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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>&#224; M. le baron Alban Merlin d'Estreux de Beaugrenier, merci</title>
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		<dc:date>2011-11-23T20:56:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>livre, &#233;dition, librairie</dc:subject>
		<dc:subject>Bordeaux, Toulouse, Sud-Ouest</dc:subject>
		<dc:subject>librairie, biblioth&#232;que</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;le cruel exemple de la librairie Castela &#224; Toulouse le d&#233;montre &#224; qui n'aurait pas compris : l'ennemi des libraires, ce n'est pas Internet ni le livre num&#233;rique&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique28" rel="directory"&gt;le livre &amp; l'Internet&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot119" rel="tag"&gt;livre, &#233;dition, librairie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot340" rel="tag"&gt;Bordeaux, Toulouse, Sud-Ouest&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot581" rel="tag"&gt;librairie, biblioth&#232;que&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2718.jpg?1352733711' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Comment ne pas suivre de tr&#232;s pr&#232;s l'annonce de la fermeture d'une librairie historique, fond&#233;e en 1917, sur la place m&#234;me du Capitole &#224; Toulouse, la librairie Castela ?
&lt;p&gt;J'y suis all&#233; une fois, pour le Marathon des Mots &#224; Toulouse, une rencontre sur Julien Gracq. Souvenir d'un endroit bond&#233;, labyrinthique. Mes habitudes &#224; moi sont &#224; 200m de l&#224;, librairie Ombres Blanches, et d'ailleurs juste avant cette rencontre me souviens du petit caf&#233; pris au bistrot d'en face avec Christian Thorel, Didier Daeninckx et Antoine Volodine, avant-derni&#232;re fois que je verrais notre cher Bobillier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire est embl&#233;matique : 200 000 euros de loyer annuel, ce qui en fait, des livres de poche et de cuisine &#224; vendre. J'ai travers&#233; des dizaines de fois la place du Capitole en diagonale, ne me suis jamais demand&#233; &#224; qui appartenaient les immeubles. Ce soir, la r&#233;ponse : l'immeuble qui abrite Castela appartient &#224; M. le baron Alban Merlin d'Estreux de Beaugrenier, lequel a pass&#233; un arrangement avec Orange pour 800 000 euros de loyer annuel, tant que se vendront les t&#233;l&#233;phones portables. Fermeture de la librairie, 32 personnes dehors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, M. le baron, ce soir je vous remercie. L'histoire est cruelle, mais simple : non, plus personne n'aura d&#233;sormais le droit de dire que l'ennemi des libraires c'est le web, et le livre num&#233;rique le commode bouc-&#233;missaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Suis tr&#232;s admiratif aussi la fa&#231;on dont &lt;i&gt;La D&#233;p&#234;che du Midi&lt;/i&gt; rend compte, &lt;a href=&#034;http://www.ladepeche.fr/recherche/?search_fulltext=librairie+castela&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;articles de fond&lt;/a&gt; ouverts aux voies toulousaines et citoyennes, dont celle de Christian Thorel, de ce qui est &#233;videmment un &#233;v&#233;nement touchant la communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question globalement pos&#233; sur le destin des centre-villes : nos modes de consommation ont chang&#233;, nos modes de socialit&#233; ont chang&#233;, ils ne sont pas moins &lt;i&gt;humains&lt;/i&gt; &#8211; dans le web c'est aussi des visages qu'on rencontre &#8211;, et il est vital pour l'ensemble des acteurs, non du &lt;i&gt;livre&lt;/i&gt; qui va vers son obsolescence, mais du texte et de la pens&#233;e, que ce red&#233;ploiement s'effectue selon cette recomposition de la communaut&#233; et ses usages. M&#234;me nos usages de proximit&#233;, dans la ville, passent par le web - cela, d&#233;j&#224; de nombreux libraires l'ont compris. Ce qui est irr&#233;versible : je n'ai quasi plus besoin d'acheter de livres imprim&#233;s. J'ai envie d'exp&#233;rimenter, d'inventer, de jouer &#8211; et de trouver des textes qui r&#233;sonnent avec le risque du pr&#233;sent, non pas le gnan gnan du roman de saison. Ce n'est pas moi qui ferai marche arri&#232;re vers une technologie qui m'appauvrit mon exp&#233;rience de lecteur, ce dont il s'agit, c'est d'aider les acteurs traditionnels &#224; se d&#233;ployer dans cette nouvelle socialit&#233; du texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et suis heureux qu'Ombres Blanches m'invite le 25 janvier pour d&#233;battre. Contradiction riche de fausses antinomies multiples, ne nous laissons pas pi&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que j'affirme : cette complexit&#233; neuve passe &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; par la reconnaissance des acteurs neufs, pas seulement publie.net (et une quarantaine d'&#233;diteurs &lt;i&gt;pure players&lt;/i&gt; d&#233;j&#224; avec nous) mais toute une galaxie de r&#233;flexion et de pens&#233;e, qui inclut des &#233;missions