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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
	<link>https://www.tierslivre.net/spip-443/</link>
	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>web, imprim&#233;, bifurcations</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4031</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>
		<dc:subject>web, &#233;crans, r&#233;seaux</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;dition &amp; &#233;dition num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>livre, &#233;dition, librairie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;l'imprim&#233; et le web, 2 m&#233;tiers compl&#233;mentaires et ind&#233;pendants, justement parce que pas un m&#233;tier&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique62" rel="directory"&gt;&#233;crivain, un m&#233;tier ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot39" rel="tag"&gt;web, &#233;crans, r&#233;seaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot117" rel="tag"&gt;&#233;dition &amp; &#233;dition num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot119" rel="tag"&gt;livre, &#233;dition, librairie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton4031.jpg?1411457563' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff4031.jpg?1411457914&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je m'&#233;tais habitu&#233; au mod&#232;le : j'&#233;cris en ligne, puisque je ne sais plus faire autrement, et que c'est comme &#231;a pour moi le plus vivant. Le site est une mati&#232;re vive, en constante &#233;volution, rubriques, arborescences, liens et images, c'est l'atelier o&#249; je m'installe, assis &#224; ma table ou debout au pupitre. On peut sur le web pratiquer l'&#233;criture longue : on reprend ses textes, on poursuit une id&#233;e sur plusieurs ann&#233;es, on recompose &#8211; aucune diff&#233;rence avec le travail autrefois quantifi&#233; par la publication papier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une divergence plus conceptuelle avec ceux qui th&#233;orisent le web (les amis &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2868' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Gilles B.&lt;/a&gt; ou Ren&#233; A.) quand ils parlent de fractionnement de l'&#233;criture dans nos publications web : le travail manuscrit de Balzac ou Proust l'est tout autant, j'ai l'impression (question aux m&#234;mes) qu'il faudrait nous ouvrir &#224; une notion de &lt;i&gt;continuit&#233; quantifi&#233;e&lt;/i&gt; de la publication, quitte &#224; la projeter r&#233;trospectivement dans quelques oeuvres alors examin&#233;es autrement que sous le primat du livre, m&#234;me continuit&#233; quantifi&#233;e dont le livre est seulement l'ultime projection alors fixe (ou pas, voir chapitres &lt;i&gt;Apr&#232;s le livre&lt;/i&gt; sur Balzac, Baudelaire ou Kafka). Exemplaire ainsi la structure interne du &lt;i&gt;Van Gogh suicid&#233; de la soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt; d'Artaud, 4 r&#233;dactions orales successives, chacune reprenant le m&#234;me point de d&#233;part. Donc ainsi se sont &#233;crites, lentement, avec reprise continue en ligne, mes &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3432' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Fictions du corps&lt;/a&gt;, 48 fragments, avec photographies et vid&#233;os s'y greffant progressivement, et cette sensation aussi &#233;nigmatique que le travail sur cahiers, que c'est au bout, qu'on arrive &#224; une stabilisation ou une cl&#244;ture, qu'on doit soi-m&#234;me entamer autre chose. En allant lire sur les ronds-points, pour les voitures qui passent, c'est un peu comme si je m'incarnais dans les personnages de ces &lt;i&gt;Fictions du corps&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette cl&#244;ture, le &lt;i&gt;livre&lt;/i&gt; en porte le nom. De mon c&#244;t&#233;, yeux d'un c&#244;t&#233;, recherche d'occurrences et disponibilit&#233; de l'autre, je lis d&#233;sormais principalement en num&#233;rique, sur le Kindle, le t&#233;l&#233;phone ou l'ordi. En construisant sur ce site sa &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3619'&gt;librairie num&#233;rique&lt;/a&gt;, il s'agit moins d'&#233;picerie (musique, art ou litt&#233;rature, ce qui se recherche concerne une communaut&#233; bien restreinte) que d'exp&#233;rimenter cette cl&#244;ture dans sa possibilit&#233; m&#234;me : ajout de documents, cahier de phots (dans &lt;i&gt;M&#233;canique&lt;/i&gt; mis en ligne hier, pour compenser), possibilit&#233; de reprise et d'&#233;volution du livre (une version 2.0 d'&lt;i&gt;Apr&#232;s le livre&lt;/i&gt;) que n'offre pas l'imprim&#233;. Et surtout le confort de lecture, par rapport &#224; la disponibilit&#233; sur site &#8211; les 2 d'ailleurs interagissant : en tout cas, c'est un des enjeux du projet &lt;a href=&#034;http://nerval.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;nerval.fr&lt;/a&gt;, qui va franchir cette semaine les 70 000 pages lues, que de r&#233;fl&#233;chir &#224; la lisibilit&#233; en ligne de proses non fractionn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec publie.net, il y a 2 ans, nous avions &#233;t&#233; les premiers &#224; tenter l'id&#233;e de livres imprim&#233;s (&lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3423' class=&#034;spip_in&#034;&gt;magnifique outil&lt;/a&gt; Print On Demand d'Hachette Maurepas, que nous d&#233;tournions pour la cr&#233;ation au lieu du reprint) incluant code de t&#233;l&#233;chargement du livre num&#233;rique &#8211; la t&#226;che, dans contexte de m&#233;fiance g&#233;n&#233;rale, ou parce qu'on s'y est pris trop t&#244;t, &#233;tait trop lourde pour moi, je l'ai laiss&#233;e &#224; meilleures mains. Mais il s'agit bien d'une fronti&#232;re qu'on explore d'un commun effort. Mes traductions Lovecraft vont &#234;tre accueillies au printemps prochain en Points Seuil, mais l'&lt;i&gt;&#233;cosyst&#232;me&lt;/i&gt; auteur que constitue &lt;a href=&#034;http://thelovecraftmonument.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le site&lt;/a&gt; ne peut &#234;tre mis en cause, et personne au Seuil ne viendra pr&#233;tendre que le num&#233;rique est leur priorit&#233;, j'en assume donc la &lt;a href=&#034;http://thelovecraftmonument.com/spip.php?article11&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;diffusion directe&lt;/a&gt; (et &#231;a marche, merci aux lecteurs, merci &#224; &lt;a href=&#034;http://librairie.immateriel.fr/fr/list/editeur-2877-tiers-livre-editeur/page/1/date&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Immat&#233;riel.fr&lt;/a&gt;). Dans les 2 cas, il y a pourtant une s&#233;paration essentielle et &lt;i&gt;double&lt;/i&gt; (j'ai intitul&#233; cette collection &lt;i&gt;Raison double&lt;/i&gt;) dans le pr&#233;dicat : 1, un prix inf&#233;rieur &#224; 5&#8364; (ce sera aussi le cas, d'ailleurs, pour les fascicules Lovecraft en Points), qui laisse d&#233;j&#224; une marge auteur sup&#233;rieure &#224; la r&#233;tribution &#233;diteur (&#231;a faisait d&#233;j&#224; partie du projet publie.net &#224; son origine), 2, avoir trop de fois entendu &#171; j'ai lu tel ou tel livre de vous &#187;, si le contrat auteur/lecteur s'&#233;tablit sur 1 livre, qu'il s'&#233;tablisse sur l'oeuvre : le &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3608' class=&#034;spip_in&#034;&gt;pass 1 fois pour toutes&lt;/a&gt; Tiers Livre permet l'acc&#232;s global, forfaitaire et p&#233;renne &#224; ces eBooks. Il n'emp&#234;che que l'accumulation de savoirs, la puissance lente de diffusion, l'artisanat collectif de publication qu'est le monde imprim&#233; est un circuit de plus en plus s&#233;par&#233;. Nous sommes des funambules du livre num&#233;rique, le monde imprim&#233; propose seulement (d'ailleurs, petit &#224; petit, de mieux en mieux) des versions num&#233;riques des versions papier, c'est une compl&#233;mentarit&#233;. Question aussi de d&#233;lais : pas possible pour moi, d&#233;sormais, l'id&#233;e qu'un travail ait &#224; attendre 10 mois pour para&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais donc &#233;t&#233; &#244; combien heureux de la proposition de mes amis de Verdier, en juin dernier, que paraissent dans la collection jaune, qui a &#233;t&#233; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1900' class=&#034;spip_in&#034;&gt;si importante&lt;/a&gt; dans mon parcours autrefois, ces &lt;i&gt;Fictions du corps&lt;/i&gt;, dans un autre &#233;quilibre graphique, une autre dimension d'objet, tout le soin et la r&#233;flexion qu'ils y apportent, et la pr&#233;sence librairie qui leur est accord&#233;e. Mais patatras hier matin, je crois tout simplement qu'ils n'avaient pas regard&#233; mon site depuis longtemps, la disponibilit&#233; num&#233;rique du texte les fait changer d'avis. Passons sur quelques incoh&#233;rences : &#171; et aussi sur Amazon &#187; disent-ils comme &#224; crime, alors que le principe d'Immat&#233;riel a toujours &#233;t&#233; la disponibilit&#233; sur la &lt;i&gt;totalit&#233;&lt;/i&gt; des plate-formes, et &#8211; que je sache &#8211; Amazon est certainement le premier libraire de Verdier aussi en chiffres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pincement au coeur, je sais l'exigence de leur travail, et c'&#233;tait aussi une fa&#231;on de reprendre le chemin commun, m&#234;me si le num&#233;rique n'a jamais &#233;t&#233; chez non plus la priorit&#233;. Et puis finalement c'est pass&#233; assez vite &#8211; peut-&#234;tre il y aura une &#233;dition imprim&#233;e avec un autre &#233;diteur volontaire, qui le ferait en connaissance de cause, on verra. Mais pour mon attachement premier, il est bien d'abord &#224; cette unicit&#233; de l'&#233;criture dans le site. Les Verdier mentionnaient mon billet r&#233;cent &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4013' class=&#034;spip_in&#034;&gt;du livre et du pantalon&lt;/a&gt; : oui, je dis et maintiens qu'il faut r&#233;viser en profondeur le contrat &#233;diteur, le limiter &#224; 10 ans tacitement renouvelables comme tous les autres contrats commerciaux, et ceux des contrats &#233;diteurs de tous nos voisins qui ne s'en portent pas plus mal, et qu'il est parfaitement l&#233;gitime &#224; un auteur de s&#233;parer les droits imprim&#233;s et les droits num&#233;riques. Sur toile de fond d'un changement essentiel : comme pour les musiciens, ce ne sont plus le disque ni le livre (s'il l'a jamais &#233;t&#233;) qui assurent l'ind&#233;pendance de notre vie et de notre travail, &#224; nous de trouver les micro-mod&#232;les qui permettent de maintenir nos ateliers, lents et quasi invisibles, dans une logique d'acc&#232;s g&#233;n&#233;ralis&#233; et le contexte d'une profusion indiff&#233;renci&#233;e, peu r&#233;mun&#233;rative. Ainsi le Seuil qui me demande l'exclusivit&#233; des droits num&#233;riques pendant 2 ans apr&#232;s la sortie du livre (pour &lt;i&gt;Objets&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Proust&lt;/i&gt;, avec 23% de r&#233;tribution, mais me laisse libert&#233; ensuite de proposer mes propres versions. Ou discussion sereine avec Minuit, sign&#233; avec eux &#224; 20%, leur laissant versions num&#233;riques exclusives sur certains titres (&lt;i&gt;Sortie d'usine&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Parking&lt;/i&gt;) et gardant pour moi certains autres, dont je veux faire un principe de recherche (&lt;i&gt;Limite&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Un fait divers&lt;/i&gt; par exemple). Seulement, si nous conc&#233;dons nos droits num&#233;riques &#224; un &#233;diteur classique, le moindre c'est qu'on sache s'il est en &#233;tat de les promouvoir, et d'y porter la m&#234;me cr&#233;ativit&#233; qui l'honore dans l'imprim&#233;, et c'est loin d'&#234;tre gagn&#233; (voir &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=X8wWDNjKzQw&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;remarquable vid&#233;o de Vincent Monad&#233;&lt;/a&gt;, directeur du Centre national du livre, sur le barrage des &#233;diteurs au num&#233;rique pourquoi comment &#8211; et, tr&#232;s accessoirement, l'absence totale de toute mention du web de cr&#233;ation mais bon).