagnan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Frank W. Abagnale : Jeu de r&#244;les, sang-froid, astuces. De la richesse &#224; belles dents. La fortune multipli&#233;e par trois. L'adolescent typique derri&#232;re le fraudeur applaudi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Siegel : Superman : il existe, j'en convainc !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Shuster : Fiction &#171; superh&#233;ro&#239;que &#187;. Lois Lane et Jimmy Olsen : les comparses. Vents m&#233;diatiques au Daily Planet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Walter Disney : Le faon qui parle, la souris qui siffle, le ch&#226;teau. Des enfants qui jamais ne dorment &#8212; qui jamais ne veulent dormir &#8212; qui toujours r&#234;vent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Donna Lewis : Nicol, tu connais le paradis des fous ? La lenteur, la c&#233;cit&#233;, les camps de concentration. Crusoe et Vendredi surpris par une femme dans leur solitude d'hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Gilmour : L'acoustique psych&#233;d&#233;lique, rose utopie ; il est rose le petit Floyd.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Lenny Kravitz : Un rockeur &#233;m&#233;rite, du courant, de la puissance, une trempe exceptionnelle. Creuser des notes, recomposer des casse-t&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Kevin Parent : Des routes de terres, des matin&#233;es froides, une impression d'avoir connu adolescence elliptique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Gowan : L'&#233;tranget&#233; animale, la jungle et le pigeon. Une musique en &#233;cho, un piano transcendant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Johnny Lang : Pleurs, joues br&#251;l&#233;es, lit vide, lit froid, sous-sol lugubre. La passion dans six cordes, du doigt&#233;. Virtuose &#224; seize ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Hanson : Coinc&#233;e entre des &#171; Mmmbop &#187; et un trio de fr&#232;res aux cheveux longs, le regret d'&#234;tre enfant unique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Marie Carmen : La lune, le diamant, l'ivresse, le guerrier noctambule, l'aigle noir. Une honte d'avoir &#233;t&#233; surprise en chantant. Le diable, spoliateur de souvenirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Beaumarchais : Figaro : le nom d'un coup de th&#233;&#226;tre ; le pr&#233;nom d'un chaton perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Stanislas Lem : Un duel avec Tarkovsky, deux visions diff&#233;rentes, combat de fiel, un remake en 2002. &#201;videmment !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Green Day : Crier en silence. Maria ! Ah-la-la-la ! Chambres vertes, jours verts, convoitises vertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Alex Lloyd : Amiti&#233; virtuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Michael Jackson : L'&#233;motivit&#233; aux creux des paumes, entit&#233; cr&#233;atrice, sc&#233;narios foisonnants, la frousse dans le Westmount Square, des larmes roulantes, la loi de la gravit&#233; d&#233;fi&#233;e. Je voudrais que tu reviennes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Victor Hugo : Quasimodo, le pendant de ma plume : Les douces m&#233;lop&#233;es. Les cloches tintent encore ; L&#233;opoldine nous attend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Encino Man : Vie pr&#233;historique : les hommes de cavernes. L'Antiquit&#233; : un c&#339;ur d'&#233;gyptienne. R&#234;ver de pyramides, de sphinx et de pharaons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jean-Pierre Ferland : Bleu, blanc, blues. Rouler dans les bois, rouler sur l'autoroute. Unir nos voix, faire des allers &#224; Woodstock, compter les camions Volvo : des activit&#233;s p&#232;re-fille sign&#233;es Carlos Santana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Julie Masse : Idol&#226;tr&#233;e. Un clavier portatif, un micro, les lumi&#232;res tamis&#233;es, du lip-sync devant la glace, c'est z&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Third Eye Blind : Un baladeur qui hurle dans la nuit, des tubes qui d&#233;gourdissent. Puis, narcolepsie et bouteille de f&#233;brifuges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pearl Jam : Un nom qui s'ouvre sur le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Ma&#238;tre des sortil&#232;ges : Des r&#233;cr&#233;ations du lundi au jeudi, des exp&#233;ditions au ruisseau, l'innocence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De George Carlaw : Des instants de r&#234;veries, un corps fr&#234;le, un corps cassable, une envie de fuir le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Springsteen : Belle gueule, belle musique : un puits d'inspiration. Un amour impossible, des c&#339;urs affam&#233;s. Samson et Delilah. Fire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Goscinny : Des dialogues en bulles, les B.D. qui ont color&#233; nos univers de gamines. Moi, Samantha, Sacha, LEGO et SEGA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Uderzo : Un illustrateur hors pair. Second g&#233;nie de la marmite. Tout plein de mercis !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Trews : Man of Two Minds. La bipolarit&#233; n'existe malheureusement pas que dans les chansons&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Def Leppard : When Love &amp; Hate Collide. Un entichement instantan&#233;, le m&#233;tal britannique dans la peau, du rock qui stagne dans les veines, des espoirs effac&#233;s, ma formation f&#233;tiche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Joe Elliott : Un visage parfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De G&#233;d&#233;on : L'instinct maternel mis au d&#233;fi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Zachary Richard : Papa, j'ai surv&#233;cu &#224; la pointe ac&#233;r&#233;e de mon &#171; Cap enrag&#233; &#187;. Ne cesse d'avoir confiance en moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Celle qui va : Boh&#233;mienne. Provocante. Ailleurs. Ill&#233;gal. Crazy Notions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Lui (de l'Autre) : Plus rien.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De Christiane F : de l'&#233;pouvante en seringue, de la cam et des putes en plein coeur dans un monde trop vieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Alfred Pellan : Une constante en mouvance, une variante, un &#233;veil&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Maupassant : Une fronti&#232;re d&#233;guis&#233;e, encore un peu et trop&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Betty Goodwin : Me chavirer en un apr&#232;s-midi dans un hagard, vivre comme une femme d&#233;carcass&#233;e pleine d'art et de myst&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Bernini : Le marbre qui ondule et crache un peu partout aux mains d'un contre ma&#238;tre prodigieux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Bruce Nauman : Avec ses n&#233;ons qui clignotent, un visage urbain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Napol&#233;on Dynamite : Un kitch calcul&#233; pour un hasard deuxi&#232;me degr&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Festen : Le scandinave qui me fige et hurle au g&#233;nie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Barjavel : De son &#238;le au go&#251;t futuriste, un remous d'inqui&#233;tude qui ne fait pas de vagues&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Michel Rabagliatti : Des mots qui ne sont pas l&#224;, mais qui disent tout ; Jamais assez de pages&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Boris Vian : Qui s'&#233;chappe toujours, incognito dans ses rep&#232;res et qui se d&#233;voile en un solo de pianococktail ou un vieil air de jazz&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Michel Tremblay : Des ruelles et des tabliers &#224; rayures, un plateau encore vivant, une main et des drag queens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Marcel Dub&#233; : Une Florence qui partage des peurs qui me rejoignent presque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Robert Escarpit : De la peinture toujours fra&#238;che dans une m&#233;moire jaune-paille, sur un mur de salon qui n'en est pas un, chez un vieux qui ne l'est pas vraiment, dans un temps que je ne soup&#231;onnais m&#234;me pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Radiohead : Une pluie froide et violente, un espace restreint, 20 000 autres qui se p&#226;ment dans la boue, se transforme en ondes et moi dans tout &#231;a, ailleurs et en extase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Herg&#233; : Un rep&#232;re, une source d'ambigu&#239;t&#233; qui me charme, un classique rigide aux allures proprette qui est profond&#233;ment d&#233;lur&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Dumas : Bic&#233;phale et cr&#233;ateur, l'homme aux chansons qui transportent un univers entier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Michel Houellebecq : Qui nous emmerde, mais pas vraiment, qui joue le salaud pornographe scato et raciste, un pied de nez, un coup de gueule aux blas&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Camus : Dans ses dunes et sa ville, un &#233;cho, une lumi&#232;re. Un livre qui me happe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Sartre : Un huis-clos g&#226;ch&#233; par une lecture scolaire, l'enfer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Balzac : Comme un amant patient qui attend avant de se d&#233;nuder des ses pages, un plaisir grimpant, mais pour ceux qui ont le flegme aff&#251;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Depeche Mode : qui m'englobe, encore&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Beau Dommage : qui l'&#233;chappe bel et bien et se rattrape en harmonies&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Marjolaine Beauchamps ; qui m'est rentr&#233;e dedans instantan&#233;ment. Un parler qui n'a d'&#233;gal que sa hargne de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Olivier Choini&#232;re : un th&#233;&#226;tre que j'aime&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Kubrick : Un hasard qui s'est transform&#233; en r&#233;v&#233;lation. Merci c'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De J.K Rowling : Naissance de quelque chose, quelque chose comme le go&#251;t. Cr&#233;ation du besoin des mots, des pages, de l'objet. Moyen de s'&#233;vader, de fuir ce qui ronge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Philip Pullman : Nuit et jour. Besoin vital de m'abreuver, d'aimer ; &#224; peine douze ans et d&#233;j&#224; si &#233;prise. Beaucoup de larmes imprim&#233;es sur la derni&#232;re page.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De The Used : Haine, ranc&#339;ur, violence, sentiments refoul&#233;s, sentiments souill&#233;s. N&#233;cessit&#233; de les exprimer, de les cracher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De The All-American Reject : Petit bonheur, enfin. L'amour, le coeur qui soupire de tristesse, d'aise. Vie dans le souvenir d'hier et dans l'attente de demain. L'avenir et l'espoir confondus. &#171; Fallow me there, a beautiful somewhere, a place that I can share with you. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Patrick S&#233;n&#233;cal : Quelques cauchemars peupl&#233;s de membres arrach&#233;s et d'un certain passager...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Cowboys Fringants : Mes pas dans New York et un concert &#224; la pluie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Eric-Emmanuel Schmitt : Prendre dans mes bras le petit Oscar, le serrer contre mon c&#339;ur pour qu'il me raconte toutes ses ann&#233;es vies encore et encore. Et Pilate et son &#233;vangile, petite r&#233;conciliation avec J&#233;sus pour une grande ath&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De &#201;ric Lapointe : Summum du qu&#233;taine pour certains. Et pourtant...moi &#231;a me fait CAPOTER !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Flaubert : Mme Bovary, c'est moi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Daniel Pennac : On a toujours le temps de lire, mais on ne le prend pas toujours. Le&#231;on ou conseil ? Merci aussi pour : le lecteur a le droit de sauter des pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Balzac : Encore un merci &#224; Pennac ! S&#233;rieusement....r&#233;alit&#233; d'une &#233;poque r&#233;volue, parcours d'un po&#232;te pleins d'espoir &#224; Paris, disparition des petites boutiques et de leurs marchands &#233;cras&#233;s par les grands magasins...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Zola : Et quoi encore ? Elle n'aurait pas pu seulement s'enfuir avec son amant au lieu d'un plan de fou de meurtre. Personnages sans logique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jean-Fran&#231;ois Pouliot : Envie de se sentir utile, d'avoir un but dans un vie vide de sens. Le&#231;on donn&#233;e avec rire. Une s&#233;duction qui fait encore son &#339;uvre m&#234;me apr&#232;s une dizaine de visionnements. Calvinisse !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Ir&#232;ne Frain : Esclavage, naufrage, espoirs et trahisons. Les horreurs du pass&#233; doivent &#234;tre connues...Et si le monde n'avait pas vraiment chang&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De Khalil Gibran : Le prince et son proph&#232;te, opium pour les amoureux des mots, on en devient vite accro, une prose survolt&#233;e, euphorisante, vapeur de rose, qui marque et se d&#233;marque, impossible &#224; oublier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Lao Tseu : Tao Te Ching, livre-lieu o&#249; j'aime &#224; me r&#233;fugier, l'&#238;le o&#249; mon c&#339;ur aime &#224; se reposer, une odeur d'eau sal&#233;e, le mot paix &#233;crit dans le sable, une caresse sur la peau de l'&#233;corch&#233;e, ode &#224; la beaut&#233; du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'&#201;ric-Emmanuel Schmitt : La souffrance est le miel de l'artiste&#8230; (La part de l'autre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Bernard Werber : Les fourmis dans la t&#234;te, pas b&#234;te, pas b&#234;te, je creuse la terre et j'y d&#233;couvre un univers compl&#232;tement &#233;clat&#233;. Ils sont fous ses humains !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Nelly Arcan : Miroir dit moi qui est la plus belle, silhouette d&#233;sincarn&#233;e, douleur rouge sang, un grand d&#233;sordre int&#233;rieur, une rage inassouvie, l'incompr&#233;hensible mal de vivre, d&#233;routante d&#233;rive, le vide immense, Putain, Folle, Paradis cl&#233; en main, l'hymne d'une mort annonc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Ken Follett : Auteur cath&#233;drale, histoire b&#233;ton, pilier de la litt&#233;rature, aventure qui se construit brique par brique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Baudelaire : L'&#226;me paradoxe, la gr&#226;ce et la beaut&#233; couch&#233;e sur du papier, le temple consacr&#233;, sanctuaire sacr&#233;, p&#232;lerinage des po&#232;tes du monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pablo Ruiz Picasso : Grand ma&#238;tre du pinceau, l'art d&#233;compos&#233;, la beaut&#233; r&#233;invent&#233;e, le p&#232;re du cubisme, collage calcul&#233;, &#233;clat&#233;, mariage r&#233;ussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Salvador Dali : Les formes euphorisantes, la folie hors de prix, l'excentricit&#233; calcul&#233;e d'un gourou de la d&#233;mesure, un g&#233;nie in&#233;gal&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Monet : Ma&#238;tre des atmosph&#232;res vives et gaies, &#233;meraude, jade, rubis, saphir, vivacit&#233; et clart&#233;, ennemie de l'aust&#232;re, p&#232;re des lieux vivants, vibrants, bruy&#232;res aux couleurs &#233;clat&#233;es, les champs de lavande que l'on peut quasis respirer, les &#233;tangs baign&#233;s de lumi&#232;re, candeur, romantisme et sensibilit&#233;. L'impressionnisme &#224; son meilleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De La Mona Lisa : La muse consacr&#233;e, beaut&#233; in&#233;gal&#233;e, le plus grand chef-d'&#339;uvre de l'humanit&#233;, ce qui fait de la vie sa singularit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Ludwig Van Beethoven : L'homme qui comprenait le langage des anges. Sentiments amplifi&#233;s, plusieurs t&#234;tes, plusieurs c&#339;urs, plusieurs &#226;mes,surdit&#233; pr&#233;matur&#233;e, la 5e symphonie o&#249; la lutte de l'homme contre son destin. Merci &#224; toi Beethoven d'avoir crois&#233; mon chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Wolfgang Amadeus Mozart : Petit prodige qui a mis la plan&#232;te &#224; ses pieds. Un nom de star, pr&#233;destin&#233; ! N&#233; r&#233;incarn&#233;. Son talent, comme une mer que l'on veut naviguer. Sa musique, une grande &#233;tendue