de radio, la presse en ligne et une poign&#233;e d'acteurs dont le web est le m&#233;dia principal, un fondement intellectuel qui ne passe plus par le vecteur imprim&#233; mais par des sites comme Internet'Actu et tant d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soir, &#224; Europe 1, bref &#233;change avec Jack Lang : non, la loi dite &lt;i&gt;prix unique du livre num&#233;rique&lt;/i&gt; (#Prisunic) n'est pas une r&#233;ponse adapt&#233;e &#8211; &#171; elle est illusoire &#187; m'a r&#233;pondu Jack Lang en direct. La loi Lang de 81 sur le prix unique du livre n'est pas caduque, mais elle n'est pas transf&#233;rable au num&#233;rique. Et si la librairie ind&#233;pendante ne repr&#233;sente plus que 37% du march&#233; du livre, c'est &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; parce que, vendant &#224; m&#234;me prix client, mais obtenant sur un nombre tr&#232;s r&#233;duit de r&#233;f&#233;rences des remises bien plus consid&#233;rables que les vrais libraires, les enseignes de grande distribution en tirent une marge bien plus grande, et sont donc de plus en plus offensives dans ce secteur du livre-soupe. De la loi Lang de 81, comme des &lt;i&gt;droits d'auteurs&lt;/i&gt; &#224; ne pas sanctifier, mais &#224; rejouer dans une &#233;conomie diff&#233;rente, osons parler autrement que comme un monument historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laissons. Les temps sont graves, parce que ceux qui nient la bascule avec des paroles l&#233;nifiantes sont ceux qui probablement contribuent le plus fort &#224; &#233;loigner le &lt;i&gt;d&#233;sir&lt;/i&gt; des librairies ind&#233;pendantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, la question n'est pas de &lt;i&gt;contr&#244;ler&lt;/i&gt;, mot qui est en passe de devenir le nouveau marronnier associ&#233; au web. Oui, la bascule num&#233;rique est d&#233;j&#224; pr&#233;sente, latente, ce qui n'&#233;tait pas le cas il y a encore 6 ou 8 mois. Prot&#233;ger &#224; tout prix l'existant, avec des d&#233;sastres comme les 500 000 euros d'argent public mis dans 1001libraires qui semble pr&#234;t de rendre son tablier (4 licenciements sur 7 postes) &#224; moins d'1 an de l'ouverture, ce n'est pas la bonne fa&#231;on de s'y prendre, quand on laisse v&#233;g&#233;ter des initiatives d'esprit aussi neuf que &lt;a href=&#034;http://www.bibliosurf.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bibliosurf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Toulousains se battent pour trouver une solution &#224; la fermeture de Castela, on va suivre cela de tr&#232;s pr&#232;s, nonobstant M. le baron &#8211; ci-dessous quelques extraits de &lt;i&gt;La D&#233;p&#234;che du Midi&lt;/i&gt; et les liens source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais indispensable lecture de 2 importants articles d'Hubert Guillaud dans &lt;i&gt;La Feuille&lt;/i&gt;, h&#233;berg&#233;e par lemonde.fr :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2011/10/28/la-fin-de-la-librairie-1ere-partie-ce-nest-pas-linternet-qui-a-tue-la-librairie/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce n'est pas l'Internet qui a tu&#233; la librairie&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2011/11/18/la-fin-de-la-librairie-2e-partie-pourquoi-nous-sommes-nous-detournes-des-librairies/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi nous sommes-nous d&#233;tourn&#233;s des libraires ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la brutalit&#233; symbolique de la fermeture de Castela par M. le baron et Mme Albanel, on est peut-&#234;tre enfin entr&#233; dans une p&#233;riode de parler clair : quand enfin &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2658' class=&#034;spip_in&#034;&gt;les mecs comme nous&lt;/a&gt; ne serons plus les boucs &#233;missaires, peut-&#234;tre pourrons-nous travailler ensemble : ce n'est pas ceux du web les moins sensibles &#224; la duret&#233; de la situation actuelle. La seule diff&#233;rence, c'est que de notre c&#244;t&#233; on croit moins &#224; la politique de r&#233;serve indienne (lire &lt;a href=&#034;http://pagesapages.wordpress.com/2010/11/11/kuessipen-de-naomi-fontaine/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Kuessipen&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les boulots, mais d'abord la cr&#233;ation, l'exp&#233;rimentation de formes, tout ce qui faisait du livre un m&#233;tier pas comme les autres, le num&#233;rique en est maintenant le territoire. L'opposition n'est pas entre le livre papier et le livre num&#233;rique &#8211; elle est que le meilleur libraire ne pourra vendre que ce qu'on lui donne &#224; vendre, et qu'en amont &#231;a s'&#233;tiole de plus en plus, avec des normes de circulation et de production de plus en plus &#233;loign&#233;es de ce que nous nommons litt&#233;rature, elle est que l'invention de formes qui disent le pr&#233;sent, et permettent &#233;cart avec lui, naissent et d&#233;sormais se diffusent sur le web. N'en pas prendre acte, et il y aura d'autres Castela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour