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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
	<link>https://www.tierslivre.net/spip-443/</link>
	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Lagrasse, Banquet du livre</title>
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		<dc:date>2010-08-08T11:33:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>
		<dc:subject>Quignard, Pascal </dc:subject>
		<dc:subject>Rolin, Olivier </dc:subject>
		<dc:subject>Mac&#233;, G&#233;rard </dc:subject>
		<dc:subject>Bobillier G&#233;rard (&#233;diteur, Verdier)</dc:subject>
		<dc:subject>Pierrot, Alain</dc:subject>
		<dc:subject>Pennac, Daniel </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;cette ann&#233;e bien s&#251;r en hommage &#224; G&#233;rard Bobillier, plus Bartleby par Pennac, et une petite goutte de num&#233;rique avec Alain Pierrot&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot50" rel="tag"&gt;Quignard, Pascal &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot103" rel="tag"&gt;Rolin, Olivier &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;Mac&#233;, G&#233;rard &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot372" rel="tag"&gt;Bobillier G&#233;rard (&#233;diteur, Verdier)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot410" rel="tag"&gt;Pierrot, Alain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot545" rel="tag"&gt;Pennac, Daniel &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2215.jpg?1352733089' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Le Banquet du Livre de Lagrasse a choisi comme th&#232;me cette ann&#233;e &lt;i&gt;Chaque Un&lt;/i&gt;, voir ici le &lt;a href=&#034;http://www.lamaisondubanquet.moonfruit.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;programme complet&lt;/a&gt;.
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, apr&#232;s la disparition en octobre dernier, de G&#233;rard Bobillier, fondateur des &#233;ditions Verdier et du Banquet de Lagrasse, un hommage lui est consacr&#233;. Je mets en ligne ci-dessous, en compl&#233;ment de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1900' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bob ne grincera plus&lt;/a&gt;, ce texte lu en d&#233;cembre 2009 &#224; Paris, lors de l'hommage coordonn&#233; par Gilles Jouanard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi leurs invit&#233;s de cette ann&#233;e : Olivier Rolin, Pascal Quignard, G&#233;rard Mac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter : une lecture de &lt;i&gt;Bartleby&lt;/i&gt; par Daniel Pennac, et vendredi 13 ao&#251;t une conf&#233;rence d'Alain Pierrot sur le th&#232;me : &lt;i&gt;La singuli&#232;re posture des internautes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir ici les archives (surtout programmes, mais quelques textes) des premiers &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Banquets, depuis 1995.&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En profiter aussi pour les &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/nouveautes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;nouveaut&#233;s rentr&#233;e&lt;/a&gt; de Verdier, dont surtout Vincent Eggericx, &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-artducontresens.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Art du contresens&lt;/a&gt; et un nouveau Lutz Bassman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image : lecture de Pierre Michon au Banquet de Lagrasse, 2009, par &lt;a href=&#034;http://www.twitter.com/yogen_&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;yogen_&lt;/a&gt;, sur &lt;a href=&#034;http://www.flickr.com/photos/16973624@N05/2813055335#/photos/16973624@N05/2813055335/in/set-72157607021523608/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;FlickR&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;mort d'un apiculteur &lt;br&gt;
(hommage &#224; G&#233;rard Bobillier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que la litt&#233;rature est &#224; elle-m&#234;me sa propre finalit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probablement que c'est le seul point sur lequel on ait jamais &#233;t&#233; d'accord, avec Bobillier : non, la litt&#233;rature n'est pas &#224; elle-m&#234;me sa propre finalit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
On l'exerce parce qu'on est mal, on l'exerce parce que le langage est un risque, on l'exerce pour s'expliquer avec le monde, on l'exerce pour l'ab&#238;me &#8211; et qu'on ne sait pas se d&#233;fendre de comment l'ab&#238;me en vous travaille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors oui, on se retrouve &#224; partager une action, et cette action &#8211; dans le temps que mat&#233;riellement on l'accomplit, et c'est affaire de ce qu'il aimait tant, Bobillier, comme un r&#234;ve de gosse qui &#233;tait peut-&#234;tre une r&#233;compense, la fabrication des livres, les arrangements avec le marchand de papier, les cartons et des stocks, et jusqu'aux couvertures des retours nettoy&#233;es &#224; l'alcool, ou le break Citro&#235;n, seul luxe que je lui aie connu (le break &#171; de Verdier &#187;, attention, il disait) d'un bout du pays &#224; l'autre, tout seul toujours &#224; pleines nuits et les cartons de livres jusqu'au toit, mais aussi bien pour livrer, dans telle rue populeuse du 9&#232;me ou du 3&#232;me, l'&#233;troite vitrine d'une librairie sp&#233;cialis&#233;e, cette action rel&#232;ve de la litt&#233;rature, parce qu'affaire de mots qui agissent, qui frottent, qui d&#233;rangent. Qui n'aiment pas que le monde &#224; sa place reste tranquille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'est-ce qu'on en avait &#224; foutre. Est-ce que seulement &#231;a compte au regard du reste, et de ce qu'on ne commande pas de l'ab&#238;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'en dix ans j'ai parl&#233; une fois litt&#233;rature avec Bobillier ? Sans doute qu'au d&#233;but on a essay&#233;. C'&#233;tait sa le&#231;on, &#224; Bobillier, il vous massacrait le discours tout de suite. &#199;a ne comptait pas. Vous &#233;tiez un petit gar&#231;on, de vous occuper de ces trucs. Ce qui comptait, oui, et dont on parlait, c'&#233;tait le bouquin, et comment on s'y prendrait pour qu'il rejoigne le bon endroit. &lt;br class='autobr' /&gt;