d'eau douce sur laquelle on se laisse paisiblement bercer. G&#233;nie et virtuosit&#233; sont les deux mots pour le qualifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De F&#233;lix Leclerc : Les chansons que mon grand-p&#232;re me chantait pendant les froides journ&#233;es d'hiver, la chaleur r&#233;confortante d'un feu de foyer, l'odeur d'un bon chocolat chaud, bonheur simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'&#201;dith Piaf : Le gramophone rang&#233; au grenier, les vieux microsillons &#233;gratign&#233;s, plus rossignol que moineau, le bel oiseau qui avait des p&#233;pites d'or dans la voix, aujourd'hui ph&#233;nix au ravissant plumage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jacques Brel : Le temps qui passe, l'or du temps, la petite larme au coin de l'&#339;il de grand-maman, la chanson des vieux amants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Aznavour : Un grand cru fran&#231;ais qui a du coffre, a acquis une bonne dose de maturit&#233;, &#224; encore de bonnes ann&#233;es devant lui, un plaisir ind&#233;modable, un chanteur infatigable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De U 2 : Coup de canon, un grand fracas, un grand tremblement, une avalanche de d&#233;cibels, une envie folle de crier et de se d&#233;fouler. L'abandon, la musique qui foudroie le c&#339;ur, une d&#233;charge &#233;lectrique, les rois du stade, le groupe de l'heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Madonna : &#192; la fois force et vuln&#233;rabilit&#233;, beaut&#233; et vulgarit&#233;, furie et s&#233;r&#233;nit&#233;, aussi hait qu'adul&#233;e, la vie qui danse, l'idole qui a su se r&#233;inventer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Johnny Cash : La d&#233;mesure, la soif de vivre et d'aimer, l'autodestruction, la force de se relever, mon petit c&#244;t&#233; &#171; kitch &#187; inavou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du groupe Rolling Stone : La grande bouche rouge passion, belle gueule, grimace de &#171; Satisfaction &#187; bonne musique, &#224; s'en l&#233;cher les babines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Beatles : C'est bien la seule chose qui en vieillissant rajeunit. Musique qui se conjugue au pass&#233;, au pr&#233;sent et au futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Julie Payette : La f&#233;e des &#233;toiles, n'a pas la t&#234;te dans les nuages, la dame de fer, symbole de force et de volont&#233;, le ciel est son terrain de jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Guy Lalibert&#233; : Le saltimbanque du cosmos, le visionnaire lunaire, le semeur d'&#233;toiles, le greffeur d'aurores bor&#233;ales, l'enfant au pays des g&#233;ants, le clown philanthrope, One Drope, One Drope, One Drope.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De par l'instant d'un chuchotement entre les dents&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Chantale Akerman : Le trou noir qui pr&#233;c&#232;de la marche et instaure la peur du trop tard. Glissement de terrain qui tire. Emport&#233;e, tra&#238;n&#233;e de force, le non-&#234;tre viril bandit vers la fuite de la pr&#233;sence ma&#238;tresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jean Leloup : Vigne envahissante, grimpante, meurt et renaissance et renaissance et meurt. L'espace se restreint et change de ton, d'incertitude en crevasses en bourgeons en &#233;bats, de sauvages &#233;bats en de sales &#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Marc Favreau alias Sol : Un cercle de bouche d'&#233;gout ouvert sur le ciel. Funambule aux membres longs et souplesse intr&#233;pide qui sommeille en palpitations. Sans jamais l'herm&#233;tique, le fatal qui s'enhardie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pierre Falardeau : Les puissants courants qui soul&#232;vent les fonds marins. Lueur dans les plus sombres recoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Antoine de Saint-Exup&#233;ry : Un arp&#232;ge, un d&#233;collage dans le siphon tourment&#233;. Quelques notes au passage, ces notes sont des gravures dans une &#233;ternit&#233; de tendresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Gaston Miron : Rose frais rose chaud. Un f&#339;tus. Mettre pause sur la vie, vrombissement de moteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Anne H&#233;bert : Village d'&#233;glises en boutonni&#232;re dans la Voie lact&#233;e. Impr&#233;gn&#233;e, tricot&#233;e, d&#233;pos&#233;e en hauteur et fragilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Antonin Artaud : Cheveux d&#233;faits peigne en &#233;pingle. Caresse surprise d'un doux nuage. Le peigne se d&#233;lie se d&#233;plie et fond, comme du caramel sage, dans la blancheur des particules cotonneuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Raoul Duguay : Rougissement &#233;par dans un champ de bl&#233; suspendu, rougissement roux et taches rousses en lisi&#232;re. La contr&#233;e s'&#233;largit, pousse comme une liane pleine de baies mures. Roux vaporeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jean-Paul Daoust : Petit carr&#233; d'explosifs. Nid d'oiseau en fibres en aiguilles. Moisson odorante, coulante, comme juteuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Daniel B&#233;langer : Et les astres se retournent, se contemplent. Cadence &#233;levante, choisie, affin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Claude L&#233;veill&#233; : Frissons excit&#233;s parcourant la peau blanche, la peau de lait. Nuque &#224; d&#233;couvert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jean-Luc Godard : Un voiture file &#224; toute allure et percute les chiens qui bondissent. Soubresauts. Jaillir en faillite, au d&#233;pourvu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pink Floyd : Chute sans fin, sans perquisition. Plume comme trop l&#233;g&#232;re pour attirer les r&#232;gles de la gravit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Fr&#233;d&#233;ric Chopin : Courbes et envols et courbes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Nancy Huston : Rotin frais et citronn&#233;, rideau de lumi&#232;re en crinoline, en cliquetis savants. Pointe sacr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Radiohead : Paume ouverte, formes d&#233;cal&#233;es. Assemblage de moutons inconsistants, d&#233;cadents, b&#234;lements incertains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Ingmar Bergman : Atrophie en distorsions. Rage horripile et essoufflement. Bulbes &#233;normes, gonfl&#233;s, craquel&#233;s, tordus.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De Bob Dylan : L'inconstance, le d&#233;sir de se r&#233;inventer &#224; chaque seconde de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Donnie Darko : L'adolescence qui hurle et fuit le monde r&#233;el vers un paradis artificiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Elgar : une gorge qui se resserre lorsque r&#233;sonne trois accords braillant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Faur&#233; : une &#233;l&#233;gie, une intensit&#233; &#224; conserver, une intensit&#233; qui doit &#233;clater au grand jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Margie Gilles : la gr&#226;ce qui ne s'&#233;teint jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Wajdi Mouhawad : les pleurs dans la voix d'un acteur qui re&#231;oit des trombes d'eau sur sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Brahms : le myst&#232;re d'une chambre o&#249; s'&#233;bauchent les &#233;motions qui doivent jaillir hors de soi et vivre d'elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Steinbeck : une Am&#233;rique lentement dessin&#233;e &#224; la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Boris Vian : du bleu au mois de novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Marlon Brando : du chewing-gum, des pigeons, des gants blancs et de la drague comme au bon vieux temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Claude Jutra : l'odeur de la terre et du pain d'&#233;pice. Le bruit des patins &#224; glace et des cloches de l'&#233;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jean-Luc Godard : une t&#234;te ras&#233;e o&#249; les cheveux poussent lentement mais s&#251;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Orange m&#233;canique : se r&#233;volter contre les cat&#233;gories pour enfin devenir quelqu'un tiss&#233; de son enfance folle qui se projette dans un futur serein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Haydn : laisser courir ses doigts plus loin et faire chanter la musique une derni&#232;re fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jacques Brel : &#233;lectron libre qui pleure sur le divan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Romain Gary : insomnie dans l'avion. Toi que je connais comme le fond de ma poche, raconte-moi l&#224;, ta vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Saint-Exup&#233;ry : parce que je reviendrai toujours vers toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Klimt : au seuil de on ne sait o&#249; pour on ne sait quel p&#233;riple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De J&#233;r&#244;me Mini&#232;re : d&#233;gainer son &#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Arcade Fire : une lettre-bou&#233;e toutes les deux semaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pink Floyd : les c&#244;t&#233;s de Grande Vall&#233;e, les mains qui tremblent sur le volant. Prise de confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Bob Walsh : la pluie diluvienne, la masse de cinquantenaire, vieillesse et jeunesse qui tremblent d'amour l'un pour l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Cranberries : matin ensoleill&#233;, ciel bleu, air salin et fauteuil de velours rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Postal Service : enfin, la main sur la poign&#233;e de la porte de sortie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jacques Godbout : un lion d&#233;prim&#233; qui chi&#226;le beaucoup que je tra&#238;nerai pour toujours dans ma poche d'en arri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Indiana Jones : grandir, quitter la petite &#233;cole pour arriver dans l'univers des grandes sensations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Coco Chanel : la bulle de l'enfance o&#249; brillent les poudr&#233;es d'Hollywood.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Marjane Satrapi : l'attente du d&#233;part, forfait exploration de la plan&#232;te et de l'&#233;trange machine que je peux &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Daniel B&#233;langer : de l'amour doux sur les joues roses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Robert Charlebois : il y a eu une vie avant moi, une vie o&#249; mes parents mangeaient des champignons magiques en faisant du pouce et en pensant que je n'existerais jamais.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; De Rise Against : Blood to bleed. Une catharsis g&#233;n&#233;r&#233;e, une rage &#233;vacu&#233;e et une po&#233;sie violente qui inspire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Paulo Coelho : questionnement, r&#233;flexion. Confusion, peur, ind&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Ionesco : le bien &#234;tre dans ce qui n'a pas de sens. Le non-sens dans une t&#234;te habituellement organis&#233;e. Le fou rire d'une &#233;norme absurdit&#233; passablement incomprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'&#201;mile Ajar : parce que dissimul&#233;, cach&#233; derri&#232;re une fausse identit&#233;. Myst&#232;re de l'&#233;crivain, de ces &#233;crits, de ces sens et non-sens. Parce que la vieille femme juive meurt dans son trou juif, comme l'homme meurt dans le trou qu'est sa pens&#233;e inaliment&#233;e. Puissance des mots et des id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Romain Gary : &#201;mile Ajar est Romain Gary. Ai-je &#224; expliquer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Art Spiegelman : Maus. Chef d'&#339;uvre de la m&#233;moire. Une histoire, de l'humanit&#233;, dessin&#233;e, racont&#233;e. Force des images et de leur signification. R&#233;flexion sur le pass&#233;, sur le futur, sur le pr&#233;sent. Interrogations poignantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jean Monbourquette : la psychologie. Ma psychologie. Go&#251;t de savoir, de comprendre. Introspection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Bernhard Shlink : Le liseur. Sensualit&#233; noircie de frustration et de d&#233;ception. Cloison historique dans l'Amour. Obstination &#224; garder un secret ; un prix fatal. Le&#231;on d'humilit&#233;, de tendresse, de choix et surtout d'espoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De C&#233;line Dion : connaissance des chansons depuis le berceau. Ne peut faire autrement que de m'apaiser. N'ai pratiquement jamais compris le sens de ses paroles, et c'est bien comme cela. Loin du fanatisme, c'est seulement une partie de moi. Mais ne crois pas que les derniers seront un jour les premiers.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De Jack Kerouac : Contre la stabilit&#233;, l&#224; o&#249; les mots forment le voyage, o&#249; la crasse est charmante et encourag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De R&#233;jean Ducharme : Ce qui ne peut s'exprimer se ressent, la corr&#233;lation n'a jamais &#233;t&#233; aussi &#233;loign&#233;e entre bouleversement et ext&#233;riorisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Kundera : Parce que la vie est parfois ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Falardeau : L'authenticit&#233;, le symbole de l'int&#233;grit&#233;, voie provocatrice &#224; l'encontre du politically correct, paroles dures, miroir de nous-m&#234;mes qu'on a masqu&#233; d'un voile opaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De &#201;coute petit homme : L'&#233;loge du non-conformisme, livre de chevet pour emp&#234;cher mes yeux de fermer et ma t&#234;te de se vider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jean Leloup : L'&#233;clatement perp&#233;tuel, autant dans la solitude qu'en symbiose. Pied de nez &#224; la banalit&#233;, au plastique et &#224; l'eau de rose. La d&#233;finition de la d&#233;mesure dans tout ce qu'elle a de plus vicieuse et malicieuse, refl&#233;t&#233;e dans une t&#234;te de g&#233;nie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Damien Rice : Le d&#233;chirement le mieux exprim&#233;, une br&#251;lure vive mais utile, un passage oblig&#233; pour se relever. Les paroles crient &#224; notre place. Elles nous sauvent du temps perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Joni Mitchell : Sans barri&#232;res, il n'y a que le mal de filtr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De L'attrape-c&#339;ur : o&#249; la na&#239;vet&#233; de l'enfance est la v&#233;rit&#233; qu'on refuse de voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Romain Gary : La d&#233;tresse o&#249; poussent des rayons de soleil, l'enfance qui nous enseigne davantage que tous les autres mondes, l'enfance qui nous ressemble, sans temporalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Beau Dommage : Les racines chant&#233;es, Montr&#233;al en amour, en larmes fleuries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Harmonium : L'homme mit en mots, dans tous ses d&#233;sirs de libert&#233;, dans tous ses doutes. Le courant passe par soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Eternal sunshine of the spotless mind : projette et condamne la facilit&#233;. Exprime la n&#233;cessit&#233; de la souffrance, de se d&#233;loger du d&#233;sir de suppression des souvenirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Amusements de Daniel B&#233;langer : La m&#233;lodie transcendante d'une balle de ping-pong.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Devics : Le lever du soleil a maintenant sa permanence &#224; Cocagne, o&#249; le sommeil est un leurre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Cat Stevens : R&#233;sum&#233; de mes 17 ans &#224; parcourir les rues de Trois-Rivi&#232;res dans les vapeurs douces de l'herbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Fast Car de Tracy Chapman : Se sentir &#224; sa place ou le d&#233;sir de l'&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Wish you were here : Le phare du Cap Enrag&#233;, l'orang&#233;, l'amiti&#233;, l'impression de vivre au m&#234;me diapason.