notre part, c&#244;t&#233; num&#233;rique, pas possible d'attendre : on l'a d&#233;j&#224; beaucoup trop fait. Mais bouc &#233;missaire, &#231;a ne passe plus &#8211; ce n'est plus cr&#233;dible. Et c'est de cela que je voulais nomm&#233;ment vous remercier, monsieur le baron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo ci-dessus : Toulouse, Ombres Blanches. Et lire ici &lt;a href=&#034;http://www.ladepeche.fr/recherche/?search_fulltext=librairie+castela&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'ensemble des articles de la D&#233;p&#234;che du Midi&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Toulouse, les libraires ne veulent pas mourir&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/23/1222121-les-librairies-ne-veulent-pas-mourir.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La D&#233;p&#234;che du Midi&lt;/a&gt;, 23/11/2011, accompagn&#233; d'une photographie avec la l&#233;gende suivante : &#171; Les libraires souffrent de la concurrence avec Internet et les grandes enseignes de la p&#233;riph&#233;rie &#187; (sic).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fermeture annonc&#233;e pour f&#233;vrier 2012 de la librairie Cast&#233;la, place du Capitole, pose la question du devenir de la profession dans le centre ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 f&#233;vrier 2012, la librairie Cast&#233;la tirera son rideau (lire nos pr&#233;c&#233;dentes &#233;ditions). La fin d'une institution pour de nombreux Toulousains et la disparition d'un commerce place du Capitole. Derri&#232;re le cas particulier d'une op&#233;ration immobili&#232;re, c'est la question du devenir des librairies qui se pose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Depuis deux ans, avec la chute du lectorat, la concurrence de la vente en ligne et la crise &#233;conomique, l'activit&#233; du livre a ralenti. En centre ville, la librairie est le commerce o&#249; les marges r&#233;alis&#233;es sont les plus faibles. &#187; souligne Christian Thorel qui dirige la librairie Ombres Blanches depuis 35 ans et emploie 42 salari&#233;s. La librairie, qui concentre 35 % des ventes de l'agglom&#233;ration, souffre, comme ses homologues du centre ville de la concurrence de la vente par internet et de l'attractivit&#233; des grandes enseignes install&#233;es en p&#233;riph&#233;rie. &#171; Personnellement, je ne vois pas ce qu'un centre commercial a de s&#233;duisant. Au rayon livres, les vendeurs sont peu nombreux et leur offre ne d&#233;passe pas les 45 000 titres quand on en propose 110 000.Il est dommage que le centre ville de Toulouse n'ait pas su rester attractif. Tous ces travaux qui s'&#233;ternisent nuisent au commerce. D'ici trois ans, il y aura des morts &#187;, avertit Christian Thorel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; 2011 a &#233;t&#233; la plus dure des trois derni&#232;res ann&#233;es. Nous sommes un peu excentr&#233;s par rapport aux autres librairies et les travaux nous ont caus&#233; beaucoup de tort. Ce sont nos clients fid&#232;les qui nous sauvent &#187;, confirme Rachid Akhmoun, directeur de la librairie Privat du r&#233;seau Chapitre.com.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; De nombreux lecteurs pensent que les grandes enseignes vendent moins cher. Tout le monde a oubli&#233; la loi Lang sur le prix unique du livre. La fermeture de Cast&#233;la est un coup dur pour ses salari&#233;s et pour la culture &#224; Toulouse. Rien n'est fait. La quatri&#232;me ville de France n'est m&#234;me pas capable d'organiser un salon du livre digne de ce nom, ce n'est pas le Marathon des mots qui va nous sauver &#187;, peste encore ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le d&#233;part de Cast&#233;la m'attriste et je me demande ce que va devenir la place du Capitole. Mais les librairies existent encore &#224; Toulouse et cherchent &#224; s'en sortir. On se demande surtout &#224; quelle sauce on sera mang&#233;s par le num&#233;rique. Aujourd'hui, un &#233;tudiant fait d'abord son march&#233; sur internet &#187;, glisse S&#233;bastien Pressac, directeur de la librairie Gibert Joseph, rue du Taur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Librairie Castela : silence, on ferme.&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/22/1221654-castela-silence-on-ferme.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La D&#233;p&#234;che du midi&lt;/a&gt;, 22/11/2011.