De toute fa&#231;on, en politique non plus on &#233;tait pas d'accord. Il jouait les protecteurs. Et c'&#233;tait &#231;a, son ricanement, a priori le point de vue inverse du v&#244;tre, quel qu'il soit. Je crois que sa seule politique c'&#233;tait le clan. Les amis. Les coups de t&#233;l&#233;phones aux amis. Les coups qu'on fait ou qu'on partage avec les amis. Et c'est bien pour &#231;a qu'on s'entendait sur la litt&#233;rature, avec Bobillier, si la litt&#233;rature n'est rien d'autre, alors, que cette amiti&#233; en acte, que cette amiti&#233; en coup port&#233;, en coup partag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In&#233;puisable, le ricanement de Bobillier. L'avant-derni&#232;re fois que je l'ai vu, c'&#233;tait cette histoire de vert&#232;bre : lui, Bobillier, l'homme &#224; la nuque raide, comme il est dit dans Ysa&#239;e, on lui retire une cervicale, on la scanne en trois dimensions &#8211; ah tout d'un coup l'informatique ce n'&#233;tait plus un gadget de rigolade, on lui fabrique la m&#234;me &#224; Singapour et avion depuis l'autre c&#244;t&#233; du monde, la belle vert&#232;bre en titane qu'on lui remet en quarante-huit heures dans les cervicales &#224; Bobillier : il se r&#233;veille, il a un peu mal au cr&#226;ne, et repart comme avant. Tout content de montrer la cicatrice, qui n'&#233;tait pas sur l'arri&#232;re, mais sur le c&#244;t&#233;, et toute petite. Ah oui, qu'on en ricane, de la maladie &#8211; est-ce que &#231;a compte, au regard de ce qu'on a fait avec les amis, des cigarettes fum&#233;es, des coups de vin partag&#233;s, des nuits sans dormir et tout ce que je ne savais pas, moi, de lui ? On a bien rigol&#233;, de tout le monde moderne convoqu&#233; pour offrir au vieux Mao d&#233;glingue sa vert&#232;bre de secours, et qu'il les emmerde un an de plus : dans l'h&#244;pital, il s'occupait de ses manuscrits. &#171; Ses &#187;, ceux de Verdier, les manuscrits des autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
De toute fa&#231;on, Bob, l&#224;-dessus on &#233;tait d'accord : t'aurais &#233;crit comme tu parlais, &#231;'aurait &#233;t&#233; la cata, c'&#233;tait pas &#231;a ton boulot. Ton boulot c'est ce qu'on faisait ensemble, bricoler ces machins comme des armes, les glisser sous les portes, t&#233;l&#233;phoner au libraire. Promener un faux Volodine dans un sac en plastique et le montrer sous le coude en te marrant comme d'une bonne farce, Lutz Bassman &#231;a y est, t'as compris ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bobillier vivait sans adresse. Ou plut&#244;t une piaule dont lui seul savait l'adresse. Michon y a dormi une fois, il para&#238;t, mais comme il ne se souvenait pas comment ils y &#233;taient arriv&#233;s et repartis, risquait pas l'indiscr&#233;tion. Bobillier non pas pr&#234;t pour la clandestinit&#233;, mais qui n'aurait jamais quitt&#233; la clandestinit&#233; : nos livres, son visage. C'&#233;tait &#231;a notre fraternit&#233;, Bob Arcimboldo, pacte de sang, sa grimace et le ricanement &#224; la face du monde, c'est nous qui fournissions les dents, l'oeil, la peau ou le ventre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bobillier &#233;tait apiculteur. C'&#233;tait &#231;a son &#233;tat civil. Je n'ai aucune id&#233;e s'il a jamais touch&#233; un salaire de Verdier, et comme &#231;a ne me regarde pas, je n'irai pas demander. Depuis l'histoire des manifestations de viticulteurs, en 76, de toute fa&#231;on l&#224;-bas &#224; Verdier on leur fichait la paix, je n'imagine pas qu'on soit all&#233; v&#233;rifier leurs activit&#233;s agricoles, aux Verdier. Peut-&#234;tre que le coup de l'huile de vidange, &#224; distance, c'&#233;tait une vengeance de Montredon : ils ont la m&#233;moire longue, chez les flics d'un c&#244;t&#233;, dans les montagnes cathares de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de toute fa&#231;on elles existaient bien, les activit&#233;s agricoles, le vieux lien &#224; cette terre et ce ciel, l'arbre dans la cour devant Verdier. On y a mang&#233;, sur le vieux carrelage de la ferme, un hiver, du sanglier, Colette, si tu es l&#224;, tu t'en souviens forc&#233;ment, cette m&#233;moire-l&#224; c'est la tienne. J'y ai cueilli des fruits, &#224; Verdier : des p&#234;ches, parfaitement m&#251;res, et Bobillier &#224; c&#244;t&#233;, lui aussi avec un sac plastique, et peut-&#234;tre m&#234;me un sac de librairie. Et Bobillier qui donnait tout &#231;a &#224; mes m&#244;mes. C'&#233;tait son d&#233;faut, &#224; Bobillier, il craquait sur les m&#244;mes. Tous les m&#244;mes de ses potes, ils se souviendront de Bobillier, ils ont pris des le&#231;ons de Bobillier. Demandez aux miens, ils diront : l'anarchie, c'est Bobillier qui m'a appris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'il a jamais touch&#233; une ruche et des abeilles, Bobillier ? Peut-&#234;tre bien, apr&#232;s tout. C'est comme la piaule, je n'ai pas visit&#233;, je n'ai pas ouvert les tiroirs. Je doute qu'il ait mis beaucoup de photos sur les murs, c'&#233;tait pas son genre. Je doute qu'il y ait eu des livres, c'&#233;tait pas son genre : le petit cartable &#233;tait assez plein, avec les machins de Verdier &#224; lire ou travailler dans la nuit, pouvoir t&#233;l&#233;phoner au matin. Fran&#231;ois, c'est Bob... La r&#233;ponse tardait jamais. Verdier, Verdier, Verdier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais entre la politique, les ann&#233;es Toulouse, la manif de Montredon avec ses deux morts, et le lancement de Verdier, il y a eu Verdier la ferme. Repli je ne sais pas, mais ils en sont sortis arm&#233;s, les quatre de Verdier, et leur cercle des tout proches, dont jamais, nous autres qui viendrons apr&#232;s, ne ferons vraiment partie. Bobillier disait &#171; nous &#187; quand il voulait dire quelque chose qui ne plairait pas. Peut-&#234;tre qu'il y a eu, pour de vrai, une p&#233;riode o&#249; ils y ont cru, &#224; l'&#233;cart, aux p&#234;ches, aux abeilles. Le r&#234;ve de Lagrasse, &#171; notre &#187; Banquet (et l&#224; je dis &#171; nous &#187;, sans leur demander leur avis) vient peut-&#234;tre de ces ann&#233;es-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel rapport il y a, Bob, entre le fait d'&#234;tre d&#233;clar&#233; apiculteur aupr&#232;s de la s&#233;curit&#233; sociale agricole, et de publier nos livres ? Je lui avais pos&#233; la question, il avait rican&#233; bien s&#251;r. C'est pour &#231;a qu'on s'entendait bien, au fond, la capacit&#233; r&#233;ciproque de ne jamais r&#233;pondre aux questions de l'autre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Salut &#224; toi, l'apiculteur &#224; la vert&#232;bre inalt&#233;rable. On leur a fait quelques bons coups.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a s'appelait litt&#233;rature justement pour &#231;a : de n'avoir jamais &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme sa propre finalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(FB, d&#233;cembre 2009)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>[ALAIN PAIRE expose Alechinsky]</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2148</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>annoncez, informez sur tiers livre</dc:creator>


