<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
	<link>https://www.tierslivre.net/spip-443/</link>
	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?id_mot=561&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Pierre Mari | Point vif</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2281</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2281</guid>
		<dc:date>2010-10-03T11:40:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>publie.net</dc:subject>
		<dc:subject>Klapka, Ronald </dc:subject>
		<dc:subject>Mari, Pierre </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;publie.net comme lieu d'exp&#233;rience litt&#233;raire&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique51" rel="directory"&gt;archives publie.net 2008-2013&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;publie.net&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot316" rel="tag"&gt;Klapka, Ronald &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot561" rel="tag"&gt;Mari, Pierre &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2281.jpg?1352733161' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
C'&#233;tait il y a 3 dimanches... Un auteur &#8211; dont je place haut la d&#233;marche et l'&#233;criture &#8211; pr&#233;f&#232;re, apr&#232;s plusieurs refus d'&#233;diteurs, dont celui qui a publi&#233; ses 2 derniers livres, son &#034;rapport mystique au livre&#034;, &#224; l'id&#233;e de se mettre en rapport avec nous. Un d&#233;bat comme le web seul peut en produire s'ensuit, 1200 visites dans la journ&#233;e pour cet article, &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2253' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Une parfaire le&#231;on de non-web&lt;/a&gt;, que nous saurons &#233;videmment tr&#232;s vite d&#233;passer, Pierre Mari acceptant dans la journ&#233;e que nous lancions un vrai processus d'&#233;dition web.
&lt;p&gt;Voici donc ce texte, &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503595/point-vif&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Point vif&lt;/a&gt;, dans son ambition, et &#8211; de notre c&#244;t&#233; &#8211; le souhait que la lecture et l'acc&#232;s en soient le plus confortables...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me permets ci-dessous d'en reprendre ma propre pr&#233;sentation, ainsi que la lecture qu'en fait &lt;a href=&#034;http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ronald Klapka&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo ci-dessus : Pierre Mari.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pierre Mari | Point vif&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Dans le r&#233;cit tr&#232;s tendu de Pierre Mari, quel que soit le principe qui g&#232;re l'&#233;quilibre entre exp&#233;rience v&#233;cue et fiction (Nerval nous y a souvent men&#233;s, et le connaisseur de Kleist qu'est Pierre Mari utilise &#233;videmment chacun de ces param&#232;tres narratifs en toute connaissance de cause), il y a d'abord la qualit&#233; de sa langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on apprend sur nous-m&#234;mes tient &#233;videmment d'abord et seulement &#224; l'exp&#233;rience de cette langue tendue, accroch&#233;e jusqu'&#224; l'extr&#234;me &#224; l'homme, aux paysages, aux id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas si cela induit une po&#233;tique du r&#233;cit : elle est constamment subvertie, &#224; chaque pas du texte, par la rigueur de la convocation du r&#233;el. Peut-&#234;tre faut-il cet exercice extr&#234;me (qui rem&#233;morent les r&#233;cits fantastiques de Blanchot) pour que justement on oublie les &#233;chafaudages, qu'on se laisse happer par la narration elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'il y a du r&#233;el, charri&#233; dans les lignes. Avec de la vie, de l'amour, de la mort. Et que la litt&#233;rature a toujours &#233;t&#233; &#224; cet endroit. Mais que l'assumer pour le pr&#233;sent, c'est le prendre tel que nous sommes : le narrateur (comme Pierre Mari lui-m&#234;me) donne des formations de culture g&#233;n&#233;rale en entreprise &#8211; deux univers qui pourraient para&#238;tre inconciliables, et qui pourtant nous traversent en continu. Dans cette prescription sociale dure, de temps, d'argent, de hi&#233;rarchie et relation, on conduit son destin &#8211; on en assume la part libre irr&#233;ductible. On la trouve, nous, dans les livres. Ici, les personnages (et peu importe leur statut r&#233;el ou fictif, et que le personnage dont le pr&#233;nom est Val&#233;ry puisse co&#239;ncider avec quelqu'un qu'on connaisse) lisent et &#233;crivent. Mais si c'&#233;tait le pr&#233;texte pour inclure dans le r&#233;cit une r&#233;flexion sur l'&#233;criture ou la litt&#233;rature, ou faire &#233;talage de son propre parcours, tout &#233;videmment s'effondrerait. Il y a l'exp&#233;rience d'un chemin, et ce &#224; quoi il contraint &#8211; les livres, et l'&#233;criture, viennent ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous affrontons &#224; publie.net nombre de paradoxes : la lecture sur &#233;cran (aussi confortable qu'elle devienne sur iPad ou autres appareils de nouvelle g&#233;n&#233;ration &#8211; et l'epub de Point vif inaugure pour nous une nouvelle approche de la maquette epub), est un geste encore restreint, comme autrefois ces collections d'avant-garde ou ces revues qu'on d&#233;nichait dans telle et telle librairie et elles seulement. Pourtant, c'est bien parce que ces textes nous sont n&#233;cessaires que nous souhaitons qu'ils soient au coeur de notre exp&#233;rience. Rien ici qui flatte. Seulement (on en a parl&#233; ailleurs), si nous ne d&#233;cidons pas ensemble de ce travail, les textes eux-m&#234;mes ne sont plus accessibles. C'est notre raison de continuer, et la dette que nous avons aux auteurs qui nous confient ces textes qui sont en m&#234;me temps des arrachements de vie, des lignes esth&#233;tiques qui repr&#233;sentent chaque fois, pour qui a &#233;crit, une &#233;tape d&#233;cisive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie Ronald Klapka d'avoir accept&#233; la mise en ligne d'une lecture de &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503595/point-vif&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Point vif&lt;/a&gt;, pr&#233;sent&#233; avec une couverture de Philippe De Jonckheere (desordre.net).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1833 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L170xH240/mari_240-c77d4.jpg?1750457124' width='170' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ronald Klapka | Pierre Mari, un jour de Kleist&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;
&lt;i&gt;Pourtant, les livres, tous les livres, sont devenus &#224; mes yeux la vie m&#234;me. Ils sont exactement vivants et il ne me viendrait pas &#224; l'id&#233;e de les traiter comme des objets rares, fussent-ils anciens et de grand prix.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
Corinne Bayle, &lt;i&gt;Du Paradis, Journal de Pom&#233;ranie (1792-1804)&lt;/i&gt;, &#233;ditions Aden, 2010, p. 49.
