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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>calvaire du roman avant l'&#226;ge blog</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article789</link>
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		<dc:date>2007-03-23T23:47:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>roman (th&#233;orie du)</dc:subject>
		<dc:subject>Asholt, Wolfgang </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;une r&#233;ponse &#224; Wolfgang Asholt &#224; propos de Calvaire des Chiens&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique114" rel="directory"&gt;1990 | Calvaire des Chiens&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;roman (th&#233;orie du)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot161" rel="tag"&gt;Asholt, Wolfgang &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton789.jpg?1352732257' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff789.jpg?1352731917&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;Etrange ce matin &#224; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article744' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Saint-Etienne&lt;/a&gt; d'entendre Wolfgang Asholt exhumer ce texte de 1993 et le commenter &#224; propos de mon bouquin &lt;i&gt;Calvaire des chiens&lt;/i&gt;, sur le th&#232;me du roman, nier le roman ou trouver chemin hors le roman.
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre qu'aujourd'hui c'est plus clair, peut-&#234;tre qu'aujourd'hui je n'aurais m&#234;me plus besoin de la n&#233;gation dans &lt;i&gt;Impatience&lt;/i&gt; (&#171; non plus de roman, plus jamais &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai jamais relu mon livre &lt;i&gt;Calvaire des chiens&lt;/i&gt;, sauf que je sais que c'est le premier livre que j'ai compos&#233; uniquement sur ordinateur (je n'en ai pas de trace, c'&#233;tait une disquette sur Atari, &#224; l'&#233;poque m&#234;me pas encore de disque dur : il en existait de 20 Mo, mais quasi inaccessible).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens des &#233;l&#233;ments de base : des notes prises sur les &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/photographie/berlin/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;paysages urbains berlinois&lt;/a&gt;, dans la ville fig&#233;e par le mur. Une intuition aussi que je pourrais &#233;crire un r&#233;cit avec des images pour moi r&#233;manentes d'un village perch&#233; verticalement en montagne, et qui est plus en lien avec telle ou telle figure onirique. J'ajoute : m'expliquer avec les chiens, comme c'&#233;tait d&#233;j&#224; le cas dans &lt;i&gt;Le Crime de Buzon&lt;/i&gt;, comme c'est maintenant le cas via le &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/rev/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Net&lt;/a&gt;, sans avoir &#224; m'expliquer de quelle fascination ou enracinement d'enfance je ne suis pas au bout de cette explication. Je pourrais la r&#233;sumer : je comprends le cerveau du chien, j'y entre, je sais m&#234;me leur parler, mais je ne saurais pas nommer ou &#233;crire les fonctionnements du cerveau chien &#8212; mais la fa&#231;on du chien de se d&#233;brouiller sans vue et tout par l'organe bouche, comme nous &#233;crivains, c'est ce qui fait que je ne me d&#233;barrasse pas du chien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces sources juxtapos&#233;es, il y a aussi un personnage que j'ai peu connu, mais pour moi important, un cousin de ma grand-m&#232;re qui s'appelait Brocq, qui tra-verse &#224; la fois &lt;i&gt;Le Crime de Buzon&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Calvaire des chiens&lt;/i&gt;, mon approche de Gaston Chaissac et quelques cahiers rest&#233;s priv&#233;s. Brocq vivait dans une grange remplie de papiers et de poules (plus des chats, pas de chien). Elle &#233;tait adjacente du cimeti&#232;re de Damvix, o&#249; il se fournissait en eau courante. Brocq avait un v&#233;lo, et circulait dans les d&#233;charges des villages de tout le canon, &#224; l'&#233;poque d&#233;charges &#224; ciel ouvert. Il ne commer&#231;ait pas, n'avait pas exerc&#233; de m&#233;tier : il vivait de ses propres ressources, peut-&#234;tre de ses poules. Il r&#233;cup&#233;rait plus particuli&#232;rement les bo&#238;tes de m&#233;dicaments, et leurs notices. Il en avait constitu&#233; une pharmacop&#233;e, et soignait avec ce savoir. Quand il lavait son linge, il le faisait s&#233;cher en l'accrochant &#224; son v&#233;lo, et venait au village avec son pantalon accroch&#233; au guidon. Il d&#233;veloppait, &#224; partir des livres et documents trouv&#233;s, des th&#233;ories sur l'origine de la terre, et le peuplement par des civilisations plus anciennes que la n&#244;tre. Il m'en a montr&#233; quelques preuves. Il &#233;tait aussi d&#233;positaire de certains exercices sorciers, tradition qui se perp&#233;tuait encore, de cela je ne m'expliquerai que dans quelques ann&#233;es, ou bien on trouvera &#231;a dans mes papiers (m&#234;me si j'en ai mis quelques pi&#232;ces dans &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/livres/tumulte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tumulte&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier univers de source : les parleurs : &#224; Damvix, o&#249; nous nous &#233;tions install&#233;s pour quelques mois apr&#232;s Berlin (il y avait encore Brocq), un