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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>formes d'une guerre | le son que je cherche</title>
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		<dc:date>2012-08-23T21:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Dominique Pifar&#233;ly</dc:subject>
		<dc:subject>Michele Rabbia</dc:subject>
		<dc:subject>textes pour la sc&#232;ne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;abandon des voies s&#251;res &#8211; duo Pifar&#233;ly/Rabbia + duo Bon / Rabbia&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique101" rel="directory"&gt;2011 | Formes d'une guerre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Dominique Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot602" rel="tag"&gt;Michele Rabbia&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot703" rel="tag"&gt;textes pour la sc&#232;ne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton3103.jpg?1352734047' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff3103.jpg?1352731988&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Ce texte a &#233;t&#233; &#233;crit &#224; Montr&#233;al d&#233;but 2010 directement en pensant au projet &lt;i&gt;Formes d'une guerre&lt;/i&gt; : lors d'anciennes lectures avec Dominique Pifar&#233;ly, je me mettais &#224; parler de son histoire avec le violon, dans une sorte de mise en ab&#238;me, tandis qu'il jouait. Peut-on dire avec des mots les sensations int&#233;rieures qui poussent &#224; la musique, en fonction l&#224; de ce qu'on en re&#231;oit ?
&lt;p&gt;Ce texte, d'abord intitul&#233; ici &lt;i&gt;abandon des voies s&#251;res&lt;/i&gt; a donc servi de canevas pour une improvisation avec Michele Rabbia, non plus aux percussions mais directement sur &#233;lectronique live.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; il s'agit du dernier filage d'apr&#232;s-midi, avant le spectacle &#224; Poitiers hier soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vid&#233;o inclut d'abord le duo de Dominique et Michele, puis Dominique pose le violon et mon texte prend le relais. Premier essai du petit &lt;a href=&#034;http://www.thomann.de/fr/zoom_q3.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Handy Zoom Q3&lt;/a&gt;, un vrai micro pour le son (l'appareil est juste pos&#233; par terre sur la sc&#232;ne), et sa petite fen&#234;tre vid&#233;o ne capte que le noir de la sc&#232;ne, puisque sur la coupole du Plan&#233;tarium Philippe De Jonckheere nous accompagnait en images, via 3 ordis et vid&#233;os-projecteurs. Dans ce filage la voix est plus surveill&#233;e qu'elle l'a &#233;t&#233; le soir, mais le soir je n'aurais pas &#233;t&#233; en condition de manipuler l'enregistreur. L'avantage de cette fonction vid&#233;o du Handy Zoom, c'est qu'il suffit de brancher (c&#226;ble USB interne &#224; l'appareil) sur le Mac pour transmettre directement l'enregistrement &#224; YouTube &#8211; et donc sur la &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/user/tierslivre?feature=mhum&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cha&#238;ne Tiers Livre&lt;/a&gt; et que c'est consultable sur iPad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y en a pour 9 minutes. Et ci-dessous le texte lu, plus sa version initiale, un an plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;iframe width=&#034;425&#034; height=&#034;349&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/1P2Da6Bp0Y0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fran&#231;ois Bon | le son que je cherche&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Un son fait de blocs, d'asp&#233;rit&#233;s, de mouvances. Il est sombre, il est &#226;pre. Le son que je cherche va par nappes, gronde en vous-m&#234;me selon des lignes fortes que la basse m&#234;me ne saurait engendrer, des mondes lourds en suspens qui r&#233;sonnent outre grave, appellent des percussions amples, invisibles : le son que je cherche est fait de ces grains qui s'assemblent et se d&#233;sassemblent et sont l'architecture noire de nos espaces du dedans. Le son que je cherche est une corde nerveuse, les accords sont nets et frapp&#233;s, et leur encha&#238;nement va comme en se jouant, tel qu'on r&#234;verait qu'au poignet on l'arrache. Le son que je cherche est une d&#233;flagration : on l'&#233;bauche d'un geste de la main, elle enfle et grogne dans le cr&#226;ne, s'y perd apr&#232;s explosion lente. Le son que je cherche est l'id&#233;e d'une danse tournoyante et br&#232;ve, d'une