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ceci est une parfaite anecdote, et &#224; la v&#233;rit&#233; : non. Je lis, avec infiniment de plaisir, &lt;i&gt;Du Paradis, Journal de Pom&#233;ranie&lt;/i&gt; de Corinne Bayle, aux &#233;ditions Aden. N&#233;cessairement au cours des ann&#233;es en question (1792-1804) , irradi&#233;es par les figures de Novalis, les fr&#232;res Schlegel, Wackenroder, Tieck, Goethe, Schiller, Schelling, Caspar David Friedrich (sans omettre ces femmes merveilleuses : Bettina Brentano-von Arnim, Caroline von G&#252;nderode, Dorothea Mendelssohn-Veit-Schlegel, Caroline Michaelis&#173;-Bohmer-Schlegel-Schelling, Sophie Schubart-Mereau-Brentano etc.), passe, fugitivement, la figure de Kleist.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme un parfum de &#171; biographie int&#233;rieure &#187; s'exhale des pages de ce magnifique livre, je songe aussit&#244;t au &#171; portrait &#187; que donna nagu&#232;re Pierre Mari, Kleist, un jour d'orgueil, que me mit en main un jour la &#171; psych&#233; entre amis &#187; : Val&#233;ry Hugotte recommanda &#224; Pierre Mari d'adresser son livre &#224; Fran&#231;ois Bon, dont l'enthousiasme fut grand, et qui me le remit, un jour d'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, que je lus &#224; mon tour, fascin&#233; depuis la lecture de Penth&#233;sil&#233;e dans la collection Aubier, le reste suivit (et en particulier la version de Gracq et sa pr&#233;face aigu&#235;), avec cette figure interpellante recrois&#233;e tant chez Grosjean que Celan (Le M&#233;ridien).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relecture &#224; grands traits, mais avec le recul donn&#233; par quelques ann&#233;es de lectures critiques auxquelles Fran&#231;ois avait donn&#233; l'&#233;lan et la permission, et qui redouble l'appr&#233;ciation d'autrefois : de mieux voir comment un livre est fait ne diminue pas la joie de la premi&#232;re r&#233;ception, mais incite au contraire &#224; se rapprocher de l' &#171; auteur &#187;. Et de me demander ce que celui-ci &#233;tait devenu. Je l'imaginais poursuivant la carri&#232;re universitaire que la publication de cet essai aux PUF laissait pr&#233;sager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse : google, canalblog, &lt;i&gt;Point vif &lt;/i&gt; (15 ao&#251;t 2010), et ma lecture &#233;bahie de ce qui est en effet autant essai que r&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; cette mention discr&#232;te :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et voici un livre, qui tient d&#233;sormais une place &#233;lective dans ma biblioth&#232;que en ses affinit&#233;s, &#224; l'instar, d'un Kleist, un jour d'orgueil, ce bel essai de Pierre Mari, qu'un jour me mit entre les mains la psych&#233; entre amis, touchant au point vif. &#187; (lettre du 28 ao&#251;t 2010) et cette mention non moins discr&#232;te en note : &#171; Point vif, r&#233;cit tr&#232;s impliqu&#233; (litt&#233;rature, formation (&#171; universit&#233; sauvage &#187;), entreprise, amiti&#233;s profondes), s'intrique avec la m&#233;ditation la plus personnelle, et &#171; attend ses lecteurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre est &#224; d&#233;couvrir, vraiment, j'y reconnais, j'ose le dire, une d&#233;marche tout &#224; fait parente de la mienne (ce que j'essaie l&#224; o&#249; j'en suis de faire), comme de celle de Fran&#231;ois Bon, quand il se lan&#231;a dans les ateliers d'&#233;criture, l'internet litt&#233;raire et aujourd'hui l'&#233;dition num&#233;rique, c'est mettre en &#339;uvre l'art de provoquer les rencontres (intellectuelles, artistiques, spirituelles), et dans celles-ci la place majeure qu'y tient la litt&#233;rature quels que soient les publics avec lesquels la rencontre s'effectuera. C&#233;cile, l'h&#233;ro&#239;ne de Point vif, c'est chacun, chacune de nous, de m&#234;me le narrateur avec ses questionnements (partag&#233;s avec des alter ego : l'un de la g&#233;n&#233;ration qui pr&#233;c&#232;de, l'autre de celle qui suit), &#224; la fois son double et son autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'&#233;criture de Pierre Mari, elle fait ce qu'elle dit tout en disant ce qu'elle fait : qui voudra prendre un peu de distance, pourra s'y lire, apprendre sur lui-m&#234;me et prendra une le&#231;on d'&#233;l&#233;gance morale et litt&#233;raire. C'est bien le moins qu'un tel livre puisse ainsi circuler, et trouve pour le v&#233;hiculer le vecteur ad&#233;quat, qui lui permette de rencontrer les lecteurs qui l'attendent sans qu'ils le sachent encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reims, le 28 septembre 2010,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ronald Klapka&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