ami m&#233;decin, Paul van Vliet, lui aussi avan&#231;ait pas mal dans les vieilles traditions des gu&#233;risseurs et leurs pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui s'est pass&#233; avec &lt;i&gt;Calvaire des chiens&lt;/i&gt; : explorant les cons&#233;quences de l'univers onirique de ce village vertical, l'associant aux chiens, je trouvais ce que je sais maintenant formaliser quand je lis &lt;i&gt;La Mort du jeune aviateur anglais&lt;/i&gt; de Marguerite Duras &#8212; compte que l'intuition nous met en lien au livre, mais ce qui compte pour le livre c'est le chemin qu'on fait vers cette intuition, et pas de la r&#233;aliser en fable ou roman. Par exemple : mettre en relation que cette image de village vertical me venait pr&#233;cis&#233;ment alors que vivant &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/photographie/berlin/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans cette ville&lt;/a&gt; toute horizontale (sauf la butte aux cerfs-volants faite des d&#233;bris de la guerre, inventori&#233;e dans le livre) et cern&#233;e de son mur. Donc, c'est l'image village induite qui provoquait de mettre en &#233;criture les images ville source. Images de ville inond&#233;e aussi, connu. Et mettre &#231;a narrativement au m&#234;me plan : comment, pourquoi, par quels parleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, achevant la premi&#232;re version du livre, ces images ville r&#233;elles qui devaient justifier les images fictives du village vertical passaient d'un seul coup, en novembre 1989, en images m&#233;moire : il n'y avait plus Berlin encercl&#233;, il n'y avait plus la ville toute fronti&#232;re, enfin &#231;a respirait, j'ai eu suffisamment d'amiti&#233;s c&#244;t&#233; Est pour respirer moi aussi. Il me suffit encore aujourd'hui de penser &#224; deux figures majeures de mon s&#233;jour &#224; Berlin ; Heiner M&#252;ller avec sa dr&#244;le de t&#234;te de travers, son blue jean sans ceinture au derri&#232;re trop grand pour lui, il ne faisait pas dans l'&#233;l&#233;gance, et son gros cigare qui sentait mauvais (enfin, pour moi qui n'aime pas cette odeur l&#224;), et notre voisin du dessous &#224; Storkwinkel pendant un an : le silencieux et sensible Arvo P&#228;rt, et comment cet &#234;tre quasi immat&#233;riel, au regard rempli comme peu de regard, et de douceur comme si peu d'hommes sur votre route de vie, vous donnait de 19h &#224; 23h quatre heures de musique et &#233;nergie constante, modelant sans doute chaque jour dix secondes d'une tonalit&#233; neuve, et qui absorbait la maison enti&#232;re dans un silence et une attente (voir second texte de &lt;i&gt;Parking&lt;/i&gt; pour l'attente) qui signifiait encore pour la ville et le r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;f&#233;rence &#224; Bergman dans &lt;i&gt;Calvaire des chiens&lt;/i&gt; ce n'est pas les films de Bergman, c'est ses textes sur son travail (&#224; noter que c'est Bergounioux, pr&#233;sent ce jour &#224; St-Etienne, je me souviens, qui m'avait offert &lt;i&gt;Laterna Magica&lt;/i&gt; de Bergman : pourtant il est encore moins cin&#233;ma que moi celui-l&#224;) &#8212; dire le lieu et le comment de la repr&#233;sentation, pour changer notre statut &#224; au tr&#232;s simple qui se raconte. C'est l'importance qu'a &#233;t&#233; pour moi &#224; Berlin le voisinage de l'expressionnisme, Grosz en particulier : l&#224; aussi, exhibition du dispositif de repr&#233;sentation &#224; &#233;galit&#233; de ce qu'exhibe la repr&#233;sentation. Mat&#233;rialiser la strate de repr&#233;sentation dans le texte, c'est ce que je voulais absolument faire. Deux cin&#233;astes &#233;taient re&#231;us par le Berliner, K&#252;nstlerprogramm en m&#234;me temps que ma propre bourse : Jim Jarmusch pas parl&#233; mais Ottar Osseliani oui, plus Wenders &#233;tait aussi physiquement pr&#233;sent, filmait ces m&#234;mes endroits de berlin o&#249; nous marchions (ses Anges). C'est Osseliani qui documentait tout avec une petite cam&#233;ra, partout o&#249; il allait, je n'avais jamais vu &#231;a et une des strates du bouquin est partie de &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que l'intervention Internet me permet de plus en plus de revenir &#224; ce terrain, o&#249; l'&#233;v&#233;nement en rupture (la chute du mur), la symbolique cach&#233;e (mes chiens), les parleurs et l'exp&#233;rience des jours, l'image de la ville, qu'on fasse coexister tout &#231;a sur page n'est pas geste artistique mineur ou neutre. Y compris dans le fait que la page Internet se recouvre et se balaye. Pour moi, en publiant en septembre 1990, moins d'un an apr&#232;s la chute du mur, un livre traitant des images ville qui me restaient de Berlin, c'&#233;tait entrer par le livre dans une contingence, assum&#233;e comme telle, le livre dialoguant dans l'espace temporel imm&#233;diat avec le remuement du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste le socle. Que le roman ne recouvre pas le territoire de la litt&#233;rature, et particuli&#232;rement dans l'histoire de la n&#244;tre, de litt&#233;rature. M&#234;me Flaubert : quand je pense Flaubert, je pense aux lettres et sc&#233;narios et carnets ou &#224; &lt;i&gt;Novembre&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Journal d'un fou&lt;/i&gt;. C'est d&#233;j&#224; dans Froissart, ce sera encore &#231;a dans Montaigne. Entre temps, le continent Rabelais. Puis Bossuet, Saint-Simon, et m&#234;me Buffon. Ecrire est intransitif, le slogan de Blanchot vaut depuis toujours. On est l&#224;. Des gros calibres, Claude Simon, Julien Gracq, nous pr&#233;sentent l'atelier de la d&#233;construction du roman comme forme obligatoirement dominante. Le paradoxe, ou notre faiblesse, c'est que ce labo-ratoire, que Claude Simon cherche dans Proust et Faulkner, que Gracq va reprendre jusque chez Nerval, cette proposition m&#234;me va chercher son aliment dans ce avec quoi elle rompt, le roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais publi&#233; le texte ci-dessous dans la revue Quai Voltaire, fond&#233;e par &lt;a href=&#034;http://www.alain-nadaud.