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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>[hors s&#233;rie] J&#233;r&#244;me Prieur, Proust fant&#244;me</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article429</link>
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		<dc:date>2012-12-01T15:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Proust, Marcel </dc:subject>
		<dc:subject>Prieur, J&#233;r&#244;me </dc:subject>
		<dc:subject>les hors-s&#233;rie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le dossier Proust de Tiers Livre : Proust est une fiction, sommaire g&#233;n&#233;ral du livre ; Proust est une fiction, index du portfolio ; Proust consolations, 31 vid&#233;os, une approche de quelques &#233;nigmes proustiennes sur la cha&#238;ne YouTube du site ; note du 1er d&#233;cembre 2012 Pas de chance, il n'est pas disponible en num&#233;rique, le Proust fant&#244;me de J&#233;r&#244;me Prieur. Une des plus singuli&#232;res tentatives de ces derni&#232;res ann&#233;es d'aborder Proust par le biais de l'&#233;criture baladeuse, enqu&#234;teuse, hors (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique113" rel="directory"&gt;2013 | Proust est une fiction &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot182" rel="tag"&gt;Proust, Marcel &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot223" rel="tag"&gt;Prieur, J&#233;r&#244;me &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot738" rel="tag"&gt;les hors-s&#233;rie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Le dossier Proust de Tiers Livre :
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3416' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Proust est une fiction, sommaire g&#233;n&#233;ral du livre&lt;/a&gt; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3416#porfolio' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Proust est une fiction, index du portfolio&lt;/a&gt; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5028' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Proust consolations, 31 vid&#233;os&lt;/a&gt;, une approche de quelques &#233;nigmes proustiennes sur la cha&#238;ne YouTube du site ;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;i&gt;note du 1er d&#233;cembre 2012&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;
Pas de chance, il n'est pas disponible en num&#233;rique, le &lt;i&gt;Proust fant&#244;me&lt;/i&gt; de J&#233;r&#244;me Prieur. Une des plus singuli&#232;res tentatives de ces derni&#232;res ann&#233;es d'aborder Proust par le biais de l'&#233;criture baladeuse, enqu&#234;teuse, hors des balises critiques, plus pr&#232;s de la fiction, mais pour cela il suffisait par exemple de s'ins&#233;rer dans une des visites qu'on pouvait faire alors de la chambre de Marcel Proust, pr&#233;serv&#233;e dans la banque qu'&#233;tait devenue l'immeuble... Cher J&#233;r&#244;me, si jamais tu passais par l&#224; (ou quelqu'un qui puisse le lui transmettre), si tu n'avais pas &#224; l'&#233;poque sign&#233; d'avenant num&#233;rique, tu penses &#224; publie.net ? En attendant, en Folio tout simple, on recommande.&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;note de juillet 2006&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;
Il y a encore une cat&#233;gorie particuli&#232;re de livres dans la biblioth&#232;que : ceux qu'on aurait souhait&#233;s &#233;crire soi. Une id&#233;e vague, un th&#232;me qui vous tra&#238;ne, on ne va pas au bout, et puis voil&#224;, un autre a pris la place, a fait exactement ce que vous auriez d&#251; faire. C'est un peu de jalousie, mais autre chose : l&#233; v&#233;rification qu'un livre avance par lui-m&#234;me, ind&#233;pendamment de l'auteur (qu'il ne prenne pas cela &#224; mal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre de J&#233;r&#244;me Prieur vient de repara&#238;tre en Folio. Il &lt;br class='autobr' /&gt;
est d&#233;j&#224; consid&#233;r&#233; comme un livre important sur Proust, d'abord pour le fil tiss&#233;, fragment par fragment, entre l'auteur et l'oeuvre, au sens d'une double &#233;nigme sans cesse mise en vis-&#224;-vis. Mais aussi ou surtout pour la place que prennent dans ce livre les outils contemporains de la repr&#233;sentation d'un homme, d'une oeuvre, d'un artiste. R&#233;flexion sur la photographie et le portrait. Sur l'enregistrement de la voix. Moment fascinant o&#249; des gens qui ont connu Proust passent &#224; la t&#233;l&#233;vision, d'invention tellempent plus r&#233;cente. Rapport de Proust au cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors c'est notre rapport actuel &#224; la repr&#233;sentation qu'on interroge, via la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt; qui est en amont, mais dite ici par appareils photographiques