		<dc:subject>Mac&#233;, G&#233;rard </dc:subject>
		<dc:subject>&#224; vous de dire</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre Alechinsky</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#034;hommes qui aiment les livres&#034;, dans la galerie d'Alain Paire &#224; Aix-en-Provence&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique58" rel="directory"&gt;autres archives &#034;br&#232;ves&#034;, 2&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;Mac&#233;, G&#233;rard &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot375" rel="tag"&gt;&#224; vous de dire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot515" rel="tag"&gt;Pierre Alechinsky&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot516" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1679 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/GALERIE-ALAIN-CARTONS-ALECH.jpg?1275302807' width='500' height='238' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sentation d'estampes et de quelques-uns des grands ouvrages &#233;dit&#233;s par Bruno Roy et Fata Morgana, en collaboration avec Pierre Alechinsky : &lt;i&gt;Vacillations&lt;/i&gt; de Cioran, &lt;i&gt;L'art magique&lt;/i&gt; d'Octavio Paz, &lt;i&gt;Proust / Ces robes qui m'&#233;voquaient Venise&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Choses rapport&#233;es du Japon&lt;/i&gt; de G&#233;rard Mac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exposition du samedi 5 juin au samedi 30 juillet 2010, galerie ouverte du mardi au samedi de 14 h 30 &#224; 18 h 30 et sur rendez-vous. T&#233;l 04.42.96.23.67.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le site de la &lt;a href=&#034;http://www.galerie-alain-paire.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Galerie Alain Paire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>[colloque G&#233;rard Mac&#233;]</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1915</link>
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		<dc:date>2009-10-23T11:13:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>annoncez, informez sur tiers livre</dc:creator>


		<dc:subject>Mac&#233;, G&#233;rard </dc:subject>
		<dc:subject>&#224; vous de dire</dc:subject>
		<dc:subject>colloques</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;un colloque international organis&#233; par Marc Blanchet et Jean-Yves Masson, avec la participation de Laurent Demanze&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique58" rel="directory"&gt;autres archives &#034;br&#232;ves&#034;, 2&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;Mac&#233;, G&#233;rard &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot375" rel="tag"&gt;&#224; vous de dire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot378" rel="tag"&gt;colloques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;COLLOQUE INTERNATIONAL&lt;br&gt;
&#171; AUTOUR DE L'OEUVRE DE G&#201;RARD MAC&#201; &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sorbonne, les 30 &amp; 31 octobre&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1384 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L254xH360/colloque-gerard-mace-27b84.jpg?1750744886' width='254' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;sous la direction de&lt;br&gt;
Marc Blanchet et Jean-Yves Masson&lt;br&gt;
Colloque organis&#233; par le Centre de Recherche en Litt&#233;rature Compar&#233;e (CRLC)&lt;br&gt;
avec le concours de l'&#201;cole doctorale III, du Centre d'&#201;tudes sur la Litt&#233;rature
Fran&#231;aise et du Conseil Scientifique de l'Universit&#233; Paris-Sorbonne.
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'occasion de la parution cet automne aux &#233;ditions Gallimard d'un&lt;br class='autobr' /&gt;
nouveau recueil de po&#232;mes de G&#233;rard Mac&#233; intitul&#233; &lt;i&gt;Promesse, tour et prestige&lt;/i&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
ainsi que de deux essais marquants consacr&#233;s &#224; son oeuvre : &lt;i&gt;G&#233;rard Mac&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
l'invention de la m&#233;moire&lt;/i&gt; de Laurent Demanze (&#233;ditions Jos&#233; Corti) et L'OEuvre&lt;br class='autobr' /&gt;
de &lt;i&gt;G&#233;rard Mac&#233; : une oltracuidansa poetica&lt;/i&gt; de Karine Gros (&#233;ditions Nota&lt;br class='autobr' /&gt;
Bene, Qu&#233;bec), ce colloque s'attachera &#224; croiser des approches tr&#232;s diff&#233;rentes&lt;br class='autobr' /&gt;
pour rendre compte d'une oeuvre inclassable qui se joue des divisions entre&lt;br class='autobr' /&gt;
genres litt&#233;raires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture de G&#233;rard Mac&#233; traverse de multiples horizons,&lt;br class='autobr' /&gt;
entre po&#232;me, essai, r&#234;verie, biographie imaginaire, &#233;tude critique, sans oublier&lt;br class='autobr' /&gt;
un dialogue constant entre texte et image, parole et regard ; elle touche &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'anthropologie, &#224; l'histoire, &#224; la po&#233;tique compar&#233;e, et passe aussi par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'exp&#233;rience de la traduction et par une interrogation sur Babel et la diversit&#233; des&lt;br class='autobr' /&gt;
langues. Nous n'aurons garde d'oublier, au cours de ces journ&#233;es, l'importance&lt;br class='autobr' /&gt;
croissante de la photographie dans le travail de G&#233;rard Mac&#233;. Les participants de&lt;br class='autobr' /&gt;
ce colloque, qui se veut moins un bilan critique qu'une rencontre amicale et un&lt;br class='autobr' /&gt;
exercice d'admiration, auront &#224; coeur de dialoguer entre eux, avec le public, et&lt;br class='autobr' /&gt;
avec l'auteur qui nous honorera de sa pr&#233;sence et d'une lecture de ses textes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les actes de cette journ&#233;e para&#238;tront d&#233;but 2010 sous la forme d'un num&#233;ro&lt;br class='autobr' /&gt;
de la Revue des Sciences Humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#233;l&#233;chargement du programme complet :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1382 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/pdf/Programme-G-Mace.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 2.6 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1783544532' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;colloque G&#233;rard Mac&#233;, programme complet
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class=&#034;zone&#034;&gt;
Votre propre annonce ou page d'information sur tiers livre : &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1906' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#224; vous de dire&lt;/a&gt;.