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous ne croyons pas que la litt&#233;rature sortira grandie de cette passe p&#233;rilleuse si la confiance entre les acteurs du livre est si l&#233;g&#232;rement mise &#224; mal &#187;, dit Verdier, mais je m'inscris en faux , s'appuyer le dos contre la porte ne sert &#224; rien, c'est trop tard : &lt;i&gt;grand traverseur des voyes p&#233;rilleuses&lt;/i&gt; se disait Rabelais, et la litt&#233;rature &#8211; le langage comme r&#233;flexion &#8211; c'est pr&#233;cis&#233;ment dans l'int&#233;rieur des usages du monde en tant que langage qu'elle s'&#233;prouve, et sur le lieu m&#234;me de cette confrontation. Internet est &#233;videmment &#224; la fois l'outil, le vecteur et le support d'un travail qui a d&#233;cid&#233; de ne pas se cantonner au divertissement culturel o&#249; &#224; la &lt;i&gt;r&#233;serve indienne&lt;/i&gt; (les grillages impos&#233;s &#224; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2085' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Nao Fontaine&lt;/a&gt; dans le 1er texte qui a conduit &#224; &lt;i&gt;Kuessipan&lt;/i&gt; &#8211; je n'emploie pas cette image &#224; la l&#233;g&#232;re). Se grandir ou pas, ce n'est pas la question : &lt;i&gt;travailler&lt;/i&gt; oui, humblement, obstin&#233;ment. Pour la confiance, c'est autre chose, disons qu'on s'int&#233;resse r&#233;ciproquement les uns les autres &#224; proportion de nos autres t&#226;ches, et c'est pas si mal comme &#231;a &#8211; on porte chacun probablement le deuil des ann&#233;es 80 avec &lt;i&gt;L'oeil de la lettre&lt;/i&gt; et autres initiatives, de l'eau a coul&#233; depuis sous les pilons des imprimeurs. Quant au &lt;i&gt;l&#233;g&#232;rement&lt;/i&gt;, allons-y, c'est bien l&#233;g&#232;rement que j'assume 15 ans de web (ce site existe &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article69' class=&#034;spip_in&#034;&gt;depuis 1997&lt;/a&gt;), en prise constante &#8211; quand bien m&#234;me parfois pol&#233;mique, &#244; lobbyings des assis, on se rappelle assez &#224; leur bon souvenir m&#234;me quand ils nous tournent le dos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On restera ami, avec les Verdier, pas de probl&#232;me, on a trop partag&#233;. Mais je n'avais pas pris conscience avant ce mail d'hier matin comment &#8211; quand on est c&#244;t&#233; auteur &#8211; c'est int&#233;rieurement la logique du travail qui compte, quel que soit le prix &#224; payer (ou la r&#233;mun&#233;ration mat&#233;rielle et symbolique dont je me prive, puisque accus&#233; r&#233;ception sans discuter plus, juste dit que dommage...). Et ce qui m'est n&#233;cessaire, c'est bien d'abord le labo que constitue le site, &#231;a ne peut plus ni se morceler ni se n&#233;gocier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas un auteur aujourd'hui qui ne soit confront&#233; &#224; ces ondes de choc, qui obligent &#224; tout relire, tout r&#233;inventer. Ce dont on a besoin, c'est un labo. Funambule peut-&#234;tre, inconfortable certainement, mais j'assume le mien. Et d'autant plus reconnaissant &#224; l'&#233;quipe de France 3 &lt;i&gt;Un livre un jour&lt;/i&gt; (merci Olivier Barrot et Delphine Japhet) d'avoir consacr&#233; un spot &#224; ces m&#234;mes &lt;i&gt;Fictions du corps&lt;/i&gt; en parution num&#233;rique...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe src=&#034;//player.vimeo.com/video/106112546&#034; width=&#034;500&#034; height=&#034;281&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Image en haut de page : broyeurs &#224; l'arri&#232;re d'une imprimerie, Tours Sud, sept 2014.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Lagrasse, Banquet du livre</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2215</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>
		<dc:subject>Quignard, Pascal </dc:subject>
		<dc:subject>Rolin, Olivier </dc:subject>
		<dc:subject>Mac&#233;, G&#233;rard </dc:subject>
		<dc:subject>Bobillier G&#233;rard (&#233;diteur, Verdier)</dc:subject>
		<dc:subject>Pierrot, Alain</dc:subject>
		<dc:subject>Pennac, Daniel </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;cette ann&#233;e bien s&#251;r en hommage &#224; G&#233;rard Bobillier, plus Bartleby par Pennac, et une petite goutte de num&#233;rique avec Alain Pierrot&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot50" rel="tag"&gt;Quignard, Pascal &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot103" rel="tag"&gt;Rolin, Olivier &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;Mac&#233;, G&#233;rard &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot372" rel="tag"&gt;Bobillier G&#233;rard (&#233;diteur, Verdier)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot410" rel="tag"&gt;Pierrot, Alain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot545" rel="tag"&gt;Pennac, Daniel &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2215.jpg?1352733089' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Le Banquet du Livre de Lagrasse a choisi comme th&#232;me cette ann&#233;e &lt;i&gt;Chaque Un&lt;/i&gt;, voir ici le &lt;a href=&#034;http://www.lamaisondubanquet.moonfruit.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;programme complet&lt;/a&gt;.
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, apr&#232;s la disparition en octobre dernier, de G&#233;rard Bobillier, fondateur des &#233;ditions Verdier et du Banquet de Lagrasse, un hommage lui est consacr&#233;. Je mets en ligne ci-dessous, en compl&#233;ment de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1900' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bob ne grincera plus&lt;/a&gt;, ce texte lu en d&#233;cembre 2009 &#224; Paris, lors de l'hommage coordonn&#233; par Gilles Jouanard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi leurs invit&#233;s de cette ann&#233;e : Olivier Rolin, Pascal Quignard, G&#233;rard Mac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter : une lecture de &lt;i&gt;Bartleby&lt;/i&gt; par Daniel Pennac, et vendredi 13 ao&#251;t une conf&#233;rence d'Alain Pierrot sur le th&#232;me : &lt;i&gt;La singuli&#232;re posture des internautes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir ici les archives (surtout programmes, mais quelques textes) des premiers &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Banquets, depuis 1995.&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En profiter aussi pour les &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/nouveautes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;nouveaut&#233;s rentr&#233;e&lt;/a&gt; de Verdier, dont surtout Vincent Eggericx, &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-artducontresens.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Art du contresens&lt;/a&gt; et un nouveau Lutz Bassman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image : lecture de Pierre Michon au Banquet de Lagrasse, 2009, par &lt;a href=&#034;http://www.twitter.com/yogen_&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;yogen_&lt;/a&gt;, sur &lt;a href=&#034;http://www.flickr.com/photos/16973624@N05/2813055335#/photos/16973624@N05/2813055335/in/set-72157607021523608/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;FlickR&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;mort d'un apiculteur &lt;br&gt;
(hommage &#224; G&#233;rard Bobillier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que la litt&#233;rature est &#224; elle-m&#234;me sa propre finalit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probablement que c'est le seul point sur lequel on ait jamais &#233;t&#233; d'accord, avec Bobillier : non, la litt&#233;rature n'est pas &#224; elle-m&#234;me sa propre finalit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
On l'exerce parce qu'on est mal, on l'exerce parce que le langage est un risque, on l'exerce pour s'expliquer avec le monde, on l'exerce pour l'ab&#238;me &#8211; et qu'on ne sait pas se d&#233;fendre de comment l'ab&#238;me en vous travaille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors oui, on se retrouve &#224; partager une action, et cette action &#8211; dans le temps que mat&#233;riellement on l'accomplit, et c'est affaire de ce qu'il aimait tant, Bobillier, comme un r&#234;ve de gosse qui &#233;tait peut-&#234;tre une r&#233;compense, la fabrication des livres, les arrangements avec le marchand de papier, les cartons et des stocks, et jusqu'aux couvertures des retours nettoy&#233;es &#224; l'alcool, ou le break Citro&#235;n, seul luxe que je lui aie connu (le break &#171; de Verdier &#187;, attention, il disait) d'un bout du pays &#224; l'autre, tout seul toujours &#224; pleines nuits et les cartons de livres jusqu'au toit, mais aussi bien pour livrer, dans telle rue populeuse du 9&#232;me ou du 3&#232;me, l'&#233;troite vitrine d'une librairie sp&#233;cialis&#233;e, cette action rel&#232;ve de la litt&#233;rature, parce qu'affaire de mots qui agissent, qui frottent, qui d&#233;rangent. Qui n'aiment pas que le monde &#224; sa place reste tranquille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'est-ce qu'on en avait &#224; foutre. Est-ce que seulement &#231;a compte au regard du reste, et de ce qu'on ne commande pas de l'ab&#238;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'en dix ans j'ai parl&#233; une fois litt&#233;rature avec Bobillier ? Sans doute qu'au d&#233;but on a essay&#233;. C'&#233;tait sa le&#231;on, &#224; Bobillier, il vous massacrait le discours tout de suite. &#199;a ne comptait pas. Vous &#233;tiez un petit gar&#231;on, de vous occuper de ces trucs. Ce qui comptait, oui, et dont on parlait, c'&#233;tait le bouquin, et comment on s'y prendrait pour qu'il rejoigne le bon endroit. &lt;br class='autobr' /&gt;
De toute fa&#231;on, en politique non plus on &#233;tait pas d'accord. Il jouait les protecteurs. Et c'&#233;tait &#231;a, son ricanement, a priori le point de vue inverse du v&#244;tre, quel qu'il soit. Je crois que sa seule politique c'&#233;tait le clan. Les amis. Les coups de t&#233;l&#233;phones aux amis. Les coups qu'on fait ou qu'on partage avec les amis. Et c'est bien pour &#231;a qu'on s'entendait sur la litt&#233;rature, avec Bobillier, si la litt&#233;rature n'est rien d'autre, alors, que cette amiti&#233; en acte, que cette amiti&#233; en coup port&#233;, en coup partag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In&#233;puisable, le ricanement de Bobillier. L'avant-derni&#232;re fois que je l'ai vu, c'&#233;tait cette histoire de vert&#232;bre : lui, Bobillier, l'homme &#224; la nuque raide, comme il est dit dans Ysa&#239;e, on lui retire une cervicale, on la scanne en trois dimensions &#8211; ah tout d'un coup l'informatique ce n'&#233;tait plus un gadget de rigolade, on lui fabrique la m&#234;me &#224; Singapour et avion depuis l'autre c&#244;t&#233; du monde, la belle vert&#232;bre en titane qu'on lui remet en quarante-huit heures dans les cervicales &#224; Bobillier : il se r&#233;veille, il a un peu mal au cr&#226;ne, et repart comme avant. Tout content de montrer la cicatrice, qui n'&#233;tait pas sur l'arri&#232;re, mais sur le c&#244;t&#233;, et toute petite. Ah oui, qu'on en ricane, de la maladie &#8211; est-ce que &#231;a compte, au regard de ce qu'on a fait avec les amis, des cigarettes fum&#233;es, des coups de vin partag&#233;s, des nuits sans dormir et tout ce que je ne savais pas, moi, de lui ? On a bien rigol&#233;, de tout le monde moderne convoqu&#233; pour offrir au vieux Mao d&#233;glingue sa vert&#232;bre de secours, et qu'il les emmerde un an de plus : dans l'h&#244;pital, il s'occupait de ses manuscrits. &#171; Ses &#187;, ceux de Verdier, les manuscrits des autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
De toute fa&#231;on, Bob, l&#224;-dessus on &#233;tait d'accord : t'aurais &#233;crit comme tu parlais, &#231;'aurait &#233;t&#233; la cata, c'&#233;tait pas &#231;a ton boulot. Ton boulot c'est ce qu'on faisait ensemble, bricoler ces machins comme des armes, les glisser sous les portes, t&#233;l&#233;phoner au libraire. Promener un faux Volodine dans un sac en plastique et le montrer sous le coude en te marrant comme d'une bonne farce, Lutz Bassman &#231;a y est, t'as compris ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bobillier vivait sans adresse. Ou plut&#244;t une piaule dont lui seul savait l'adresse. Michon y a dormi une fois, il para&#238;t, mais comme il ne se souvenait pas comment ils y &#233;taient arriv&#233;s et repartis, risquait pas l'indiscr&#233;tion. Bobillier non pas pr&#234;t pour la clandestinit&#233;, mais qui n'aurait jamais quitt&#233; la clandestinit&#233; : nos livres, son visage. C'&#233;tait &#231;a notre fraternit&#233;, Bob Arcimboldo, pacte de sang, sa grimace et le ricanement &#224; la face du monde, c'est nous qui fournissions les dents, l'oeil, la peau ou le ventre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bobillier &#233;tait apiculteur. C'&#233;tait &#231;a son &#233;tat civil. Je n'ai aucune id&#233;e s'il a jamais touch&#233; un salaire de Verdier, et comme &#231;a ne me regarde pas, je n'irai pas demander. Depuis l'histoire des manifestations de viticulteurs, en 76, de toute fa&#231;on l&#224;-bas &#224; Verdier on leur fichait la paix, je n'imagine pas qu'on soit all&#233; v&#233;rifier leurs activit&#233;s agricoles, aux Verdier. Peut-&#234;tre que le coup de l'huile de vidange, &#224; distance, c'&#233;tait une vengeance de Montredon : ils ont la m&#233;moire longue, chez les flics d'un c&#244;t&#233;, dans les montagnes cathares de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de toute fa&#231;on elles existaient bien, les activit&#233;s agricoles, le vieux lien &#224; cette terre et ce ciel, l'arbre dans la cour devant Verdier. On y a mang&#233;, sur le vieux carrelage de la ferme, un hiver, du sanglier, Colette, si tu es l&#224;, tu t'en souviens forc&#233;ment, cette m&#233;moire-l&#224; c'est la tienne. J'y ai cueilli des fruits, &#224; Verdier : des p&#234;ches, parfaitement m&#251;res, et Bobillier &#224; c&#244;t&#233;, lui aussi avec un sac plastique, et peut-&#234;tre m&#234;me un sac de librairie. Et Bobillier qui donnait tout &#231;a &#224; mes m&#244;mes. C'&#233;tait son d&#233;faut, &#224; Bobillier, il craquait sur les m&#244;mes. Tous les m&#244;mes de ses potes, ils se souviendront de Bobillier, ils ont pris des le&#231;ons de Bobillier. Demandez aux miens, ils diront : l'anarchie, c'est Bobillier qui m'a appris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'il a jamais touch&#233; une ruche et des abeilles, Bobillier ? Peut-&#234;tre bien, apr&#232;s tout. C'est comme la piaule, je n'ai pas visit&#233;, je n'ai pas ouvert les tiroirs. Je doute qu'il ait mis beaucoup de photos sur les murs, c'&#233;tait pas son genre. Je doute qu'il y ait eu des livres, c'&#233;tait pas son genre : le petit cartable &#233;tait assez plein, avec les machins de Verdier &#224; lire ou travailler dans la nuit, pouvoir t&#233;l&#233;phoner au matin. Fran&#231;ois, c'est Bob... La r&#233;ponse tardait jamais. Verdier, Verdier, Verdier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais entre la politique, les ann&#233;es Toulouse, la manif de Montredon avec ses deux morts, et le lancement de Verdier, il y a eu Verdier la ferme. Repli je ne sais pas, mais ils en sont sortis arm&#233;s, les quatre de Verdier, et leur cercle des tout proches, dont jamais, nous autres qui viendrons apr&#232;s, ne ferons vraiment partie. Bobillier disait &#171; nous &#187; quand il voulait dire quelque chose qui ne plairait pas. Peut-&#234;tre qu'il y a eu, pour de vrai, une p&#233;riode o&#249; ils y ont cru, &#224; l'&#233;cart, aux p&#234;ches, aux abeilles. Le r&#234;ve de Lagrasse, &#171; notre &#187; Banquet (et l&#224; je dis &#171; nous &#187;, sans leur demander leur avis) vient peut-&#234;tre de ces ann&#233;es-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel rapport il y a, Bob, entre le fait d'&#234;tre d&#233;clar&#233; apiculteur aupr&#232;s de la s&#233;curit&#233; sociale agricole, et de publier nos livres ? Je lui avais pos&#233; la question, il avait rican&#233; bien s&#251;r. C'est pour &#231;a qu'on s'entendait bien, au fond, la capacit&#233; r&#233;ciproque de ne jamais r&#233;pondre aux questions de l'autre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Salut &#224; toi, l'apiculteur &#224; la vert&#232;bre inalt&#233;rable. On leur a fait quelques bons coups.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a s'appelait litt&#233;rature justement pour &#231;a : de n'avoir jamais &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme sa propre finalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(FB, d&#233;cembre 2009)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;L'Enterrement&#034; sur publie.net</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2139</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>publie.net</dc:subject>