interpos&#233;s (le chapitre sur la photo de son p&#232;re et son fr&#232;re dont on peut supposer que Marcel Proust lui-m&#234;me l'a prise), par incises sur le concept de temps, sur les circulations, sur la transformation des visages. Une immense justesse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;J&#233;r&#244;me Prieur | Proust fant&#244;me (extrait)&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Il faut d'abord patienter dans le hall de la banque d'affaires qui occupe &#224; pr&#233;sent le 102 boulevard Haussmann, comme si l'on venait n&#233;gocier un d&#233;couvert ou discuter d'un placement. C'est uniquement le jeudi apr&#232;s le d&#233;jeuner, il y a cinq ou six personnes avec des airs de conspirateurs qui s'ignorent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;tesse nous a distribu&#233; une brochure pour nous mettre en condition. L'Am&#233;ricain &#224; la peau gr&#234;l&#233;e, enfonc&#233; sur la banquette &#224; c&#244;t&#233; de moi, me d&#233;signe brutalement un nom propre, ne sachant comment le d&#233;chiffrer, craignant de confondre. J'insiste sur la derni&#232;re syllabe. &lt;i&gt;Quiou&lt;/i&gt;. Je r&#233;p&#232;te expr&#232;s. &lt;i&gt;Kew&lt;/i&gt;, Robert de Montesquiou. Le Texan hoche la t&#234;te, rass&#233;r&#233;n&#233;, et se remet &#224; souligner toutes les phrases qu'il estime essentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On monte enfin au deuxi&#232;me &#233;tage, une demoiselle nous conduit. Le palier est une station de p&#232;lerinage. C'est &lt;i&gt;l&#224;&lt;/i&gt; que Proust a &#233;crit la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt;, c'est &lt;i&gt;l&#224;&lt;/i&gt; qu'il est venu habiter apr&#232;s la mort de sa maman, elle connaissait l'immeuble car sa tante y vivait. La jeune fille r&#233;p&#232;te plusieurs fois le mot maman. La maman de Proust. On se sent un peu de la famille. Nous avan&#231;ons dans le couloir, autrefois c'&#233;tait celui de l'immeuble mitoyen. La jeune fille explique que Proust ne quittait pas son lit. Elle parle fort. C'est l&#224; qu'il trouvait l'inspiration, aussi avait-il soigneusement choisi cet appartement qui pourtant n'&#233;tait loin ni du bruit, ni des marronniers du boulevard, ni de la poussi&#232;re de la ville, &#224; mi-chemin de la place Saint-Augustin et de la gare Saint-Lazare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis nous poussons la porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous p&#233;n&#233;trons dans la pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du li&#232;ge recouvre les parois de la chambre, mais ce sont de simples feuilles d'ornement qui habillent les trumeaux. L'&#233;corce qui capara&#231;onnait autrefois l'espace vital, des murs jusqu'au plafond, n'&#233;tait pas trait&#233;e. On se serait cru &#224; l'int&#233;rieur d'un bouchon : c'&#233;tait une grotte, une carri&#232;re toute noircie &#224; force de fumigations. L'id&#233;e venait de son amie Anna de Noailles qui la tenait d'Henry Bernstein. Elle lui avait conseill&#233; cet am&#233;nagement pour rendre compl&#232;tement &#233;tanche son habitacle, pour le couper du monde. Dans l'appartement au-dessus un dentiste am&#233;ricain avait install&#233; son cabinet &#8212; c'&#233;tait l'&#233;poque h&#233;ro&#239;que de la roulette &#8212; , et le praticien avait m&#234;me cru bon de se marier avec une musicienne, une harpiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vrais meubles sont partis, quelques-uns sont au mus&#233;e Carnavalet, le lit de cuivre, les tables de nuit, le fauteuil. Le portrait de Proust par Jacques-&#201;mile Blanche n'est qu'un agrandissement photographique, encore plus plat en noir et blanc malgr&#233; son cam&#233;lia. Dans le grand salon bois&#233;, aujourd'hui la salle du conseil d'administration, tout a disparu, sauf le plancher en points de Hongrie qui est &#171; d'&#233;poque &#187;. la demoiselle insiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le palier, o&#249; existait d&#233;j&#224; l'ascenseur, mais c'&#233;tait un autre mod&#232;le, on peut apercevoir le corridor de C&#233;leste, sa gouvernante, sa femme de chambre, sa garde-malade, sa dame de compagnie. Et l'&#339;il-de-b&#339;uf qui lui permettait de contr&#244;ler, comme des transports de fonds, les all&#233;es et venues de son ma&#238;tre, la mine de ses visiteurs, et surtout les dames trop parfum&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre dame de la banque s'est jointe &#224; notre petite troupe, elle surveille le d&#233;roulement des op&#233;rations, elle acquiesce, elle ajoute un d&#233;tail. C'est que notre petite cic&#233;rone est nouvelle dans le service. Sans la contrema&#238;tresse, elle aurait peut-&#234;tre oubli&#233; l'essentiel, d'ouvrir pr&#232;s de la chemin&#233;e de marbre blanc (qui est d'origine) le tiroir de la commode (qui n'est plus la commode de Proust), et d'en sortir une corbeille d'osier pour faire la distribution de petites madeleines envelopp&#233;es dans leur sachet de cellophane.