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'annonce de la fermeture de la librairie historique de la place du Capitole, les salari&#233;s balancent entre incertitude et angoisse. Ils devraient &#234;tre officiellement inform&#233;s sur leur sort ce matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pourrait &#234;tre un lundi matin comme les autres. Dans les all&#233;es feutr&#233;es de la librairie Cast&#233;la, le client est rare. Mais pour les employ&#233;s signal&#233;s par leur gilet d'un jaune p&#233;tard, le c&#339;ur n'y est plus. Depuis qu'ils ont appris, il y a une quinzaine de jours, que &#171; leur &#187; magasin allait fermer en f&#233;vrier prochain, ils doivent se d&#233;brouiller avec le silence de leur direction et l'angoisse de perdre leur travail. &#192; cran. &#171; Je suis arriv&#233; en 2000 et j'ai toujours entendu parler de rumeurs sur l'augmentation du loyer, explique J&#233;r&#244;me, mais cette fois, c'est plus des ragots, c'est vrai &#187;. Le loyer, ou plut&#244;t son augmentation, est officiellement la raison de la fermeture programm&#233;e de la librairie, qui est irr&#233;versible et sera effective au 18 f&#233;vrier 2012. Le propri&#233;taire des murs, Alban Merlin d'Estreux de Beaugrenier, directeur g&#233;n&#233;ral de la SGI, ne se satisfait plus des 200 000 &#8364; annuels que lui versait Georges Blanc, le patron du magasin. Il en demande aujourd'hui quatre fois plus, soit 800 000 &#8364;. Autant dire un arr&#234;t de mort. &#171; C'est de la pure sp&#233;culation immobili&#232;re &#187;, explique-t-on &#224; la mairie de Toulouse, o&#249; l'on surveille le dossier de pr&#232;s. Selon les experts, le prix annuel du march&#233; pour ses 1 800 m2 en plein centre ville serait de l'ordre de 340 000 &#8364;. Encore beaucoup trop pour Georges Blanc. Pour comparaison, le loyer du Bibent, qui vient de rouvrir ses portes juste en face de la place est de 28 000 &#8364; mensuels. Et ce n'est pas le cachet historique d'une institution n&#233;e en 1917 qui p&#232;se lourd face aux histoires de gros sous. &#171; C'est glauque. On est triste &#187;, r&#233;sume un employ&#233; &#224; qui l'on a demand&#233; de ne pas parler. Pour lui, comme pour la trentaine de salari&#233;s de la librairie, la brutalit&#233; de l'annonce est difficile &#224; encaisser. Certains ont entre 25 et 30 ans &#171; de bo&#238;te &#187;. Et ne savent pas de quoi sera fait leurs lendemains. Fatalistes et r&#233;sign&#233;s. Parfois en col&#232;re face au silence de leur patron. L'explosion annonc&#233;e du loyer est-elle la vraie explication ? D'aucuns en doute, s'interrogeant sur la volont&#233; et la capacit&#233; de la famille &#224; p&#233;renniser l'affaire. Hier, Georges Blanc s'est rendu &#224; la direction r&#233;gionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) &#171; Nous travaillons activement avec eux et P&#244;le Emploi pour accompagner les reclassements &#187;, nous a-t-il dit, pr&#233;cisant &#171; qu'un processus de concertation d&#233;j&#224; initi&#233; se poursuit avec les partenaires sociaux &#187;. Il &#233;tait question de r&#233;unir ce matin le personnel de la librairie pour enfin lui expliquer la situation r&#233;elle. Des explications tr&#232;s attendues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sort de la librairie Cast&#233;la ne laisse pas les Toulousains indiff&#233;rents. Une p&#233;tition en ligne a &#233;t&#233; lanc&#233;e pour tenter de sauver ce qui peut l'&#234;tre. Hier, ils &#233;taient d&#233;j&#224; plus de 200 &#224; avoir r&#233;pondu &#224; l'appel qui vise 5 000 signatures. Alexandre Lecouillard, lui, veut soumettre la question &#224; l'assembl&#233;e populaire des Indign&#233;s qui doit se r&#233;unir ce soir aux &#171; Pavillons sauvages &#187; dans le quartier des Minimes. &#171; Je pars du principe que la librairie c'est un m&#233;tier, une passion, &#231;a n'a rien &#224; voir avec les grandes surfaces &#187;, explique-t-il. La solidarit&#233; s'exprime aussi directement dans le magasin. &#171; Je suis surprise et triste, explique Emma, venue chercher un livre qu'elle avait command&#233;. Une librairie qui ferme, en centre ville, c'est dur, &#231;a fait mal au c&#339;ur &#187;. La jeune femme prend le temps de discuter. &#171; On re&#231;oit beaucoup de t&#233;moignages de sympathie &#187;, confirme, un employ&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fermeture de Castela, col&#232;re et tristesse des Toulousains&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/17/1217834-fermeture-de-castela-colere-et-tristesse-des-toulousains.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La D&#233;p&#234;che du midi&lt;/a&gt;, 17/11/2011.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 15 000 lecteurs ont cliqu&#233; hier sur l'article &#171; Cast&#233;la : une page se tourne &#187; publi&#233; sur &#171; Ladepeche.fr &#187;. Vos nombreux courriers oscillent entre tristesse et col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La D&#233;p&#234;che &#187; l'annon&#231;ait hier : la librairie Cast&#233;la va fermer ses portes en f&#233;vrier 2012. Les Toulousains vivent mal cette annonce. Ils estiment que le Capitole va perdre un peu de son &#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chiffre : 94 ans d'existence. La librairie Cast&#233;la existe depuis 1917 &#224; Toulouse. Elle s'&#233;tend sur 1 800 m2 et les clients peuvent profiter d'une offre de livres, manuels scolaires et papeterie &#233;tal&#233;e sur quatre niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je suis d&#233;go&#251;t&#233;e, je ne comprends pas que la mairie ne bloque pas certaines ventes. &#187; L'annonce de la fermeture de la librairie Cast&#233;la en f&#233;vrier 2012, m&#234;me si elle n'est