		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>
		<dc:subject>Vend&#233;e &amp; grand Ouest</dc:subject>
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		<dc:subject>iPad</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;alors que publie.net sera pr&#233;sent sur l'iBookStore, un livre pour moi charni&#232;re...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique51" rel="directory"&gt;archives publie.net 2008-2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;publie.net&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot144" rel="tag"&gt;Vend&#233;e &amp; grand Ouest&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot249" rel="tag"&gt;lire num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot250" rel="tag"&gt;autobiographies partielles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot510" rel="tag"&gt;iPad&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2139.jpg?1352733022' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un PDF de 154 pages, version PDF eBook pour Sony ou Bookeen Opus, un ePub pour les autres supports : voici &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article328&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Enterrement / version publie.net&lt;/a&gt;, r&#233;vis&#233; et corrig&#233; par rapport &#224; l'&#233;dition papier, pile pour ses 20 ans. &lt;i&gt;Limite&lt;/i&gt;, paru chez Minuit en 1985, suivra dans quelques semaines.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A noter que les tarifs Apple nous permettent de rester tr&#232;s pr&#232;s de nos (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe src=&#034;http://publienet.immateriel.fr/fr/preview_box?id=328&#034; frameborder=&#034;no&#034; align=&#034;center&#034; width = &#034;100%&#034; height = &#034;210&#034;&gt;
&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re version de &lt;i&gt;L'Enterrement&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;e en 1983, puis reprise &#224; Rome en 1985, &#224; Berlin en 1988, finalement publi&#233;e chez Verdier en 1991 : autant dire que c'est pour moi un livre charni&#232;re, entre mise en &#233;criture du pays natal (surprise d'y retrouver des allusions &#224; ces constructions &#224; bas prix prolif&#233;rant sous la digue de l'Aiguillon-sur-Mer, par exemple, quand enfant on savait bien les mouvements erratiques de la mer...), et chemin &#224; constituer &#224; l'&#233;cart des formes pauvrement standard du &lt;i&gt;roman&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les droits num&#233;riques m'en appartiennent &#233;videmment, mais surtout le souhait de compl&#233;ter le travail de fond men&#233; par Verdier : si vous avez &lt;i&gt;L'Enterrement&lt;/i&gt; Verdier dans votre biblioth&#232;que, ou si vous vous le procurez en librairie dans sa couverture jaune (le prix en Folio est sensiblement le m&#234;me que la version num&#233;rique, il y &#233;tait paru en 1994, avec un nouveau tirage en 2000 je crois, mais on est peu inform&#233;, d&#232;s lors que c'est en poche), envoyez-moi une photo, et on vous donnera code d'acc&#232;s pour la version num&#233;rique. On doit marcher en compl&#233;ment, et disposer d'une version num&#233;rique, avec recherche plein texte, portabilit&#233; sur t&#233;l&#233;phone ou liseuse, biblioth&#232;que num&#233;rique transportable, c'est un service que vous, lecteur, &#234;tes en droit d'exiger de l'&#233;diteur lorsque vous achetez un livre papier &#8211; le contrat que vous passez avec l'auteur et l'&#233;diteur est un contrat sur la &lt;i&gt;lecture&lt;/i&gt;, donc les services qui y sont associ&#233;s, et pas seulement sur le transfert d'un objet mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois prochain, ouverture de l'iBookStore avec 100 titres de publie.net pour commencer &#8211; un virage dans les 3 ans de notre d&#233;but d'aventure avec la coop&#233;rative publie.net, pour ma part le besoin int&#233;rieur que ce soit avec un texte &#233;videmment principal de mon itin&#233;raire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A noter que les tarifs Apple nous permettent de rester tr&#232;s pr&#232;s de nos tarifs actuels de t&#233;l&#233;chargement, 3,99 pour les formes br&#232;ves ou les classiques, 5,99 &#8211; prix approximatif du poche, m&#234;me si nous acquittons une TVA de 19,6% et non 5,5% comme pour le livre &#8211;pour nos textes courants. En guise de simplification, le prix de t&#233;l&#233;chargement sur le site sera align&#233; sur les prix iPad. Nous rappelons aux amis qu&#233;b&#233;cois, australiens, japonais, isra&#233;liens (pour quelques-uns des r&#233;cents t&#233;l&#233;chargements constat&#233;s !) que la TVA n'est pas applicable hors zone euro, et est automatiquement d&#233;falqu&#233;e du prix indiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>[BANQUET DE LAGRASSE | l'espace russe]</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2125</link>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>
		<dc:subject>&#224; vous de dire</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;v&#233;nements</dc:subject>
		<dc:subject>Golovanov, Vassili (Russie)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Golovanov et d'autres au Banquet du Livre de Lagrasse, 14-15-16 mai&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique58" rel="directory"&gt;autres archives &#034;br&#232;ves&#034;, 2&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot375" rel="tag"&gt;&#224; vous de dire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot380" rel="tag"&gt;&#233;v&#233;nements&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot506" rel="tag"&gt;Golovanov, Vassili (Russie)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1652 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/golovanov.jpg?1273155310' width='500' height='203' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bien plus qu'une donn&#233;e g&#233;ographique ou g&#233;opolitique, l'immensit&#233; russe est une donn&#233;e de la conscience. Elle a fa&#231;onn&#233; les repr&#233;sentations, les mentalit&#233;s, pulv&#233;ris&#233; la notion de limite et scell&#233; le temps dans des cat&#233;gories spatiales. La mort, la renaissance, la qu&#234;te identitaire ou spirituelle s'incarnent dans des lieux, des paysages, des territoires. A l'inverse, paysages et territoires inclinent &#224; se changer en ab&#238;mes o&#249; s'engloutissent identit&#233;, m&#233;moire, r&#233;el et perspectives.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre la travers&#233;e des enfers (Gogol, &lt;i&gt;Les Ames mortes&lt;/i&gt;), la cr&#233;ation de l'enfer sous pr&#233;texte d'&#233;difier un paradis (Platonov, &lt;i&gt;Le Chantier/La Fouille&lt;/i&gt;), l'aspiration &#224; un refuge dans l'extr&#234;me (Golovanov, &lt;i&gt;Eloge des voyages insens&#233;s&lt;/i&gt;), refuge qui, pour des millions de d&#233;tenus et rel&#233;gu&#233;s est devenu, au fil de l'Histoire, le lieu du ch&#226;timent, l'espace russe multiforme et informe, appara&#238;t comme la cristallisation de tous les impossibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, par ses lignes de fuite infinies (Guirchovitch, &lt;i&gt;Apologie de la fuite&lt;/i&gt;), l'espace russe est gage de salut, offre de r&#233;demption. A l'instant du triomphe absolu de la mort (mort voulue ou non, r&#233;elle ou litt&#233;raire), l'espace russe demeure tel qu'en lui-m&#234;me (Sorokine, &lt;i&gt;Roman&lt;/i&gt;), terrain propice &#224; tous les recommencements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pr&#233;sentation et programme complet sur le site La Maison du banquet : &lt;a href=&#034;http://www.lamaisondubanquet.moonfruit.fr/#/progespacerusse/3146790&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;sentation&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.lamaisondubanquet.moonfruit.fr/#/progespacerussesuite/3148129&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;programme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>d&#233;c&#232;s de Pierre Silvain</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1935</link>
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		<dc:date>2009-11-06T14:22:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;disparition de l'auteur de &#034;Assise devant la mer&#034; et &#034;Julien Letrouv&#233;, colporteur&#034;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;site | infos, t&#233;l&#233;chargement&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1935.jpg?1352732871' class='spip_logo spip_logo_right' width='117' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour l'avoir d&#233;couvert via ses 2 livres chez Verdier, je reprends leur annonce :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;djv class=&#034;mini&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;ditions Verdier font part du d&#233;c&#232;s de &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/auteur-silvain.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pierre Silvain&lt;/a&gt;, auteur de &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-letrouve.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Julien Letrouv&#233;, colporteur&lt;/a&gt;, vendredi 30 octobre 2009 &#224; Paris. Son dernier roman Les Couleurs de l'hiver sera publi&#233; au mois de mars 2010. &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-assisedevantlamer.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Assise devant la mer&lt;/a&gt;, est en librairie depuis septembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On lira aussi, sur Pierre Silvain, l'&lt;a href=&#034;http://www.unnecessairemalentendu.com/archive/2009/10/31/pierre-silvain-colporteur.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;hommage de Claude Chambard&lt;/a&gt;. Compl&#233;ments sur &lt;a href=&#034;http://poezibao.typepad.com/poezibao/2008/04/pierre-silvain.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Poezibao&lt;/a&gt; et Jacques Josse sur &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article2535&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;remue.net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bob ne grincera plus</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1900</link>
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		<dc:date>2009-10-06T13:35:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Bergounioux, Pierre </dc:subject>
		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>
		<dc:subject>Daeninckx, Didier </dc:subject>
		<dc:subject>Bobillier G&#233;rard (&#233;diteur, Verdier)</dc:subject>
		<dc:subject>Thorel, Christian (librairie Ombres Blanches, Toulouse)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;d&#233;c&#232;s de G&#233;rard Bobillier, la vie qu'on nous arrache&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Bergounioux, Pierre &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot162" rel="tag"&gt;Daeninckx, Didier &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot372" rel="tag"&gt;Bobillier G&#233;rard (&#233;diteur, Verdier)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot462" rel="tag"&gt;Thorel, Christian (librairie Ombres Blanches, Toulouse)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1900.jpg?1352732852' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Lire ci-dessous&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;COMMUNIQUE DE PRESSE DES EDITIONS VERDIER Les Editions Verdier font part du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;
le communiqu&#233; diffus&#233; par les &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/index.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions Verdier&lt;/a&gt; apr&#232;s disparition de G&#233;rard Bobillier. Sur le Net, lire aussi &lt;a href=&#034;http://www.unnecessairemalentendu.com/archive/2009/10/06/gerard-bobillier.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claude Chambard&lt;/a&gt;, ou photo en compagnie de Pierre Michon dans &lt;a href=&#034;http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1347&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La revue des ressources&lt;/a&gt;. Ainsi que l'hommage de &lt;a href=&#034;http://bibliobs.nouvelobs.com/20091007/15079/hommage-a-gerard-bobillier&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jean-Jacques Salgon&lt;/a&gt; sur Bibliobs.