peau tendue qu'on excite du b&#226;ton, de l'os, de la paume ou du marteau sur le bronze. Le son que je cherche ce sont ces couleurs &#224; fresque et pans obscurs de briques et g&#233;om&#233;tries de lumi&#232;res dans les b&#226;timents neufs qu'on aper&#231;oit au-dessus des trous &#233;dent&#233;s de la ville, pour un parking et au revoir le bar louche, les graffiti et silhouettes errantes pauvres et press&#233;es, plus rien que l'&#233;talement continu des gris. Le son que je cherche est cette articulation de la voix qu'on a dans les r&#234;ves, quand tout de la phrase est clair, c'est la phrase qui va comme on tombe et flotte aussi tr&#232;s lente comme dans les r&#234;ves on vole, c'est une musique de rien entendue au hasard dans une galerie commer&#231;ante, musiques faites pour l'euphorie et la nettet&#233; des instruments rien qu'un exercice d'avant ab&#238;me. Le son que je cherche est ce grondement qu'on sent dans le corps quand tout tremble. Le son que je cherche est cette douleur sous le front quand m&#234;me voir n'est plus qu'en r&#234;ve. Le son que je cherche c'est ce qu'on r&#234;ve de chanter quand on marche seul dans grand espace de vent, qu'il soit pr&#232;s d'un fleuve, d'une mer, sur une cr&#234;te ou en pleine ville. Le son que je cherche grouille comme un monde, il est ces passages souterrains et quand on ferme les yeux c'est mille pas dont aucun n'est ensemble et les voix des bribes qui ne s'assemblent pas. Le son que je cherche c'est la ma&#238;trise d'un violon, et jouer n'importe quel air qui vous passe &#224; cet instant dans la t&#234;te : c'est une architecture, un dessin abstrait, une couleur liquide ce qu'ils entendent les musiciens dans leur t&#234;te et &#224; quoi l'instrument donne sa phrase sans qu'avant de l'entendre on en sache le r&#233;cit et les mots. Le son que je cherche est cette voix chuchot&#233;e mais prenante, cette voix qui n'a plus de timbre et alors on entend chaque syllabe, cette folie concat&#233;n&#233;e de vocables qui disent la ville et ce sont autant d'images &#233;clat&#233;es qu'on vous livre, les asp&#233;rit&#233;s de toute surface et le vent fou qui s'enfile dans une rue sans air. Le son que je cherche est le souvenir d'un livre perdu et le silence o&#249; on &#233;tait pour lire et le chant de toutes phrases lues quand elles sont belles. Le son que je cherche c'est ta voix quand on est loin, le son que je cherche est une audace : quand on d&#233;butait, que rien n'&#233;tait expr&#232;s, que tout vibrait ou sonnait comme un verre vide, et nous-m&#234;mes contre les murs de nos chambres si peu de poids et tant de r&#234;ves &#8211; et ce qu'il faut mettre en chantier, de vertige et de poisons, d'incertitude et de c&#226;bles tendus par dessus le vide, et que la parole m&#234;me elle s'effondre. Le son que je cherche c'est marcher &#224; l'int&#233;rieur de soi-m&#234;me, c'est le rictus du musicien qui s'avance jusqu'au bord o&#249; on tombe. Le son que je cherche est dans l'abandon des voies s&#251;res, des formes pr&#233;dictibles, des objets qu'on soup&#232;se. Il est ce masque qu'on s'arrache, et qu'une vie &#224; peine d&#233;colle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Abandon des voies s&#251;res (version initiale, Montr&#233;al, avril 2010)&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le son que je cherche est fait de blocs, d'asp&#233;rit&#233;s et de mouvances. Il est sombre, il est &#226;pre. Le son que je cherche va par nappes, gronde en vous-m&#234;me selon des lignes fortes que la basse m&#234;me ne saurait engendrer, des mondes lourds en suspens qui r&#233;sonnent outre grave, appellent des percussions amples, invisibles : le son que je cherche est fait de ces grains qui s'assemblent et se d&#233;sassemblent et sont l'architecture noire de nos espaces du dedans. Le son que je cherche est une guitare nerveuse, les accords sont nets et frapp&#233;s, et leur encha&#238;nement va comme en se jouant, tel qu'on r&#234;verait qu'au poignet on l'arrache. Le son que je cherche est une d&#233;flagration : on l'&#233;bauche d'un geste de la main, elle enfle et grogne dans le cr&#226;ne, s'y perd apr&#232;s explosion lente. Le son que je cherche est l'id&#233;e d'une danse tournoyante et br&#232;ve, d'une peau tendue qu'on excite du b&#226;ton, de l'os, de la paume ou du marteau sur le bronze. Le son que je cherche ce sont ces couleurs &#224; fresque et pans obscurs de briques et g&#233;om&#233;tries de lumi&#232;res dans les