pas encore officielle, s'est propag&#233;e &#224; grande vitesse sur la place du Capitole. Les commer&#231;ants sont sous le choc. &#171; C'est tr&#232;s dur pour Toulouse de perdre une librairie ind&#233;pendante. C'est tr&#232;s pr&#233;judiciable pour le c&#339;ur de ville &#187;, regrette Christian Thorel, le directeur d'Ombres Blanches et membre du syndicat des libraires. &#171; Avec une librairie en moins, la place va baisser d'un point de vue culturel. &#187;, constate, un peu amer Gaston Gayet, le bijoutier. Comme nombre de commer&#231;ants du Capitole, il d&#233;nonce la hausse des loyers qui oblige les ind&#233;pendants &#224; tirer le rideau. La sp&#233;culation immobili&#232;re est en effet tr&#232;s forte &#224; Toulouse, comme ailleurs, et la mairie ne peut pas toujours faire grand-chose (lire ci-dessous). &#171; L'emplacement de Cast&#233;la est tr&#232;s symbolique et attire les convoitises &#187;, d&#233;taille Christian Thorel, qui vit cette fermeture comme une d&#233;faite des libraires. &#171; &#231;a participe &#224; la disparition du livre &#187;, ass&#232;ne-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous arrivons &#224; des villes compl&#232;tement uniformis&#233;es, o&#249; il n'y a plus que des grandes enseignes &#187;, se d&#233;sole Philippe D&#233;ro, le bijoutier de la rue de la Pomme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 1 800 m2 de Cast&#233;la sont en effet convoit&#233;s par Orange, au grand dam des Toulousains. &#171; Cet emplacement nous int&#233;resse &#233;norm&#233;ment, comme d'autres &#224; Toulouse. Pour le moment, &#231;a reste un projet &#224; l'&#233;tude &#187;, confirme-t-on &#224; demi-mot chez Orange. Le vendeur de t&#233;l&#233;phone ambitionne d'ouvrir une boutique &#171; d'un nouveau genre, o&#249; il n'y aura pas que du commercial &#187;. L'op&#233;rateur cherche donc de nouveaux lieux. &#171; &#192; Toulouse, il manque une grande boutique &#187;. La place du Capitole serait alors une belle vitrine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le projet se concr&#233;tise, les Toulousains ne vont pas reconna&#238;tre le Capitole. &#171; Des enseignes de t&#233;l&#233;phonie, il y en a &#224; revendre. C'est triste, et &#224; force, la place va perdre son &#226;me &#187;, regrette Monique du Florida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les Toulousains ont, un jour ou l'autre, franchi les portes de la librairie de la place du Capitole. Des &#233;tudiants viennent y acheter un cahier, un livre du programme et cette expertise en mati&#232;re d'ouvrages scolaires et de papeterie, notamment, sera difficilement remplac&#233;e &#224; Toulouse. &#171; C'est symptomatique de cette soci&#233;t&#233;. On parle de d&#233;croissance, d'&#233;cologie mais &#224; c&#244;t&#233; de &#231;a, le t&#233;l&#233;phone est plus important que le livre &#187;, s'indigne Sandrine du caf&#233; Chez Albert. Sa col&#232;re pass&#233;e, elle a une pens&#233;e pour les salari&#233;s qui rentrent dans une p&#233;riode difficile. &#171; Nous sommes inquiets pour notre avenir, on ne sait pas ce qui va nous arriver &#187;, t&#233;moignait hier un employ&#233; devant l'enseigne. Une question est en effet sur toutes les l&#232;vres : la librairie peut-elle rouvrir ailleurs ? Les salari&#233;s et les Toulousains se raccrochent &#224; ce maigre espoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est dommage que les artisans doivent partir de la place du Capitole. Le livre fait partie de notre patrimoine &#187;. Christian Constant, propri&#233;taire du Bibent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette annonce qui les bouleverse, les Toulousains s'en remettent &#224; la mairie et esp&#232;rent une autre issue pour cette librairie historique. Mais la mairie n'a pas de marge de man&#339;uvre sur ce dossier. &#171; Il s'agit d'un probl&#232;me priv&#233; et nous ne pouvons pas pr&#233;empter la vente ou le bail, pour une simple raison : il n'y a ni vente ni bail &#224; c&#233;der &#187;, rappelle Isabelle Hardy, adjointe en charge du Commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propri&#233;taire des lieux fait simplement valoir son droit d'&#233;viction et va payer une indemnit&#233; &#224; Cast&#233;la pour r&#233;cup&#233;rer le local. Libre &#224; lui ensuite de relouer les locaux au commerce de son choix. Mais les loyers ayant explos&#233; autour de la place, il est peu probable qu'un commerce ind&#233;pendant s'installe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mairie n'&#233;tant pas commer&#231;ante, elle ne peut pas non plus racheter le bail. Isabelle Hardy a tout de m&#234;me promis de prendre contact avec le propri&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fermeture de la Librairie Cast&#233;la : une page se tourne&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;&#233;e en 1917 par Madame Cast&#233;la, la librairie phare de la place du Capitole est dirig&#233;e depuis quarante-cinq ans par la famille Blanc. Elle fermera en f&#233;vrier 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>morts long&#233;s depuis le train</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1642</link>