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alain Nadaud&lt;/a&gt;, en 1993, num&#233;ro sur le th&#232;me &#171; fictions et personnages &#187;. Merci Wolfgang Asholt de me permettre de le relire : c'est de notre faute &#224; nous si, en publiant de tels papiers, dans un contexte et &#224; une date donn&#233;s, nous n'exigeons pas du papier effa&#231;able &#224; moyen terme, disons cinq ans. En m&#234;me temps, d&#233;couvrir combien soi-m&#234;me on a pu rester si longtemps sur un terrain si &#233;troit, juste pour tenter peu &#224; peu de le dire plus clairement. En 1993, j'avais donc, &#224; relire ce texte (maintenant que cette revue et son &#233;diteur ont disparu) comme pr&#233;occupation Saint-Simon, &#231;a n'a pas chang&#233; beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et prendre la d&#233;cision de programmer sur spip la fonction &#034;effacer tout texte datant de plus de trois ans&#034; ? A noter que je ne sais plus &#224; qui s'adressait mon paragraphe &#034;incompr&#233;hension agressive des nouveaux faiseurs de phrase morte&#034;, donc &#231;a ne devait pas &#234;tre bien grave : les m&#234;mes se sont reproduits depuis, mais ils s'usent vite apparemment. &#199;a rassure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2&gt;sur Calvaire des chiens | aller arri&#232;re&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Qu'avancer (mais cela ne vaudrait que pour soi-m&#234;me et sans pr&#233;tention au mou-vement de conqu&#234;te : avancer plut&#244;t dans la seule compr&#233;hension de l'obstacle &#224; chacun r&#233;serv&#233;) obligerait plut&#244;t &#224; repartir d'un embranchement de loin ant&#233;rieur : personnage ne vaut pas pour les masques en terre cuite de Sophocle, ni description pour le combat arri&#232;re de la sc&#232;ne, qui d&#233;cidera de la ville, et rapport&#233; dans le ton de l'effroi. Une &#233;nonciation prime, qui rejette le classement dans les conventions d'illusion et du spectacle comme loisir : ce que nous cherchons, et nommons litt&#233;rature, n'est pas un &#224;-c&#244;t&#233; du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Immense continent m&#233;connu de Saint-Simon, et huit mille pages d'agonies successi-ves de ce qui rate dans l'exp&#233;rience de se rendre ma&#238;tre de l'histoire. Texte de g&#233;nie parce que tout y va arri&#232;re : si on avance dans la chronologie des &lt;i&gt;M&#233;moires&lt;/i&gt;, elle se rep&#232;re &#224; mesure de ces mannequins &#224; bout de vie qu'on ne d&#233;crit que dans leur ultime &#233;tat, emperruqu&#233;s, dess&#233;ch&#233;s et &#233;dent&#233;s, &#224; partir de quoi on les brosse en pied. En dix lignes, ou tout le tome V enti&#232;rement vou&#233; au pourrissement du roi. Lire Saint-Simon n'est pas accompagner une &#233;poque : mais passer &#224; travers de successives grandes vagues o&#249; se brise toute possibilit&#233; pour l'&#233;poque de vaincre positivement l'agonie qui la ronge. Il n'y a rien de fiable &#224; la description, trente ans apr&#232;s eux (mais trente ans sur une table, et une vie &#224; r&#233;&#233;crire la m&#234;me suite limit&#233;e de figures &#8212; &lt;i&gt;je n'ai jamais pu me d&#233;faire d'&#233;crire vite&lt;/i&gt;), de l'abb&#233; Dubois ou de la vieille Maintenon. L'invention ne se fait que sur les crit&#232;res autonomes d'un texte d'&#233;pouvante, et selon cette loi im-placable qu'une page doit prolonger la suivante sans rien d&#233;faire du th&#233;&#226;tre. Et cette magie que, dix lignes ou tout un tome pour une vie bross&#233;e &#224; rebours depuis la suite d&#233;roul&#233;e des morts (huit tomes Pl&#233;iade viennent se clore sur l'ablation sans anesth&#233;sie de la vessie de Dubois), ce que nous disons personnage vient s'y promener comme en relief, traverse litt&#233;ralement la page comme il n'est pas d'autre exemple en litt&#233;rature de langue fran&#231;aise, sauf ceux qui invoquent explicitement la mani&#232;re du petit duc pour en reprendre un peu du tour : Ranc&#233; passe dans Saint-Simon bien avant Chateaubriand, et Charlus chez lui avant de parler chez Proust. Et que tout de cette invention tient &#224; une m&#233;canique (son mot) : qu'il est rarement un terme de phrase o&#249; ne vien-nent en collision trois verbes interagissant. Que l'appui de toute la phrase sur son jeu des verbes repousse en ses bords tout ce qui n'est pas de mouvement ou de silhouette, tout contenu sp&#233;cifique, hors passer la main &#224; travers un corps et en ramener ce qui donne &#224; prise pour ce qui concerne la chose humaine depuis son &#233;chec advenu. Et qu'on peut bien rep&#233;rer la technique, une magie d'incantation est l&#224; qui ne se d&#233;fait pas : ce n'est pas un roman qu'on lit, puisque cela fut. Et