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>la critique, l'universit&#233; et le web</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1788</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1788</guid>
		<dc:date>2009-05-24T08:37:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>roman (th&#233;orie du)</dc:subject>
		<dc:subject>Viart, Dominique </dc:subject>
		<dc:subject>fantastique</dc:subject>
		<dc:subject>Mac&#233;, G&#233;rard </dc:subject>
		<dc:subject>Daeninckx, Didier </dc:subject>
		<dc:subject>Audet, Ren&#233; (Qu&#233;bec)</dc:subject>
		<dc:subject>Met, Philippe </dc:subject>
		<dc:subject>mental, pens&#233;e</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;l'exc&#232;s, le fantastique, Daeninckx ou Mac&#233; : belle moisson critique... et grand silence web !&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;roman (th&#233;orie du)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot96" rel="tag"&gt;Viart, Dominique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot111" rel="tag"&gt;fantastique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;Mac&#233;, G&#233;rard &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot162" rel="tag"&gt;Daeninckx, Didier &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot261" rel="tag"&gt;Audet, Ren&#233; (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot283" rel="tag"&gt;Met, Philippe &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot284" rel="tag"&gt;mental, pens&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1788.jpg?1352732755' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que j'aime cette phrase de Rabelais dans le &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article278' class=&#034;spip_in&#034;&gt;chapitre XXXVII&lt;/a&gt; du Tiers Livre (le sien, pas le mien), juste cette irruption du e muet l&#224; o&#249; nous avons remplac&#233; par le masculin : &lt;i&gt;Tout ce fut fait en grande silence...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une discussion au long cours, et qui fera le th&#232;me (en partie) de mon intervention &#224; &lt;a href=&#034;http://www.figura.uqam.ca/v-nement/661&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;colloque Figura&lt;/a&gt;, les 4/5 juin, &#224; Montr&#233;al : que demandons-nous &#224; la th&#233;orie, comment pouvons-nous dialoguer avec les universitaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, j'ai pris mes appuis th&#233;oriques ailleurs. Cela n'emp&#234;chait pas de lire le n&#233;cessaire Ranci&#232;re, ou le travail de fond (autobiographie, personnages, sujet) de th&#233;oriciens comme Dominique Viart, Dominique Rabat&#233;, Alexandre Gefen et quelques autres de leur tr&#232;s active constellation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le changement de paradigme auquel il me semble que nous sommes globalement confront&#233;s, et qui invalide de plus en plus profond&#233;ment (expliquant en partie la d&#233;saffection des &#233;tudiants ?) l'universit&#233;, via ces divisions obsol&#232;tes en genre et en si&#232;cles, me faisait aller chercher plut&#244;t mes outils th&#233;oriques, par exemple, dans les livres de Deleuze sur le cin&#233;ma (moi qui n'y vais jamais, au cin&#233;ma...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors grand plaisir, ces derni&#232;res semaines, &#224; voir arriver tout un ensemble d'essais qui remettent eux aussi en question ces anciens paradigmes, dans une approche plus globale, et un dialogue &#224; r&#233;amorcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement, la rencontre avec ces livres peut-elle se suffire du sch&#233;ma traditionnel : diffusion tr&#232;s restreinte via les biblioth&#232;ques universitaires, recension et sommaire dans l'in&#233;puisable &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;fabula&lt;/a&gt; ? Alors que nous travaillons (en tout cas, &#224; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publie.net&lt;/a&gt;), sur les acc&#232;s biblioth&#232;ques par abonnements, sur les nuages d'annotations partag&#233;es, sur des moteurs de recherche plein texte avec des tas de pond&#233;rations analogiques, quel possible destin actif, y compris dans le dialogue du chercheur et de ses &#233;tudiants, de l'objet clos qu'ils nous &lt;i&gt;livrent&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/05/22/Pourquoi-un-livre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi un livre&lt;/a&gt; ? La question n'est pas du tout na&#239;ve. Y compris quand on y r&#233;pond par la positive, voir cette intervention de Jean-Michel Sala&#252;n, et la multiplicit&#233; des dimensions y compris symboliques qu'elle pose, avec r&#233;ponses argument&#233;es de quelqu'un qui sait ce qu'on doit aux ressources et usages du num&#233;rique : le livre en tant qu'objet transitionnel, stable, circonscrit, inscrit dans une tradition.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1230 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L214xH314/30772-979d4.jpg?1750583955' width='214' height='314' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Gleize, L'Exc&#232;s, Daeninckx...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On vous incite donc &#224; trouver, commander, aller lire :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Sorties&lt;/i&gt; de Jean-Marie Gleize, Questions th&#233;oriques, collection Forbidden Beach, &lt;a href=&#034;http://questions-theoriques.blogspot.com/2009/01/jean-marie-gleize-sorties-extrait.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;extrait Calam&#233;o en ligne&lt;/a&gt; via plate-forme blogspot de l'&#233;diteur. Voir aussi &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article30388.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension fabula&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;L'objet de la critique litt&#233;raire&lt;/i&gt; de Richard Shusterman, Questions th&#233;oriques, collection SaggioCasino, &lt;a href=&#034;http://questions-theoriques.blogspot.com/2009/02/richard-shusterman-lobjet-de-la_15.html&#8211; sur plate-forme de l'&#233;diteur, et bravo &#224; Questions th&#233;oriques pour la pr&#233;sentation de l'ouvrage et les couvs. Voir aussi : [s&#233;minaire ENS-&gt;http://www.ens-lsh.fr/92093743/0/fiche___actualite/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;extrait Calam&#233;o en ligne&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article28093.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension fabula&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#224; deux ans (seulement !) du colloque tenu &#224; l'universit&#233; de Lyon, l'ouvrage collectif &lt;i&gt;L'exc&#232;s, signe ou poncif de la modernit&#233;&lt;/i&gt;, dirig&#233; par Lionel Verdier et Gilles Bonnet, voir &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article31574.