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Am&#233;lie Nothomb : La folie peut avoir une d&#233;licieuse &#233;criture. D&#233;couverte au pied des Rocheuses, lecture boulimique et passionn&#233;e, le reflet de l'auteure sur ses lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'Alexandre Dumas : Un gamin gascon sur un cheval jaune qui est bient&#244;t craint comme un roi, qui permet de croire que tout est possible &#224; qui veut vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Alexandre Dumas : Comment une qu&#234;te de vengeance se d&#233;roulant sur des d&#233;cennies, aux proportions &#233;piques, peut se terminer sur une fin heureuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Boris Vian : Une lente descente aux enfers dans une ambiance magique et fantastique ; sourcils taill&#233;s en biseau, semelles qui repoussent &#224; l'engrais et pianocktail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Bernard Werber : Suivre l'&#233;volution d'une classe d'apprentis-dieux, mais avec un c&#244;t&#233; tellement humain et inqui&#233;tant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De David Gilmour : Sa guitare qui manque rarement &#224; me cr&#233;er des frissons et des soupires, qui transporte dans un autre monde ind&#233;fini, mais meilleur, ou simplement dans une &#233;motion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De John Williams : Les orchestres aux m&#233;lodies intemporelles qui nous plongent les yeux illumin&#233;s vers de petites et de grandes histoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Genesis : Chaque chanson raconte plus qu'une simple histoire, elle projette dans un r&#234;ve color&#233;, &#233;trange et saisissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Stephen Lawhead : De l'Atlantide &#224; la table ronde, une nouvelle perspective qui anime l'imaginaire, de l'inconnu au grandiose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Dragonheart : Comment rendre la mort d'un monstre plus d&#233;solante que celles de centaines de paysans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Stanley Kubrick : De la folie &#224; l'horreur, il pr&#233;sente des univers d'une grande violence, mais qui frappent beaucoup plus fort qu'un simple coup de hache.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Radiohead : Quand les choses ne vont pas, cette musique r&#233;ussit immanquablement &#224; ramener au point neutre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Plume Latraverse : Derri&#232;re les caisses de 24 et une voix rauque, des v&#233;rit&#233;s expos&#233;es avec simplicit&#233; et g&#233;nie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Big Fish : Une montagne de m&#233;taphores pour camoufler de simples morales, avec comme trame de fond une vie banale et spectaculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Armageddon : L'inspiration des h&#233;ros, une fin riche en &#233;motions, &#234;tre un h&#233;ro n'est pas seulement &#234;tre au bon endroit au bon moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Fight Club : Une incursion dans un monde &#224; la fois inspirant et d&#233;mentiel ; le futur est sombre et id&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Good Will Hunting : Un personnage qui est &#224; la fois plus grand que nature et d'une humanit&#233; d&#233;concertante. Des r&#233;flexions sorties de dialogues anodins qui surprennent par leur clart&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Princess Bride : &#171; Hello. Mon nom est Inigo Montoya. Tu as tu&#233; mon p&#232;re. Pr&#233;pare-toi &#224; mourir. &#187; Bis. Bis. Bis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Forrest Gump : En traversant la vie d'un homme simple d'esprit, on voyage dans un univers rempli de grandeur, de spiritualit&#233; et d'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Sweeney Todd : Jamais histoire d'amour n'a &#233;t&#233; plus horriblement triste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Cowboys Fringants : Les spectacles de la St-Jean-Baptiste, sous le beau temps ou la pluie, et les vibrations de la musique enivrante qui se m&#233;lange avec les frissons sur la peau.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#8221;center&#8221;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De Dolan : Accepter le pr&#233;sent et le pass&#233; et le futur aussi et comprendre qu'aimer n'est pas chose n&#233;cessaire partout tout le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Burton : Voir le beau dans le laid et appr&#233;cier le laid parce qu'il est beau finalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Disney : Des illusions, des illusions, d&#233;sillusion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jobin : Te dire que tout est dr&#244;le si tu veux bien te dire que tout est dr&#244;le, et rire aux &#233;clats ici et l&#224; et l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Gogol : D'o&#249; une envie &#233;trange d'aller &#224; Petersbourg pour voir un nez qui marche, en habits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Nothomb : Un tube qui mange du chocolat et qui marchera nu sur des bureaux d'ordi, un jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Beckett : De l'absurde &#224; l'&#233;tat pur et &#224; son meilleur et je ne peux plus m'en passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Leloup : &#212; combien de gens de qui je me suis rapproch&#233;e gr&#226;ce &#224; lui, de d&#233;cadence en d&#233;cadence en d&#233;cadence, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Leloup : J'ai une fourmi sur le pied et des mygales plein la t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De The Wolf : Oh humains, vous me laissez sans voix&#8230; X3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Leclerc : Assassin r&#233;surrecteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Tremblay : Rire de ce qui est vrai et path&#233;tique parce que c'est vrai et que c'est path&#233;tique et r&#233;aliser qu'on est aussi vrai et path&#233;tique que ce dont on rit et ne plus rire et paniquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Boucher : Bang !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Syrano : Elle est fr&#234;le et plate, elle effraie les blattes, elle fraie le pl&#226;tre et bouffe la vie, ou bien l'importance de cultiver des cailloux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Cowboys fringants : Parce que Qui peut voir des pleurs dans la pluie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Colocs : Allez-vous en au paradis bande de t&#234;teux pis l&#226;chez-moi, j'suis tann&#233; d'entendre toutes vos conneries, vos saloperies pis vos menteries pis de voir vos yeux ambitionneux crier &#171; Youpi, j'ai r&#233;ussi ! &#187; Osti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De D&#233;d&#233; : S&#232;che tes pleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pol&#233;mil Bazar : De la joie dans un p'tit c&#339;ur tout triste, y'a ceux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du contrebassiste invit&#233; de Pol&#233;mil Bazar, du temps o&#249; Pol&#233;mil Bazar &#233;tait encore en vie : Bertha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Barbe : Parce que parfois je me plais &#224; m'imaginer invisible, sans que personne ne soit conscient que j'aie d&#233;j&#224; exist&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jeunet : Ma perception des artichauts ne serait pas la m&#234;me sans toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Pellerin : Un brin d'imagination dans un monde terne et plat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Dumont : L'idole d'une enfant de sept ans parce qu'il est captivant avec sa grosse barbe dans la t&#233;l&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des BB : Je suis seule au combat. Tu es seul au combat. Il est seul au combat. Nous sommes seuls au combat. Vous &#234;tes seuls au combat. Ils sont seuls au combat. Sans trace de toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Voisine : Sylvain, debout sur une chaise, un balai comme un micro dans sa main d'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Gravel : Parfois je me siffle des p&#233;nalit&#233;s dans ma t&#234;te&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Beigbeder : La franchise &#224; l'&#233;tat pur et emmerder tout ce qui bouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Williams : Une note ici, l&#224;, pour se lancer encore plus loin dans l'imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Berbiguier : &#199;a rajoute un b&#233;mol &#224; ta course et essaie de le doubler maintenant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Duchamp : L'art est dans un lampadaire, &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Denis : Hip di hip.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Chick n' Swell : Un trio d'enfer et fucking shit, c'est ma toune !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>pro | auteur, baisse ton froc et gagne 10 000 &#8364; &#224; Saint-&#201;tienne</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3610</link>
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		<dc:date>2013-07-12T17:11:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>salons, festivals</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;crivain, un m&#233;tier ?</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;d&#233;cadence, avachissement, industrie du livre et amusements territoriaux&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique62" rel="directory"&gt;&#233;crivain, un m&#233;tier ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;salons, festivals&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot238" rel="tag"&gt;&#233;crivain, un m&#233;tier ?&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton3610.jpg?1373648770' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les F&#234;tes du livre sont devenues une industrie nationale. On prend les auteurs par paquets de 50 ou de 100, on les met derri&#232;re des tables avec des piles de livres, et ceux qui vendent d&#233;j&#224; des livres par milliers vont en signer par centaines. Sur un podium, au fond, se succ&#232;dent des d&#233;bats avec animateur de service, que personne n'&#233;coute. Comme il faut beaucoup de subventions, on fait comme pour les manifs, on annonce des taux faramineux de visiteurs et &#231;a tombe bien, la pr&#233;fecture de police ne propose pas de contre-chiffres. C'est juste des fois assez curieux, quand on compare avec les photos Facebook prises par des copains qui y &#233;taient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve de l'une &#224; l'autre les m&#234;mes auteurs sp&#233;cialistes de ces f&#234;tes en gros, &#231;a les regarde, apr&#232;s tout il y a le voyage et l'h&#233;bergement assur&#233;s. Lorsqu'il s'agit de salons sp&#233;cialis&#233;s, polar ou BD ou jeunesse ou histoire ou musique, &#231;a permet de retrouver des coll&#232;gues qu'on ne croise pas autrement alors tant mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est inaugur&#233; par madame ou monsieur le maire, on d&#233;cline les noms des vedettes parce qu'il y a des &#233;crivains qui sont m&#234;me connus &#224; la t&#233;l&#233;vision et tout va bien, &#231;a se reproduit par clonage, pas un d&#233;partement qui n'aurait pas la sienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pire ou le plus caricatural c'est Brive, bouffe, alcool et tractations, train de la honte et regardez-les dans leur d&#233;cr&#233;pitude c'est tellement humain ces animaux-l&#224; &#8211; mais &#231;a fait marcher le commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rupture avec ces chapiteaux de la promotion territoriale, un certain nombre d'&#233;v&#233;nements se basent sur le contenu, l'&#233;change, la lecture, et les auteurs sont accueillis en professionnels, avec r&#233;mun&#233;ration parfois symbolique mais justement on n'est pas consid&#233;r&#233; comme des pots de fleur. C'est Bron, Manosque, Terre de Paroles d&#233;couvert cette ann&#233;e, liste non exhaustive bien s&#251;r &#8211; bonnes surprises cette ann&#233;e &#224; Escale du Livre (Bordeaux) et Litt&#233;ratures et journalismes &#224; Metz (merci Pasal Didier)., Et bienvenue si mercredi vous venez &#224; &lt;a href=&#034;http://ecrivainsenborddemer.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ecrivains en bord de mer&lt;/a&gt;, ouverture par Jacques Roubaud et apr&#232;s je fais une impro Proust, et, comme Bron ou Manosque, un public professionnel toujours au rendez-vous, dans un rayon de 2 heures d'autoroute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l&#224;, au courrier re&#231;u ce soir, escalade dans la goujaterie. Non seulement c'est &#224; nouveau le coup des 100 000 visiteurs, des &#233;crivains par paquets de 10 sans tri, ces braves gens, qui veulent coincer Brive sur son terrain, app&#226;tent au fric : un pactole de 10 000 euros (c'est quoi, dans un pays o&#249; les 500 plus riches se sont enrichis de 25% en 1 an, et &lt;a href=&#034;http://www.saint-etienne.fr/culture/fete-du-livre/dates-28eme-fete-du-livre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Saint-Etienne&lt;/a&gt; est une ville qui ne conna&#238;t ni ch&#244;mage ni mis&#232;re) sera attribu&#233;... &#224; un auteur choisi parmi les pr&#233;sents &#224; la foire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une sorte de march&#233; aux esclaves, de d&#233;fil&#233; de mode. Et croyez bien que le ch&#232;que il n'ira pas &#224; un auteur qui n'aura pas cr&#233;&#233; la file d'attente devant ses livres en pile, il pleut toujours o&#249; c'est mouill&#233;. Les prix litt&#233;raires selon un crit&#232;re d'oeuvre, ou d'enjeu d'&#233;criture, ou un th&#232;me ? Non... avoir &#233;t&#233; l&#224;. Avoir &#233;t&#233; dans le paquet de 100, et bien regarder parmi les copains lequel peut-&#234;tre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu prends la moiti&#233; des 10 000 bucks, &#231;a te fait combien de cachets &#224; 300&#8364; pour les auteurs &#224; qui tu demanderais une lecture, une pr&#233;paration de d&#233;bat, un moment de rencontre, eh, &#201;tienne ? Et ton prix tu l'accordes comment : on se met &#224; 4 pattes par terre sur la piste de ciment de ton chapiteau, et on pousse un de nos livres avec le nez, le premier arriv&#233; a gagn&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avilissement, avachissement, la litt&#233;rature par le fric. De villes comme Brive ou Nancy ou tant d'autres foirails apr&#232;s tout il y a longtemps qu'on n'attend plus rien, sinon l'exhibition. Mais Saint-Etienne c'est une ville que j'aime. J'y ai fait une lecture dans la salle des pendus de l'ancienne mine, &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article104' class=&#034;spip_in&#034;&gt;j'y ai des amis&lt;/a&gt;, j'y connais 2 libraires. Le travail en art contemporain est remarquable aussi. Je ne m'attendais pas &#224; un geste de tel m&#233;pris d'une telle ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 000 euros, c'est 6 mois de vie au moins pour l'immense partie des auteurs qui s'acharnent &#224; survivre de leurs prestations pour &#233;crire. Est-ce que c'est &#224; cause de notre pr&#233;carit&#233; que ces comportements de traite aux bestiaux paraissent soudain si grossiers, ou parce que le syndrome t&#233;l&#233;-r&#233;alit&#233; semble contaminer tout un milieu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas &#224; qui ils vont l'attribuer et selon quelle proc&#233;dure, leur prix, mais la condition pr&#233;alable, &lt;i&gt;avoir &#233;t&#233; pr&#233;sent&lt;/i&gt; &#224; leur foire, est une premi&#232;re dans notre pays pour la goujaterie. Quand les jurys de la r&#233;compense locale se r&#233;unissent en amont, et pr&#233;viennent au moins une liste restreinte de candidats s&#233;lectionn&#233;s, m&#234;me si &#231;a vous passe &#224; c&#244;t&#233;, il y aura partage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je plains, j'ai honte pour lui, celui qui repartira dans la micheline pour Lyon, ce soir-l&#224;, avec ses 6 Smics dans la poche. Moi je n'irai pas. Je ne r&#233;pondrai m&#234;me pas. Le courrier, &#224; lire ci-dessous. Allez-y &#224; 1000, entrez dans la foire, dites : &#8212; Moi aussi je veux le ch&#232;que, moi aussi je veux le ch&#232;que !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est plus un m&#233;tier, l'industrie du livre, plus rien qu'une foire g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Merde &#224; Saint-&#201;tienne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
La F&#234;te du livre de Saint-Etienne se d&#233;roulera entre le 18 et le 20 octobre prochains. Pour la premi&#232;re fois de son histoire, elle se d&#233;roulera sur trois places au coeur de ville et privil&#233;giera tout particuli&#232;rement contenus et d&#233;bats. Tr&#232;s populaire, accueillant plus de 100 000 lecteurs en 2012 (source la Tribune le Progr&#232;s), elle se projette comme un &#233;v&#233;nement festif et vif, o&#249; la Cit&#233; du design et la Com&#233;die de Saint Etienne d&#233;velopperont &#224; partir de cette ann&#233;e un partenariat culturel novateur.