&lt;p&gt;Et touch&#233; aussi par les hommages de libraires : &lt;a href=&#034;http://lalibrairieniort.hautetfort.com/archive/2009/10/07/deces-de-gerard-bobillier.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La librairie&lt;/a&gt; (Niort), &lt;a href=&#034;http://www.mollat.com/actualites/un_bon_cru_une_mauvaise_nouvelle-18925.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mollat&lt;/a&gt; (Bordeaux) et bien s&#251;r &lt;a href=&#034;http://www.ombres-blanches.fr/sur-la-table-du-libraire/detailtab/selection/16/hommage-a-gerard-bobillier--directeur-des-editions-verdier.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ombres Blanches&lt;/a&gt; (Toulouse). Hommage aussi de Pierre Assouline, et il a suffi que je sois mentionn&#233; dans sa &lt;a href=&#034;http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/10/07/pour-saluer-bobillier/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;publique des Lettres&lt;/a&gt; pour que 736 de ses visiteurs fassent le d&#233;tour...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;Fran&#231;ois Bon | mort d'un apiculteur (sur G&#233;rard Bobillier)&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;On est de l'autre c&#244;t&#233; du monde, on a sur le t&#233;l&#233;phone portable un num&#233;ro &#224; l'h&#244;pital (je l'avais not&#233; &#224; la vol&#233;e, il y avait une erreur de transcription : &lt;i&gt;bbikier&lt;/i&gt; mais &#231;a fait rien, c'est sur ce mot-l&#224; que je cliquais). Et, de l'autre c&#244;t&#233;, la voix fraternelle : elle grin&#231;ait, comme d'habitude, elle se moquait du &lt;i&gt;crabe&lt;/i&gt;, elle repartait sur la politique, la litt&#233;rature, et ne se privait pas d'une petite grincerie suppl&#233;mentaire &#224; votre &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re fois, m&#233;tro R&#233;aumur-S&#233;basto, et on avait fait le chemin jusqu'&#224; la station sous leur nouveau bureau, aux Verdier. La silhouette si fragile d&#233;sormais, qui disait qu'encore il y avait le mal, mais que &lt;i&gt;oui, on en gu&#233;rit&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bobillier est entr&#233; dans ma vie en 1990. &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article495' class=&#034;spip_in&#034;&gt;J&#233;r&#244;me Lindon&lt;/a&gt; venait de me refuser pour la troisi&#232;me fois un texte, &lt;i&gt;L'Enterrement&lt;/i&gt;, qui me semblait trop de mon chemin pour renoncer, mais pour lui, disait-il : &#171; Ce n'est pas du roman. &#187; Comme si l'&#233;l&#233;mentaire du roman n'&#233;tait pas de faire que la r&#233;alit&#233; qu'il r&#233;invente soit consid&#233;r&#233;e comme vraie. Pierre Michon m'avait dit : &#171; Envoie-le &#224; Bob. &#8211; C'est qui, Bob ? &#187; Lui, alors que &lt;i&gt;Les vies minuscules&lt;/i&gt;, &#224; 15 mois apr&#232;s parution, &#233;taient disparues dans les oubliettes de Gallimard, venait de na&#238;tre litt&#233;rairement avec &lt;i&gt;Joseph Roulin&lt;/i&gt; sous la couverture jaune de Verdier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon tour, je pr&#233;senterai &#224; Bob Pierre Bergounioux et Didier Daeninckx. Plus tard on aurait des divergences : Bob ne se risquait pas facilement vers un nouvel auteur, et pas mal de manuscrits que je lui aurai d'abord pr&#233;sent&#233;s s'en iront voyager chez d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis c'est dix ans de voyage. On s'est engueul&#233;s bien des fois. Mais &#224; l'endroit o&#249; &#231;a compte. Il ne disait pas &lt;i&gt;je&lt;/i&gt;, on n'avait devant soi rien que le &lt;i&gt;nous&lt;/i&gt; du collectif Verdier. Sans eux, je n'aurais pas &#233;t&#233; si loin dans ma d&#233;marche, parfois bien plus loin qu'on l'oserait de soi-m&#234;me, et c'est &#231;a, un &#233;diteur. Je leur dois &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/livres/mecanique/html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;canique&lt;/a&gt; et les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les visages, Benny L&#233;vy et sa ribambelle de m&#244;mes, Armand Gatti, Milner, d'autres : sous l'arbre, dans la lumi&#232;re de Verdier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyage g&#233;ographique aussi, le laboratoire qu'a &#233;t&#233; le &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Banquet du livre&lt;/a&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On y a appris ensemble le live blogging, la photo num&#233;rique, l'impression de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de Lagrasse. L'accueil &#224; la grande table de bois sous les arbres de Verdier, la ferme historique des Corbi&#232;res. Les visages. Et lui, qui se tenait plut&#244;t dans l'ombre &#224; l'&#233;tage, y avait son bureau &#224; l'identique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces 2 derni&#232;res rencontres, il y a 1 an chez Christian Thorel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ah tiens, autre souvenir qui remonte, la fois pr&#233;c&#233;dente c'&#233;tait aussi avec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, parce que m&#234;me dans la chimio et le tunnel Bob a &#233;t&#233; entour&#233; de cette amiti&#233; solide n&#233;e de leur r&#233;seau politique toulousain des origines, et cette fois dans le m&#233;tro, j'avais dit &#224; Bob qu'il faudrait quand m&#234;me qu'on &#233;claircisse : &lt;i&gt;Tous les mots sont adultes&lt;/i&gt;, mon livre sur les ateliers d'&#233;criture, puis mon &lt;i&gt;Rolling Stones, une biographie&lt;/i&gt; qui &#233;tait pour moi l'&#233;tape autobiographique n&#233;cessaire, ou le prolongement m&#234;me des livres Verdier, il n'en avait pas voulu, et dans ce cas c'est le travail qui commande, j'&#233;tais all&#233; ailleurs &#8211; non, Bob, l'histoire des Stones ce n'&#233;tait pas un r&#234;ve &lt;i&gt;petit bourgeois&lt;/i&gt;. On &#233;tait convenu d'une nouvelle &#233;tape, des notes sur Michaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers jours, c'est Pierre Bergounioux qui me donnait les nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne serai pas &#224; leur c&#244;t&#233;, je ne sais pas si c'est dans les Corbi&#232;res ou &#224; Paris, ou Besan&#231;on, ou dans ce nulle part qu'affectionnait Bob, qui continuait de vivre &#224; la clandestine, dans un chambre dont personne ne savait l'adresse, m&#234;me pas ses proches (ah si, Michon une fois y avait dormi : &#171; mais je ne saurais pas y retourner... &#187;). C'est plus &#231;a qui va &#234;tre dur : ils y seront, les fr&#232;res, Olivier Rolin, Bergou, Daeninckx, Michon et les autres. Bob avait cr&#233;&#233; ce partage de sang, ce que J&#233;r&#244;me Lindon avait su faire, il y a d'autres ann&#233;es, avec d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir ses propres gosses dans les pattes de Bob, et lui qui s'amusait &#224; leur faire peur, ou leur donnait des le&#231;ons d'anarcho-subversion. Ou ces aller-retours qu'il faisait avec son break Citro&#235;n charg&#233; de livres &#224; la gueule &#8211; on savait qu'il avait son petit jardin secret aussi, Bob, les neuf cent bornes de solitude, ou crochet par Bordeaux, quand &#231;a le prenait : pourvu qu'il y ait les cartons de bouquins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou quand l'inondation (l'Ormieux qui d&#233;borde sous l'orage) et dans les empilements de cartons du hangar le pauvre &lt;i&gt;Enterrement&lt;/i&gt; de 120 pages semblait en faire 400. Ou quand ces trois conards de Nice-chic &#8211; depuis quelques mois on sait parfaitement leur nom et leur adresse, mais les flics et la justice ont d&#233;cid&#233; le rideau sarkosien lourd &#8211; ont &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article968' class=&#034;spip_in&#034;&gt;noy&#233; la librairie du banquet sous l'huile de vidange&lt;/a&gt;, et le t&#233;l&#233;phone chaque fois &#224; pas d'heure : &#8211; Fran&#231;ois, c'est Bob...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le reste, la voix qui grince, le petit rire en coin, le grognement au bon endroit, la silhouette qui prend &#233;cart et se fiche de vous carr&#233;ment, et le culot des bouquins, la pr&#233;cision du travail, l'engagement &#224; vos c&#244;t&#233;s quoi qu'on fasse, le partage de vie qui passe avant tous les d&#233;saccords, et le verre de vin dans ce petit restau portugais de la rue du Faubourg Saint-Antoine, on continue le voyage avec toi, Bob.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pens&#233;es pour Colette et Mich&#232;le.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;COMMUNIQUE DE PRESSE DES EDITIONS VERDIER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Editions Verdier font part du d&#233;c&#232;s de G&#233;rard BOBILLIER, leur directeur fondateur, le lundi 5 octobre &#224; Carcassonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard Bobillier a affront&#233; le cancer qui l'avait frapp&#233; depuis plus d'un an, avec un vouloir vivre et un rare courage, une volont&#233; exceptionnelle d'honorer le vivant &#224; son plus haut point de dignit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; &#224; Besan&#231;on le 12 octobre 1945, G&#233;rard Bobillier s'engage au cours des ann&#233;es 68 dans la cause r&#233;volutionnaire avec la d&#233;termination et la g&#233;n&#233;rosit&#233; qui l'ont caract&#233;ris&#233; sa vie durant. De la Gauche Prol&#233;tarienne, en passant par LIP, Toulouse et les Corbi&#232;res, o&#249; il accompagne en 1976 la lutte des viticulteurs de l'Aude, il a &#233;t&#233; de tous les combats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce pays des Corbi&#232;res qu'il aimait particuli&#232;rement, tout en se m&#233;fiant de l'illusion dangereuse d'un enracinement identitaire, il fonde en 1979 avec Benny L&#233;vy et quelques amis les Editions Verdier, &#233;tant convaincu que l'au-del&#224; du &#171; tout politique &#187; passe par une mise en r&#233;serve de l'engagement politique et par la longue patience de l'&#233;tude des textes fondateurs. L'effort exigeant de la pens&#233;e suppose d'&#339;uvrer &#224; la circulation des textes et des id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Editions Verdier ont trente ans cette ann&#233;e. Elles sont riches d'un catalogue qui traduit fid&#232;lement le geste inaugural voulu par G&#233;rard Bobillier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au premier plan, s'y inscrivent des collections de textes des grandes spiritualit&#233;s. Tout particuli&#232;rement, la collection des &#171; Dix Paroles &#187;, longtemps dirig&#233;e par Charles Mopsik, &#224; travers la publication des traductions fran&#231;aises d'ouvrages fondateurs tels que &lt;i&gt;Le Guide des Egar&#233;s&lt;/i&gt;, de Mo&#239;se Ma&#239;monide, les &lt;i&gt;Trait&#233;s&lt;/i&gt; du Talmud, ou encore le Zohar, s'efforce de permettre l'&#233;tude des grands textes philosophiques et spirituels de la tradition juive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La publication de grands textes de la philosophie &#8211; qu'il s'agisse &lt;i&gt;Des Premiers Principes&lt;/i&gt; de Damascius (dans la traduction de Marie-Claire Galp&#233;rine) ou bien &lt;i&gt;De la v&#233;racit&#233;&lt;/i&gt; du philosophe Guy Lardreau, des &lt;i&gt;Essais h&#233;r&#233;tiques&lt;/i&gt; de Jan Patocka, ou bien encore de &lt;i&gt;Rousseau : une philosophie de l'&#226;me&lt;/i&gt;, de Paul Audi &#8211; ob&#233;issait &#224; sa conviction que l'urgence de ce temps est de cr&#233;er un espace de tension fertile &#171; entre Ath&#232;nes et J&#233;rusalem &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me en est-il des autres textes de pens&#233;e et de sciences humaines qui figurent au catalogue : citons au fil des pages les livres de Jean-Claude Milner, de l'historien Carlo Ginzburg ou bien d'Henri Meschonnic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le catalogue Verdier offre &#224; lire des auteurs fran&#231;ais ou &#233;trangers parmi les meilleurs de la litt&#233;rature contemporaine &#8211; G&#233;rard Bobillier &#233;tait convaincu que, dans ce qu'elle a de plus haut, la litt&#233;rature est la chair de la Pens&#233;e. Ainsi a-t-il &#233;t&#233; l'&#233;diteur de Pierre Michon avec qui il a entretenu un long compagnonnage d'amiti&#233; et de pens&#233;e, ou encore de Pierre Bergounioux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, &#224; c&#244;t&#233; des &#233;ditions Verdier, G&#233;rard Bobillier a impuls&#233; de fa&#231;on d&#233;cisive, comme il savait le faire, la cr&#233;ation de la Maison du Banquet et des g&#233;n&#233;rations, &#224; Lagrasse, dans ce m&#234;me pays des Corbi&#232;res, qui organise notamment depuis 1995 le &#171; Banquet du Livre &#187;, au mois d'ao&#251;t. C'est l&#224; un lieu rayonnant d'&#233;tude et d'&#233;change, autour du livre et de la pens&#233;e. Sa vie, G&#233;rard Bobillier l'avait d&#233;di&#233;e &#224; cette exigence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On y a appris ensemble le live blogging, la photo num&#233;rique, l'impression de livres en temps r&#233;el sur l'&#233;norme machine mise &#224; disposition par Rank Xerox. Il y avait le cin&#233;ma en plein air, les ateliers d'&#233;criture, les lectures dans le clo&#238;tre...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ah tiens, autre souvenir qui remonte, la fois pr&#233;c&#233;dente c'&#233;tait aussi avec Christian, sur cette demi terrasse implant&#233;e sur le trottoir en face la librairie, matin de soleil pendant le Marathon des mots, il avait Bob donc, et Volodine &#8211; peux vous dire que la conversation de ces deux taiseux-l&#224; &#231;a fatiguait pas les oreilles, et pourtant la densit&#233; de moments qui restent...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pierre Bergounioux | Descartes, une certaine paresse</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1753</link>