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		<dc:date>2009-03-05T13:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon, carnets perso</dc:creator>


		<dc:subject>Fran&#231;ois Bon | fictions &amp; inventions</dc:subject>
		<dc:subject>fantastique</dc:subject>
		<dc:subject>Bordeaux, Toulouse, Sud-Ouest</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;52 | je l'avais r&#233;ellement photographi&#233; et j'en &#233;tais rest&#233; plus que troubl&#233;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique105" rel="directory"&gt;dialogues avec les morts&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot111" rel="tag"&gt;fantastique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot340" rel="tag"&gt;Bordeaux, Toulouse, Sud-Ouest&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1642.jpg?1352732629' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En quel &#233;trange pays nous sommes ? On avait long&#233; des eaux grises, immobiles, un pont, et puis ces bois qui semblaient aval&#233;s lentement par l'inondation r&#233;gnante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rares maisons &#233;taient mortes, sans &#233;clairage, et l'aube : blafarde. Et pourtant combien je n'aime pas faire coller &#224; un mot l'adjectif qui lui va d'office.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis nous longions la ville des morts. Elle s'&#233;talait, avec des couleurs jaunes de la pierre m&#234;l&#233;e &#224; ces v&#233;g&#233;taux qui n'auraient pas su, ici, pousser comme ailleurs, et l'habituel d&#233;sordre &#224; ces endroits o&#249; chacun veut se singulariser comme si c'&#233;tait possible : tout tenait au brouillard, en fait, rien qu'&#224; ce brouillard et &#224; l'inondation. Eux-m&#234;mes probablement &#224; la d&#233;trempe, les morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le train passait immuablement sur ces m&#234;mes rails. C'est la ville qui avait entrepos&#233; l&#224; ses morts, qui s'&#233;tait &#233;loign&#233;e, avait disparu peut-&#234;tre : &#224; peine si on avait distingu&#233;, plus t&#244;t, quelques agr&#233;gats d'entrep&#244;ts vides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On avait quitt&#233; la grande ville, avec la gare sous verri&#232;re, quelques dizaines de minutes plus t&#244;t, il &#233;tait t&#244;t, j'avais d&#251; me rendormir. Maintenant les morts se dessinaient sur ma vitre et y d&#233;filaient lentement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bord d'une fosse ouverte, une silhouette p&#226;le et immobile attendait, les pieds dans la tombe, et qui semblait vaguement nous consid&#233;rer, ceux du train. Machinalement j'ai d&#233;clench&#233; l'appareil photo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, nous arrivions &#224; Poitiers, il faisait jour, tout &#233;tait comme d'ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1046 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/morts00.jpg?1233236054' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1047 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/morts01.jpg?1233236065' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1048 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/morts02.jpg?1233236079' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1049 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/morts03.jpg?1233236088' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1050 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/morts04.jpg?1233236097' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1051 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/morts05.jpg?1233236106' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1052 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/morts06.jpg?1233236117' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1053 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/morts07.jpg?1233236128' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Thierry Metz | L'Homme qui penche</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1536</link>
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		<dc:date>2009-02-02T13:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>_ tiers livre, grandes pages</dc:creator>


		<dc:subject>Metz, Thierry </dc:subject>
		<dc:subject>Bordeaux, Toulouse, Sud-Ouest</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;90 portraits brefs, h&#244;pital psychiatrique vie ordinaire&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot340" rel="tag"&gt;Bordeaux, Toulouse, Sud-Ouest&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1536.jpg?1352732545' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;strong&gt;note du 2 f&#233;vrier 2009&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; je n'arrive toujours pas &#224; me faire &#224; la disparition progressive des billets dans les profondeurs du blog, aussi je repasse les plats, c'est comme &#231;a : que tous ceux qui ont d&#233;j&#224; le livre passent &#224; la suite !