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension fabula&lt;/a&gt;, 25 interventions, de Fondane (J&#233;r&#244;me Thelot) &#224; quelques contemporains comme Claude Simon, Perec, Michon, Chevillard, Leslie Kaplan... Est-ce que pr&#233;cis&#233;ment un livre comme celui-ci n'aurait pas gagn&#233; &#224; une diffusion num&#233;rique plus rapide ? Est-ce que la mise &#224; disposition commerciale des interventions, notamment via les ressources num&#233;riques des biblioth&#232;ques universitaires, n'aurait pas, tous ces deux ans &#233;coul&#233;s, circul&#233; aupr&#232;s d'&#233;tudiants eux-m&#234;mes attel&#233;s &#224; ces auteurs ? Est-ce qu'une diffusion num&#233;rique pr&#233;alable, ces 2 ans, n'aurait pas contribu&#233; au contraire &#224; pr&#233;parer la parution du livre et solidifier son accueil, sa diffusion ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Lire Didier Daeninckx&lt;/i&gt;, par Gianfranco Rubino : l'an pass&#233;, Dominique Viart lan&#231;ait avec les &#233;ditions Bordas une collection &lt;i&gt;&#201;crivains au pr&#233;sent&lt;/i&gt;, &#233;tudes d'oeuvre (Quignard, Echenoz, Annie Ernaux, moi-m&#234;me) : sans appui ni dialogue Internet, une telle collection peut-elle vivre ? Bordas ont pr&#233;f&#233;r&#233; s'en tenir &#224; l'approche traditionnelle, et puis fermer le robinet. C'est chez Armand Colin que para&#238;t le travail de Gianfranco Rubino sur l'oeuvre &#233;minemment politique, trans-genre, de Didier Daeninckx : &lt;i&gt;La remont&#233;e m&#233;morielle ou la reconstruction historique sont finalis&#233;es &#224; la mise en question du pr&#233;sent, dont on ne comprendrait autrement le sens. Ce sens est historique, et pour le saisir il est indispensable d'en envisager une arch&#233;ologie : une arch&#233;ologie du pr&#233;sent, dont le domaine d'application est politique. [...] On peut partager ou non cette r&#233;flexion politique, mais c'est l&#224; un gage de coh&#233;rence interpr&#233;tative et narrative. Il reste que celle qui s'est voulue une &#171; &#233;criture-contre &#187; doit tenir compte, ce qu'elle fait d&#233;j&#224;, d'une &#233;poque o&#249; la fin des grandes perspectives eschatologiques et la mondialisation rendent probl&#233;matique tout antagonisme frontal.&lt;/i&gt; Tr&#232;s fine approche de Gianfranco Rubino. Sur Internet : voir &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article30772.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension fabula&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1229 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L183xH314/29491-c3fde.jpg?1750583955' width='183' height='314' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Met et le fantastique, Enjeux contemporains, Mac&#233;...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'autres recommandations, enfin : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;La lettre tue, spectre(s) de l'&#233;crit fantastique&lt;/i&gt;, Philippe Met, Septentrion. D'une part, parce que &#8211; pour combien d'entre nous ? &#8211; le fantastique c'est le plus haut et le plus myst&#233;rieux, le plus rarement r&#233;serv&#233;, de la litt&#233;rature. Et bien rares les ouvrages qui nous permettent d'y entrer, voir comment c'est fait, ce qu'il a fallu de gestation, produire les liens. Philippe Met prend une piste ingrate : la pr&#233;sence et le r&#244;le, dans les textes fantastiques, des textes et des &#233;crits eux-m&#234;mes. Alors bien s&#251;r la &lt;i&gt;Lettre vol&#233;e&lt;/i&gt; de Poe, bien s&#251;r &lt;i&gt;L'Aleph&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Fictions&lt;/i&gt; de Borges. Et une mine continue de textes que seul le chercheur peut d&#233;pister et conna&#238;tre, qu'il nous r&#233;sume, son livre devenant alors comme une sorte de 1001 nuits de l'invention fantastique : lecture &#224; effet garanti, en oubliant toute la th&#233;orie. Mais l'autre coup de force de Philippe Met, c'est de prendre comme un univers autonome le fantastique dont il traite. On a tout aussi bien M&#233;rim&#233;e et Stevenson, pas possible d'appr&#233;hender cette autonomie sans question sur l'origine et les textes fondateurs, mais alors explosent les anciennes fronti&#232;res entre litt&#233;rature populaire (Frankenstein, Dracula) et litt&#233;rature savante (Borges, James). Philippe Met nous emm&#232;ne par la main dans un d&#233;dale de textes de Lovecraft dont l'&#233;nonc&#233; seul des titres est une sorte de r&#234;ve &#233;veill&#233;, qu'il ira prolonger chez Hanns Heinz Ewers, chez Ghelderode. Enfin, place discr&#232;te dans le livre pour une sorte de m&#233;t&#233;orite insoluble dans l'histoire litt&#233;raire, Jean Ray, et visiblement Met y trouve aussi son compte de bonheur, de raconteur. On se prend &#224; r&#234;ver d'une &#233;dition num&#233;rique qui, l&#224;, aurait permis d'accompagner chaque incise critique d'une anthologie... Alors encore une fois, &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article29491.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension fabula&lt;/a&gt;, g&#233;n&#233;rosit&#233; de l'&#233;diteur qui nous offre le &lt;a href=&#034;http://www.septentrion.com/livre_aff.asp?id=1128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sommaire pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour terminer, d'abord parce que c'est un auteur important pour moi (ce qui ne veux pas dire qu'on se connaisse tant que &#231;a, d'ailleurs l'autre jour aux &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article688&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Millefeuilles&lt;/a&gt;, &#224; peine vraiment si on a parl&#233;, alors que ses livres ont une place depuis longtemps dans mon atelier le plus personnel...), Karine Gros, &lt;a href=&#034;http://contemporain.info/contemporaneites/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'oeuvre de G&#233;rard Mac&#233;&lt;/a&gt;. Mais l&#224;, pour les deux ouvrages qui paraissent dans la collection &lt;i&gt;Contemporan&#233;it&#233;s&lt;/i&gt; du qu&#233;b&#233;cois Nota Bene &#8211; l'autre &#233;tant dirig&#233; par Ren&#233; Audet, &lt;i&gt;Enjeux du contemporain&lt;/i&gt; &#8211; l'&#233;diteur propose de &lt;i&gt;feuilleter&lt;/i&gt; une partie de l'ouvrage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J'ajoute, l'ayant test&#233;e moi-m&#234;me, que les acheteurs du livre, ou les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et l'articule sur l'activit&#233; web de Ren&#233; Audet (par ailleurs fondateur avec Alexandre Gefen de Fabula), le site &lt;a href=&#034;http://contemporain.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;auteurs.contemporain.info&lt;/a&gt; ou sa participation &#224; l'&#233;quipe du r&#233;cent &lt;a href=&#034;http://salondouble.contemporain.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Salon double&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors la publication papier s'inscrit dans une galaxie ouverte, elle-m&#234;me espace de travail, et o&#249; le livre, pour &#234;tre vu et rep&#233;r&#233;, mais d'abord pour devenir atelier, espace ouvert de r&#233;flexion et de partage, se pr&#233;sente indissociable de l'activit&#233; web.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est ainsi, pour ma part, que je comprends le &lt;i&gt;Pourquoi un livre ?&lt;/i&gt; de Jean-Michel Sala&#252;n : entre le livre et le num&#233;rique il ne s'agit pas de querelle des anciens et des modernes, mais bien de poser une interactivit&#233;, et de la poser au nom de nos recherches, qui passent forc&#233;ment par l'&#233;change et l'interactivit&#233;, cette question donc n'est valide qu'&#224; condition que les auteurs universitaires ou litt&#233;raires se posent &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; la question de leur implication num&#233;rique &#8211; ce que pose depuis longtemps &lt;a href=&#034;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;JMS&lt;/a&gt;, r&#233;f&#233;rence de longue date pour nos r&#233;flexions...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et merci &#224; Contemporan&#233;it&#233;s, Karine Gros, l'auteur et Ren&#233; Audet, l'&#233;diteur, de m'autoriser &#224; reprendre ici, en plus des extraits propos&#233;s sur leur propre feuilleteuse, un passage du livre consacr&#233; &#224; G&#233;rard Mac&#233;, &lt;i&gt;Lire par dessus l'&#233;paule&lt;/i&gt;, ainsi qu'un passage de l'introduction de Ren&#233; : &lt;i&gt;Le contemporain, autopsie d'un mort-n&#233;&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;Photo : porte-manteaux, &#201;cole nationale sup&#233;rieure, Jourdan&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L149xH237/kgros1a-petit-bcdb6.jpg?1750583955' width='149' height='237' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Karine Gros | Lire par dessus l'&#233;paule&lt;br&gt;