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		<dc:date>2009-04-30T08:17:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Bergounioux, Pierre </dc:subject>
		<dc:subject>Descartes, Ren&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>
		<dc:subject>Van Oorschot, Wooter (Nederland)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;un Bergounioux comme une danse avec g&#233;ographie, et hommage &#224; Wouter Van Oorschot&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Bergounioux, Pierre &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;Descartes, Ren&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;Van Oorschot, Wooter (Nederland)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1753.jpg?1352732722' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
La premi&#232;re &lt;i&gt;M&#233;ditation&lt;/i&gt; a &#233;mis les plus grandes r&#233;serves sur ce qui, jusqu'alors, passait pour r&#233;alit&#233;. Ce que l'on voit et croit exister pourrait bien n'&#234;tre qu'un r&#234;ve, une &#233;manation fantastique du sommeil. Celui-ci, non plus que la veille, n'indique jamais si ce que l'on per&#231;oit existe par soi ou seulement dans la pens&#233;e, pour nous seuls. On reconna&#238;t, dans un langage serr&#233;, &#233;pur&#233;, l'&#233;quivoque qu'affrontent les h&#233;ros de ce temps, Hamlet dans un Danemark &lt;i&gt;made in England&lt;/i&gt;, Don Quichotte dans la tr&#232;s r&#233;elle Castille de 1600. Un autre Espagnol de ce temps, Calderon, a compos&#233; une pi&#232;ce au titre exemplaire, &lt;i&gt;La vie est un songe&lt;/i&gt;. Le personnage principal, autre prince, est manipul&#233; de telle sorte qu'il n'est jamais assur&#233; d'agir pour de bon, de se rem&#233;morer un fait r&#233;el ou un songe qu'il aurait fait. Donc, Descartes, &#224; qui il faut une certitude ne peut admettre aucune des donn&#233;es que lui livrent ses sens parce que, &#233;tant sujet au sommeil et ne sachant s'il fort, il risquerait de prendre ses visions pour la r&#233;alit&#233; et l'enseignement qu'il en tirerait n'aurait pas plus de consistance ni de validit&#233; qu'un r&#234;ve. C'est beaucoup et pourtant ce n'est pas tout.
&lt;p&gt;Il croit devoir pr&#233;venir le lecteur, avant de l'entra&#238;ner plus loin, dans le vertige dont l'esprit est saisi lorsqu'il s'attache &#224; reconsid&#233;rer toute chose &#224; nouveaux frais. Il &#233;crit : &#171; Je ne saurais aujourd'hui trop accorder &#224; ma d&#233;fiance puisqu'il n'est pas maintenant question d'agir, mais seulement de m&#233;diter et de conna&#238;tre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que l'histoire d'un livre remplace ou compl&#232;te ce qu'il vous fait traverser, lui, dans les trois heures de temps r&#233;el du voyage lin&#233;aire qu'est sa lecture ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe &#224; Amsterdam, au bord du Herengracht (le plus beau canal circulaire du centre ?) une maison &#233;troite et verticale assez curieuse : le sous-sol est une chambre forte, je ne sais plus bien l'histoire, peut-&#234;tre ancienne banque &#8211; mais histoire plus douloureuse : la Gestapo s'en servait pour interrogatoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis elle est devenue la maison d'&#233;dition &lt;a href=&#034;http://www.vanoorschot.nl/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Van Oorschot&lt;/a&gt;, qui s'&#233;tait d'abord sp&#233;cialis&#233;e dans les traductions de russe, et de classiques fran&#231;ais. Dans la cave fortifi&#233;e du sous-sol, des rayons de bois jusqu'au plafond, avec les oeuvres compl&#232;tes retraduites de Dostoievski ou Gogol, et les &lt;i&gt;Illusions perdues&lt;/i&gt; et bien d'autres...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1199 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/VanOorshot1.jpg?1241079417' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le rez-de-chauss&#233;e, c'est ce qu'on trouve dans toutes les maisons d'&#233;dition papier, et qui tend d&#233;sormais &#224; m'&#233;tonner, avec le go&#251;t de la lecture num&#233;rique : pi&#232;ce pour les cartons, le papier kraft, les palettes de livraison. Des bureaux de plus en plus minuscules &#224; mesure qu'on monte les &#233;tages, et tout en haut, o&#249; habite Wouter Van Oorschot &#8211; le fils du fondateur &#8211; un piano &#224; queue ancien dont je me demande comment il a pu grimper l&#224;. Et lui, il vous jouera du Scarlatti en pleine nuit...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reprenons : en longeant le Herengracht, l'universit&#233;, et le d&#233;partement d'&#233;tudes fran&#231;aises, et le bureau de Manet Van Montfrans, qu'on a plaisir particulier &#224; entendre &lt;a href=&#034;http://remue.net/cont/Perec_Montfrans.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;parler de Perec&lt;/a&gt;. Et, autour de Manet, ses coll&#232;gues et &#233;tudiants, des traducteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'on s'est retrouv&#233; toute une poign&#233;e d'auteurs &#224; &#234;tre traduits, dans un processus tr&#232;s amical et confiant, dans un pays dont la quantit&#233; d'habitants ne permet pas, &#233;videmment, que l'&#233;diteur en vive, et devenu d&#233;sormais un pays bilingue : on y parle et lit l'anglais, la Hollande a rejoint le grand &#233;chiquier et nous tourne le dos (discussions avec Wouter sur l'impossibilit&#233; de traduire mes Rolling Stones ou mon Dylan : comment imaginer de passer par le fran&#231;ais quand le lien avec le pays source est direct ?).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1200 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/VanOorshot2.jpg?1241079453' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et qu'Amsterdam, depuis une quinzaine d'ann&#233;es, est un d&#233;tour r&#233;gulier (quelques souvenirs &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/wcam/0403ADam.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article120&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;). Et, avec Wouter, l'&#233;coute de Scarlatti compl&#233;t&#233;e par ces heures de voiture en travers du pays...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi commence &#8211; non pas le livre de Bergounioux, &lt;i&gt;Une chambre en Hollande&lt;/i&gt; &#8211; mais l'id&#233;e qui y a conduit : Wouter envoie &#224; Pierre Michon, Pierre Bergounioux et moi-m&#234;me une lettre sugg&#233;rant que chacun lui propose un r&#233;cit li&#233; &#224; Amsterdam, qu'on publierait en n&#233;erlandais, livre &#224; trois voix, sans publication fran&#231;aise... Et Wouter fixe g&#233;n&#233;reusement le prix de la commande... Sauf que... Sauf que, pour moi, et m&#234;me apr&#232;s plusieurs relances, l'&#233;criture est ce qui emporte, qu'on n'en d&#233;cide pas. J'irais bien voir du c&#244;t&#233; de &lt;a href=&#034;http://images.google.fr/images?q=saenredam&amp;oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;sa=N&amp;hl=fr&amp;tab=wi&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Saenredam&lt;/a&gt; (Bergounioux m'envoyait des suggestions : tel Vend&#233;en venu s'illustrer &#224; Amsterdam, ou la fa&#231;on dont les Hollandais &#233;taient venus cr&#233;er de toutes pi&#232;ces, au pays de Rabelais, le polder o&#249; j'&#233;tais n&#233;... mais non, si j'avais &#233;crit, &#231;'aurait &#233;t&#233; sur les architectures vides de Saenredam). Et puis j'avais mes livres sur le rock, j'ai ce site qui mange une large partie de l'&#233;criture...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et donc Pierre (Bergounioux), qui nous attendait, avec son texte &#233;crit dans les temps...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voici donc publi&#233; chez Verdier : &lt;i&gt;Une chambre en Hollande&lt;/i&gt;, c'est bref, 58 pages, &#231;a se lit d'un mouvement...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
C'est alors qu'il pourrait croiser, en chemin, un artisan juif d'Amsterdam venu pour affaires, avec des &#233;chantillons de verre dans une bo&#238;te capitonn&#233;e, et son petit gar&#231;on, Baruch, qui l'accompagne pour la premi&#232;re fois. On peut r&#234;ver. Des hommes qui partageaient les m&#234;mes vues, le m&#234;me souci, qui &#233;taient fr&#232;res dans l'ordre souverain de l'&#233;nonciation, se sont rencontr&#233;s sans savoir combien ils &#233;taient proches. Par exemple, Proust et Joyce, de leur vivant, un soir, au Ritz, &#224; Paris, vers 1920. Ou encore Shakespeare et Cervant&#232;s, au jour de leur mort, le m&#234;me exactement, en avril 1616 &#8211; mais c'est &#224; nous, lecteurs, de faire le rapprochement. Le gar&#231;onnet, dont le premier travail, dans vingt-cinq ans, s'intitulera &lt;i&gt;Les principes de la philosophie de Descartes&lt;/i&gt;, ignore qu'il aurait pu croiser l'auteur, qu'il l'a peut-&#234;tre entrevu dans une rue de Leyde, serrant, sous son manteau, les feuillets du &lt;i&gt;Discours de la m&#233;thode&lt;/i&gt;.
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est la fa&#231;on de Bergounioux. &#212; vous qui ne supportez pas la grande oralit&#233; livresque de Pierre, vous qui le traitez de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article856' class=&#034;spip_in&#034;&gt;fossile&lt;/a&gt;, qui y voyez de l'acad&#233;misme et pas cette vie inqui&#232;te, donn&#233;e &#224; l'autre, qui est la sienne, n'allez pas lire ce livre. Laissez-le o&#249; il est, il ne vous en voudra m&#234;me pas : il est ailleurs, et nous autres on sait bien ce qu'on doit &#224; cet effort-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est important, ici, c'est que Pierre a &#233;crit non pas vers notre langue, vers le territoire g&#233;ographique qui est celui de notre langue (la langue, elle, ne change pas &#8211; et elle ne s'&#233;crit pas en fonction de lecteurs, d'un destinataire), et il n'&#233;crit pas comme un pi&#232;ce du puzzle serr&#233; que sont d&#233;sormais ses livres, mais comme un hors temps, un hors jeu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1201 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/VanOorschot3.jpg?1241079467' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On s'est habitu&#233;, ces derni&#232;res ann&#233;es, &#224; cette fa&#231;on de Bergounioux de tisser un plan d'ensemble, qui est d'abord un plan temporel : il est d'un pays o&#249; les traces n&#233;olithiques affleurent, et o&#249; la soci&#233;t&#233; rurale est rest&#233;e largement inchang&#233;e jusqu'&#224; (voir ce que je consid&#232;re comme un de ses livres les plus oniriques et formellement neufs, &lt;i&gt;La mort de Brune&lt;/i&gt;) l'arriv&#233;e telle qu'il la d&#233;crit de la premi&#232;re station-service &#224; Brive...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans &lt;i&gt;Une chambre en Hollande&lt;/i&gt;, de poser g&#233;ographiquement notre bout de continent dans sa constitution m&#234;me comme territoire, via les grandes circulations et les r&#233;currences de conflit depuis l'histoire romaine, ouvrant le r&#233;cit par ces affrontements et massacres des tribus gauloises, puis l'&#233;dit de Nantes et sa r&#233;vocation, la Hollande donn&#233;e &#224; l'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, dans ce brassage, avec ces guerres tr&#232;s obscures dans le fond de l'Europe centrale, en Pologne ou dans les Carpates, ce jeune type qui marche parce qu'il se cherche, qui a de l'argent et pourrait avoir une charge d'intendance &#224; Rennes ou Ch&#226;tellerault, mais va d&#233;lib&#233;r&#233;ment dans ces lieux de nuit, de si&#232;ge, de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Comme le &lt;i&gt;Discours&lt;/i&gt;, dans sa concision, laisse &#224; d&#233;sirer ! L'extr&#234;me d&#233;pouillement du d&#233;cor o&#249; le sujet rationnel s'&#233;veille &#224; lui-m&#234;me rend pr&#233;cieuse la moindre indication &#8211; l'&#233;tranger, la mauvaise saison, une parfaite solitude, ni soins ni passions.