b&#226;timents neufs qu'on aper&#231;oit au-dessus d'un trou &#233;dent&#233; de la ville, avec parking, bar louche, graffiti et silhouettes errantes pauvres et press&#233;es, et tant pis pour l'&#233;talement continu des gris. Le son que je cherche est cette articulation de la voix qu'on a dans les r&#234;ves, quand tout de la phrase est clair, c'est la phrase qui va comme on tombe et flotte aussi tr&#232;s lente comme dans les r&#234;ves on vole, c'est une musique de rien entendue au hasard dans les galeries commer&#231;antes, musiques faites pour l'euphorie et la nettet&#233; des instruments rien qu'un exercice avant l'ab&#238;me. Le son que je cherche est ce grondement qu'on sent dans le corps quand tout tremble. Le son que je cherche est cette douleur sous le front quand m&#234;me voir n'est plus qu'un r&#234;ve. Le son &#171; que je cherche c'est ce qu'on r&#234;ve de chanter quand on marche seul dans grand espace de vent, qu'il soit pr&#232;s d'un fleuve, d'une mer, sur une cr&#234;te ou en pleine ville. Le son que je cherche grouille comme un monde, il est ces passages souterrains et quand on ferme les yeux c'est mille pas dont aucun n'est ensemble et les voix des bribes qui ne s'assemblent pas. Le son que je cherche c'est la ma&#238;trise d'un violon, d'un violoncelle, et jouer n'importe quel air qui vous passe &#224; cet instant dans la t&#234;te : c'est une architecture, un dessin abstrait, une couleur liquide ce qu'ils entendent les musiciens dans leur t&#234;te et &#224; quoi l'instrument donne sa phrase sans qu'avant de l'entendre on en sache le r&#233;cit et les mots. Le son que je cherche est cette voix chuchot&#233;e mais prenante, cette voix qui n'a plus de timbre et alors on entend chaque syllabe, cette folie concat&#233;n&#233;e de vocables qui disent le r&#233;el et pourtant, vous, ce sont des images qu'on vous livre, les asp&#233;rit&#233;s de toute surface et le vent qui s'enfile dans ces rues sans air. Le son que je cherche est le souvenir de la biblioth&#232;que et les empilements des livres qu'on souhaite un jour relire, le silence o&#249; on &#233;tait pour lire et le chant de toutes phrases lues quand elles sont belles et tiennent une &#233;nigme. Le son que je cherche est une audace : quand on d&#233;butait, que rien n'&#233;tait expr&#232;s, qu'on vibrait ou sonnait comme un verre vide, et nous-m&#234;mes contre les murs de la ville si peu de poids &#8211; et maintenant ce qu'il faut mettre en chantier, de vertige et de poisons, d'incertitude et de c&#226;bles tendus par dessus le vide, et la parole m&#234;me on l'effondre. C'est marcher &#224; l'int&#233;rieur de soi-m&#234;me : on est port&#233;. Le son que je cherche c'est le rictus du musicien qui s'avance, l'amplificateur un peu trop pouss&#233; par rapport &#224; ce qu'il faudrait. Le son que je cherche est dans l'abandon des voies s&#251;res, des formes pr&#233;dictibles, des objets qu'on soup&#232;se. Il est ce masque qu'on s'arrache, et qu'une vie &#224; peine d&#233;colle. Le son que je cherche c'est ici, et ces villes o&#249; je marche, non plus dans les livres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lyon, 8 d&#233;cembre | formes d'une guerre, 3</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2580</link>
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		<dc:date>2011-11-24T16:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Dominique Pifar&#233;ly</dc:subject>
		<dc:subject>lectures, performances</dc:subject>
		<dc:subject>Michele Rabbia</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;performance arts num&#233;riques avec Dominique Pifar&#233;ly, Philippe De Jonckheere, Michele Rabbia&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique101" rel="directory"&gt;2011 | Formes d'une guerre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Dominique Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot299" rel="tag"&gt;lectures, performances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot602" rel="tag"&gt;Michele Rabbia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2580.jpg?1352733547' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; apr&#232;s la cr&#233;ation Montb&#233;liard en d&#233;cembre 2010, l'exp&#233;rience Poitiers en juin dernier, nous aurons 3 jours de r&#233;p&#233;tition et pr&#233;paration pour une troisi&#232;me &#233;dition de &lt;i&gt;Formes d'une guerre&lt;/i&gt;, en performance unique, le jeudi 8 d&#233;cembre, &#224; l'&#201;cole normale sup&#233;rieure de Lyon.