ce n'est pas de l'histoire, puisqu'on la fait &#224; sa mode. Il faut trois ans pour traverser en entier, comme en tunnel, le continent Saint-Simon : on n'est plus capable, tout ce temps, de supporter parall&#232;-lement lecture d'un seul roman. Le myst&#232;re, l&#224;, tr&#232;s proche de ce que nous avons de-vant nous et cherchons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mani&#232;re haute aussi celle de (c'est son nom dans Saint-Simon) &lt;i&gt;monsieur de Meaux&lt;/i&gt; : un corps et un visage bl&#234;mes qu'on dresse droit et &#224; seule force du souffle qui les nomme, et le relief et les ombres l&#224; pr&#233;sentes en chacune des Oraisons parce que texte indissociable de celui qui le dit. Un homme monte en chaire et parle, et dans la nef sombre et sur le dallage froid, des auditeurs tout autant travers&#233;s par le rite (m&#234;me si c'est chez Saint-Simon et non Bossuet qu'on trouvera parole de ces man-teaux, rubans et perruques norm&#233;es). Entre eux, le cadavre. Parler oblige &#224; passer par dessus un mort que chaque phrase exhibe : &#224; ce prix le maniement permis d'un per-sonnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;chec, mais comme tentation obligatoire et devant traverser tout le reste pour qu'il tienne, de tout texte uniquement fond&#233; sur le dehors : l'arch&#233;type en serait d&#233;finitive-ment le &lt;i&gt;Domaine d'Arnheim&lt;/i&gt;. Pays sorcier qu'on d&#233;roule depuis le propre acc&#232;s qui le nomme, parce que ce qu'on d&#233;crit n'existe pas ant&#233;rieurement &#224; ce qui le nomme. Et que le texte en &#233;chec, comme si mourait &#224; mesure ce qu'on d&#233;crit, ne pouvait tenir que par l'avanc&#233;e hallucin&#233;e de la barque qui porte son locuteur. Mais se r&#233;v&#232;le pourtant comme la fondation souterraine, poreuse et n&#233;cessaire, de tout le reste : il n'y aurait pas de &lt;i&gt;Maison Usher&lt;/i&gt; ni de &lt;i&gt;Ligeia&lt;/i&gt; s'il n'y avait pas aussi l'&#233;chec du &lt;i&gt;Domaine d'Arnheim&lt;/i&gt;. Le r&#234;ve de fiction qui veut qu'on partage son illusion (aussi pour s'impo-ser &#224; lui-m&#234;me une &#233;quivoque de son illusion) ne peut se jouer qu'en avant, radicali-sant ses propres termes en tentant de leur donner corps non fictif par la description.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Myst&#232;re de Saint-Simon qu'on lit sans essoufflement la totalit&#233; de son continent sans rien pourtant ou si peu qui tienne de cette description : telle combinaison de cabinet et corridor avec tapisserie quelque part, tel arrangement de d&#238;ner de t&#234;tes, mais bien plus souvent la surprise qu'une voix entendue et rep&#233;r&#233;e depuis des centaines de pages se r&#233;v&#232;le d'un corps contrefait &#224; l'haleine marqu&#233;e, et que la duchesse de Berry soudain paraisse avec son pot de chambre. Il faut la fuite d'Espagne de &lt;i&gt;la&lt;/i&gt; des Ursins pour qu'on aper&#231;oive soudain, de nuit, les diligences et les auberges. Et la derni&#232;re heure enfin venue du roi pour que les famines et le froid du vrai pays atteignent celui ici refait. La structure du monde ne sert qu'&#224; &#233;pauler celle propre &#224; une entre-prise continue et autonome de fabrique d'illusion : reniant en elle-m&#234;me y compris toute convention qui en appellerait au roman, puisque le R&#233;gent fut bien ce gros petit homme myope et h&#233;sitant, qu'il y eut bien ces coucheries et ces fers, ces ch&#226;teaux fant&#244;mes avec escaliers et corridors, puis ces couvents dans la ville, avec ces portes donnant sur l'arri&#232;re d'autres jardins dans une suite infinie d'histoires qui remplacent la v&#233;ritable teneur du monde, et ce qui dut s'y passer de principal pour ce qui nous concerne. Et cela dans le seul ton hargneux et les nocturnes du portrait r&#233;current de l'homme vieux et isol&#233;, trente ans apr&#232;s, &#233;crivant &#224; sa table contre le temps, tandis que tout son monde a cess&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incompr&#233;hension agressive de quelques nouveaux faiseurs de pages mortes tiendrait &#224; la tentation, dont chacun se d&#233;brouille &#224; sa mesure, de se cantonner dans la cartographie &#233;tablie pour une variation sans risque. Ceci, de Rabelais, serait ma&#238;tre : le lieu inconnu dont doit sourdre la parole, pour qu'elle soit parole n&#244;tre, implique qu'elle doive d'abord &#234;tre lanc&#233;e dans cet inconnu, puis d&#233;chiffr&#233;e selon la forme peut-&#234;tre mal compr&#233;hensible qui en revient, mais marqu&#233;e de notre visage. Qu'on jette alors &#224; plan &#233;gal, et comme on recouvrirait une toile, avant m&#234;me que les contrastes et les couleurs s'y r&#233;v&#232;lent, la parole sur la totalit&#233; inconnue : de celle du pav&#233; parisien jusqu'&#224; celle des fronti&#232;res d'outre oc&#233;an. Faisant de la figure qui cl&#244;t l'oeuvre (et devait obligatoirement la clore) son principe organisateur : ces &lt;i&gt;paroles d&#233;gel&#233;es&lt;/i&gt;, ramass&#233;es dans le &lt;i&gt;Quart Livre&lt;/i&gt; comme des pilules de couleur qui, r&#233;chauff&#233;es dans la main, laissent &#233;clater une parole sans sujet, et qui n'est pas de connaissance. Il ne va pas de soi que nommer ce qui ne se conna&#238;t pas n'en ram&#232;ne pas forc&#233;ment une parole de connaissance, et que le fait proprement litt&#233;raire se joue l&#224;. Contre