&lt;p&gt;Le monde est d'abord une extension ind&#233;finie de soi, le soi &#8211; le sujet &#8211; un pli indistinct dans le monde. Pourquoi percer les apparences quand elles nous confortent dans le sentiment de nous-m&#234;me, le prolongent et l'augmentent de mille impressions agr&#233;ables, immenses, irr&#233;cusables ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien s&#251;r tant d'anecdotes sur la vie de Descartes, les probl&#232;mes d'alg&#232;bre r&#233;gl&#233;s au passage dans les villes, et l'oeuvre philosophique &#233;crite sur le tard, dans un temps restreint &#224; l'extr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra l'oublier ici : quand on sort du r&#233;cit de Bergounioux, on n'a vu que cela, les villes, la nuit, l'obscurit&#233; globale des hommes (aurait-elle chang&#233; ?) et celui qui inlassablement marche, parce qu'inquiet. Et cette phrase sur la n&#233;cessaire et pr&#233;alable &lt;i&gt;paresse&lt;/i&gt;, &#233;loge du non-faire parce que seul biais pour se laisser porter au point le plus apor&#233;tique de l'exp&#233;rience des hommes, Descartes parlant de lui-m&#234;me dans cette premi&#232;re &lt;i&gt;M&#233;ditation&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
[...] l'aveu que ce dessein est p&#233;nible et laborieux, et qu'une certaine paresse l'entra&#238;ne insensiblement dans le train de sa vie.
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que deux autres r&#233;cits pourraient venir encadrer celui de Pierre Bergounioux pour une publication chez Wouter Van Oorschot, au bord du Herengracht ? Qui &#233;tait-il, pour ce qui m'en revient, dans cette m&#234;me nuit obscure, ce Saenredam qui peignait des &#233;glises vides ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a, mais chez Verdier, cette danse g&#233;ographique de Bergounioux, tout enti&#232;re sur Descartes et o&#249; pourtant Descartes, dirait-on, compte tellement moins que cette nuit o&#249; tant d'autres croisent, de Cervant&#232;s &#224; Spinoza... Et c'est trois heures de &lt;i&gt;lecture&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;zone&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_1198 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/gif/arton11909-eec7e.gif' width='199' height='127' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bibliosurf.com/Une-Chambre-en-Hollande&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commander le livre chez Bibliosurf&lt;/a&gt;.
&lt;br&gt;&lt;i&gt;Librairie en ligne, 5% de remise, port gratuit &#224; partir 25 euros&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;autres liens :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-chambrehollande.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une chambre en Hollande&lt;/a&gt; chez Verdier
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; lecture &lt;a href=&#034;http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/02/une-chambre-en-hollande-de-pierre-bergounioux-une-lecture-de-tristan-hord%C3%A9.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par Tristan Hord&#233;&lt;/a&gt; sur Poezibao
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; lecture par &lt;a href=&#034;http://fredericferney.typepad.fr/mon_weblog/2009/02/bergounioux.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fr&#233;d&#233;ric Ferney&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; on sera &lt;a href=&#034;http://mille-feuilles.fr/post/2009/04/10/CARTE-BLANCHE-A-PIERRE-BERGOUNIOUX&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le 12 mai aux Millefeuilles&lt;/a&gt; avec Pierre, son fr&#232;re Gabriel, et G&#233;rard Mac&#233;, bienvenue...
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; et merci Google de nous proposer, &#224; requ&#234;te du titre, le site &lt;i&gt;250 chambres &#224; Amsterdam, les h&#244;tels les moins chers&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Photos :&lt;/strong&gt;&lt;br&gt; En haut, buste de Descartes &#224; la maison Descartes d'Amsterdam, puis int&#233;rieurs de la &lt;a href=&#034;http://www.vanoorschot.nl/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;maison d'&#233;dition Van Oorschot&lt;/a&gt;, et ci-dessous Wouter, leur directeur, &#224; l'origine de la commande de &lt;i&gt;Une chambre en Hollande&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1202 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/VanOorschot5.jpg?1241079480' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>onze Michon pour un seul</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1744</link>
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		<dc:date>2009-04-20T19:33:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>
		<dc:subject>Michon, Pierre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;les Onze de Pierre Michon battront-ils le record de buzz de Lutz Bassman ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot41" rel="tag"&gt;Michon, Pierre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1744.jpg?1352732714' class='spip_logo spip_logo_right' width='119' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On commence &#224; en entendre parler, et d'aucuns l'ont lu : ce n'est pas mon cas, mon vieux fr&#232;re Michon me tenant rigueur des textes &#224; lui consacr&#233;s, que je voulais en hommage, et la question que pose &#224; quiconque est son contemporain une telle &#233;criture, &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article609&#034;&gt;Pierre Michon, salon des hommages refus&#233;s&lt;/a&gt; : ou lecture directe ici, double cliquez sur l'ic&#244;ne Calameo :&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align: center;&#034;&gt;&lt;div style=&#034;font-weight: bold;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://calameo.com/books/0000060417139e0daac28&#034;&gt;Fran&#231;ois Bon | Comment nous avons invent&#233; Pierre Michon et pourquoi&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;padding-top: 8px;&#034;&gt;&lt;object classid=&#034;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&#034; width=&#034;240&#034; height=&#034;147&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://v.calameo.com/1.0/cmini.swf?bkcode=0000060417139e0daac28&amp;langid=fr&amp;clickTo=view&amp;clickTarget=_blank&amp;autoFlip=0&amp;showArrows=0&amp;page=1&#034;&gt;&lt;param name=&#034;scale&#034; value=&#034;noscale&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;loop&#034; value=&#034;false&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;salign&#034; value=&#034;t&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;wmode&#034; value=&#034;transparent&#034; /&gt;&lt;embed src=&#034;http://v.calameo.com/1.0/cmini.swf&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; scale=&#034;noscale&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034; loop=&#034;false&#034; salign=&#034;t&#034; wmode=&#034;transparent&#034; style=&#034;width:240px; height:147px&#034; flashvars=&#034;bkcode=0000060417139e0daac28&amp;langid=fr&amp;clickTo=view&amp;clickTarget=_blank&amp;autoFlip=0&amp;showArrows=0&amp;page=1&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Et pour le voir en vrai, toujours les 26' de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article856' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les nouveaux malfaiteurs&lt;/a&gt;, l'&#233;mission culte de &lt;i&gt;Qu'est-ce qu'elle dit Zazie&lt;/i&gt; 1999 (6200 visionnages sur tiers livre &#224; cette date)... Ou la petite &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article38' class=&#034;spip_in&#034;&gt;photo de famille&lt;/a&gt; ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi donc, Pierre Michon fait enfin para&#238;tre ses &lt;i&gt;Onze&lt;/i&gt;, son combat avec la R&#233;volution fran&#231;aise. Me souviens que longtemps son &lt;i&gt;Rimbaud&lt;/i&gt; devait &#234;tre un livre sur &lt;i&gt;le fr&#232;re de Rimbaud&lt;/i&gt;, qui finalement ne sera plus qu'un chapitre non fait, au bout du livre implacable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, en attentant &lt;i&gt;Les Onze&lt;/i&gt;, relire l'extrait librement propos&#233; sur le site du &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/97/n29/inedits1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Banquet des livres&lt;/a&gt;, Lagrasse, &#233;dition 1997 (le troisi&#232;me chapitre des &lt;i&gt;Onze&lt;/i&gt;). Toujours &#233;trange, la m&#233;moire d'Internet au-del&#224; de la n&#244;tre, puisque j'y retrouve une longue s&#233;quence de pr&#233;figuration de &lt;i&gt;Prison&lt;/i&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/97/n33/inedits1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;53 fois la faute&lt;/a&gt;, un texte de Bergounioux, &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/97/n34/inedits1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Partir&lt;/a&gt;, un autre de Quignard, &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/97/n32/inedits1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le peigne&lt;/a&gt;, de Darley &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/97/n31/inedits1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Sang&lt;/a&gt;, de G&#233;rard Mac&#233; &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/97/n28/inedits1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'enfance de l'art&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/97/n26/inedits1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ravachol il avait raison&lt;/a&gt; de Pierre Autin-Grenier et &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/97/n25/ignace1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ignace&lt;/a&gt; d'Olivier Rolin, ou un petit &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/banquet/97/n27/cadavre1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Daeninckx&lt;/a&gt; pour la route... On savait ce que &#231;a voulait dire &#234;tre ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, voil&#224; : &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-lesonze.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Onze&lt;/a&gt; est annonc&#233;... et ce sera le &lt;i&gt;douzi&#232;me&lt;/i&gt; livre de Michon !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;zone&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_1191 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/gif/arton12850-de0bb.gif' width='199' height='127' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lire &lt;i&gt;Les onze&lt;/i&gt; de Pierre Michon d&#232;s parution : &lt;br&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.bibliosurf.com/Les-Onze&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;commande imm&#233;diate sur bibliosurf.com&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;&lt;i&gt;libraire en ligne _ 5% remise _ frais de port gratuits &#224; partir 25 euros&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Claro ment</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1250</link>
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		<dc:date>2008-04-17T05:39:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>
		<dc:subject>Claro</dc:subject>
		<dc:subject>Volodine, Antoine</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Antoine Volodine sait-il comment Lutz Bassmann se sert de lui ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot100" rel="tag"&gt;Claro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot243" rel="tag"&gt;Volodine, Antoine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1250.jpg?1352732401' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On lit, en prison. On a m&#234;me beaucoup de temps pour lire. Il y a des biblioth&#232;ques, en prison. Alors &#233;videmment c'est un puissant d&#233;rivatif. Evidemment aussi qu'une oeuvre toute bas&#233;e sur les vies imaginaires, mais les vies imaginaires de mondes noirs, avec de la violence, des conspirations, un monde qui finalement ressemble au n&#244;tre comme un fin d&#233;calque : juste un tout petit peu d'&lt;i&gt;ordre&lt;/i&gt; en plus, juste quelques secondes de plus en avant dans la fuite du temps, peut fasciner un homme, jusqu'&#224; lui faire emprunter les travers stylistiques d'un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste qu'&#224; Antoine Volodine, traducteur de Maria Soudaieva, on a d&#233;j&#224; fait le coup : pour annihiler un des livres les plus surprenants, et les plus dangereux, de la r&#233;cente histoire litt&#233;raire, on fait courir le bruit qu'il a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par son traducteur, qu'il ne d&#233;note pas un &#233;tat, ou une r&#233;volte du monde, mais la simple fantaisie d'un auteur de province, au demeurant tr&#232;s secret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claro est un traducteur physique, un traducteur &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article99&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d'exception&lt;/a&gt;, en ce moment au corps &#224; corps avec Pynchon. Donc, quand il voit une phrase, il d&#233;crypte des harmoniques qui, &#224; nous, sont relativement inaudibles ou invisibles. Par exemple, la page 97 de Lutz Bassmann (mais j'ai ouvert au hasard les &lt;i&gt;Moines-soldats&lt;/i&gt;) :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;strong&gt;Un univers prol&#233;tarien du secours&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Seuls ceux que j'aime, &#233;coutez !&lt;br&gt;