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;intro de d&#233;cembre 2008&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Thierry Metz s'est donn&#233; la mort le 16 avril 1997, &#224; 41 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son texte ultime, &lt;i&gt;L'Homme qui penche&lt;/i&gt;, &#233;tait d&#233;j&#224; connu de ceux qui avaient re&#231;u son &lt;i&gt;Journal d'un manoeuvre&lt;/i&gt; (1990) comme preuve &#233;vidente d'un &#233;crivain, au plus haut sens &#8211; oeuvre de vie, destin humain &#224; bras le corps, et phrase du plus haut chant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pleinepage.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pleine Page &#201;diteur&lt;/a&gt; en propose une &#233;dition revue et augment&#233;e, et c'est un choc. 90 portraits num&#233;rot&#233;s ou incises sur l'&#233;criture, directement depuis l'int&#233;rieur de l'h&#244;pital psychiatrique de Cadillac, o&#249; il est venu pour 2 s&#233;jours volontaires, qui n'ont pas enray&#233; son geste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur Thierry Metz, vie, po&#233;sie, lire &lt;a href=&#034;http://pagesperso-orange.fr/pknet/poesie/resu/tmetz/tmetz.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://poezibao.typepad.com/poezibao/2008/12/anthologie-permanente-thierry-metz.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/metz/metzthierry.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;, et ancien dossier &lt;a href=&#034;http://remue.net/cont/metz01.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;remue.net&lt;/a&gt;, hommage de &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article790&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jean-Gabriel Coscolluela&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;http://remue.net/cont/metz03SG.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sylvie Gracia&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme avec le &lt;i&gt;San Clemente&lt;/i&gt; de Raymond Depardon, l'extr&#234;me humain qui se dit dans ses pages est &#233;videmment et seulement sculpture, po&#232;me, visage, appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut se procurer le livre pour seulement 15 euros, directement aupr&#232;s du site &lt;a href=&#034;http://www.pleinepage.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pleine Page&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photographies : pour saluer &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article459' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Marc Pataut&lt;/a&gt;, CHU Limoges, 2003, sous droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Thierry Metz | L'Homme qui penche, 7 sur 90 portraits&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Je ne sais pas pourquoi Ren&#233; est l&#224; ni ce qu'on lui donne. Il marche sans arr&#234;t dans les couloirs d'un mur &#224; une porte. Il ne s'arr&#234;te que pour demander une cigarette ou regarder l'un d'entre nous.&lt;br&gt; On m'a dit qu'il &#233;tait employ&#233; municipal dans un petit village de la r&#233;gion et que, jeune, il gardait les vaches. &lt;br&gt;
Il ne quitte pas son pyjama et ne s'assoit jamais. Les bras ballants, le visage fatigu&#233;, les cheveux luisants. On le force &#224; s'habiller et &#224; se laver. &lt;br&gt;
Des journ&#233;es enti&#232;res comme &#231;a, muettes, r&#233;guli&#232;res, qui commencent parfois &#224; 3 ou 4 heures du matin. Pas une expression, pas un sourire. &lt;br&gt;
Marcher toujours. Sans s'&#233;loigner. &#202;tre celui qui est l&#224;, qui vient et qui revient, qui n'arrive nulle part. Maigre et las. Comme si tout l'attendait,n les &#234;tres et les choses, pour passer. &lt;br&gt;Jusqu'&#224; la mort.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Mady est toute maigre.&lt;br&gt;
Une ou deux fois par semaine on lui fait des &#233;lectrochocs, puis on la ram&#232;ne, gisante, toujours plus absente, avec cette difficult&#233; d'atteindre chaque fois ce qu'elle voudrait dire. &lt;br&gt;Elle n'est plus qu'un regard qui nous cherche.&lt;br&gt;
Simple petite rose&lt;br&gt;
du regard.&lt;br&gt;
O&#249; nous sommes. &lt;br&gt;
O&#249; se maintient la rose.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;27&lt;/strong&gt;&lt;br&gt; Ce sont les gendarmes qui ont amen&#233; Rainer, l'Allemand. Il tra&#238;nait dans une gare, sans papiers, sans argent, sans parler un mot de fran&#231;ais. &lt;br&gt;
Tr&#232;s grand, costaud, les cheveux courts : on ne sait pas exactement d'o&#249; il vient, quelque part dans l'ex-Allemagne de l'Est. &lt;br&gt;
De visage et de gabarit on dirait un lutteur arm&#233;nien ou turc mais il n'est pas violent, peut-&#234;tre un peu irascible. &lt;br&gt;
Il boite l&#233;g&#232;rement et joue aux &#233;checs. On a d&#233;j&#224; fait plusieurs parties que j'ai perdues. Mais il plus souvent il regarde la t&#233;l&#233;vision ou se tient des discours, seul, sous le pr&#233;au. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime ses mani&#232;res. &lt;br&gt;
J'aime qu'il soit l&#224;, comme une &#233;nigme. Et il le sait. Avec ses yeux et ses mains. Dans les seules traces de son &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;44&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Le dimanche est le jour des visite, amis ou familles. On apporte quelques g&#226;teaux, un peu d'argent, du linge propre ; les couples se retrouvent. On passe l'apr&#232;s-midi &#224; se dire que &#231;a va mieux, qu'on n'avait pas fait attention &#224; tout &#231;a. On se tient par la main, on se fait des confidences. &lt;br&gt;