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; qu'est que &lt;i&gt;Formes d'une guerre&lt;/i&gt; ? &#8211; sur &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/blog/?debut=2011-11-13#2931&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;sordre&lt;/a&gt; il faut explorer cette &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/formes_d_une_guerre_poitiers/ursula/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;magnifique recr&#233;ation web&lt;/a&gt; de Philippe, autre forme du spectacle en soi-m&#234;me. Pas mal de traces dispers&#233;es dans mon propre site, &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/faceB/spip.php?article125&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;s'y promener&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; nous donnerons aussi &lt;i&gt;Formes d'une guerre&lt;/i&gt; en formation r&#233;duite, sans l'appui consid&#233;rable de Christophe au son et S&#233;bastien &#224; la sc&#233;no, en conclusion de ma r&#233;sidence &#224; l'universit&#233; de Louvain-la-Neuve, le jeudi 1er mars 2012, &#224; la ferme du B&#233;riau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 19 juin 2011 : la version web du spectacle : &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/formes_d_une_guerre_poitiers/ursula/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Formes d'une guerre, comme si vous y &#233;tiez&lt;/a&gt;, avec versions successives des textes et extraits audio/vid&#233;o.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Formes d'une guerre&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;pr&#233;sentation sur Tiers Livre juste en amont de Formes d'une guerre au Plant&#233;rium de Poitiers, juin 2011&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que fais-tu, &lt;a href=&#034;http://pifarely.net/wordpress/?page_id=3328&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dominique Pifar&#233;ly&lt;/a&gt; ? Il pr&#233;pare des patches de traitement sonore (sur Max/MSP + Live). Que fais-tu &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/blog/?debut=2011-05-08#2865&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Philippe De Jonckheere&lt;/a&gt; ? Il pr&#233;pare trois banques d'images qui tourneront sous la coupole du plan&#233;tarium (maintenant nomm&#233; &lt;a href=&#034;http://lieumultiple.org/5483/formes-dune-guerre-du-lun-30-mai-au-dim-5-juin/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lieu multiple&lt;/a&gt;) &#224; Poitiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme en &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2371' class=&#034;spip_in&#034;&gt;d&#233;cembre&lt;/a&gt; &#224; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2413'&gt;Montb&#233;liard&lt;/a&gt;, ce n'est pas un concept de spectacle. D'abord parce que le spectacle qui en r&#233;sulte (et c'est ce que j'apprends de plus haut, avec mes coll&#232;gues ci-dessus, plus notre &#233;tonnant Michele Rabbia), est une &lt;i&gt;improvisation&lt;/i&gt;. D'ailleurs &#8211; l'ai encore v&#233;rifi&#233; &#224; Rouen lundi et Louvain mardi avec ma &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2116' class=&#034;spip_in&#034;&gt;travers&#233;e de Buffalo&lt;/a&gt; compl&#232;tement chamboul&#233;e, j'ai int&#233;gr&#233; ce concept (en tant que concept) &#224; ma propre pratique, en permanence. Le texte que je tiens sur l'iPad (magnifique outil pour lire en public) est le support de ce qui se chante, ou de ce qui se raconte, mais en aucun cas n'est simplement prononc&#233;. Et peut-&#234;tre la tension &#224; tout instant, la plus belle &#224; traverser de l'int&#233;rieur, m&#234;me si la plus difficile, c'est l'&#233;cart pris avec le texte &#233;crit, et comment on saura le reprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Montb&#233;liard, il s'&#233;tait agi de deux semaines cons&#233;cutives. Et pour moi r&#233;&#233;crire imm&#233;diatement (ou int&#233;grer) dans la version &#233;crite ce qui venait d'&#234;tre