Comme il n'obtenait aucune r&#233;ponse, Monge reprit sa respiration et s'immobilisa une seconde, et il r&#233;p&#233;ta : &lt;br /&gt;&#8212; Seuls ceux que j'aime, seuls ceux que j'aime, &#233;coutez !&lt;br&gt;
La phrase se perdit. De nouveau elle s'effilocha et disparut dans le noir du tunnel. La nuit absorbait tout. Il faisait chaud, on &#233;touffait, on luttait contre la peur. Pour ne pas avoir l'impression d'&#234;tre mort, Monge lan&#231;ait devant lui la formule rituelle, comme l&#224;-bas on lui avait conseill&#233; de faire le plus souvent possible. Son cri ressemblait au mugissement qu'on &#233;met &#224; la fin d'un r&#234;ve, quand le visage appelle au secours pour que les yeux s'ouvrent ; quand le corps se d&#233;bat pour basculer dans un autre monde. Vous avez d&#233;j&#224; v&#233;cu &#231;a, vous aussi, sans doute. Non ?...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'usage de l'apostrophe, la r&#233;currence install&#233;e : en apparence, Volodine. &lt;br&gt;
Le culot du pass&#233; simple, et la douce r&#233;gression vers l'imparfait pour l'effet de r&#233;el : en apparence, Volodine. &lt;br&gt;
L'attention au langage, mais, si on l&#232;ve la trappe, la nuit, la peur : en apparence, Volodine. &lt;br&gt;
L'appui sur les consonnes riches (vous avez compt&#233; les e muets ? Statistiquement, il n'y a que Volodine, apr&#232;s Perec, mais expr&#232;s, pour refuser &#224; ce point l'usage du e muet), mais aussi l'humour second degr&#233; (le mot &lt;i&gt;mugissement&lt;/i&gt; dans un r&#234;ve, vous y croyez...), ou bien ce point d'interrogation suivi de trois points, avec effet rh&#233;torique sur interpellation lecteur : il faudrait croire qu'on reconna&#238;t Volodine, mais un Volodine qui ferait expr&#232;s d'utiliser de grosses ficelles pour laisser croire que ce n'est pas lui ? Non, moi je le connais, Volodine : un type franc, direct, un type qui vous sourit, un &#233;crivain suffisamment attach&#233; &#224; ses propres livres, assez &#224; faire avec son oeuvre, alors arr&#234;tez...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc Claro ment : mais pas expr&#232;s, je suppose que ce n'est pas une intention, une conspiration, ou encore une manipulation parce qu'il serait pris lui aussi dans ces tractations entre grouspucules, donant donnant, moyens de pression etc... Claro donc &#233;crit ce matin, dans son &lt;i&gt;Clavier cannibale&lt;/i&gt;, la phrase suivante : &lt;a href=&#034;http://towardgrace.blogspot.com/2008/04/la-pile-qui-dure-longtemps-longtemps.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Antoine Volodine, pour notre plus grand plaisir, souffre de bilocation exotique&lt;/a&gt;. L'all&#233;gation ici est claire : &#224; peine sorti lui-m&#234;me de cette machination qu'il nous livre en &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1200' class=&#034;spip_in&#034;&gt;r&#233;&#233;crivant Flaubert&lt;/a&gt;, se laisserait prendre &#224; ses propres miroirs en faisant de Volodine le Flaubert de Bassmann etc, enfin qu'il n'y aurait qu'une seule plume et que Volodine, non pour l'app&#226;t du gain (dans ce cas il serait all&#233; chez un autre &#233;diteur) mais pour renforcer la cr&#233;dibilit&#233; de Bassmann en &#233;ditant les deux opuscules chez un &#233;diteur dont on conna&#238;t le lien avec les mouvances gauchistes, et m&#234;me arm&#233;es... Allons, &#231;a fait un peu trop, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste qu'on est en droit de se m&#233;fier. Il y a du &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article806' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Souda&#239;eva&lt;/a&gt; dans Bassmann, m&#234;me si la prison a remplac&#233; l'asile. Sans des ann&#233;es de prison, on ne peut pas &#233;crire &#231;a : Volodine n'est jamais all&#233; en prison, que je sache. Je veux bien qu'il soit imaginatif, et m&#234;me un inventeur d'imaginaire &#224; muscle, depuis son premier livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ces brusques acc&#233;l&#233;rations noires, on sait bien que ce n'est pas un amateur en &#233;criture qui les invente, encore &lt;i&gt;Moines-soldats&lt;/i&gt;, p 176, rien que la syncope avant le double point de l'incise, ou ensuite la bascule des notations physiques ext&#233;rieures &#224; l'univers mental int&#233;rieur, oui il y a de quoi se tromper :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Et ainsi s'&#233;tait d&#233;roul&#233;e la nuit : souvenirs de tas de cailloux en noir et blanc, reprises grondantes et ahanements du moteur Diesel, cahots, odeurs de sueur, de linge sale, appels lancinants, disharmonieux, demi-sommeil, m&#233;ditation sur l'humanit&#233; mourante, sur la guerre noire qui l'avait men&#233;e dans le gouffre, sur l'impossible renaissance, sur la fin.
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;demi-sommeil&lt;/i&gt; : 4&lt;br&gt;
&lt;i&gt; m&#233;ditation sur l'humanit&#233; mourante&lt;/i&gt; : 11&lt;br&gt;
&lt;i&gt;sur la guerre noire qui l'avait men&#233;e dans le gouffre&lt;/i&gt; : 14...&lt;br&gt;
&lt;i&gt;sur l'impossible renaissance&lt;/i&gt; : 8&lt;br&gt;
&lt;i&gt;sur la fin&lt;/i&gt; : 3 &lt;br&gt;
R&#233;solution du 4 en 3 par le passage au 14 apr&#232;s le 11 : un ma&#238;tre de la prose et de la symbolique secr&#232;te des nombres premiers...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouve d&#233;j&#224; des entreprises de diss&#233;mination des &lt;i&gt;Ha&#239;kus de prison&lt;/i&gt; de Lutz Bassmann : que l'&#233;diteur et l'auteur aient choisi un blog tenu du Japon pour propager leurs ha&#239;kus devrait d&#233;j&#224; inciter &#224; la m&#233;fiance ( &lt;a href=&#034;http://www.berlol.net/dotclear/index.php/2008/04/16/978-tond-la-laine-avant-meme-qu-elle-ne-pousse&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;v&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.berlol.net/dotclear/index.php/2008/04/14/976-meme-un-attentat-dans-la-cour&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;o&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.berlol.net/dotclear/index.php/2008/04/13/975-tire-sur-la-corde-larmifere&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;i&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.berlol.net/dotclear/index.php/2008/04/11/973-en-torturant-delicatement-la-page&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&lt;/a&gt;). Patrick Rebollar, c'est connu, s'est &lt;a href=&#034;http://www.berlol.net/dotclear/index.php/2006/09/06/384-qu-on-deballe-qu-on-ouvre-qu-on-teste-et-qu-on-soupese&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;introduit&lt;/a&gt; aupr&#232;s de Volodine. Manipul&#233; ou manipulateur, on peut dire que c'est du marketing bien fait : venir nous dire depuis le Japon, a raison d'un extrait par jour, qu'il s'agit l&#224; d'un texte g&#233;nial, m&#233;connu, &#224; d&#233;couvrir d'urgence, bravo les amis. Quitte &#224; me f&#226;cher d&#233;finitivement avec Rebollar&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#224; noter que, se voyant en difficult&#233;, PR ajoute le soir m&#234;me &#224; son billet (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, lequel en rajoute ce matin, via vid&#233;o YouTube qu'ici j'ins&#232;re : Lutz Bassmann aurait visage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le savant contrejour, et la diction de la voix, qui ne reconna&#238;trait pas la silhouette et la voix&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;la silhouette et la voix : St&#233;phanie B&#233;ghain que, comme par hasard, on (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? Mais on ferait alors le m&#234;me coup qu'&#224; Volodine : un effet de contre-jour et d'anonymat, et Lutz Bassmann devient la seule fiction digne qui paraisse en librairie ces jours-ci (Claro pr&#233;ciserait : depuis &lt;i&gt;Madman Bovary&lt;/i&gt; ?) Preuve ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;425&#034; height=&#034;355&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/eP04JzhwDbk&amp;hl=en&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;wmode&#034; value=&#034;transparent&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/eP04JzhwDbk&amp;hl=en&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; wmode=&#034;transparent&#034; width=&#034;425&#034; height=&#034;355&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;Donc, depuis ce matin, et comme par hasard &#224; 2 semaines exactement de la mise en librairie, annonc&#233;e le 2 mai, voil&#224; un &lt;a href=&#034;http://www.lutzbassmann.org/main.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site Lutz Bassmann&lt;/a&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;comme si l'&#233;quipe de chaoid plus Verdier n'&#233;tait pas capable de monter un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et, comme par hasard, c'est le jour m&#234;me que Patrick Rebollar nous en informe, et c'est le jour m&#234;me que Claro distille ses all&#233;gations sur un pr&#233;tendu jeu d'h&#233;t&#233;ronymes au b&#233;n&#233;fice de Volodine : manipulation, c'est trop organis&#233;, &#231;a ressemble trop aux pratiques de Verdier. La preuve ? C'&#233;tait au Salon du livre, il y a trois semaines, j'avais crois&#233; G&#233;rard Bobillier, de Verdier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;de m&#234;me, au dernier Marathon des mots de Toulouse, le samedi en fin de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il tenait &#224; la main un banal sac de plastique, il m'a sorti les deux livres : &#8211; Regarde, m'a-t-il dit... &#8211; Oui, je sais que vous allez sortir &#231;a, j'ai dit.... &#8211; Mais lis, il a insist&#233;. J'ai ouvert au hasard, et moi aussi j'ai lu trois paragraphes des &lt;i&gt;Moines soldats&lt;/i&gt;, deux ha&#239;kus : &#8211; Merde, il a fait &#231;a, j'ai dit.... &#8211; T'as tout compris, a dit Bobillier, qui a repris les livres et s'est fondu aussit&#244;t dans la foule.... : il s'agissait donc que je croie moi aussi, en quelques secondes, &#224; la fausse identit&#233; pr&#233;tendue, au coup de bluff mont&#233; sur Volodine, sous le nom post-exotique de Bassmann....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y en a assez d&#233;sormais, de r&#233;duire la litt&#233;rature &#224; des coups, des manipulations, des conspirations, de faux auteurs, de faux noms. Je m'insurge d'autant qu'il n'y a pas d'&#234;tre plus aimable et poli et d'attentif &#224; la langue et d'indiff&#233;rent &#224; la publicit&#233; qu'Antoine Volodine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, imaginez qu'il ait &#233;crit ces textes : vous croyez franchement que, pour donner illusion &#224; la personne de Bassmann, il soit all&#233; les confier aux fr&#232;res Ruffel, experts en sites bizarres comme &lt;a href=&#034;http://www.chaoid.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chaoid&lt;/a&gt;, et dont l'un a d&#233;j&#224; &#233;crit une th&#232;se sur lui, Volodine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'id&#233;e Bassmann de la litt&#233;rature, la manipulation, la conspiration font partie du jeu : il s'agit quand m&#234;me au d&#233;part de d&#233;lits politiques, de logiques de coup d'&#233;tat. Une poign&#233;e de gens d'un autre temps, quand on s'imaginait la r&#233;volution, etc., monte une op&#233;ration de marketing litt&#233;raire aux d&#233;pends de Volodine, qu'ils tiennent (Volodine ayant malheureusement accept&#233;, autrefois, participation de Bassmann &#224; son &lt;i&gt;post-exotisme&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et s'il avait suffit de dire, plus honn&#234;tement : Lutz Bassmann a peut-&#234;tre fait dans sa vie des choses pas avouables ni recommandables, qu'il paye en prison, mais son livre est un grand livre sur la r&#233;volte, la col&#232;re, le r&#234;ve, et aussi l'enfermement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous ne me croyez pas ? Alors lisez Lutz Bassmann, et dans le d&#233;tail. Gare aux r&#234;ves, mauvais r&#234;ves. Et, si vous le l'avez pas fait d&#233;j&#224;, lisez &lt;i&gt;Songes de Mevlido&lt;/i&gt;, de Volodine, &#233;tudiez, comparez.... Ne vous laissez pas manipuler. Et pardon, Claro.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_660 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/Bassmann.jpg?1208420047' width='500' height='381' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Lutz Bassmann cher Verdier, en librairie le 2 mai