extrait de &#034;L'oeuvre de G&#233;rard Mac&#233;&#034;&lt;/h2&gt;&lt;div style=&#034;text-align: center;&#034;&gt;&lt;div style=&#034;font-weight: bold;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://calameo.com/books/0000060412433480c8631&#034;&gt;Karine Gros | sur G&#233;rard Mac&#233; (lire par dessus l'&#233;paule)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;padding-top: 8px;&#034;&gt;&lt;object classid=&#034;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&#034; width=&#034;240&#034; height=&#034;147&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://v.calameo.com/1.0/cmini.swf?bkcode=0000060412433480c8631&amp;langid=fr&amp;clickTo=view&amp;clickTarget=_blank&amp;autoFlip=0&amp;showArrows=0&amp;page=1&#034;&gt;&lt;param name=&#034;scale&#034; value=&#034;noscale&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;loop&#034; value=&#034;false&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;salign&#034; value=&#034;t&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;wmode&#034; value=&#034;transparent&#034; /&gt;&lt;embed src=&#034;http://v.calameo.com/1.0/cmini.swf&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; scale=&#034;noscale&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034; loop=&#034;false&#034; salign=&#034;t&#034; wmode=&#034;transparent&#034; style=&#034;width:240px; height:147px&#034; flashvars=&#034;bkcode=0000060412433480c8631&amp;langid=fr&amp;clickTo=view&amp;clickTarget=_blank&amp;autoFlip=0&amp;showArrows=0&amp;page=1&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1231 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L149xH238/raudet1-petit-0b3e6.jpg?1750583955' width='149' height='238' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ren&#233; Audet | Le contemporain, autopsie d'un mort-n&#233;&lt;br&gt;
extrait de &#034;Enjeux du contemporain&#034;&lt;/h2&gt;&lt;div style=&#034;text-align: center;&#034;&gt;&lt;div style=&#034;font-weight: bold;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://calameo.com/books/000006041548e31ad0e70&#034;&gt;Ren&#233; Audet | Enjeux du contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;padding-top: 8px;&#034;&gt;&lt;object classid=&#034;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&#034; width=&#034;240&#034; height=&#034;147&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://v.calameo.com/1.0/cmini.swf?bkcode=000006041548e31ad0e70&amp;langid=fr&amp;clickTo=view&amp;clickTarget=_blank&amp;autoFlip=0&amp;showArrows=0&amp;page=1&#034;&gt;&lt;param name=&#034;scale&#034; value=&#034;noscale&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;loop&#034; value=&#034;false&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;salign&#034; value=&#034;t&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;wmode&#034; value=&#034;transparent&#034; /&gt;&lt;embed src=&#034;http://v.calameo.com/1.0/cmini.swf&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; scale=&#034;noscale&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034; loop=&#034;false&#034; salign=&#034;t&#034; wmode=&#034;transparent&#034; style=&#034;width:240px; height:147px&#034; flashvars=&#034;bkcode=000006041548e31ad0e70&amp;langid=fr&amp;clickTo=view&amp;clickTarget=_blank&amp;autoFlip=0&amp;showArrows=0&amp;page=1&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class=&#034;zone&#034;&gt;&lt;div class='spip_document_1234 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L146xH250/arton13436-d1189-27e93.jpg?1750583955' width='146' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bibliosurf.com/La-lettre-tue-spectres-de-l-ecrit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commander le livre chez Bibliosurf&lt;/a&gt;. &lt;br&gt;
&lt;i&gt;Libraire en ligne. Remise 5%. Frais de port gratuits &#224; partir 25 euros.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1233 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L100xH146/arton13435-95b82-c4f22.jpg?1750583955' width='100' height='146' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bibliosurf.com/Lire-Didier-Daeninckx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commander le livre chez Bibliosurf&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;J'ajoute, l'ayant test&#233;e moi-m&#234;me, que les acheteurs du livre, ou les biblioth&#232;ques universitaires, peuvent avoir acc&#232;s &#224; version num&#233;rique int&#233;grale de l'ouvrage via ce feuilletoir, puisque Nota Bene fait partie de &#034;l'entrep&#244;t num&#233;rique&#034; d&#233;velopp&#233; par le qu&#233;b&#233;cois DeMarque, qui va prendre en charge aussi la diffusion num&#233;rique de Gallimard et Le Seuil / Martini&#232;re, voir &lt;a href=&#034;http://remolino.qc.ca/2009/03/15/salon-du-livre-de-paris-plaisirs-objectifs-et-opportunite/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog de Cl&#233;ment Laberge&lt;/a&gt; &#8211; et que nous sommes tr&#232;s heureux du dialogue en profondeur amorc&#233; sur nos outils et les r&#233;flexions sur acc&#232;s et webservice, la feuilleteuse qu&#233;b&#233;coise proposant comme la n&#244;tre un moteur de recherche plein texte extensible au catalogue, en attendant de s'ouvrir, comme d&#233;j&#224; celle de &lt;a href=&#034;http://blog.immateriel.fr/2009/05/12/liseuse-en-ligne/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'immat&#233;riel-fr&lt;/a&gt; aux questions touchant les annotations partageables.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>fouett&#233; plein lu : Mac&#233; sur Nerval</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article869</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article869</guid>
		<dc:date>2007-06-02T16:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Mac&#233;, G&#233;rard </dc:subject>