le principe encore dominant de roman li&#233; &#224; son r&#244;le issu de la philosophie des Lumi&#232;res, la cartographie noire de Rabelais, jetant parole sur les principes obscurs du monde et y tissant r&#233;cit malgr&#233; le vide ramen&#233; par l&#224; au livre, reste une porte disponible et neuve dans le conflit o&#249; chacun nous sommes de la prose et de sa forme. Et Saint-Simon n'ajoutant que la sym&#233;trie, dans une cartographie d&#233;sormais &#233;tablie, d'aller chercher l'envers du monde en d&#233;niant &#224; chaque mot de ses personnages ou ses descriptions qu'ils participent d'une illusion, dite roman, qui en &#233;carterait le choc principal et le caract&#232;re de n&#233;cessit&#233; dans l'&#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;troite surface de contact que les deux mondes antagonistes de Rabelais et Saint-Simon d&#233;limitent d&#233;finissant par l&#224; une perspective encore libre pour les pans inconnus de notre pr&#233;sent, pas si loin des limites si l&#233;g&#232;rement d&#233;plac&#233;es, mais plus pr&#232;s de ce qui nous concerne, dont les tentatives parall&#232;les de Samuel Beckett, Claude Simon ou bien, un peu plus loin, Thomas Bernhard sont le plus actuel exemple : ramener de l'inconnu &#233;vite difficilement d'en passer aussi par un principe technique inexplor&#233;, que l'oeuvre surmonte de l'int&#233;rieur par son propre rongement. A force de cette seule figure r&#233;currente jou&#233;e en avant et malgr&#233; soi, comme ce principe des paroles gel&#233;es chez Rabelais ou ce rebours de l'agonie chez Saint-Simon. Et que le principal trait de commun arrachement serait ce travail sous la convention, par quoi elle nie, en avant d'elle-m&#234;me, son principe d'illusion pour la seule capacit&#233; de reconduire une parole qui compte face &#224; l'obscurit&#233; o&#249; nous devons marcher. Il reste assez &#224; faire, pour glisser, par exemple dans &lt;i&gt;La nuit juste avant les for&#234;ts&lt;/i&gt; de Kolt&#232;s, soixante pages dans une porte de m&#233;tro un samedi soir, et si cela ne se con&#231;oit pas en termes de marche lin&#233;aire tant pis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[texte &#233;crit en 1993 pour la revue Quai Voltaire]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Cierec Saint-Etienne, le colloque</title>
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		<dc:date>2007-03-13T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Souchon, Patrick </dc:subject>
		<dc:subject>Viart, Dominique </dc:subject>
		<dc:subject>Asholt, Wolfgang </dc:subject>
		<dc:subject>Saemmer, Alexandra</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;de l'auteur consid&#233;r&#233; &#224; titre pr&#233; posthume ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Souchon, Patrick &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot96" rel="tag"&gt;Viart, Dominique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot161" rel="tag"&gt;Asholt, Wolfgang &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot522" rel="tag"&gt;Saemmer, Alexandra&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton744.jpg?1352732243' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;C'est une mise en ligne incestueuse, mais mieux vaut en prendre la responsabilit&#233; que faire comme si &#231;a n'existait pas. Les discussions, d'accord ou pas, les gal&#232;res ensemble parfois, avec &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article179' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Dominique Viart&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article104' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jean-Bernard Vray&lt;/a&gt; et quelques autres ci-dessous datent parfois de plus de dix ans, vingt ans pour Lebrun et Bergounioux... L'&#233;quipe de Saint-Etienne a men&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es un colloque Michon et un colloque Echenoz dont les explorations th&#233;oriques rejaillissent directement dans notre travail. J'ai &#233;videmment la trouille : peur de passer pour un mort, oeuvre close. On sait bien, de notre c&#244;t&#233;, qu'il n'y a pas &#224; rouvrir les livres publi&#233;s, et que la masse de difficult&#233; qui pr&#233;lude au suivant s'est augment&#233;e. DV et J-B V m'ont impos&#233; &#233;videmment de ne me m&#234;ler en rien de la composition de ce colloque organis&#233; par les &#233;quipes de recherche du C.I.E.R.E.C. (Univ. de Saint-Etienne) et ALITHILA (Univ. Lille 3). Je leur suis reconnaissant de la confiance qu'ils t&#233;moignent en acceptant que quelques proches m'&#233;paulent, et notamment la garde rapproch&#233;e, Bergou, Pifar&#233;ly, Cazeneuve, Souchon (je m'excuse aupr&#232;s d'eux pour le terme). L'id&#233;e qu'il y a du collectif dans le plus singulier de notre travail est depuis tr&#232;s longtemps une des convictions qui m'aide le plus &#224; tenir dans les traverses. Et elles ne sont pas toujours paisibles ni heureuses. Je me sens &#233;videmment, dans une telle initiative, en porte-&#224;-faux : longtemps que je pr&#233;f&#232;re, au lieu de parler de mon boulot, intervenir sur Kolt&#232;s ou Michaux, lire Rabelais. J'accepterai donc le porte-&#224;-faux, et je me dis qu'au moins il y aura quelqu'un pour s'occuper du podcast... En tout cas, je tiendrai ici l'information &#224; jour. Ci-dessous, ce n'est que provisoire, et courrier priv&#233; des organisateurs. FB.