&lt;p&gt;Tr&#232;s attach&#233;s aux espaces de signatures et aux rencontres avec les auteurs, les St&#233;phanois pl&#233;biscitent depuis trente ans une manifestation &#224; laquelle ils restent fid&#232;les, le public s'y montrant cordial et chaleureux envers les auteurs pr&#233;sents. Nous avons d&#233;j&#224; convers&#233; ensemble sur les nouvelles dimensions de cette F&#234;te du Livre, soutenue par le CNL depuis notre arriv&#233;e en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; des m&#233;dia traditionnellement pr&#233;sents &#224; Saint Etienne (Le Point, la Tribune le Progr&#232;s), Radio France sera pr&#233;sente en octobre 2013. Des &#233;missions seront diffus&#233;es en direct depuis la place Jean Jaur&#232;s, navire amiral de la F&#234;te du livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les libraires associ&#233;s, les m&#233;diath&#232;ques de la ville de Saint Etienne et l'&#233;quipe d'organisation de la F&#234;te du livre souhaitent vous recevoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la seconde ann&#233;e cons&#233;cutive, un Grand Prix de la Ville de Saint Etienne sera d&#233;cern&#233; &#224; un auteur pr&#233;sent lors de la F&#234;te du livre. Sa dotation est de 10 000 euros.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo du haut : ch&#226;teau d'eau rose, Illiers-Combray.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Saint-Cyr sur Loire, cirque du livre</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2474</link>
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		<dc:date>2011-03-17T12:43:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>_ tiers livre invite... </dc:creator>


		<dc:subject>salons, festivals</dc:subject>
		<dc:subject>politique, soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;si je ne vais pas z'&#224; la litt&#233;rature, la litt&#233;rature vient jusqu'au bout de ma rue&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique62" rel="directory"&gt;&#233;crivain, un m&#233;tier ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;salons, festivals&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot289" rel="tag"&gt;politique, soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2474.jpg?1352733418' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Je ne r&#233;siste pas au plaisir et &#224; la sinc&#232;re &#233;motion de faire suivre, puisqu'on m'y invite, le courriel re&#231;u &#224; l'instant concernant la 3&#232;me &#233;dition de &#171; &lt;i&gt;Le livre fait son cirque&lt;/i&gt; &#187; dans ma propre ville, puisque cela fait 12 ans que j'y habite, la 2&#232;me plus grosse ville du d&#233;partement mais pas de biblioth&#232;que, c'est pas la peine.
&lt;p&gt;Je suis &#233;mu, je suis touch&#233;. On s'&#233;chine &#224; la peine, on est isol&#233;, on ne voit jamais le monde, on ne sait pas ce que c'est qu'un &#233;crivain. &#212; nous, pauvres amateurs de province.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; qu'au bout de votre rue, &#224; 400 m&#232;tres de votre domicile, ils sont l&#224;, ils brillent, ils signent des livres, ce sont des noms qu'on conna&#238;t, ce sont des jeunes talents...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en plus, ils nous offrent &#224; boire &#224; Paris pour f&#234;ter &#231;a. Ya que &#231;a qui me tracasse, en fait : dites, les organisateurs de la mairie, pour r&#233;pondre &#224; votre invitation et aller boire &#224; Paris, &#224; la litt&#233;rature qui descend de si haut &#224; Saint-Cyr sur Loire, vous faites un car pour nous emmener, ou vous remboursez le billet de train ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en plus, en 2010, il est venu 10 000 personnes &#8211; oui, vous avez bien lu. On comptait toutes les voitures gar&#233;es sur le Auchan, 3 kilom&#232;tres plus loin, qui est le seul commerce de proximit&#233; qui reste dans notre belle commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs vous avez vu &lt;a href=&#034;http://www.chapiteau-du-livre.com/index.php?page=chapiteau-partenaires_sponsors&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la liste des sponsors&lt;/a&gt; ? Pour &#231;a que valait mieux gonfler un peu de 200 &#224; 10 000 &#231;a ira ou bien vous voulez que je vous faxe 3 autres z&#233;ros ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vive mon maire de Saint-Cyr sur Loire, je t'aime ! Vive la compr&#233;hension de la litt&#233;rature, vive la prise en compte de ceux qui marnent sur place !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne dira pas que je n'ai pas soutenu... &#192; Saint-Cyr sur Loire, on ne m&#233;gote pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ind&#233;pendamment de ce pauvre bazar nul, quand m&#234;me une pens&#233;e pour &lt;a href=&#034;http://livreaucentre.fr/2010/10/deces-de-christian-pirot/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Christian Piro&lt;/a&gt;t : la ville de Saint-Cyr sur Loire comptait effectivement sur son territoire un &#233;diteur, un vrai du papier, amoureux de sa belle ouvrage. Il est d&#233;c&#233;d&#233; &#224; l'automne. Christian, &#224; 300 m de chez toi, j'ai l'impression qu'on t'enterre une deuxi&#232;me fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le &#8220;Chapiteau du Livre&#8221;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#224; Saint Cyr sur Loire, Touraine - 28 Mai 2011&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Touraine cultive l&#700;art de vivre et son histoire litt&#233;raire est toujours plus vivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saint Cyr, ville de Balzac, Bergson, d&#700;Anatole France, de Courteline, d&#700;Alexis de Tocqueville et Bernard Clavel&#8230; a choisi de proposer un rendez-vous diff&#233;rent, un nouveau genre de &#171; salon &#187;, o&#249; l&#700;on se retrouve pour parler livres, boire un verre et faire des rencontres, parfois inoubliables&#8230; Car ici, nous privil&#233;gions la convivialit&#233;, dans un cadre surprenant, qui favorise la proximit&#233; avec les auteurs, un chapiteau de 700 m2, au milieu des arbres, dans un parc somptueux, avec le plus beau des points de vue sur la Loire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la troisi&#232;me &#233;dition, le livre fait son cirque &#224; Saint Cyr, et l'ambition est confirm&#233;e pour ce tout jeune rendez-vous, avec 10 000 personnes accueillies en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeunes talents, &#233;crivains confirm&#233;s, &#233;trangers, francophones, journalistes,&lt;br class='autobr' /&gt;
universitaires, &#233;diteurs, ind&#233;pendants, livres jeunesse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs, qui passent le plus clair de leur temps enferm&#233;s dans la solitude et n&#700;ont pas pu r&#233;sister &#224; l&#700;attrait d&#700;une rencontre sinc&#232;re et joyeuse avec tant d&#700;amateurs de livres r&#233;unis dans un m&#234;me lieu&#8230;Sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Arthuis, Jacques Attali, Michel Drucker, Jean Becker, Georges Marc&lt;br class='autobr' /&gt;
Benamou, Jean des Cars, Pierre Bellemare, Pierre Bonte, Martine Le Coz,&lt;br class='autobr' /&gt;
Alexandre Malafaye, Mich&#232;le Cotta, Patrick de Carolis, Gonzague Saint Bris,&lt;br class='autobr' /&gt;
A&#239;cha Kessler, Fatou Diome, St&#233;phane Audran, Jean Boissonnat, Philippe&lt;br class='autobr' /&gt;
Reinhard &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Touraine a un langage, la s&#233;duction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Saint Cyr, elle vous offre le plus beau des cadeaux&#8230; L&#700;&#233;motion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ici, vivre est un art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous trouverez ci-joint le communiqu&#233; de presse et je suis &#224; votre disposition, pour toute information compl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;strong&gt;Vous &#234;tes cordialement invit&#233; au cocktail de pr&#233;sentation de cette 3&#232;me Edition &lt;br&gt;
Mardi 22 mars prochain - 18H30&lt;br&gt;
Questure de l'Assembl&#233;e Nationale&lt;br&gt;
128, rue de l'Universit&#233; 75007 Paris&lt;/strong&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite une bonne lecture !&lt;br&gt;
Bien &#224; vous,&lt;br&gt;
Elisabeth Dalby&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relations presse et publiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.chapiteau-du-livre.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.chapiteau-du-livre.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Contact presse RCP&lt;br&gt;
Elisabeth Dalby &#8211; Caroline Darrasse&lt;br&gt;
02 47 75 25 30 &#8211; presse@rcp.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>amis de l'ancienne litt&#233;rature</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1500</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1500</guid>
		<dc:date>2011-01-18T14:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Fran&#231;ois Bon | fictions &amp; inventions</dc:subject>
		<dc:subject>livre, &#233;dition, librairie</dc:subject>
		<dc:subject>salons, festivals</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;faut-il multiplier ces initiatives ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;2008 | Soci&#233;t&#233; des amis de l'ancienne litt&#233;rature&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot110" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bon | fictions &amp; inventions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot119" rel="tag"&gt;livre, &#233;dition, librairie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;salons, festivals&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1500.jpg?1352732513' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Depuis septembre, la priorit&#233; c'&#233;tait publie.net, et pas mal de r&#233;organisation ici, apr&#232;s l'ann&#233;e Qu&#233;bec. Donc plein de questions ces jours-ci sur r&#233;organisation du site, et comment aussi mieux rassembler ces 5 ans d'archive, puisque c'est mon seul et unique paysage esth&#233;tique, pas de &lt;i&gt;livre&lt;/i&gt; en cours.