		<dc:subject>Nerval, G&#233;rard de</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;qui a encore besoin du roman ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;Mac&#233;, G&#233;rard &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot156" rel="tag"&gt;Nerval, G&#233;rard de&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton869.jpg?1352732271' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff869.jpg?1352731928&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On a trop peu de livres sur Nerval, quand on en aper&#231;oit un on ne le manque pas. Je pourrais probablement m&#234;me les d&#233;cliner en ordre inverse de parution. Par exemple, reprise en poche l'an dernier de &lt;i&gt;La maison du docteur Blanche&lt;/i&gt;, impressionnante enqu&#234;te sur l'&#233;tablissement de soins o&#249; il finit, et plus t&#244;t le &lt;i&gt;Dit Nerval&lt;/i&gt; de Florence Delay. Relire r&#233;guli&#232;rement &#233;videmment &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article164&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'article de Proust&lt;/a&gt; sur Nerval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De G&#233;rard Mac&#233;, le livre sur Proust justement (&lt;i&gt;Le manteau de Fortuny&lt;/i&gt;), les r&#233;flexions sur l'image (&lt;i&gt;Le photographe sans appareil&lt;/i&gt;), je m'attendais &#224; aller plut&#244;t dans ces zones. Et il percute dans la gen&#232;se m&#234;me de Nerval : les textes r&#233;currents, l'illogisme, sa relation avec Heine, le statut du voyage, non pas comme &#233;l&#233;ments biographiques &#224; c&#244;t&#233; de l'&#339;uvre, mais rapport&#233;s au m&#233;canisme secret de quelques phrases.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un livre mince, publi&#233; par le Promeneur, dans lequel je ne m'attendais pas &#224; entrer dans ce centre logique de l'invention litt&#233;raire, de plus min&#233;e du dedans par ce qui s'appellera folie, et le suicide au bout. &lt;i&gt;Je suis l'autre&lt;/i&gt;, son titre, d'apr&#232;s cette mention manuscrite trac&#233;e une fois par Nerval sur son propre portrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de textes command&#233;s &#224; Mac&#233; par Velter ou Tadi&#233; pour des pr&#233;faces aux &#233;ditions de poche : je ne les avais pas lus, ayant mon Nerval complet en Pl&#233;iade. De toute fa&#231;on, placer ces cinq textes (sur les &lt;i&gt;Illumin&#233;s&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;Chim&#232;res&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;Filles du Feu&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L&#233;nore&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Aur&#233;lia&lt;/i&gt;) ensemble en produit forc&#233;ment une autre lecture : &#233;clats d'un seul prisme, concernant une &#339;uvre indivisible mais elle-m&#234;me charriant des mat&#233;riaux r&#233;currents et fixes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le statut du feu chez Nerval, son rapport &#224; l'imaginaire et ses r&#233;currences. Que dans &lt;i&gt;Aur&#233;lia&lt;/i&gt; ce n'est pas dans la folie qu'on s'enfonce, mais dans le sommeil et pourquoi. Le rapport &#224; l'Allemagne et qu&#234;te de la tombe de sa m&#232;re. Les fausses traductions, mais vrais po&#232;mes personnels, que Nerval inclut dans son anthologie de la po&#233;sie allemande (&#171; Les morts vont vite &#187;). Le rapport de la pens&#233;e au chant. J'ai toujours aim&#233; et craint chez Mac&#233; cette fa&#231;on d'avancer aust&#232;re, un peu tranchant, comme si nos d&#233;tails &#224; nous ne le concernaient pas, mais que lui s&#8216;occupait de choses s&#233;rieuses, les traitait en une page et au revoir : &lt;i&gt;le destin de Nerval &#233;tait forc&#233;ment posthume&lt;/i&gt;, phrase replac&#233;e dans l'insertion arbitraire des &lt;i&gt;Chim&#232;res&lt;/i&gt; dans un livre o&#249; elles ne devaient pas &#234;tre, et pourquoi &lt;i&gt;Les Filles du feu&lt;/i&gt; peuvent &#234;tre un grand livre m&#234;me si une histoire est copi&#233;e d'un r&#233;cit publi&#233; dix ans plus t&#244;t, et que probablement un des chapitres a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par Maquet, le n&#232;gre de Dumas. Mac&#233; part de ces contradictions-l&#224;, pour examiner comment Nerval est &lt;i&gt;invent&#233;&lt;/i&gt; r&#233;trospectivement par Proust pour la prose, par les surr&#233;alistes pour la po&#233;sie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, j'ai lu Mac&#233; en deux fois, parce qu'au milieu du livre il pose une mine, que je n'avais pas vue &#233;voqu&#233;e avant lui : le statut m&#234;me de l'invention litt&#233;raire, &#224; distance du roman et &lt;i&gt;contre&lt;/i&gt; le roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai fait l'exp&#233;rience tous ces jours-ci : &lt;i&gt;Les Filles du feu&lt;/i&gt; est un souvenir consid&#233;rable pour chacun de nous. On en cite tous de m&#233;moire tel ou tel motif. Mais le d&#233;but d'&lt;i&gt;Ang&#233;lique&lt;/i&gt;, les premi&#232;res pages d'&lt;i&gt;Ang&#233;lique&lt;/i&gt;, vous &#234;tes capables, l&#224;, de vous les rem&#233;morer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que d&#233;sormais je le serai pour toujours. R&#233;ouvrez &lt;i&gt;Ang&#233;lique&lt;/i&gt;, &#233;videmment vous reconnaissez le texte lu. Le m&#234;me enfoncement doux dans un monde tout &#224; la fois tr&#232;s pr&#233;sent et r&#233;el mais un peu merveilleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est en Allemagne, on vous prom&#232;ne dans une brocante et dans un &#233;talage de livres d'occasion vous exhumez l'histoire de l'abb&#233; de Bucquoy. Le narrateur ne l'ach&#232;te pas, mais de suite le regrette : ce qu'il en a feuillet&#233;, c'est un th&#232;me pour lui. Alors, dans Paris, il part &#224; la recherche du livre perdu : visites &#224; la biblioth&#232;que nationale, visite &#224; la Mazarine, &#224; celle de l'Arsenal, puis enqu&#234;te chez les marchands d'ancien. Et chaque fois, mais on s'en souvient &#224; mesure qu'on lit, un personnage surgit, avec une histoire sur un livre, ou une histoire provoqu&#233;e par un livre, ou le surgissement d'un manuscrit qui d&#233;tourne ou multiplie l'histoire initiale &#8212; celle dont on parle sans arr&#234;t, mais que finalement on ne racontera pas, parce qu'on n'a pas le droit : le roman &#233;tant interit par la loi. Et, sans le livre pour attester qu'on s'appuie sur un document r&#233;el, quelle preuve que ce mouvement d'entra&#238;ner apr&#232;s soi le lecteur &lt;i&gt;n'est pas&lt;/i&gt; roman ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, en piste de l'abb&#233; de Bucquoy, exhumant un rapport d'Argenson &#224; Pontchartrain, le ministre annotant en marge le rapport du policier : mais compte moins l'histoire d'assassinat qu'elle raconte, que ce jeu de phrases manuscrites sur un rapport de police qui donne au r&#233;el son statut de v&#233;rit&#233;. Et une petite phrase &#224; la fin nous renseigne sur le fait qu'il s'agit bien des deux personnages qu'on est habitu&#233; &#224; croiser dans Saint-Simon, et que le jeu pourrait bien &#234;tre tout simplement une extension apocryphe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la mine que l&#232;ve Mac&#233; commence ici : ce que poursuit lin&#233;airement Nerval &#224; travers les huit figures successives du livre et du r&#233;cit dans ce d&#233;but en embo&#238;tement permanent d'&lt;i&gt;Ang&#233;lique&lt;/i&gt; : c'est pr&#233;cis&#233;ment cela, le statut du r&#233;el dans une prose qui ne peut &#233;veiller le r&#233;el que par illusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nerval vit en vendant &#224; la presse du &lt;i&gt;feuilleton-roman&lt;/i&gt;. On est en 1851, Napol&#233;on dit le petit vient d'interdire &#224; la presse la publication de &lt;i&gt;roman&lt;/i&gt;. Nerval a d&#233;j&#224; publi&#233; deux fois, dans les &lt;i&gt;Illumin&#233;s&lt;/i&gt; puis dans les &lt;i&gt;Faux Saulniers&lt;/i&gt;, l'histoire de l'abb&#233; de Bucquoy, il a donc largement de quoi la republier une troisi&#232;me fois : mais il tombe alors sous le coup de la loi contre le roman, et des amendes qui ne sont pas factices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela, c'est en pleine