&lt;p&gt;T&#233;l&#233;charger le programme d&#233;finitif (pdf, 2Mo) :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_529 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/pdf/Programme.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 2.2 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1791996123' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Colloque international 22-23-24 mars 2007&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Bon, &#233;clats de r&#233;alit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;pr&#233;-programme mis &#224; jour le 26 f&#233;vrier 2007 &#8212; merci DV / JBV&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'oeuvre narrative de Fran&#231;ois Bon dans son ensemble, se construit du rapport au r&#233;el social contemporain de l'&#233;criture ; la derni&#232;re des cinq le&#231;ons de po&#233;tique de P. Bergounioux &#224; la Villa Gillet, qui cherche &#224; caract&#233;riser cette &#339;uvre, s'intitule &#171; Fran&#231;ois Bon et le monde pr&#233;sent &#187; . &lt;br&gt;
Jusqu'en 2002 (date de publication de &lt;i&gt;Rolling Stones une biographie&lt;/i&gt; chez Fayard), on peut y rep&#233;rer deux versants distincts. En 1982, &lt;i&gt;Sortie d'usine&lt;/i&gt;, inaugure la s&#233;rie des romans publi&#233;s aux &#233;ditions de Minuit : &lt;i&gt;Limite&lt;/i&gt; (1985), &lt;i&gt;Le Crime de Buzon&lt;/i&gt; (1986), &lt;i&gt;D&#233;cor ciment&lt;/i&gt; (1988), &lt;i&gt;Calvaire des chiens&lt;/i&gt; (1990), &lt;i&gt;Un fait divers&lt;/i&gt; (1993). Ce sont des &#171; romans du r&#233;el &#187;, qui se d&#233;marquent du r&#233;alisme, comme le note Dominique Viart. &lt;br&gt;
Ce r&#233;el contemporain auquel il renvoie, c'est le travail en usine, le ch&#244;mage, la vie dans les grands ensembles, le monde carc&#233;ral, l'errance sociale. Des exp&#233;riences urbaines nourrissent ces romans : Bon s&#233;journe un an dans la tour Karl Marx &#224; Bobigny et &lt;i&gt;D&#233;cor ciment&lt;/i&gt; en garde trace, un an &#224; Berlin en 1987-88, et apr&#232;s la chute du mur en 1990 est publi&#233; &lt;i&gt;Calvaire des chiens&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;
En 1992, L'enterrement, malgr&#233; un fugitif retour au roman avec Un fait divers, ouvre la s&#233;rie des r&#233;cits publi&#233;s par Verdier : &lt;i&gt;Temps machine&lt;/i&gt; (1993), &lt;i&gt;C'&#233;tait toute une vie&lt;/i&gt; (1995), &lt;i&gt;Parking&lt;/i&gt; (1996), &lt;i&gt;Prison&lt;/i&gt; (1997), &lt;i&gt;Paysage fer&lt;/i&gt; (2000), &lt;i&gt;M&#233;canique&lt;/i&gt; (2001). &lt;i&gt;Temps machine&lt;/i&gt;, onze ans seulement apr&#232;s &lt;i&gt;Sortie d'usine&lt;/i&gt; mais apr&#232;s une mutation d&#233;cisive du monde industriel, revisite &#171; le monde d&#233;fait et cass&#233; des usines (&#8230;) pour retrouver la part qui nous revient d'une &#233;pop&#233;e d&#233;sormais close &#187;. En 1992 Bon s'engage dans une exp&#233;rience qui se poursuit toujours d'ateliers d'&#233;criture (et le mot atelier importe), conduite, en milieu urbain et notamment avec des exclus : ch&#244;meurs, prisonniers, SDF. C'&#233;tait toute une vie renvoie &#224; une exp&#233;rience d'&#233;criture conduite &#224; Lod&#232;ve et Prison &#224; une exp&#233;rience d'&#233;criture en milieu p&#233;nitentiaire. &lt;i&gt;Paysage fer&lt;/i&gt; r&#233;sulte d'une exp&#233;rience d'&#233;criture conduite avec des S.D.F. nanc&#233;ens. &lt;br&gt;
Les deux pratiques successives, du roman et du r&#233;cit r&#233;f&#232;rent d'une mani&#232;re d&#233;cisive &#224; l'empreinte du social, ainsi que les &#233;critures de F. Bon li&#233;es &#224; une production pour le th&#233;&#226;tre, le cin&#233;ma et celles qui ont pour support l'Internet .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;diath&#232;que de Saint-&#201;tienne accueillera le colloque (salle de conf&#233;rences multi-media).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partenariats&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Maison des &#201;crivains (H&#244;tel d'Avejan, 57 rue de Verneuil, 75007, Paris)&lt;br&gt;
Ville de Saint-&#201;tienne&lt;br&gt;
M&#233;diath&#232;que municipale&lt;br&gt;
R&#233;gion Rh&#244;ne-Alpes&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le colloque&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
En organisant un colloque universitaire ainsi que diverses manifestations culturelles autour de l'&#339;uvre de Fran&#231;ois Bon, il s'agit de lui rendre hommage, de la mettre en d&#233;bat, de faire entendre les r&#233;sonances qu'elle suscite. Dans toute son ampleur et avec ses multiples visages : des romans aux r&#233;cits, du th&#233;&#226;tre au cin&#233;ma, des ateliers d'&#233;criture &#224; son implication critique ; ses interventions et collaborations, avec des photographes, des musiciens&#8230;&lt;br&gt;
Les manifestations dans leur ensemble prendront la forme de rencontres &#224; la fois universitaires et artistiques, intellectuelles et culturelles. Expositions, projections, mise en voix, mise en sc&#232;ne, tables rondes et communications. Des d&#233;bats aussi, qui exc&#232;deront la litt&#233;rature et la mettront en dialogue avec d'autres disciplines : philosophie, urbanisme, sociologie, histoire&#8230;&lt;br&gt;
Les interventions universitaires seront th&#233;matiquement regroup&#233;es. Trois tables rondes (avec F. Bon et quelques interlocuteurs &#233;crivains ou universitaires) examineront :