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;Photographie en haut de page : dans la vaste op&#233;ration de perturbation men&#233;e autour des &#233;crits de Lutz Bassmann, l'auteur et l'&#233;diteur n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; solliciter Lise Serfati pour les photographies de couverture. La photo vient d'une &lt;a href=&#034;http://www.bbc.co.uk/collective/gallery/2/static.shtml?collection=photographers&amp;image=ls_3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;s&#233;rie&lt;/a&gt; am&#233;ricaine de 2005, voir aussi sa participation &#224; &lt;a href=&#034;http://www.newsroom.ucr.edu/cgi-bin/display.cgi?id=1383&amp;type=print&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;What you think now about Irak&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#224; noter que, se voyant en difficult&#233;, PR ajoute le soir m&#234;me &#224; son billet que le mien ci pr&#233;sent serait une oeuvre d'&lt;i&gt;humour&lt;/i&gt; : c'est bien la premi&#232;re fois en 50 balais et quelques qu'on me dit que j'en ai, de l'&lt;i&gt;humour&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;la silhouette et la voix : &lt;a href=&#034;http://www.leslaboratoires.org/content/view/146/lang,fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;St&#233;phanie B&#233;ghain&lt;/a&gt; que, comme par hasard, on trouve d&#233;j&#224; dans le n&#176;8 de &lt;a href=&#034;http://www.chaoid.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;chaoid&lt;/a&gt; revue, performant les &lt;i&gt;9 Lyriques&lt;/i&gt; de Joris Lacoste : et &lt;a href=&#034;http://www.notamonster.blogspot.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Joris&lt;/a&gt; lui-m&#234;me, c'est encore un pseudo de Volodine (lequel est au sommaire du 6...), d'apr&#232;s vous tous ? Pas besoin de grand talent d'enqu&#234;teur pour remonter les liens de tout ce &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/arch/THbruit.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;petit&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/arch/THangouleme.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;monde&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;comme si l'&#233;quipe de chaoid plus Verdier n'&#233;tait pas capable de monter un faux site, ou bien qu'un site attestait de la r&#233;alit&#233; d'une personne : et moi, je n'en ai pas, des faux sites, ou des &lt;a href=&#034;http://www.ouvertlanuit.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sites&lt;/a&gt; sous faux nom ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;de m&#234;me, au dernier Marathon des mots de Toulouse, le samedi en fin de matin&#233;e, nous &#233;tions sur une terrasse avec Bobillier, Volodine, Christian Thorel d'&lt;a href=&#034;http://www.ombres-blanches.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ombres Blanches&lt;/a&gt; et Didier Daeninckx : j'ai d&#251; m'&#233;loigner pour un d&#233;bat sur Julien Gracq &#8211; jusqu'ici il ne s'&#233;tait rien pass&#233;, la pr&#233;sence de Daeninckx aurait d&#251; me mettre en garde, et moi j'aurais d&#251; mettre en garde Volodine, qui souriait : les autres pr&#233;paraient leur affaire. A moins que cela m&#234;me ne confirme le bruit naissant sur Internet : Lutz Bassmann serait le pseudonyme de Christian Thorel ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>du journal d'hier</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article946</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article946</guid>
		<dc:date>2007-08-12T08:47:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Verdier (&#233;ditions)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;variabilit&#233; du temps et r&#233;manence des faits&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;grognes &amp; soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Verdier (&#233;ditions)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton946.jpg?1352732292' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff946.jpg?1352731940&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Etaient dans le journal d'hier, ne seront plus dans le journal demain, auront pass&#233; pour ce qui concerne la m&#233;moire collective :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un enfant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;on conna&#238;t d&#233;sormais son pr&#233;nom, Yvan, et que ses parents ont &#233;t&#233; autoris&#233;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; tombe du 4&#232;me &#233;tage et est dans le coma profond, il a onze ans, un gar&#231;on, il suivait son p&#232;re pour passer par le balcon &#224; la chambre d'&#224; c&#244;t&#233; de l'h&#244;tel h&#233;bergeant ces sans sans-papiers pendant que la police tambourinait &#224; la porte, ayant convoqu&#233; un serrurier pour l'&#233;vacuation. Commentaire du commissaire charg&#233; de l'op&#233;ration : &lt;i&gt;avec une taille inf&#233;rieure &#224; 1m50 on ne peut pas pratiquer l'op&#233;ration&lt;/i&gt; (le passage d'un balcon &#224; l'autre). La m&#232;re &#233;tait pr&#233;sente dans la chambre et hurlait. Le commissaire insiste : la chute a eu lieu avant &lt;i&gt;notre entr&#233;e dans les lieux&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la r&#233;publique en vacances dans une maison lou&#233;e 30 000 euros par semaine aux Etats-Unis d'Am&#233;rique, o&#249; il fait du footing, du bateau &#224; moteur et de la p&#234;che &#224; la ligne sur le plan d'eau, se fait ramener par avion officiel &#224; Paris, met un costume &#224; la place de ses espadrilles, assiste &#224; l'enterrement solennel d'un grand pr&#233;lat de la religion s&#233;par&#233;e de l'&#233;tat, puis remonte dans l'avion et revient &#224; son lac. Il a d&#251; d&#233;jeuner hier avec l'homme &#224; t&#234;te &#233;troite qui a d&#233;cid&#233; de plusieurs guerres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des scientifiques de plusieurs pays, mont&#233;s sur deux embarcations, ont arpent&#233; pendant six semaines le Yang Zi, un des trois plus grands fleuves du monde, &#224; la recherche d'un dauphin blanc qui y &#233;tait encore pr&#233;sent &#224; quelques milliers d'exemplaires il y a trente ans, &#224; quelques centaines d'exemplaires il y a quinze ans. Le fleuve est pollu&#233; par les eaux et industries de 10% de la population mondiale. On n'a pas trouv&#233; le mammif&#232;re : la derni&#232;re femelle avait &#233;t&#233; captur&#233;e il y a 9 ans, &#233;tait morte 1 mois plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une ours slov&#232;ne rel&#226;ch&#233;e en montagne fran&#231;aise il y a 1 an vivait d&#233;sormais des d&#233;chets de village, percut&#233;e sur une route &#224; 4 voies par un v&#233;hicule militaire (en fait, un Kangoo) elle est morte : photos, articles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des articles auxquels je ne comprends rien sur la fermeture par la principale banque fran&#231;aise de fonds am&#233;ricains bas&#233;s sur les emprunts immobiliers dits &#224; risque. Ne pas comprendre ce que cette banque fran&#231;aise, o&#249; je d&#233;pose moi-m&#234;me mes salaires et revenus, et avec quoi je paye mes supermarch&#233;s, fabrique sur les emprunts pourris de l'Am&#233;rique du foudre de guerre et des villas &#224; louer 30 000 euros par semaine (pour y p&#234;cher &#224; la ligne). Il para&#238;t que cela entra&#238;ne toute une cascade de faits de bourse, laquelle bourse aurait perdu entre 2 &#224; 3% de ses indices hier : ah oui, vraiment une journ&#233;e noire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me matin, &#224; Lagrasse en Corbi&#232;res, G&#233;rard Bobillier des &#233;ditions Verdier montre &#224; Pierre Bergounioux une pile de ses livres sur laquelle des inconnus, entr&#233;s la nuit dans cette grande pi&#232;ce o&#249; on rassemble l'&#233;t&#233; des livres, ont vers&#233; du gas-oil et de l'huile de vidange. Les Verdier ont plein de d&#233;fauts, mais ce sont des amoureux obsessionnels des livres, je vois la t&#234;te de Bobillier, j'imagine le silence bl&#234;me du libraire, Christian Thorel, qui probablement avait veill&#233; lui-m&#234;me &#224; la composition des tables (ajoutant, c'est son dada, une s&#233;lection cin&#233;phile).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Italie, un arr&#234;t de la cour de cassation invalide d&#233;finitivement un jugement &#224; l'encontre de parents musulmans ayant s&#233;questr&#233; et battu leur fille de 19 ans, ligot&#233;e &#224; une chaise, au moins &#224; 3 reprises, pour mode de vie, dit l'arr&#234;t de cassation &lt;i&gt;non conforme &#224; leur culture&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me banque participe aux sanctions prises &#224; l'encontre de l'Iran pour mie en fonctionnement d'une installation d'enrichissement d'uranium, mais vente simultan&#233;e par la France &#224; la Lybie d'un r&#233;acteur dit civil mais indispensable au processus ult&#233;rieur d'enrichissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au programme de TF1 ce soir Koh-Lanta, jeu, suivi de Secret-Life, t&#233;l&#233;-r&#233;alit&#233;, puis Euromillions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une page sp&#233;ciale sur la diff&#233;rence qu'il y a pour un rugbyman &#224; jouer sur la deuxi&#232;me ligne plut&#244;t que sur la troisi&#232;me ligne, le fait que le dopage ne concerne &#233;videmment que les coureurs &#224; bicyclettes, le ras-le-bol d'une gamine condamn&#233;e &#224; la piscine &#224; l'&#226;ge de 6 ans et devenue produit d'affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reportage sur la diff&#233;rence entre les bouchons en li&#232;ge et les bouchons en plastique pour la conservation du vin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dossier sur l'encombrement du r&#233;seau par le spam (mais sans &#233;voquer que les serveurs professionnels nous en d&#233;barrassent &#224; peu pr&#232;s), quelquefois je remets en service une de mes anciennes adresses e-mail : par exemple &lt;i&gt;fbon@remue.net&lt;/i&gt; qui m'a servi 2 ans durant, mais dont je ne me sers plus depuis bient&#244;t 4 ans, continue de recevoir environ 160 messages &#224; l'heure, qui sont forc&#233;ment refoul&#233;s et repartent vers leur destinataire puisque l'adresse n'existe plus. Mais qui ach&#232;terait du viagra ou un cr&#233;dit via ces envois ? Je cherchais l'autre jour comment se procurer du cyanure sur le Net, oui c'est possible, non, pas par le spam. Autrefois on pensait &#224; un risque de saturation : le d&#233;veloppement des serveurs croit encore plus exponentiellement, donc on &#233;vite ce risque pour l'instant. Reste que l'Internet &#224; 2 vitesses devient une r&#233;alit&#233; de plus en plus pr&#233;gnante, via FaceBook et autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corollaire : depuis 3 ou 4 ans j'ai pris l'habitude de lire les journaux sur &#233;cran, je paye abonnement pour &#231;a, j'ach&#232;te le quotidien papier pour les retours en train, ou bien ici, parce que trois semaines sans connexion. A l'&#233;cran, est-ce que j'aurais regard&#233; la page des sport et de la t&#233;l&#233;vision, voire m&#234;me des aberrations boursi&#232;res : certainement non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour &#224; l'enfant dans le coma : c'est un bruit g&#233;n&#233;ral, et dans ce bruit l'&#233;v&#233;nement ponctuel passe entre ours, dauphin, enterrement solennel du pr&#233;lat et crise boursi&#232;re due &#224; la BNP qui veut se faire du beurre avec nos sous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journaux au mois d'ao&#251;t sont minces, et comportent un gros cahier de jeux, ou reportages d'&#233;t&#233;. Les journaux d'ao&#251;t veillent &#224; ne pas nous cr&#233;er trop de soucis. Le pr&#233;sident de la R&#233;publique, interrog&#233; &#224; propos de l'accident de l'enfant &#224; la sortie de l'enterrement du pr&#233;lat, et avant de remonter dans l'avion gouvernemental o&#249; il a rechauss&#233; ses espadrilles, a d&#233;clar&#233; &lt;i&gt;sa profonde tristesse&lt;/i&gt; et promis de faire &lt;i&gt;toute la lumi&#232;re&lt;/i&gt;. Le p&#232;re avait 33 ans, la m&#232;re 29, ils &#233;taient en France depuis 2003 et avaient eux-m&#234;mes signal&#233; leur pr&#233;sence en pr&#233;fecture en vue d'obtenir r&#233;gularisation. Le journal &#233;voque &lt;i&gt;lors de l'embarquement et loin de tout regard ext&#233;rieur, d'actes de violences particuli&#232;rement choquants et d&#233;mesur&#233;s de la part des agents de la police de l'air et des fronti&#232;res&#8230; les deux hommes portaient des ecchymoses un peu partout&lt;/i&gt;, il s'agit d'expulsion d'Alg&#233;riens &#224; Orly et Roissy, et non pas des prochains matches de rugby &#224; la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai lu ce journal hier matin, en fait, samedi. Mais cette nuit &#231;a revenait dans les r&#234;ves. Peut-&#234;tre aussi pour des paroles d'enfant r&#233;cemment entendues dans ces langues slaves. A la fin du r&#234;ve, on en parlait avec Jean Rouaud, la conversation &#233;tait incertaine (un &lt;i&gt;&#224; peu pr&#232;s&lt;/i&gt;, dirait Jean), mais son visage tr&#232;s net et pr&#233;sent, d'ailleurs on se tenait enlac&#233;s comme les &lt;i&gt;aides&lt;/i&gt; dans Kafka : c'est pour cela que je m'en souviens de fa&#231;on aussi nette, et des photos de l'enterrement du cardinal aussi bien que du portrait du rugbyman (ai toujours eu incompr&#233;hension totale &#224; cet affrontement de viande fait grand spectacle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A relire dans un an : mais l'enfant ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;on conna&#238;t d&#233;sormais son pr&#233;nom, Yvan, et que ses parents ont &#233;t&#233; autoris&#233;s &#224; rester en France six mois, au titre de &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article2402&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sursis humanitaire&lt;/a&gt;, la honte n'est que plus grande&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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