&lt;p&gt;Me balladant dans ces rubriques &#171; fiction &#187; de Tiers Livre, sans savoir si je dois les transf&#233;rer vers la partie &lt;i&gt;face B&lt;/i&gt;, ou si c'est c'est ce labo plus discret dans le site que je dois r&#233;installer ici, je retraverse cet article avec une photo prise dans une des Borders &#224; New York, alors qu'ils viennent de d&#233;clarer leur bilan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce texte que j'avais pris comme titre pour le recueil diffus&#233; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814501911/soci%C3%A9t%C3%A9-des-amis-de-l-ancienne-litt%C3%A9rature&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur publie.net&lt;/a&gt;, et l&#224; aussi reprise envisag&#233;e, avec ce qu'appris depuis lors sur les epubs et les images.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Soci&#233;t&#233; des amis de l'ancienne litt&#233;rature&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La Soci&#233;t&#233; des amis de l'ancienne litt&#233;rature (c'&#233;tait le nom officiel) tenait &#224; en conserver la coutume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouvait des r&#233;cits de lecteurs : c'&#233;tait un gage de prestige, dans certaines villes et certains temps, de dispara&#238;tre plusieurs heures et, qui dans une chambre, qui dans un train, qui parfois m&#234;me en pleine ville, sur un banc public, &#224; une terrasse, de s'absorber dans une lecture sans flux. Donc on ne recevait rien : r&#233;ellement, on n'&#233;tait plus dans le flux. Les livres qui servaient &#224; ces usages n'&#233;taient pas aptes &#224; recevoir le flux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons, d&#233;sormais, ces cabines hors flux. Nous avons appris combien il est bon, pour l'exercice mental, de se s&#233;parer du flux. Nous savons le faire sans le pr&#233;texte de mots qui surviennent encore, et sont &#233;videmment la trace fossile d'un flux plus ancien : le voyage de Marco Polo racont&#233; &#224; son compagnon de cellule, lequel l'ins&#232;re dans un livre et voyez, six cents apr&#232;s on lit toujours le m&#234;me livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons ce avec quoi nous avons rompu. La biblioth&#232;que est g&#233;n&#233;rale, et non plus confin&#233;e &#224; ces anciens silos &#224; livres. Vous y acc&#233;dez par le flux. Le temps et les lieux sont dans le flux, par les images, par les documents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, &#224; cette conf&#233;rence sur Marco Polo, dont le livre s'intitulait &lt;i&gt;Livre des merveilles&lt;/i&gt;, comment s'&#233;tonner que la Soci&#233;t&#233; des amis de l'ancienne litt&#233;rature n'ait rassembl&#233; que si peu de monde ? Et que le conf&#233;rencier, devant une assembl&#233;e aussi minime, ait pr&#233;f&#233;r&#233; qu'on abr&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut entretenir ce qui ne suppose pas qu'on l'entretienne. Les grandes ic&#244;nes qu'ils mettent en valeur au-dessus de leurs estrades n'auraient-ils pas &#233;t&#233;, comme nous-m&#234;mes, gens de flux, du grand flux ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_882 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/Barnes2.jpg?1227858497' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bron, faites vos listes</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2381</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2381</guid>
		<dc:date>2010-12-17T08:52:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>salons, festivals</dc:subject>
		<dc:subject>Lyon, Grenoble</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;exercice oblig&#233; pour Bron, et qu'une liste ne vaut que pour la minute o&#249; on l'&#233;tablit&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;site | infos, t&#233;l&#233;chargement&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;salons, festivals&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot341" rel="tag"&gt;Lyon, Grenoble&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2381.jpg?1352733300' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour &#234;tre invit&#233; &#224; Bron... La premi&#232;re fois c'&#233;tait en 1995 (avec les auteurs de &lt;a href=&#034;&#034;&gt;Phobos&lt;/a&gt; et une perf avec Kasper Toeplitz). Puis r&#233;cemment au moins 2 fois, &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article294' class=&#034;spip_in&#034;&gt;en 2006&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1170' class=&#034;spip_in&#034;&gt;2008&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans l'hippodrome de Bron, &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article258&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;on vient vous chercher&lt;/a&gt;&#224; la gare de Lyon Part-Dieu, et sur place on se retrouve dans la salle de pesage pour le cattering. Une grande salle (j'esp&#232;re que d&#233;sormais avec wi-fi, Yann ?) o&#249; on discute entre auteurs. Pour la cantine, c'est directement dans les gradins au-dessus de l'hippodrome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bas, un hall avec les libraires, mais prendre enfin pour acquis que la vente de livres ce n'est pas le mode d'existence unique ni peut-&#234;tre m&#234;me principal de la litt&#233;rature en g&#233;n&#233;ral, en tout cas de notre activit&#233; litt&#233;raire. Au moins 3 salles de d&#233;bat et lecture, et dehors une cr&#232;che &#224; l'ambiance aussi festive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ai chaque fois appr&#233;ci&#233; la fa&#231;on dont Bron sait attirer public venu de Grenoble ou Chamb&#233;ry ou Valence jusqu'&#224; Clermont-Ferrand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc aucune h&#233;sitation &#224; r&#233;pondre positivement &#224; l'invitation de Yann Nicol et Brigitte Giraud pour participer &#224; ce qui sera la 25&#232;me &#233;dition de leur f&#234;te du livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restera &#224; d&#233;finir ce matin le mode de participation &#8211; ai fait des impros sur Dylan ou Led Zeppelin et c'&#233;tait bien, y ai entendu Val&#232;re Novarina lire. Aimerais bien vid&#233;o-projecteur pour me lancer dans &lt;i&gt;Buffalo&lt;/i&gt;, on peut imaginer que c'est possible ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, une des traditions de Bron, c'est que les libraires accueillent non pas seulement les livres des auteurs invit&#233;s, mais les livres qu'ils &lt;i&gt;recommandent&lt;/i&gt;. Me souviens d'avoir vu ainsi la derni&#232;re fois le Don Quichotte, je ne me souviens plus des autres, qu'on viendra commenter ensuite avec Thierry Guichard, du Matricule des Anges. Mais c'est l'avantage du site, qui devient votre propre m&#233;moire, voici &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1170' class=&#034;spip_in&#034;&gt;l'exercice en 2008&lt;/a&gt;, et ce que les autres auteurs proposaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment r&#233;pondre &#224; cette demande, &#233;videmment li&#233;e aux 25 ans de Bron : &lt;i&gt;les 5 ou 10 ouvrages qui ont le plus compt&#233; pour vous depuis 25 ans ?&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste aussi que c'est pas trop rassurant qu'on vous demande &#231;a, et que &#231;a correspond presque au temps lointain qu'on publiait son premier livre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici en tout cas le message re&#231;u de Yann Nicol, et ma r&#233;ponse. Et bien s&#251;r &#224; vous la parole si vous souhaitez...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;A l'occasion de la 25&#232;me &#233;dition du festival, nous pr&#233;cisons notre requ&#234;te en vous demandant &lt;/i&gt;une liste de 5 &#224; 10 livres de litt&#233;rature fran&#231;aise, parus lors des 25 derni&#232;res ann&#233;es&lt;i&gt;, qui ont compt&#233; pour vous et plus g&#233;n&#233;ralement marqu&#233;, selon vous, la litt&#233;rature fran&#231;aise contemporaine. Peux-tu me transmettre cette petite liste d&#232;s que possible ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Sache que ces s&#233;lections seront r&#233;unies dans un livret distribu&#233; au public, que les livres &#233;voqu&#233;s seront en vente chez les libraires et que l'occasion sera donn&#233;e &#224; certains d'entre vous de commenter cette liste sur un espace anim&#233; par des journalistes du Matricule des anges, lors d'une courte discussion (20 minutes environ).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;25 ans en moins de 10 livres&lt;br&gt;
r&#233;ponse &#224; Yann Nicol&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Yann,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi 5 &#224; 10 livres, et pas 200 : combien en avons-nous lu chacun, en 25 ans ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi 25 derni&#232;res ann&#233;es, en oubliant ce qui vient de bien plus avant dans le temps et qu'on lit au quotidien, ou bien en &#233;liminant &lt;i&gt;En lisant en &#233;crivant&lt;/i&gt; de Julien Gracq, paru en 1980 ? Ou bien dire que les livres importants commencent seulement une fois que Perec et Michaux sont morts ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou, pour f&#234;ter les 25 ans de Bron, tenter de retrouver un livre par an, sur les 25 derni&#232;res ann&#233;es ? (y serai arriv&#233; je crois)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sur quels crit&#232;res r&#233;pondre, pour tant de livres denses mais enfuis, sinon ce qui resterait sur nos &#233;tag&#232;res de travail, mais ce n'est pas une condition non plus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou alors parce que ce sont les livres qu'on aurait aim&#233; avoir &#233;crits, ou bien qui ont gard&#233; une trace plus ferme dans notre travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors content d'y placer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Bernard-Marie Kolt&#232;s, &lt;i&gt;La nuit juste avant les for&#234;ts&lt;/i&gt;, Minuit, 1988 &#8211; m&#234;me pas besoin de le relire souvent, mais besoin que ce texte bref et d'un souffle soit pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Jean-Paul Goux, &lt;i&gt;M&#233;moires de l'enclave&lt;/i&gt;, 1986 (repris poche Actes Sud), parce que depuis 10 jours je suis &#224; Montb&#233;liard aux usines Peugeot presque vides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Nathalie Sarraute, &lt;i&gt;Ouvrez&lt;/i&gt;, Gallimard, 1997, parce que c'est son dernier livre, et que le domaine web &lt;a href=&#034;http://ouvrez.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ouvrez.fr&lt;/a&gt; qui m'appartient en d&#233;coule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Claude Simon, &lt;i&gt;Le Jardin des plantes&lt;/i&gt;, 1997 &#224; cause des descriptions de villes vues depuis un avion qui atterrit, parce qu'en ce moment je travail sur &#231;a aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Patrick Chamoiseau, &lt;i&gt;Ecrire en pays domin&#233;&lt;/i&gt;, 1997 encore, parce que justement il est question de lectures universelles, et que ce livre va bien au-del&#224; de son titre, osant le lyrisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Antoine Emaz, &lt;i&gt;Cambouis&lt;/i&gt;, le Seuil/D&#233;placements, 2008, parce que je l'ai publi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Christophe Tarkos, &lt;i&gt;Anachronisme&lt;/i&gt;, POL, 2004, livre testament, auteur central, livre qui pourrait publi&#233; juste l&#224; de ce matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; j'ajoute Danielle Collobert, r&#233;&#233;dition des oeuves en 2 tomes chez POL, parce qu'elle n'existait plus depuis des ann&#233;es (descendre chez Mona Lisait pour retrouver les vieux Change), et qu'elle aussi c'est du fondamental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si on se proposait l'exercice suivant : refaire la m&#234;me liste chaque matin, pendant 3 mois, et voir ce qui en a chang&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou bien demander &#224; 25 de vos invit&#233;s de prendre chacun une ann&#233;e, et de reparcourir ainsi le quart de si&#232;cle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si l'an pass&#233; je d&#233;couvre au Qu&#233;bec Gabrielle Roy, et si nous arrivent des traductions in&#233;dites de Walser, c'est dans la liste ou pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si j'ai l'impression que des auteurs comme Novarina ou Echenoz ou Bergounioux &#231;a ne compte pas pour la liste parce qu'ils ont toujours &#233;t&#233; l&#224; &#224; c&#244;t&#233;, on les met dans la liste ou pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Thierry Metz ou d'autres qui ne sont plus, on les garde ou pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si on consid&#232;re que Claude Ponti c'est vraiment quelqu'un qui doit &#234;tre dans la liste de ceux qui ont commenc&#233; &#224; lire il y a 20 ans, c'est &#224; moi de l'ajouter dans ma liste, ou eux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou bien : partir d'une liste n&#233;gative, les 200 livres que je n'ai pas mis dans la liste des 10 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>qui pleurera le Salon du Livre ?</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1926</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1926</guid>
		<dc:date>2009-10-29T02:34:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>salons, festivals</dc:subject>