tent&#233; dans la &lt;i&gt;r&#233;p&#233;tition&lt;/i&gt;. Ainsi le bloc lu a-t-il &#233;volu&#233;. Pas envie de remettre les pieds dans une ancienne trace et suivre tout droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Poitiers nous aurons une semaine de r&#233;p&#233;tition, un concept aussi d'espace : le ma&#238;tre du &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;sordre&lt;/a&gt; occupera la coupole, nous r&#233;agirons et agirons dans ce recouvrement d'images, qui nous inclura. Ce sera donc marcher ensemble, pas seulement &#224; 4 puisque Christophe Hauser, &#224; la console son, tient aussi un grand r&#244;le (lui qui me coupe mon micro chaque fois que je ne lis pas, donc m'enl&#232;ve d&#233;lib&#233;r&#233;ment ce jeu qui est tout aussi essentiel pour moi, d'accorder mon souffle avant de dire, ou grogner ma voix avant les mots &#8211; donc vive les lectures o&#249; je me retrouve seul sans ing&#233; son qui d&#233;cide &#224; ma place !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept de spectacle m'int&#233;resse peu. Si le texte est stable, Dominique conna&#238;t assez d'excellents hurleurs pour aller le promener avec eux. L'apprentissage de Montb&#233;liard, j'en ai reconnu les fruits quand, le 15 janvier, m&#233;diath&#232;que Marguerite-Duras &#224; Paris, pour les 10 ans de remue.net (ou les 5 ans de ma sortie de remue ?) on a improvis&#233; &#224; trois, Dominique Pifar&#233;ly, Philippe De Jonckheere et moi. Ou bien, ces deux mois, quand nous nous sommes retrouv&#233;s en bin&#244;me au Petit Faucheux &#224; Tours ou au ch&#226;teau de Chambord en acoustique avec Dominique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attente aussi de ce qui va &lt;i&gt;int&#233;rieurement&lt;/i&gt; changer pour moi : Montb&#233;liard m'&#233;tait un pays radicalement &#233;tranger, bien plus &#233;tranger que Qu&#233;bec ou Montr&#233;al, &#224; m&#234;me distance temporelle d'ailleurs &#8211; je n'y avais aucune attache. &#192; Poitiers, m&#234;me dans la banalisation induite par des venues fr&#233;quentes &#224; la fac, je rejoue en permanence ma propre histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait des prolongements :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; chaque fois, dans les documents de pr&#233;sentation de ces &#233;v&#233;nements, on voit ressasser le nombre de bouquins qu'on a accumul&#233;s : mais justement, les livres sont derri&#232;re &#8211; et probablement d&#233;finitivement derri&#232;re. Je suis bien plus &lt;i&gt;&#233;crivain&lt;/i&gt; dans le risque et le partage de la &lt;i&gt;sc&#232;ne&lt;/i&gt; que je l'aie jamais &#233;t&#233; dans le dispositif culturel de l'imprim&#233; ; et c'est en partie l&#224; que se fonde la l&#233;gitimit&#233; de l'Internet, le site comme ressource fixe et lieu permanent de l'atelier. Le rapport &#224; la permanence s'optimisait par la m&#233;diation du livre : le site offre de lui-m&#234;me cette permanence, la sc&#232;ne le concr&#233;tise. J'&#233;cris pour venir porter ce que j'&#233;cris, et le laisser s'&#233;vanouir ensuite, pace &#224; renouveler &#224; chaque texte. C'est finalement plus grisant que l'ancien syst&#232;me du livre qu'on fait para&#238;tre une fois chaque deux ans.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un des plaisirs de ce travail, moi qui n'ai pas go&#251;t au collectif ni ne supporte au-del&#224; de quelques dizaines de minutes les situations non seul, c'est qu'il s'effectue sous &lt;i&gt;direction&lt;/i&gt;. M&#234;me si lui refusera probablement l'id&#233;e, c'est remettre &lt;i&gt;en confiance&lt;/i&gt; une instance de r&#233;gulation, de d&#233;cision, d'organisation aussi, &#224; Dominique Pifar&#233;ly. Je peux incarner moi aussi une situation de direction : en stage, cours ou atelier, et d'ailleurs sans h&#233;sitation particuli&#232;re. Mais question plus profonde : si je n'avais pas ce rapport de fascination envers le &lt;i&gt;violon&lt;/i&gt; &#8211; et l'oeuvre pour violon &#8211;, je ne ressentirais pas de fa&#231;on aussi extr&#234;me cette fraternit&#233; avec Dominique, dans le moment de la sc&#232;ne, qui serait &lt;i&gt;ob&#233;issance partag&#233;e&lt;/i&gt; au chemin de l'instrument m&#234;me : je sors toujours deux fois ou quatre fois plus &#233;puis&#233; (et pourtant, c'est ce qu'il me semble avoir gagn&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es : sortir litt&#233;ralement &lt;i&gt;&#233;puis&#233;&lt;/i&gt; d'une lecture) d'une heure de sc&#232;ne avec &lt;i&gt;Pif&lt;/i&gt; que la m&#234;me situation en solo...