Puis c'est l'heure de partir.&lt;br&gt; Seul ce qui a &#233;t&#233; dit maintient l'accessible dans l'inaccessible.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;61&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Tous assis dans le fumoir : c'est comme si on attendait un train, en attendant le sommeil. Sauf Sophie qui va vers la mort, en toussant, d'une cigarette &#224; l'autre. &lt;br&gt;
Est-ce qu'on n'aurait pas pu vivre autre chose ? Que l'habitant ? Que la maison ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;81&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Assis en face de moi, Denis &#233;crit &#224; son amie une lettre aux lignes r&#233;guli&#232;res, n'y laissant aucune marge, ne formant aucun paragraphe, livr&#233;e aux seuls brins d'herbe des points et des virgules. Parcelle pr&#233;cise, sillonn&#233;e de bleu, cl&#244;tur&#233;e. Je le vois raturer un mot. Le planter l&#224;. Lettre qu'il me fait lire puis qu'il recopie avec application. &lt;br&gt;
&#201;crivant devant celui qui &#233;crit &#8211; lui d'une autre, moi de lui &#8211; grillage et liseron s'&#233;levant vers l'humour et le charme du seul pr&#233;nom de Corinne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;86&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Maintenant, dans la chambre aux murs jaunes, il n'y a plus que du bruit, du vacarme, du langage manqu&#233;. Je ne regarde plus, je n'&#233;coute plus &#8211; je vais simplement me cacher au centre de ce qui se passe.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#169; Thierry Metz, L'Homme qui penche, pr&#233;face de Didier Periz, Pleine Page Editeur, 2008.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_913 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/pataut2.jpg?1228418967' width='500' height='360' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#169; Marc Pataut, CHU Limoges, 2003, sous droits.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>de l'avantage des nouveaux puits</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1641</link>
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		<dc:date>2009-01-29T13:27:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon, carnets perso</dc:creator>


		<dc:subject>fantastique</dc:subject>
		<dc:subject>Bordeaux, Toulouse, Sud-Ouest</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;51 | reconqu&#233;rir l'espace urbain tout en faisant m&#233;moire de nous dans la ville&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique108" rel="directory"&gt;&#233;tranget&#233;s concernant les villes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot111" rel="tag"&gt;fantastique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot340" rel="tag"&gt;Bordeaux, Toulouse, Sud-Ouest&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1641.jpg?1352732628' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout &#233;tait avantageux, &#224; commencer par l'espace. Une entreprise avait &#233;labor&#233; ce syst&#232;me de couronnes de b&#233;ton lentement tournantes, qui rongeaient d'elles-m&#234;mes leur propre profondeur. Il suffisait de rajouter, une fois tous les cinq ans en moyenne, pr&#233;voyait-on, un nouvel &#233;tage. On y d&#233;posait bien s&#251;r les morts, couche par couche. Des lieux pour le recueillement et la m&#233;moire &#233;taient pr&#233;vus aupr&#232;s, mais avec les nouvelles pratiques de m&#233;moire virtuelle des disparus, on se pr&#233;occupait certes moins d'o&#249; r&#233;ellement ils reposaient. Et puis c'&#233;tait g&#233;n&#233;ration par g&#233;n&#233;ration : ils se retrouvaient tous ensemble, n'&#233;tait-ce pas bien mieux ? On demandait aux quartiers neufs, aux extensions de villes, de pr&#233;voir &#224; proximit&#233; imm&#233;diate leur puits &#224; m&#233;moire. Surtout, on avait effectu&#233; des voyages d'&#233;tudes vers ces ph&#233;nom&#232;nes g&#233;ologiques qu'on nomme &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article749' class=&#034;spip_in&#034;&gt;fosses &#224; bitume&lt;/a&gt; : nos morts, dans ces cimeti&#232;res qui encombraient les villes, n'emportaient rien avec eux. Inversement, nos d&#233;chetteries broyaient le pire et le meilleur. Eh bien, dans les nouveaux puits, on pouvait aussi d&#233;poser papiers, photographies, vieux jouets, objets dont on ne se r&#233;signait pas &#224; la destruction. Ils s'empilaient sur les morts, et les accompagneraient. L'effet de vis semblait fonctionner : toute l'astuce &#233;tait dans la lenteur. Le poids m&#234;me de ce qu'on d&#233;posait contribuait &#224; ce que le puis s'approfondisse de lui-m&#234;me presque &#224; l'infini (prot&#233;g&#233; m&#234;me des nappes phr&#233;atiques : enti&#232;rement &#233;tanche, comme un doigt dans la terre).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1045 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/puits.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/puits.jpg?1233235836' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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