&lt;br /&gt;&#8212; la question du rapport r&#233;el/fiction &lt;br /&gt;&#8212; le rapport de l'&#339;uvre de F. Bon &#224; l'univers urbain &lt;br /&gt;&#8212; la pratique de l'atelier d'&#233;criture de F. Bon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Manifestations autour du colloque&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;i&gt;Paysage fer&lt;/i&gt;, un film de Fabrice Cazeneuve et Fran&#231;ois Bon, suivi d'un d&#233;bat avec Fran&#231;ois Bon, Fabrice Cazeneuve et Micha&#235;l Sheringham, jeudi 22 mars, M&#233;diath&#232;que centrale de Tarentaize,&lt;br class='autobr' /&gt;
19h30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Performance voix et musique : Fran&#231;ois Bon (lecture) et Dominique Pifar&#233;ly (violon &#233;lectrique et acoustique) : &lt;i&gt;Tumulte&lt;/i&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 23 mars, M&#233;diath&#232;que centrale de Tarentaize,&lt;br class='autobr' /&gt;
18h30&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Exposition virtuelle (r&#233;alisation : Alexandra Saemmer)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Collaborations europ&#233;ennes&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Il s'agit d'un colloque universitaire organis&#233; par la composante &#171; Litt&#233;rature &#187; du C.I.E.R.E.C en collaboration avec une autre &#233;quipe : Centre Roman-20-50, Alithila (Analyses Litt&#233;raires et Histoire de la Langue), de l'Universit&#233; Lille 3.&lt;br&gt;
Le colloque est le prolongement d'un travail conduit durant l'ann&#233;e 2005-2006 dans le s&#233;minaire &#171; Texte et intertextes &#187; du C.I.R.E.C., anim&#233; par J-B. Vray.&lt;br&gt;
Ce colloque r&#233;sulte de la collaboration des &#233;quipes lilloise et st&#233;phanoise qui s'attachent toutes deux &#224; l'&#233;tude de la litt&#233;rature fran&#231;aise de l'extr&#234;me contemporain et prolonge la collaboration de l'&#233;quipe st&#233;phanoise et de ses homologues italiennes :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; GREC (Groupe de Recherche sur l'Extr&#234;me Contemporain, Universit&#233; de Bari), Dir. : Matteo Majorano
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ARGEC (Atelier de Recherche G&#233;nois sur l'Extr&#234;me Contemporaine, Universit&#233; de Genova), Dir. : Elisa Bricco
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; LARC (Laboratorio di Ricerca sul Contemporaneo, Universit&#233; de Rome-La Sapienza et Universit&#233; de Cassino), Dir. Gianfranco Rubino.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension internationale et francophone du colloque est importante : sept des universitaires invit&#233;s sont europ&#233;ens non fran&#231;ais, mais tous &#233;minemment francophones. Les professeurs Asholt Wolfgang (Universit&#233; d'Osnabr&#252;ck, Allemagne), Rubino Gianfranco (Universit&#233; La Sapienza, Rome, Italie) et &lt;br class='autobr' /&gt;
Sheringham Michael (Universit&#233; d'Oxford, Angleterre) font partie du comit&#233; scientifique du colloque. &lt;br&gt;
Madame Bricco (Universit&#233; de G&#234;nes)a s&#233;journ&#233; un mois au C.I.E.R.E.C. en f&#233;vrier 2006, y a organis&#233; notamment une Journ&#233;e d'&#233;tude Christian Gailly qui donnera lieu en 2007 &#224; la premi&#232;re publication collective sur cet auteur des &#233;ditions de Minuit (publication pr&#233;vue aux PUSE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Responsables scientifiques du colloque&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Les responsables de la manifestation sont les Professeurs Dominique Viart &lt;br&gt;(Universit&#233; Lille 3, &#233;quipe roman 20-50) et Jean-Bernard Vray (U.J.M., &#233;quipe du C.I.E. R.E.C)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comit&#233; scientifique du colloque&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Prof. Asholt Wolfgang (Universit&#233; d'Osnabr&#252;ck, Allemagne)&lt;br&gt;
Prof. Rubino Gianfranco (Universit&#233; La Sapienza, Rome, Italie)&lt;br&gt;
Prof. Sheringham Michael (Universit&#233; d'Oxford, Angleterre)&lt;br&gt;
Prof. Viart Dominique (Universit&#233; Lille 3)&lt;br&gt;
Prof. Vray Jean Bernard (Universit&#233; Jean Monnet, Saint-&#201;tienne, CIEREC)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Universitaires&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Asholt Wolfgang (Universit&#233; d'Osnabr&#252;ck, Allemagne)&lt;br&gt;
Bourdieu S&#233;verine (Universit&#233; de Bordeaux3)&lt;br&gt;
Florey Sonya (Universit&#233; de Lausanne)&lt;br&gt;
Bricco Elisa (Universit&#233; de G&#234;nes, Italie)&lt;br&gt;
Chaudier St&#233;phane (Universit&#233; Jean Monnet, Saint-&#201;tienne, CIEREC)&lt;br&gt;
Douzou Catherine (Universit&#233; Lille 3)&lt;br&gt;
Fortin Jutta-Emma (Universit&#233; de Vienne, Autriche)&lt;br&gt;
Gefen Alexandre (Universit&#233; de Bordeaux)&lt;br&gt;
Hippolyte Pierre (Universit&#233; de Limoges)&lt;br&gt;
J&#233;rusalem Christine (Universit&#233; Jean Monnet, Saint-&#201;tienne, CIEREC)&lt;br&gt;
Roche Anne (Universit&#233; de Provence, Aix-en-Provence)&lt;br&gt;
Rubino Gianfranco (Universit&#233; La Sapienza, Rome, Italie)&lt;br&gt;
Saemmer Alexandra (Universit&#233; Lumi&#232;re-Lyon 2)&lt;br&gt;
Sheringham Michael (Universit&#233; d'Oxford, Angleterre)&lt;br&gt;
Van Montfrans Manet (Universit&#233; d'Amsterdam, Hollande)&lt;br&gt;
Viart Dominique (Universit&#233; Lille 3)&lt;br&gt;
Vray Jean Bernard (Universit&#233; Jean Monnet, Saint-&#201;tienne, CIEREC)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;crivains, artistes et critiques invit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Pierre Bergounioux&lt;br&gt;
Jean-Claude Lebrun&lt;br&gt;
Patrick Souchon&lt;br&gt;
Jean-No&#235;l Blanc&lt;br&gt;
Dominique Pifar&#233;ly &lt;br&gt;
Fabrice Cazeneuve&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Annexe 1&#8212; pr&#233;-programme&lt;/h2&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;JEUDI 22 MARS&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Matin&lt;br&gt;