		<dc:subject>Bobillier G&#233;rard (&#233;diteur, Verdier)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;un salon du livre de Paris atrophi&#233;, ou plus du tout de Salon &#8211; et l'occasion de reparler de Bobillier G&#233;rard&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;grognes &amp; soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;salons, festivals&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot372" rel="tag"&gt;Bobillier G&#233;rard (&#233;diteur, Verdier)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1926.jpg?1352732867' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je n'ai jamais aim&#233; le Salon du livre de Paris. Au tout d&#233;but, m&#234;me au Grand Palais, pour ce confinement dans trop et trop de titres, o&#249; la profusion &#233;crase la singularit&#233; (pas mieux qu'Internet, le monde du papier). Autant j'aime me promener dans une librairie (navigation spatiale, comme dans nos sites), autant l&#224; dans cette cuve &#224; vendre du livre, sans cette premi&#232;re s&#233;lection qui fait une librairie (non, &#231;a n'a jamais &#233;t&#233; &lt;i&gt;la premi&#232;re librairie de France&lt;/i&gt;), pas de plaisir associ&#233;. J'y ai achet&#233; des livres : les &#233;diteurs mettent en place leur fonds, on trouvait quelques raret&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des bons souvenirs : oui, deux. Le premier, &lt;a href=&#034;http://classes.bnf.fr/ecrirelaville/rencontres/roubaud.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jacques Roubaud&lt;/a&gt;, assis, &#233;panoui, ses grosses pataugas de marcheur au pied, et qui se marre parce que le stand o&#249; ils ont leur d&#233;bat sur la po&#233;sie sent &#224; plein nez la paille et le purin des bestiaux du Salon agricole, qui se tient au m&#234;me endroit, juste avant. Le deuxi&#232;me : &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article769' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Daeninckx&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1900' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bobillier&lt;/a&gt; (me demande si Bergounioux n'&#233;tait pas dans le coin non plus), parce que cette ann&#233;e-l&#224; les organisateurs du Salon du livre ont accept&#233; la pr&#233;sence des &#233;ditions du Front national, en un tour de main organisent un mouvement de foule, le stand litt&#233;ralement &#224; plat, les bouquins par terre. Juste chacun pousser un peu, de toute fa&#231;on y avait le nombre. Quand la s&#233;curit&#233; arrive, quarante secondes et demies plus tard, mon vieux Bob qui se marre &#224; cinq m&#232;tres, paten&#244;tre, comme s'il n'y &#233;tait pour rien &#8211; affaire r&#233;gl&#233;e. Je le vois bien susurrer quelque chose du genre : &#171; Le peuple ne conna&#238;t pas sa propre sagesse &#187;, et pr&#233;tendre illico que ce soit de Mao Ts&#233; Toung le supr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en ajoute un troisi&#232;me, trois ans de &#231;a : on est assis par terre dans un coin du stand Actes Sud, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article181&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Andr&#233; Markowicz&lt;/a&gt; r&#233;cite vers par vers une strophe de Mandelstam et les d&#233;cortique comme il sait faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r c'est le bal des fant&#244;mes : allez, tiens, encore un bon souvenir quand m&#234;me, la derni&#232;re fois que j'y &#233;tais, ce bonhomme en veste velours noir fa&#231;on vieil anar et barbe d&#233;ploy&#233;e, James Tanneau, ancien libraire de La Taupe au Mans, reconvertie en Plurielle quand la politique se portait moins bien, et qui venait promener sa retraite...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la journ&#233;e professionnelle, le lundi, surtout : journ&#233;e r&#233;serv&#233;e aux biblioth&#233;caires et libraires, on retombe forc&#233;ment sur un peu tout le monde, les d&#233;bats sont plus calmes. Cette journ&#233;e pro, elle manquera &#8211; m&#234;me si la mont&#233;e en pression des &#233;v&#233;nements en r&#233;gion, Manosque, La Baule, Bron, Besan&#231;on ont pris le relais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour le reste, c'est l'horreur. La soir&#233;e d'inauguration, la queue de trois cents m&#232;tres, les stands assaillis, et le mousseux ou le champagne pas trop frais, dans les gobelets de carton, avec visite du ministre de service qui met le monde au garde-&#224;-vous. C'est abject de g&#226;chis, d'une profession qui tout d'un coup s'imagine encore en situation de notable. On y va une fois, pas deux, apr&#232;s on se fait raconter. Comme on re&#231;oit toujours 3 ou 4 invitations de diverses sources, on les file aux &#233;tudiants de connaissance, finalement, c'est eux qui font le gros de la foule, pour l'inauguration (une fois, pas deux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion Languedoc-Roussillon (encore impulsion Verdier) a &#233;t&#233; la premi&#232;re je crois &#224; installer son propre stand, payer de ses fonds (idem pour Francfort et Montr&#233;al, aux temps heureux) un stand collectif accueillant les &#233;diteurs locaux. &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1900' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bobillier&lt;/a&gt;, le m&#234;me (qui &#233;mergeait &#224; la s&#233;curit&#233; sociale agricole comme apiculteur, depuis des lustres, pour ne pas co&#251;ter &#224; sa maison d'&#233;dition), avait eu cette id&#233;e &#8211; ou souvenir de gosse, lui qui ne nous les racontait pas ? &#8211; toute l'ann&#233;e durant, de garder les enveloppes postales adress&#233;es &#224; Verdier de l'&#233;tranger, ou dot&#233;es de beaux timbres. Sur le stand, dans un carton &#224; chaussures, les enveloppes &#233;taient &#224; vendre, 1 F chaque, ou 50 cts plus tard, et &#231;a faisait cagnotte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, le jour de visite au Salon c'&#233;tait &#231;a, pour moi comme probablement pas mal d'autres : le tour des r&#233;gions. Parce qu'on savait, en allant Pays de la Loire, qu'on tomberait sur les Joca Seria, sur G&#233;rard Lambert de Saint-Nazaire et Louis Dubost de La Roche-sur-Yon. Et qu'on se glisse c&#244;t&#233; marchand, &#224; l'abri du chahut, pour nos petites conspirations et le grand tambour de brousse. &#201;tonnant comme les libraires savent y faire. Au Salon, c'est les libraires qui tiennent les stands des &#233;diteurs, de ce c&#244;t&#233;-l&#224; ce serait une perte de cesser : Colette Kerber tenait le stand Minuit ou une librairie po&#233;sie (quand elle l'a pu, c'&#233;tait fini), ou Ozanne qui court partout, ou Jean-Marie Sevestre qui regarde &#231;a d'un petit coup d'oeil ironique mais c'est des gens qui vous remontent le moral. Le tambour de brousse des petites infos, maintenant il a pass&#233; c&#244;t&#233; Internet. Le Salon du livre, c'&#233;tait un peu la foire du premier mardi du mois dans mon patelin du Poitou, mais d&#233;sormais cette fonction a migr&#233;, m&#234;me si c'est un milieu tr&#232;s &#224; la tra&#238;ne, et trop attach&#233; &#224; ses petites formes de secret, le syndrome du notable toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois derni&#232;res ann&#233;es, la r&#233;gion &#206;le-de-France s'y &#233;tait coll&#233;e. Un stand en plein milieu des all&#233;es principales, qui accueillait un espace de d&#233;bat, et une kyrielle d'&#233;diteurs ind&#233;pendants, mais justement, ceux qui comptent. A ma derni&#232;re visite, souvenir de discussions avec Laurence Teper et Catherine Flohic. Je ne sais pas s'il y a une l&#233;gitimit&#233; &#224; faire d'un Salon du livre une constellation de terroirs, et je sais encore moins, dans ce contexte, ce que repr&#233;sente le fait d'&#233;diter &#224; Paris...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis jamais all&#233; &#224; Brive, m&#234;me si tous les ans j'en re&#231;ois la proposition. Les r&#233;cits me suffisent. Le comble de la gobergerie et de l'auto-congratulation. Aux antipodes de Saint-Malo les courants d'air, avec des vrais visages, des gens qui ont fait des centaines de kilom&#232;tres pour &#234;tre l&#224;, et parfois, dans tel coin de vieille tour, m&#234;me si on n'est que 20 ou 40 (mais souvent c'est plut&#244;t 700 ou 800), un d&#233;bat qui s'amorce parce qu'on sait tous pourquoi on est l&#224;. S'il y avait un sauvetage &#224; effectuer du Salon de Paris, ce serait peut-&#234;tre &#231;a l'id&#233;e : en faire l'annexe, ou le salon d'hiver, d'&#201;tonnants voyageurs. Mais en France &#231;a ne marcherait pas, mettre Paris sous la coupe de la province. Pourtant, je suis s&#251;r que l'id&#233;e est quasiment la seule viable. Saint-Malo, c'est &lt;i&gt;le&lt;/i&gt; festival litt&#233;rature(s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je n'aime pas les d&#233;bats du Salon du livre de Paris (5 fois : &#171; on fait une table ronde sur le num&#233;rique, on a pens&#233; que... &#187; &#8211; mais j'&#233;tais ici au Qu&#233;bec, en mars dernier, pour pr&#233;parer le voyage, un bon pr&#233;texte pour ne pas y aller), c'est d'abord pour l'inconfort, bruit g&#233;n&#233;ral (inconfort g&#233;n&#233;ral, ce salon, pour manger, pour pisser, pour trouver un coin o&#249; parler &#8211; pour tout &#231;a on retraversait le boulevard, vers la brasserie &#224; l'angle, quelqu'un comme Christian Thorel quand il parle du Salon du livre de Paris m&#234;me pas s&#251;r qu'il ait jamais quitt&#233; la brasserie pour le grand hall), visages qui surgissent et repartent, entendent mal, courants d'air. Alors on fait son petit num&#233;ro &#8211; 40 minutes &#224; 5 avec l'animateur, dose standard, &#231;a fait 10 minutes de parole par t&#234;te de pipe, et au revoir. Les radios s'y installent, &#231;a a souvent &#233;t&#233; la raison d'y venir : &#233;mission de radio, mais l&#224; on est avec le casque, ou dans un studio provisoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui souffrirait qu'arr&#234;te le Salon du livre de Paris ? Souvenir d'un des spectacles les plus tristes qu'il m'ait &#233;t&#233; donn&#233; de voir : le dernier soir, quand les &#233;diteurs remballent les cartons. Livres fichus, salis, &#224; jeter. Perte s&#232;che qui s'ajoute &#224; leurs frais. Autre spectacle, deux ans de &#231;a, quand on nous avait &#233;ject&#233;s suite &#224; alerte &#224; la bombe : quelques-uns sont rentr&#233;s &#224; nouveau, apr&#232;s, mais la plupart sont rentr&#233;s chez eux, bien lest&#233;s de kilos de bouquins, pas eu trop le temps de choisir, mais tout d'un coup c'&#233;tait gratuit... Sans doute que c'est ce souvenir-l&#224;, dur au porte-monnaie, qui en a dissuad&#233; quelques-uns de revenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie du livre a-t-elle besoin d'un Salon ? Peu probable. Elle traite ses affaires ailleurs. Les petits &#233;diteurs : mais ceux-l&#224; ils ont un Berlingo ou une camionnette, on les verra le mois suivant &#224; tel endroit, ou tel autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se voit &lt;i&gt;real life&lt;/i&gt; : oui, mais on se voit tellement mieux avec nos outils informatiques, pour ce qu'on a d'important &#224; se dire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que c'est un peu tout &#231;a, et pr&#233;cis&#233;ment le Salon du livre de Paris, qui a r&#233;sonn&#233; l'hiver dernier quand je me suis mis &#224; &#233;crire mon &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique49&#034;&gt;Incendie du Hilton&lt;/a&gt;, apr&#232;s cette bizarre nuit &#224; dormir au-dessus du Salon du livre de Montr&#233;al, les 3 &#233;tages sous terre qu'il occupe, acc&#232;s direct depuis les galeries enfouies de la ville, et notre &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1854' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#233;vacuation&lt;/a&gt;. Montr&#233;al th&#233;&#226;tralisait (les groupes d'&#233;dition fran&#231;ais y occupent les places principales, pour la sant&#233; de Qu&#233;b&#233;cor, mais pas vraiment repr&#233;sentatif de l'&#233;dition ici) ce qui n'&#233;tait que le spectacle industriel et sa peau d&#233;sormais fissur&#233;es, craquel&#233;e et raidie. Les queues devant les &#233;crivains dits &#224; succ&#232;s, leur attente indiff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allez, dernier Bob : il y a 2 ans. Il arrive avec ce vieil imper qu'il devait changer une fois tous les 10 ans, et un gros sac plastique informe. Il en sort 2 livres, me les met dans les mains. Je n'avais jamais entendu parler de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1312' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lutz Bassman&lt;/a&gt;, et pour cause. J'ouvre les 2 livres, po&#232;mes et r&#233;cits. Je lis un bout de ligne, un autre bout de ligne. Bobillier me les reprend : &#8211; T'as compris ? Il me regarde en se marrant, comme il fait, sans qu'on sache jamais le degr&#233; de l'ironie ou de sa vraie joie &#224; vous pigeonner. &#8211; H&#233;, h&#233;... il m'a fait. Son seul commentaire. Et il est reparti dans les gens, montrer les 2 livres de Lutz Bassman &#224; qui serait capable de reconna&#238;tre la phrase. Ils sortiraient un mois plus tard, le terrain serait pr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &lt;a href=&#034;http://www.actualitte.com/actualite/14401-Salon-livre-Paris-2010-arreter.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;arr&#234;ter le Salon du livre&lt;/a&gt;. Y a plus Bob.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Baule, 1&#232;re vid&#233;o : Claro &amp; Mathias Enard</title>
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		<dc:date>2009-07-17T10:51:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Claro</dc:subject>
		<dc:subject>salons, festivals</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;nard, Mathias </dc:subject>
		<dc:subject>Martin, Bernard &amp; Brigitte, &#233;crivains en bord de mer</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;sociologie d&#233;taill&#233;e de l'&#233;crivain en lecture publique au bord de mer&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;site | infos, t&#233;l&#233;chargement&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot100" rel="tag"&gt;Claro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;salons, festivals&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot288" rel="tag"&gt;&#201;nard, Mathias &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot311" rel="tag"&gt;Martin, Bernard &amp; Brigitte, &#233;crivains en bord de mer&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1844.jpg?1352732806' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si le festival &lt;a href=&#034;http://www.ecrivainsenborddemer.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ecrivains en bord de mer&lt;/a&gt;, initi&#233; par Bernard et Brigitte Martin (de Joca Seria Editeurs) se fait remarquer parmi des &#233;v&#233;nements de bien plus grande taille, c'est par les vid&#233;os mises en ligne &#224; J + 1, depuis au moins 4 ou 5 ans, et qu'on aimerait bien voir les autres en faire autant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, &#224; l'instant m&#234;me, la premi&#232;re soir&#233;e lecture : mercredi soir, &lt;a href=&#034;http://www.ecrivainsenborddemer.fr/crbst_99.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claro et Mathias Enard&lt;/a&gt;. A suivre chaque jour !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>pourquoi je n'ai pas r&#233;pondu &#224; T&#233;l&#233;rama</title>
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		<dc:date>2009-03-11T08:22:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon, carnets perso</dc:creator>


		<dc:subject>salons, festivals</dc:subject>
		<dc:subject>presse, revues, journaux</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;je ne r&#233;pondrai qu'&#224; partir de 2000 ouvrages ou bien, les 10 livres pr&#233;f&#233;r&#233;s de l'ann&#233;e 1923, ou 1925, ou 1935...&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;grognes &amp; soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;salons, festivals&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot303" rel="tag"&gt;presse, revues, journaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1666.jpg?1352732647' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;strong&gt;palmar&#232;s en 100 fois 10&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Le Salon du livre de Paris, c'est comme du mousseux r&#233;chauff&#233; : pendant 3 jours, au moment de l'inauguration (pour essayer de la cacher, parce que c'est pas spectacle tr&#232;s joli ?! - on fait ce qu'on peut pour parler des &#233;crivains, en plus grand nombre possible et que &#231;a mousse, quitte &#224; pas brasser grand chose sur le fond, et pouvoir recommencer l'ann&#233;e suivante. Donc d&#233;sol&#233; si ma corporation ces jours-ci vous ennuie. On va essayer, publie.net et arte.tv, de proc&#233;der par des chemins plus d&#233;tourn&#233;s, et plus engag&#233;s dans la cr&#233;ation. Par exemple, dans les questions &#224; se poser, est-ce que ce n'est pas aussi, en ce moment, le terme &lt;i&gt;&#233;crivain&lt;/i&gt; qui change ? Voici donc l'enqu&#234;te de T&#233;l&#233;rama : &lt;a href=&#034;http://www.telerama.fr/livre/les-10-livres-preferes-de-100-ecrivains,40420.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cent &#233;crivains disent leur 10 livres pr&#233;f&#233;r&#233;s&lt;/a&gt;, et, ci-dessous, pourquoi je n'ai pas r&#233;pondu.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;pr&#233;sentation initiale, 7 f&#233;vrier 2009&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Bonjour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour un article &#224; para&#238;tre dans T&#233;l&#233;rama &#224; l'occasion du Salon du livre 2009, nous demandons &#224; des &#233;crivains de nous donner la liste de leurs dix livres pr&#233;f&#233;r&#233;s : dix ouvrages qui ont compt&#233; et demeurent majeurs &#224; leurs yeux, choisis dans le patrimoine litt&#233;raire mondial, de Hom&#232;re &#224; nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous esp&#233;rons que vous accepterez de participer &#224; cette enqu&#234;te, en nous confiant votre propre s&#233;lection de dix livres : vos dix livres pr&#233;f&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci de nous adresser la r&#233;ponse pour le 16 f&#233;vrier au plus tard.&lt;br&gt;