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il para&#238;t qu'il voyait tout sans qu'on s'en aper&#231;oive, notait les moindres d&#233;tails, enregistrait sans cesse. Il &#233;tait mieux qu'un appareil photo, rapporte C&#233;leste dans ses souvenirs. Avec lui, tous l'ont dit en ch&#339;ur apr&#232;s sa mort, il n'y avait aucun moyen de feindre, on &#233;tait fouill&#233; comme par un projecteur, transperc&#233;, radiographi&#233;, &#171; photographi&#233; aux rayons X &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'il y avait dans ses yeux quelque chose d'unique, comme un appareil enregistreur &#187; auquel rien jamais n'&#233;chappait. Un regard &#224; mille facettes comme celui des mouches, un regard de loupe grossissant tout ce qu'il touchait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son corps semblait litt&#233;ralement se coller aux meubles, aux tentures, aux bibelots. &#171; Par tous les pores de sa peau, commente Ramon Fernandez, il semblait aspirer toute la r&#233;alit&#233; contenue dans sa chambre, dans l'instant, dans moi-m&#234;me, et l'esp&#232;ce d'extase qui se peignait sur son visage &#233;tait bien celle du m&#233;dium qui re&#231;oit les messages invisibles des choses. &#187; Jacques Rivi&#232;re &#233;voque l'&#233;lectricit&#233;, le survoltage des sensations. Devant Proust, on &#233;tait nimb&#233;, coiff&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'envo&#251;tement de sa voix, le sentiment physique &#233;tait d'&#234;tre plong&#233; dans un bain de sensibilit&#233; pure, d'&#234;tre tout &#224; coup transf&#233;r&#233; dans un autre monde, d'&#234;tre irradi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es soixante, dans le &lt;i&gt;Portrait-souvenir&lt;/i&gt; consacr&#233; &#224; Proust par Roger St&#233;phane, Jean Cocteau, son manteau en poil de chameau jet&#233; n&#233;gligemment sur les &#233;paules, r&#233;citait ses perles comme sous le coup de l'inspiration. Il jugeait que les Verdurin &#233;taient au fond tr&#232;s &#171; Nouvelle Vague &#187; ou que l'&#233;criture manuscrite de Marcel sur son courrier &#233;tait aussi compliqu&#233;e &#224; d&#233;crypter qu'une noix &#224; d&#233;piauter. Paul Morand et madame, la princesse Soutzo, se relayaient, et puis Fran&#231;ois Mauriac, Mme Andr&#233; Maurois, le duc de Gramont, Philippe Soupault, le marquis de Lauris, Jacques de Lacretelle, Daniel Hal&#233;vy, Emmanuel Berl, qui racontait que Proust lui avait lanc&#233; ses pantoufles &#224; la figure, parce qu'il le trouvait &#171; b&#234;te &#187; : il voulait lui apprendre qu'une seule chose est importance dans la vie, c'est de savoir &#234;tre seul au monde (or le jeune homme refusait obstin&#233;ment de se s&#233;parer de sa fianc&#233;e !). Quant &#224; la plus &#233;mouvante, C&#233;leste Albaret, elle revivait litt&#233;ralement, au bord des larmes, les derniers jours de la vie de M. Proust, ses derni&#232;res heures dans l'appartement de la rue Hamelin, ses derniers instants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les survivants que r&#233;unissait l'&#233;mission t&#233;l&#233;vis&#233;e &#233;taient les t&#233;moins d'une veill&#233;e fun&#232;bre, mais surtout des &#233;paves abandonn&#233;es sur terre par l'&#339;uvre elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces rescap&#233;s auraient pu, ais&#233;ment, &#234;tre associ&#233;s quelques-uns des petits secr&#233;taires particuliers de la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt; alors en vie, sauf que l'&#233;poque ne pouvait se risquer &#224; mettre sur la place publique le secret de Polichinelle &#8212; &#171; la plaie &#187; qu'il avait &#233;tudi&#233;e sur lui-m&#234;me sans qu'on puisse aller plus loin qu'il ne l'avait fait. Il ne fallait pas en parler, &#171; mais vous savez &#224; quoi je fais allusion &#187;, minaudait Mauriac de sa voix &#233;br&#233;ch&#233;e, en fixant l'objectif.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;&#169; J&#233;r&#244;me Prieur, &lt;i&gt;Proust fant&#244;me&lt;/i&gt;, L'Arpenteur, 2001, Gallimard Folio, 2006&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Artaud sur YouTube</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1888</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>audio &amp; video</dc:subject>
		<dc:subject>ateliers d'&#233;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Artaud, Antonin </dc:subject>