10h Ouverture du colloque : &lt;br&gt;
JB Vray / D Viart&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I- &#171; On &#233;crit avec de soi &#187;&lt;br&gt;
10h15&lt;br&gt;
Elisa Bricco &lt;br&gt; &#171; &#201;clats du moi dans l'&#339;uvre de Fran&#231;ois Bon &#187;&lt;br&gt;
10h 45&lt;br&gt;
Jutta Fortin : M&#233;canique de Fran&#231;ois Bon : &#171; dresser portrait du mort &#187;&lt;br&gt;
11h 15&lt;br&gt;
Alexandre Gefen &lt;br&gt;
&#171; Il n'y a rien a ajouter &#224; ce qui est &#187; : Fran&#231;ois Bon biographe&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11h 45&lt;br&gt;
Discussion - pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s-midi&lt;br&gt;
II- D&#233;cors urbains&lt;br&gt;
La ville : &#171; toute l'interrogation est dans ce qu'elle bouleverse &#187; &lt;br&gt;
14h 30 &lt;br&gt;
Pierre Hippolyte &lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon - Edward Hopper : peinture, archi-texture et fiction&lt;br&gt;
15h 00&lt;br&gt;
Jean-Claude Lebrun&lt;br&gt;
L'ouverture de D&#233;cor Ciment : une courte pratique de l'extr&#234;me chez Fran&#231;ois Bon&lt;br&gt;
15h 30 &lt;br&gt;
Christine J&#233;rusalem : &lt;br class='autobr' /&gt;
Les friches industrielles dans l'&#339;uvre de Fran&#231;ois Bon&lt;br&gt;
16h 00&lt;br&gt;
Discussion - pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17h 10 &lt;br&gt;
Entretien&lt;br&gt;
&#171; Dehors est la ville &#187;&lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon, Jean-No&#235;l Blanc et Jean-Bernard Vray&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19h 00 &lt;br&gt;
Projection de Paysage fer (52')&lt;br&gt;
M&#233;diath&#232;que centrale de Tarentaize, (Salle Robert Mazoyer)&lt;br&gt;
20h00&lt;br&gt;
Discussion autour du film avec Fran&#231;ois Bon, Michael Sheringham&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VENDREDI 23 MARS&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Matin&lt;br&gt;
III- &#171; Faire se r&#233;v&#233;ler le r&#233;el &#187; &lt;br&gt;
9h 30&lt;br&gt;
Catherine Douzou &lt;br&gt;
Parking&lt;br&gt;
10h 00&lt;br&gt;
Gianfranco Rubino &lt;br&gt; Espace(s)&lt;br&gt;
10h 30&lt;br&gt;
Discussion - pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10h 45&lt;br&gt;
S&#233;verine Bourdieu &lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon : un archiviste du pr&#233;sent ?&lt;br&gt;
11h 15 &lt;br&gt;
Wolfgang Asholt &lt;br&gt; Calvaire des chiens, un dernier roman ?&lt;br&gt;
11h 45 &lt;br&gt;
Discussion&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s-midi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III- Daewoo roman&lt;br&gt;
14h30&lt;br&gt;
Sonya Florey &lt;br&gt;
De Sortie d'usine &#224; Daewoo : chronique d'une mutation&lt;br&gt;
15h&lt;br&gt;
Manet Van Montfrans &lt;br&gt;
&#201;voquer un lieu, un visage : techniques d'&#233;criture et de r&#233;cit dans Daewoo&lt;br&gt;
15h30&lt;br&gt;
St&#233;phane Chaudier &lt;br&gt;
Daewoo : un roman marxiste &#224; l'&#226;ge d'or du lib&#233;ralisme ?&lt;br&gt;
16h&lt;br&gt;
Discussion et pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16h 30&lt;br&gt;
Table ronde : &lt;br&gt;
&#201;clats de r&#233;alit&#233; : &#233;crire le r&#233;el selon Fran&#231;ois Bon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mod&#233;rateur : Jean-Claude Lebrun &lt;br&gt;
Sheringham Michael &lt;br&gt;
Bergounioux Pierre &lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon&lt;br&gt;
Dominique Viart&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18h 30&lt;br&gt;
Performance &#171; Tumulte &#187; Bon-Pifar&#233;ly &lt;br&gt;
M&#233;diath&#232;que centrale de Tarentaize, (Salle Robert Mazoyer)&lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon (textes de Tumulte et voix) et Dominique Pifar&#233;ly (violon &#233;lectrique et acoustique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAMEDI 24 MARS&lt;br&gt;
V- La fabrique de l'&#233;criture&lt;br&gt;
9h30&lt;br&gt;
Alexandra Saemmer &lt;br&gt;
Tumulte en ligne&lt;br class='autobr' /&gt;
10h 00&lt;br&gt;
Pierre Bergounioux&lt;br&gt;
H&#233;t&#233;rogamie et litt&#233;rature&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10h30&lt;br&gt;
Discussion et pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11h &lt;br&gt;
Table ronde&lt;br&gt;
&#171; Tous les mots sont adultes &#187; : l'atelier d'&#233;criture&lt;br&gt;
Mod&#233;ratrice : Anne Roche &lt;br&gt;
Amandine Rual&lt;br&gt;
Nicole Voltz &lt;br&gt;
Patrick Souchon&lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12h 30&lt;br&gt;
Cl&#244;ture du colloque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOTA : Parmi les contributeurs se trouveront deux chercheuses associ&#233;es au C.I.E.R.E.C. pour un s&#233;jour post-doctoral :
&lt;br /&gt;&#8212; Alexandra Saemmer, chercheuse allemande (universit&#233; d'origine : Passau) a &#233;t&#233; retenue par le Conseil Scientifique pour un accueil post-doctoral en 2004-2005. Elle a organis&#233; avec Monique Maza le colloque C.I.E.R.E.C. &#171; E-Formes. &#201;critures visuelles sur support num&#233;rique &#187; (4-5 novembre 2005), actes &#224; para&#238;tre aux PUSE en 2007 comme le livre d'Alexandra Mati&#232;res verbales sur support num&#233;rique, r&#233;dig&#233; pendant le s&#233;jour post-doctoral. &lt;br /&gt;&#8212; Jutta Emma Fortin, une coll&#232;gue autrichienne de l &#8216;Universit&#233; de Vienne, qui a obtenu la bourse du FWF pour travailler au C.I.E.R.E.C en 2006-2007 et 2008 sur le sujet &#171; The Ghost in Contemporary French Narrative (1975-2005) &#187;, sujet qui s'inscrit dans l'axe de recherche de la composante litt&#233;raire du C.I.R.E.C. pour le quadriennal 2007-2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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