Cordialement&lt;br&gt;
Nathalie Crom&lt;br&gt;
T&#233;l&#233;rama / Responsable du service Livres&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adresse : T&#233;l&#233;rama&lt;br&gt; 8 rue Jean-Antoine de Ba&#239;f&lt;br&gt; 75013 Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ch&#232;re Nathalie Crom,&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;r&#233;ponse impossible&#8230; le mot &#171; pr&#233;f&#233;r&#233; &#187;, pour la litt&#233;rature, emm&#232;ne plus vers des comparaisons, pr&#233;f&#233;rer Simenon &#224; Agatha Christie (j'aime les deux, mais en alternance), ou l'histoire &#224; la po&#233;sie &#8211; dans les quelques milliers de bouquins qu'on accumule et qu'on tra&#238;ne, il y a ceux qu'on revisite r&#233;guli&#232;rement, comme (&lt;i&gt;Bleak House&lt;/i&gt;, en ce moment, pour ma part) Dickens et Dostoievski, et ceux dont on ne con&#231;oit pas l'absence de sa pi&#232;ce de travail, de Benjamin &#224; Deleuze &#8211; il y a ceux qu'on r&#233;ouvre sans cesse sans savoir si c'est du travail ou qu'on acc&#232;de &#224; autres couloirs parce qu'on a chang&#233; soi-m&#234;me, Baudelaire et Rimbaud inali&#233;nables &#8211; l'id&#233;e du &#171; demeure majeur &#224; leurs yeux &#187; oui je l'accepte, mais alors c'est la biblioth&#232;que m&#234;me, et l&#224;, plus seulement mat&#233;rielle, mais la version que j'en ai dans mon ordinateur portable, ou les quelques centaines qui m'accompagnent dans ma &#171; liseuse &#187; &#233;lectronique mais alors, surtout pas 10 : &#231;a, c'est la maladie de notre petit si&#232;cle, classer, prendre les premiers et &#233;vacuer le reste &#8211; c'est ce qui se fait avec les &#171; rentr&#233;es &#187; litt&#233;raires, et bien souvent dans la critique litt&#233;raire en g&#233;n&#233;ral &#8211; la litt&#233;rature est un seul corps, qui se renouvelle en se traversant lui-m&#234;me : dans mes 10 livres pr&#233;f&#233;r&#233;s, il y a &lt;i&gt;le po&#232;te&lt;/i&gt;, celui qui &#233;crit la po&#233;sie, et qui a nom indiff&#233;remment d'Aubign&#233; ou Alexis L&#233;ger ou Paul Celan et tient parfois tout entier dans un vers d'Apollinaire comme il tenait dans le quatrain d'ouverture de la &lt;i&gt;Divine Com&#233;die&lt;/i&gt;, il y a &lt;i&gt;le romancier&lt;/i&gt;, celui qui a &#233;crit la &lt;i&gt;Com&#233;die humaine&lt;/i&gt; comme il a fait tenir toute une &#233;ducation sentimentale dans le bruit d'une machine &#224; vapeur de transport fluvial, qui a grinc&#233; son Bardamu quelques ann&#233;es &#224; peine apr&#232;s la disparition de Marcel Proust, il y a &lt;i&gt;l'exp&#233;rimentateur&lt;/i&gt;, et la fa&#231;on dont le tr&#232;s vieux Gracq et le tr&#232;s vieux Claude Simon finissaient par se ressembler comme deux fr&#232;res, il y a &lt;i&gt;le visionnaire&lt;/i&gt;, ou de Poe &#224; Michaux, de Kafka &#224; Cervant&#232;s on a la m&#234;me dette &#8211; il y a qu'&#224; reposer des questions de ce genre on continuera de repousser dans les marges les Sarraute, Duras, Collobert, et les livres qui nous ont bascul&#233; ou bouscul&#233; mais qu'on n'ose plus trop rouvrir parce qu'ils font peur, comme Lowry ou Faulkner, savoir enfin que m&#234;me la notion de &#171; patrimoine mondial &#187; force &#224; la centrer sur un fait de civilisation o&#249; ce qui relie Murasaki Shikibu &#224; Ozamu Dasa&#239; ne viendra pas au premier plan, voir ce que Le Cl&#233;zio en d&#233;cembre disait des litt&#233;ratures orales des for&#234;ts d'Am&#233;rique centrale (la litt&#233;rature c'est sans cesse aller vers l'&#233;cart et y apprendre, avec le paradoxe qu'en revenant aux premiers livres on d&#233;couvre qu'ils en savaient d&#233;j&#224; la trace), et que le &#171; patrimoine &#187; &#8211; ce qu'on doit sauver &#8211; aujourd'hui n'est d&#233;j&#224; plus une justification en soi suffisante pour notre engagement de tous les jours &#224; dire ce qui compte : nous sommes en temps de secousse, et si nous interrogeons le sens on y va aujourd'hui les mains vides, mais c'est de notre responsabilit&#233; d'entrer dans ces zones ou de choisir le mus&#233;e &#8211; quelle fascination &#224; il y a d&#233;couvrir qu'avec Jorge Luis Borges des mod&#232;les de litt&#233;rature hors du livre ont surgi bien avant nos &#233;crans (&lt;i&gt;Le livre de sable&lt;/i&gt;, la nouvelle&lt;i&gt; L'Aleph&lt;/i&gt;) et je n'ai jamais dit de Borges que je le &lt;i&gt;pr&#233;f&#233;rais&lt;/i&gt; pas plus que je ne &lt;i&gt;pr&#233;f&#233;rerais&lt;/i&gt; Char &#224; Blanchot ou le contraire (&lt;i&gt;I would prefer not to&lt;/i&gt; nous crie Bartleby dans le cr&#226;ne, comme Artaud est d&#233;j&#224; pli&#233; &#224; se tordre &#8211; et on ne sait pas si de rire ou de douleur) : chacun nous l&#232;gue, et &#224; chacun de leurs lecteurs, une t&#226;che &#224; la fois essentielle et pr&#233;caire, un &lt;i&gt;chemin&lt;/i&gt; de lire et relire qui ne participe pas du go&#251;t ni du loisir &#8211; il y a tous ces morts qu'on ne sait pas relire sans en voir les yeux et entendre la bouche ils ont nom Kolt&#232;s ou Tarkos et d&#233;j&#224; trop d'autres, enfin que ce corps ne peut s'appr&#233;hender que dans son constant renouvellement, qu'on n'entre dans ces lectures qu'&#224; condition de se mettre soi-m&#234;me en mouvement, que c'est en partie cela qui s'appelle &lt;i&gt;&#233;crire&lt;/i&gt; et se d&#233;porte aujourd'hui dans cette profusion virtuelle naissante, qui bouscule certainement autant la notion d'&lt;i&gt;&#233;crivain&lt;/i&gt; que son invention occidentale r&#233;cente au 17&#232;me si&#232;cle a pu elle aussi &#234;tre un basculement : et que ces pouss&#233;es les plus contemporaines, m&#234;me les plus fragiles et y compris hors du livre, devraient passer bien plus au premier plan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je ne s&#233;lectionnerai donc pas mes &#171; dix livres pr&#233;f&#233;r&#233;s &#187; (pas plus d'ailleurs que je mettrai les pieds au Salon du livre 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;bien amicalement v&#244;tre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;image : BNF, 30 janvier 2009&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>les &#233;crivains sont vos libraires</title>
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		<dc:date>2008-02-14T10:14:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>livre, &#233;dition, librairie</dc:subject>
		<dc:subject>salons, festivals</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; le st&#233;r&#233;oscope des solitaires &#187; et autres livres de Bron&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot119" rel="tag"&gt;livre, &#233;dition, librairie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;salons, festivals&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1170.jpg?1352732369' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;On s'est tellement entendu dire, toute cette ann&#233;e, qu'&#224; se m&#234;ler de parler des livres on interf&#232;re avec le jardin r&#233;serv&#233; des libraires, que depuis quelque temps je ne parle m&#234;me plus ici des livres que je re&#231;ois ou lis, et c'est sans doute un virage global : c&#244;t&#233; Internet, on aurait pr&#233;f&#233;r&#233; &#233;videmment d'autres modes d'association&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cet article a &#233;t&#233; mis en ligne 10 jours avant le chambardement copernicien : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ou d'invention, mais, apr&#232;s tout, Internet trouve d'abord sa pertinence &#224; ce qui se cr&#233;e, s'exp&#233;rimente et se diffuse par Internet m&#234;me. Il n'a pas vocation de &#171; media &#187;, mais est vecteur autonome, qui superpose ses pratiques &#224; celles existantes.
&lt;p&gt;La litt&#233;rature qui peu &#224; peu y trouve place, ou la critique qui peu &#224; peu s'y &#233;tablit, est litt&#233;rature ou critique &#224; part enti&#232;re, nous pouvons donc tr&#232;s bien nous occuper seulement de ce qui se passe (se &lt;a href=&#034;http://www.publie.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publie&lt;/a&gt;) en ligne. C'est bien plus dramatique pour les instances critiques traditionnelles, qui s'&#233;rodent si vite, ou courent apr&#232;s nos blogs, et encore plus dramatique, je n'arr&#234;te pas d'y insister, pour l'universit&#233; globalement absente du Net, alors que c'est le principal lieu ou lien de travail des &#233;tudiants eux-m&#234;mes, y compris dans le rapport avec leurs enseignants. Avec comme paradoxe la surexposition d'un site comme &lt;i&gt;tiers livre&lt;/i&gt;, dont ce n'&#233;tait pourtant pas le r&#244;le de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, tous les auteurs qui ont publi&#233; des livres en janvier sont les plus heureux du monde, ils n'ont pas de site personnel mais leurs &#233;diteurs proposent de fabuleux dossiers en ligne, la critique sait reconna&#238;tre sans qu'on s'en m&#234;le les d&#233;marches rares et exigeantes, ils ont chacun d&#233;coup&#233; dans les suppl&#233;ments litt&#233;raires des tas d'articles qui r&#233;fl&#233;chissent &#224; leur travail, alors pas la peine ici d'en rajouter et de sugg&#233;rer d'aller acheter tel livre : on vous renverrait dans les roses en vous reprochant une fois de plus de favoriser la vente en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce titre, &lt;i&gt;Les &#233;crivains sont vos libraires&lt;/i&gt;, n'est pas une provocation : je l'ai r&#233;ellement devant les yeux, imprim&#233; sur un carnet de papier bleu, et il se trouvait &#224; Bron (Bal des Ardents, Passages, Lucioles) des libraires complices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faute &#224; Brigitte Giraud et l'&#233;quipe de la F&#234;te du livre, qui avaient demand&#233; &#224; chaque auteur invit&#233; de sugg&#233;rer 10 titres, et qu'ils seraient vendus tout le temps de la &lt;a href=&#034;&#034;&gt;f&#234;te &#224; l'hippodrome&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi je n'avais pas trop compris, j'ai pris l'expression &#171; sont vos libraires &#187; au pied de la lettre et j'ai propos&#233; des livres juste parus, qu'il me semblait important de d&#233;fendre : comme Andrzej Stasiuk, Philippe Vasset, Augustin traduit par Fr&#233;d&#233;ric Boyer, ou l'incursion Billancourt de Martine Sonnet (&lt;i&gt;Atelier 62&lt;/i&gt;, au Temps qu'il fait). &lt;a href=&#034;http://www.lmda.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Thierry Guichard&lt;/a&gt;, quand on a commenc&#233; l'entretien, s'est &#233;tonn&#233; que je n'y aie pas inclus Rabelais ou Saint-Simon : mais je n'avais pas imagin&#233; un instant qu'il s'agissait de mes livres ateliers, mon Balzac, mon Baudelaire ou mon Proust (tous d'ailleurs que je travaille d&#233;sormais de pr&#233;dilection via mode num&#233;rique, Saint-Simon notamment, rassembl&#233; en fichier word de 20 Mo, mais quelle mine de recherches&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et donc me voil&#224; propri&#233;taire, comme quelques centaines de visiteurs de la &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article258&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;F&#234;te du Livre de Bron&lt;/a&gt; de ce petit format italien &#224; reliure encoll&#233;e bleu. Est-ce que j'avais survol&#233; trop vite l'e-mail qu'on nous avait envoy&#233; : il s'agit bien, pr&#233;cise-t-on, &#171; des livres qui les ont accompagn&#233;s et autour desquels ils ont construit leur imaginaire, leur vision du monde &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La librairie les Temps modernes, d'Orl&#233;ans, nous avait propos&#233; aussi cet (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Alors, pour eux, qui avaient compris, voil&#224; la balade, et c'est rendre hommage aussi &#224; comment Bron nous fait nous rencontrer les uns les autres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je ne connais pas Roberto Alajmo, sicilien, publi&#233; chez Rivages, mais sensible &#224; ce qu'il propose &lt;i&gt;Le Gu&#233;pard&lt;/i&gt; de Lampedusa, &lt;i&gt;Bouvard et P&#233;cuchet&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Bartleby le scribe&lt;/i&gt; : qui d'entre nous ne proposerait pas &lt;i&gt;Bartleby&lt;/i&gt; dans les livres qui comptent pour l'imaginaire et la vision du monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne connais pas Nathacha Appanah, mauricienne, publi&#233;e chez L'Olivier, pr&#233;sence d'Albert Camus (2 titres), de Coetzee et de Pablo Neruda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Franz Bartelt, auteur de s&#233;rie noire, &lt;i&gt;L'&#226;ne rouge&lt;/i&gt; de Simenon et la &lt;i&gt;Chronique fabuleuse&lt;/i&gt; d'Andr&#233; Dh&#244;tel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Xavier Bazot, qui vient de publier &lt;i&gt;Camps volants&lt;/i&gt; chez Champ Vallon, Juan Benett, Carlo-Emilio Gadda, Arno Schmidt, Jean Reverzy, mais je suis surpris et content d'y retrouver &lt;i&gt;Soleil couchant&lt;/i&gt; d'Ozamu Dasei : auteur qui est comme un cadeau particuli&#232;rement v&#233;n&#233;neux mais pour moi une grande d&#233;couverte de ces 2 ans (&lt;i&gt;Cent vues du mont Fuji&lt;/i&gt; par exemple). Robert Walser comme si quiconque pouvait s'en passer. J'aurai donc forc&#233;ment envie de suivre Xavier Bazot quand il propose &lt;i&gt;Un c&#339;ur pour les dieux du Mexique&lt;/i&gt; de Conrad Aiken (je connais le nom d'Aiken par Faulkner, mais n'ai rien lu de lui), et &lt;i&gt;Kotik Letaiev&lt;/i&gt; d'Andrei Bi&#233;ly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Thierry Beinstingel je sais d&#233;j&#224; les lectures, solide compagnonnage. Je n'aurais pas imagin&#233; qu'il ne parle pas de son rapport &#224; Maurice Genevoix, &#224; Claude Simon ou Samuel Beckett : ils viennent en t&#234;te. Ensuite, Ren&#233; Fallet et Blaise Cendrars (&lt;a href=&#034;http://pagesperso-orange.fr/tb/beinstingel.