		<dc:subject>Prieur, J&#233;r&#244;me </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;les ressources film&#233;es comme extension de la biblioth&#232;que ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot19" rel="tag"&gt;audio &amp; video&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot28" rel="tag"&gt;ateliers d'&#233;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot69" rel="tag"&gt;Artaud, Antonin &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot223" rel="tag"&gt;Prieur, J&#233;r&#244;me &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1888.jpg?1352732842' class='spip_logo spip_logo_right' width='130' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;... Et pourtant je n'y &#233;tais pas pr&#233;par&#233;. Mais, au moment de parler 2 h d'Artaud &#224; 20 &#233;tudiants de l'universit&#233; de Montr&#233;al, comment ne pas leur signaler les pistes YouTube ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple de commencer avec &lt;i&gt;La coquille et le clergyman&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/w0tknpfywKg&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/w0tknpfywKg&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;Ou bien Artaud parlant du peyotl chez les Tarahumaras :&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/eJSnZ2r0vK0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/eJSnZ2r0vK0&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;Et bien s&#251;r &lt;i&gt;Artaud le m&#244;m&#244;&lt;/i&gt;, m&#234;me si nous c'est &#224; partir du &lt;i&gt;P&#232;se-Nerfs&lt;/i&gt; qu'on va travailler :&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/HL5ycjxBweg&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/HL5ycjxBweg&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;Mais on peut visionner aussi le travail historique de G&#233;rard Mordillat et J&#233;r&#244;me Prieur, pour moi si exemplaire de respect et de transmission :&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/C5QNSpQgp6E&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/C5QNSpQgp6E&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Artaud acteur de cin&#233;ma, et comment son travail dans le &lt;i&gt;Proc&#232;s de Jeanne d'Arc&lt;/i&gt; de Dreyer vient rejoindre ses textes sur le cin&#233;ma comme po&#233;sie, et ce que risque d'en tuer le cin&#233;ma parlant :&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/LAS0g0qY2AU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/LAS0g0qY2AU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, m&#234;me si je n'ai pas apport&#233; tout mon attirail (j'ai quand m&#234;me apport&#233; au Qu&#233;bec quelques-uns des 26 tomes de l'&#233;dition de Paule Th&#233;venin), j'aurai en mains &#8211; malgr&#233; nombre de d&#233;saccords graves, mais justement parce que bon exemple des contraintes d'une logique d'&#233;dition &#8211; le Quarto, ainsi que le &lt;i&gt;P&#232;se-Nerfs&lt;/i&gt; dans la collection Po&#233;sie de Gallimard. Mais, pour faire passer la &lt;i&gt;mati&#232;re&lt;/i&gt; Artaud, les liens vers les vid&#233;os ci-dessus seront transmises par mail aux &#233;tudiants, au m&#234;me niveau que l'incitation &#224; lire les textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si c'&#233;tait un ph&#233;nom&#232;ne (un outil), &#224; prendre au s&#233;rieux, dresser un catalogue des ressources (suivre YouTube sur C&#233;line, Michaux, Cortazar, Beckett...), m&#234;me si ces liens n'ont pas de p&#233;rennit&#233;, et n'ont pas de validit&#233; juridique ? Est-ce que diffuser le lien vers le film de Dreyer (je suis bien s&#251;r que tout &#224; l'heure serai le premier &#224; leur en parler, et c'est &lt;i&gt;ma job&lt;/i&gt; comme ils disent ici) ce n'est pas le meilleur moyen d'ancrer &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; la radicalit&#233; po&#233;tique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme d'habitude, questions qu'on aimerait se poser s&#233;rieusement, mais avec qui ? On proc&#232;de hors toute institution, en franc-tireur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec quand m&#234;me un grand soulagement : d&#233;c&#233;d&#233; en 1948, ici au Canada Artaud est dans le domaine public. On a le droit de dire aux &#233;tudiants pourquoi c'est si immense, pourquoi un tel bousculement est si n&#233;cessaire, ind&#233;pendamment de ces ayant-droits qui ont &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1537' class=&#034;spip_in&#034;&gt;pass&#233; leur temps&lt;/a&gt; &#224; encaisser les ch&#232;ques tout en installant le maximum de barbel&#233;s tout autour...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En haut de page : Antonin Artaud, dessin de mon fr&#232;re et ami Fran&#231;ois Place.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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