surface du texte, visible comme la &lt;i&gt;lettre vol&#233;e&lt;/i&gt; d'Edgar Poe : Nerval cherche le livre de l'Abb&#233; de Bucquoy, le livre aper&#231;u une fois dans la brocante de Francfort, parce qu'alors il a la preuve que l'histoire qu'il raconte est de l'histoire et non du roman. En racontant la qu&#234;te du livre, il publie une histoire qui fonctionne avec les m&#234;mes recettes et la m&#234;me illusion de r&#233;el, mais reste en de&#231;&#224; du statut de roman, en s'accomplissant comme litt&#233;rature et en remplissant la m&#234;me fonction sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et que l&#224; o&#249; nous inventons le roman, la litt&#233;rature ne prend pas ses sources en elle-m&#234;me : elle les prend dans les rapports de police, dans le quotidien de la rencontre et de la conversation, et dans la r&#233;p&#233;tition de la phrase, mais prenant en compte le chant et le rythme qui en fait litt&#233;rature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a plusieurs moments alors litt&#233;ralement inou&#239;s dans le d&#233;but d'&lt;i&gt;Ang&#233;lique&lt;/i&gt; : quand Nerval termine l'histoire du meurtre Beleur soi-disant transcrite par d'Argenson et annot&#233;e par Ponchartrain, il d&#233;samorce son propre effet en disant que si on se laisse aller &#224; l'effet mental de ce qu'il nous conte, on se fait emporter par le m&#233;canisme romanesque et que nous, lecteurs, le mettons lui, l'auteur, en danger cause censure : la v&#233;rit&#233; de l'histoire est dans son traitement, et sa capacit&#233; romanesque est strictement ind&#233;pendante du fait m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste apr&#232;s, le conservateur de la biblioth&#232;que de l'Arsenal, qui s'enquiert de pourquoi lee narrateur souhaite l'ouvrage (magnifique vision en perspective des livres stock&#233;s dans les caves, &#171; toute une maison &#187;, o&#249; on sait que figure le titre cherch&#233; mais qu'on est dans l'incapacit&#233; de retrouver : c'est ce m&#233;canisme Borges de Nerval que soudain Mac&#233; exhume), le biblioth&#233;caire provoque la col&#232;re de l'auteur en lui disant : &#171; Vous &#233;crivez un roman historique ? &#187; Le narrateur, non, n'a pas le droit au roman, m&#234;me historique, mais doit produire seulement l'enqu&#234;te, et pouvoir attester par l'existence de l'ouvrage qu'il n'a pas fait &lt;i&gt;roman&lt;/i&gt; d'un fait d'histoire. L'histoire appartient &#224; ceux qui en font r&#233;cit, et non pas aux d&#233;positaires de la discipline.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt; Car l'apparente simplicit&#233; de Nerval, la limpidit&#233; de sa phrase qui semble couler de source, n'ont rien de na&#239;f. Outre une v&#233;ritable &#233;rudition (entre autres il conna&#238;t par c&#339;ur son XVIII&#232;me si&#232;cle, et la Renaissance lui a livr&#233; bien des secrets), il y a chez lui une vive conscience des moyens litt&#233;raires, en particulier de ceux qu'il refuse. C'est vrai d&#232;s la pr&#233;face, quand il s'en prend aux ficelles du roman historique, ou quand il &#233;voque avec l'amendement Riancey les contraintes n&#233;es de la censure, qui le g&#234;nent moins que d'autres, &lt;i&gt;parce que le document le fait r&#234;ver autant que la fiction&lt;/i&gt;. Vrai encore quand il commente avec malice l'art de la digression, ou de l'interruption de r&#233;cit, dont il use en les signalant. En somme, Nerval utilise avec r&#233;ticence les moyens trop convenus, ou les effets us&#233;s jusqu'&#224; la corde, et s'il emprunte sans aucune g&#234;ne la mati&#232;re de ses r&#233;cits, la mati&#232;re doit rester la sienne.
&lt;p&gt;&#169; G&#233;rard Mac&#233;, Je suis l'autre, Le Promeneur, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;but enti&#232;rement s&#233;quenc&#233; d'&lt;i&gt;Ang&#233;lique&lt;/i&gt;, c'est que dans la contrainte de la censure napol&#233;onienne, Nerval d&#233;finit la litt&#233;rature comme n'&#233;tant que ce mouvement de susciter l'illusion, ou du moins l'illusion de r&#233;el en tant que mouvement, ne levant que le temps qu'on la suscite, et que chaque figure du livre, histoire, manuscrit, commentaires, vient mettre &#224; la surface du r&#233;cit un des param&#232;tres particuliers de la prose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et qu'au bout du compte on n'a pas besoin de roman : de toute fa&#231;on, que nous importe le livre qu'on ne trouvera pas, voici le r&#233;cit d'&lt;i&gt;Ang&#233;lique&lt;/i&gt; qui est venu &#224; la place. Reprenez, chez vous, votre Nerval : vous avez forc&#233;ment quelque part une vieille &#233;dition de poche des &lt;i&gt;Filles du feu&lt;/i&gt;, reprenez cet encha&#238;nement s&#233;quenc&#233; plan sur plan de libraires, de biblioth&#233;caires, de manuscrits annot&#233;s, de digressions organis&#233;es, chacune montrant un param&#232;tre du roman et en jouant pour prouver uniquement cela : qu'on peut avoir TOUTE la litt&#233;rature sans toucher au roman. Et page &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/libr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;librairie&lt;/a&gt; pour recevoir en 48h le livre de G&#233;rard Mac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;Photo du haut : portrait d'homme lisant livre avec crayon en main, sur paysage mobile pluvieux (laisser la souris un instant sur l'image pour visage et mains sur page de droite apr&#232;s la page de gauche).
&lt;p&gt;Il suffit de se plonger dans un livre sur Nerval pour provoquer de telles rencontres improbables : dans le Thalys Paris-Amsterdam 2nde classe voiture 16, ce &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article120&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;jeudi 24 mai&lt;/a&gt;, o&#249; je r&#233;dige ce texte dans le train en lisant Mac&#233;, un nouveau grand arpenteur (entre autres) du romantisme allemand : Patrice Ch&#233;reau parle de la &lt;i&gt;Maison des Morts&lt;/i&gt; de Dostoievski aux deux personnes qui l'accompagnent, pendant une bonne partie du voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le matin m&#234;me, sortant du train o&#249; j'avais lu premi&#232;re partie du livre de Mac&#233;, chapitre sur les &lt;i&gt;Illumin&#233;s&lt;/i&gt;, on s'emboutit litt&#233;ralement au premier coin de rue avec Volodine en train de t&#233;l&#233;phoner, alors accolade en muet pour pas d&#233;ranger, on se fait signe qu'au revoir et lui qui dit dans son t&#233;l&#233;phone : &#8212; Devine, j'embrasse Fran&#231;ois Bon... Et &#224; qui il parlait, qui donc m'identifie, je n'aurai pas su : or juqu'ici, en 15 ans que je le lis et 12 ans qu'on se conna&#238;t, jamais je n'avais crois&#233; Antoine Volodine &lt;i&gt;par hasard&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut t&#233;l&#233;charger sur gallica l'ancien &lt;a href=&#034;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1014750&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Garnier jaune&lt;/a&gt; des oeuvres de Nerval, incluant &lt;i&gt;Les Filles du feu&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Illumin&#233;s&lt;/i&gt;. Et sur tiers livre cette version &#233;cran d'un autre texte essentiel, les &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article674' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Nuits d'octobre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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