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Feuilles de route&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, tiens, c'est le nom de son site, justement). Et puis des noms que je connais, mais par des livres un peu secrets, comme &lt;i&gt;Meuse l'oubli&lt;/i&gt; par lequel moi aussi j'ai d&#233;couvert Philippe Claudel, ou &lt;i&gt;Mouvement par la fin&lt;/i&gt; de Philippe Rahmy, de ces livres qui trois ans apr&#232;s parution continuent de ronger leur chemin comme livre n&#233;cessaire, port&#233;s par le seul bouche &#224; oreille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Fran&#231;ois Bon, qui suit par ordre alphab&#233;tique, content qu'il cite les &lt;i&gt;Carnets de note&lt;/i&gt; de Pierre Bergounioux, les 3 Pl&#233;iade Michaux comme un seul livre, et &lt;i&gt;Anachronisme&lt;/i&gt; de Christophe Tarkos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Nicole Caligaris, &#233;crivain salutaire, lire &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article2613&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Okost&#233;nie&lt;/a&gt; qui vient de para&#238;tre chez Verticales, curiosit&#233; de voir revenir Thierry Beinstingel, mais comme auteur (et elle cite comme lui Andr&#233; Hardellet, &lt;i&gt;La cit&#233; Montgol&lt;/i&gt;), &lt;i&gt;Maternelles&lt;/i&gt; de Patrick Chatelier, &lt;i&gt;Le navire de bois&lt;/i&gt; de Hans Henny Jahn &#231;a c'est aussi un livre important pour moi, ou &lt;i&gt;Nuit blanche en Balkhyrie&lt;/i&gt; du grand Volodine (c'est vrai, qu'il est grand).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Bernard Collet, qui publie &#224; La Fosse aux ours, Duras accompagne Claude Ollier et Louis-Ren&#233; des For&#234;ts, plus Werner Herzog, et Fr&#233;d&#233;ric Boyer plus Christian Garcin pour ceux d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Seyhmus Dagtekin, auteur kurde vivant en France, voil&#224; enfin Franz Kafka, Jose Luis Borges qui sera nomm&#233; chez plusieurs autres, &lt;i&gt;L'amour fou&lt;/i&gt; de Breton, &lt;i&gt;L'Ombilic des Limbes&lt;/i&gt; d'Artaud, &lt;i&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/i&gt; de C&#233;line, plus Gherasim Luca, Barthes et Deleuze, et m&#234;me Novarina, ou &lt;i&gt;Le livre noir&lt;/i&gt; d'Orhan Pamuk. Certitude : je vais lire tr&#232;s vite &lt;i&gt;Juste un pont sans feu&lt;/i&gt; de Seyhmus Dagtekin (Castor Astral).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Ananda Devi, &#233;crivain n&#233;e &#224; l'&#238;le Maurice et vivant &#224; Gen&#232;ve, content de voir passer le nom de mon quasi frangin Yvon Le Men, avec Virginia Woolf, Margaret Atwood, Coetzee deux fois, Toni Morrison et Sylvia Plath.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Paul Fournel, oulipien notoire, les noms v&#233;n&#233;r&#233;s et/ou amis de Queneau, Perec, Roubaud, Calvino plus Carver, Vinaver plus inattendu, et &lt;i&gt;Impasse des deux palais&lt;/i&gt; de Naguib Mahfouz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Christophe Fourvel, qui publie &#224; la Dragonne, encore Coetzee, mais il salue Emmanuel Darley &lt;i&gt;Un des malheurs&lt;/i&gt;, encore Christian Garcin (&lt;i&gt;L'autre monde&lt;/i&gt;, Bergounioux et Jon Fosse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Fusaro est &#224; part, puisque voil&#224; un libraire qui se met &#224; &#233;crire (autrefois &#224; Strasbourg Quai des Brumes, il officie d&#233;sormais chez les lyonnais Passages). Son &lt;i&gt;Colosse d'argile&lt;/i&gt; en a marqu&#233; plus d'un. Il sugg&#232;re lui aussi Raymond Carver, mais voil&#224; passer Jean-Jacques Schuhl, et lui aussi S&#233;r&#233;na. Plus d'autres que je ne connais pas : Hanif Kureishi, Takuboku Ishikawa (&lt;i&gt;Ceux que l'on oublie difficilement&lt;/i&gt;, chez Arfuyen).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Leroy a eu le prix Goncourt, et cite pour ses auteurs (dans l'ordre) Pierre Bourdieu, Marguerite Duras, Bret Easton Ellis, William Faulkner, Jean Genet, Carson McCullers, Henri Michaux, Ryu Murakami, Georges Perec, Eug&#232;ne Savitzkaya, Claude Simon. Dont acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mich&#232;le Lesbre publie chez Sabine Wespieser, elle cite Paul Gadenne (&lt;i&gt;Baleine&lt;/i&gt;), W-G Sebald (comme Walser devenant un &lt;i&gt;obligatoire&lt;/i&gt;, un classique), salue un proche disparu, Bernard Simeone, et ins&#232;re Pierre Michon avec Claude Simon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Claude Mouchard, qui publie un pamphlet, &lt;i&gt;Papiers !&lt;/i&gt;, chez Laurence Teper, je n'ai aucune id&#233;e de ce que sont &lt;i&gt;Les gens du Sud&lt;/i&gt;, de Ch'ongjun Yi (Actes Sud), et &lt;i&gt;Perspective &#224; vol de corneille&lt;/i&gt; de Sang Yi, chez Zulma. Plus Kurtag ou Hatzfeld, et des livres documents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Place &#233;tait l&#224; mais on s'est loup&#233;. Surprise &#224; le voir citer, lui qui brasse tant de r&#234;ve et de bonheur, le grand livre qu'est &lt;i&gt;L'Esp&#232;ce humaine&lt;/i&gt; de Robert Antelme, accompagn&#233; des &lt;i&gt;Petits trait&#233;s&lt;/i&gt; de Pascal Quignard, mais pas sa biblioth&#232;que de pr&#233;dilection, l&#224; o&#249; il m'a tant fait d&#233;couvrir, celle des explorations et voyages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jean-Bernard Pontalis, &#233;diteur de &lt;i&gt;L'Un et l'Autre&lt;/i&gt; chez Gallimard, o&#249; j'ai lu tant de livres (au fait, on &#233;tait dans le m&#234;me bus pour la gare au retour, mais je ne savais pas que c'&#233;tait lui et ne l'ai m&#234;me pas salu&#233;, je regrette), encore Kafka, avec Flaubert, les &lt;i&gt;M&#233;ditations&lt;/i&gt; de Descartes, Quignard, le &lt;i&gt;Rimbaud&lt;/i&gt; de Michon dont il est l'&#233;diteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Isabelle Rossignol, Stig Dagerman, la respect&#233;e Annie Saumont, et retour de Paul Fournel pour &lt;i&gt;Poil de Cairotte&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Jacques S&#233;r&#233;na je recopie l'int&#233;grale : Dostoievsky (&lt;i&gt;Carnets du sous-sol&lt;/i&gt;, en pr&#233;cisant qu'il s'agit de la traduction d'Andr&#233; Markowicz), Stig Dagerman (&lt;i&gt;L'Enfant br&#251;l&#233;&lt;/i&gt;), Witold Gombrovicz, Thomas Bernhard (deux fois orthographi&#233; &lt;i&gt;Bernhardt&lt;/i&gt; : allons Bron !), Heinrich B&#246;ll (&lt;i&gt;La Grimace&lt;/i&gt;), Don de Lillo (&lt;i&gt;Mao II&lt;/i&gt;), encore Raymond Carver, et enfin &lt;i&gt;Suttree&lt;/i&gt; de Cormac McCarthy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Souviraa parce que je lis en ce moment tr&#232;s belle phrase de &lt;i&gt;Parades&lt;/i&gt;, que vient de publier L'Olivier. Auteur de th&#233;&#226;tre aussi, on retrouve Sarah Kane, Annie Lebrun, et le nom ami de Laurent Mauvignier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier par ordre alphab&#233;tique (je n'ai pas cit&#233; tout le monde mais presque) est Fabio Viscogliosi, dont je ne sais rien, mais qui cite, avec Hardellet, Henri Calet et &lt;i&gt;Quel petit v&#233;lo &#224; guidon chrom&#233; au fond de la cour ?&lt;/i&gt; de Perec les &lt;i&gt;Aventures d'Arthur Gordon Pym&lt;/i&gt; d'Edgar Poe, et, voil&#224;, c'est pour finir : &lt;i&gt;Le st&#233;r&#233;oscope des solitaires&lt;/i&gt;, Juan Ruodolfo Wilcock (L'Imaginaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a vous a donn&#233; au moins une id&#233;e ? A moi plusieurs, et &#231;a justifie le partage.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_624 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;63&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/forage.jpg?1202983894' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;la biblioth&#232;que comme forage : carri&#232;re &#224; Mazoires (Auvergne)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cet article a &#233;t&#233; mis en ligne 10 jours avant le chambardement copernicien : la premi&#232;re version publique de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1189' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Place des libraires&lt;/a&gt;, il &#233;tait temps, grand temps !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La librairie les Temps modernes, d'Orl&#233;ans, nous avait propos&#233; aussi &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article38' class=&#034;spip_in&#034;&gt;cet exercice&lt;/a&gt;, il y a 3 ans&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bron, Bron, Bron les livres</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article294</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article294</guid>
		<dc:date>2006-03-11T22:32:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>audio &amp; video</dc:subject>
		<dc:subject>salons, festivals</dc:subject>
		<dc:subject>Novarina, Val&#232;re </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;passage &#224; la f&#234;te du livre de Bron&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot19" rel="tag"&gt;audio &amp; video&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;salons, festivals&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot177" rel="tag"&gt;Novarina, Val&#232;re &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton294.jpg?1352732133' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='144' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff294.jpg?1352731843&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;inventaire de ma valise pour venir &#224; Lyon&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;un ordinateur, son adaptateur secteur, un t&#233;l&#233;phone portable, un appareil photonum&#233;rique, un c&#226;ble USB, une cl&#233; USB, un tube vitamines&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pour lire demain &#224; la &lt;a href=&#034;http://www.fetedulivredebron.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;f&#234;te du livre de Bron&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;carte son Tascam US122, 2 micros Sennheiser 441, 1 boucleur Boss RC20, c&#226;bles XLR et liaison USB, adaptateur secteur et multiprise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pour dormir &#224; l'h&#244;tel :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;sous-v&#234;tements de rechange (peu), brosse &#224; dents (j'oublie souvent mais l&#224; non)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pour le train :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;carte de r&#233;duction, casque Sennheiser repliable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et jamais pu m'emp&#234;cher d'emporter un livre : Jean Rolin, &lt;i&gt;reportages 1980-2005&lt;/i&gt; re&#231;u hier, plus Gilles Deleuze, &lt;i&gt;Proust et les signes&lt;/i&gt;, &#224; relire pour le cours Beaux-Arts &#224; Paris mardi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;dans mon bureau j'ai 3 sacs diff&#233;rents : un pour les d&#233;placements de journ&#233;e avec ordi mais sans mat&#233;riel, un pour les d&#233;placements de journ&#233;e avec ordi et livres, et cette valise &#224; compartiments pour d&#233;placements avec mat&#233;riel&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#224; la f&#234;te du livre de Bron ce samedi 9 mars 2006 :&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_262 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/wajs.jpg?1166890137' width='500' height='362' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;j'ai &#233;cout&#233; Maryline Desbiolles et &lt;a href=&#034;http://www.remue.net/article.php3?id_article=1389&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;C&#233;cile Wajsbrot&lt;/a&gt; lire et dialoguer avec Martine Laval de T&#233;l&#233;rama&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_260 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/fabre.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/fabre.jpg?1166889316' width='500' height='185' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;j'avais auparavant d&#233;jeun&#233; avec &lt;a href=&#034;http://www.remue.net/cont/autingrenier1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dominique Fabre&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.remue.net/cont/autingrenier1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pierre Autin-Grenier&lt;/a&gt; et tout &#233;tait simple et ais&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;sur sc&#232;ne ils continuent leurs histoires, et avec Pascal Jourdana, qui anime, on a un copain commun&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_261 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/nimier.jpg?1166889767' width='500' height='363' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;j'ai &#233;cout&#233; &lt;a href=&#034;http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/nouveau_prog/creation/alacarte_fiche.php?src_id=35000011&amp;diff_id=100000033&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marie Nimier&lt;/a&gt; lire un texte sur la danse assise dos &#224; dos avec son violoncelliste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je me suis promen&#233; dans le hall o&#249; j'&#233;tais accueilli par la librairie des Nouveaut&#233;s, mais saluant aussi les amis de la librairie Passages&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_259 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/cheval.jpg?1166889140' width='500' height='341' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.luxiotte.net/liseurs/livres2005a/giraud01.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Brigitte Giraud&lt;/a&gt;, organisatrice, court dans tous les sens mais gr&#226;ce &#224; elle c'est la premi&#232;re fois que j'entre dans un hippodrome&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.remue.net/cont/novarina.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Val&#232;re Novarina&lt;/a&gt; est une montagne - Val&#232;re a lu &lt;i&gt;L'Espace Furieux&lt;/i&gt;, puis &lt;a href=&#034;http://www.pol-editeur.fr/catalogue/fichelivre.asp?Clef=6069&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lumi&#232;res du corps&lt;/a&gt; et a r&#233;cit&#233; du La Fontaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(pencher la t&#234;te : juste ce timbre-poste quicktime pour cette gestuelle du souffle, uniquement propre &#224; Val&#232;re et qui d'ann&#233;e en ann&#233;e devient une nouvelle le&#231;on, plus dense, intense, et si simple aussi)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;EMBED SRC='http://f.bon.free.fr/video/nova-bron2.3gp' LOOP=false&lt;br class='autobr' /&gt;
AUTOSTART=true MASTERSOUND WIDTH=176 HEIGHT=152&gt;&lt;/EMBED&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;au m&#234;me endroit, mais &#224; la nuit tomb&#233;e, j'avais 8 minutes pour mettre en place mes petits branchements &#233;lectroniques avant de lire 40 minutes de &lt;a href=&#034;http://www.tumulte.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;tumulte&lt;/a&gt; et ensuite on a discut&#233; avec les gens encore une bonne demi-heure&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;puis &lt;a href=&#034;http://www.lmda.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Thierry Guichard&lt;/a&gt; m'a pos&#233; une question &#224; laquelle je n'ai rien compris mais une autre &#224; laquelle j'ai pu r&#233;pondre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.remue.net/cont/novarina.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Val&#232;re Novarina&lt;/a&gt; est une sculpture (qui respire)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_263 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/VN2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/VN2.jpg?1166890129' width='500' height='274' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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