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2171 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;74&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L320xH240/rouen-cafe-perdu-francois-bon-photo-emmanuel-delabranche-fa299.jpg?1750686906' width='320' height='240' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bon, lecture au Caf&#233; perdu, Rouen &#8211; photos Emmanuel Delabranche
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On pourrait imaginer, pour un auteur, l'interdiction radicale m&#234;me du texte pr&#233;par&#233;. &#202;tre dans ce blanc d'avant mot, quitte quand &#231;a ne vient pas &#224; rester au micro avec les trois autres et ne rien dire de l'heure. &#192; Rouen et &#224; Louvain, au &lt;a href=&#034;http://lecafeperdu.blogspot.com/2011/05/quelques-photos-prises-sur-le-vif.html?spref=tw&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Caf&#233; perdu&lt;/a&gt; d'Emmanuel et Marie-Laure, ou &#224; Louvain dans cet affreux amphi en pente raide sans aucun outil appr&#233;ciable pour le son ou l'image&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Louvain-la-Neuve : &#231;a n'a rien emp&#234;ch&#233; ni limit&#233; de ce qui s'est pass&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), le geste d'am&#233;nagement qui pr&#233;c&#233;dait la lecture &#233;tait &lt;i&gt;d&#233;j&#224;&lt;/i&gt; la lecture, la pr&#233;parait et la sauvait. Par exemple, j'ai rarement souvenir des textes lus eux-m&#234;mes, alors que souvenir pr&#233;cis de l'ambiance, des lumi&#232;res, de ce qui a pu circuler entre soi et ceux ici rassembl&#233;s, dans le temps du partage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc rendez-vous Poitiers, vendredi 3 juin, 20h30, sous la coupole du Plan&#233;tarium. Il se passera l'&#233;chapp&#233;e libre de l'approche d'une semaine, via le mat&#233;riau mis en commun, chacun depuis sa discipline.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Louvain-la-Neuve : &#231;a n'a rien emp&#234;ch&#233; ni limit&#233; de ce qui s'est pass&#233; ensuite, justement pour avoir pris la libert&#233; de bousculer le dispositif impos&#233;. Et comment &#231;a se passerait mal &#224; Louvain, vu l'accueil de Marc, Erica et les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tr&#232;s clairement : le pied de micro pos&#233; sur la table impose au lecteur de se faire homme-tronc derri&#232;re la tribune professoriale, heureusement que Fr&#233;d&#233;ric B en avait apport&#233; un de sa r&#233;serve. Et heureusement que j'avais mon propre vieux &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1211' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sennheiser MD-441&lt;/a&gt; de 35 ans d'&#226;ge, et pas ce petit micro de supermarch&#233; fourni avec l'amphi. L'image deux kilom&#232;tres au-dessus de moi, et une cinquantaine de personnes dans salle de 300, m'en suis tir&#233; en accompagnant la lecture de jeu de pied dans ces contreplaqu&#233;s uniform&#233;ment r&#233;sonnants, du coup me suis moiti&#233; p&#233;t&#233; un truc dans la cheville, j'en boite encore 4 jours apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'art de lire, c'est le hasard qui, deux heures plus t&#244;t, nous avait mis en pr&#233;sence, dans les rues de Louvain-la-Neuve, de R&#233;mi Morissette, apprenti instituteur &#224; l'universit&#233; de Laval/Qu&#233;bec, et que j'avais eu en atelier d'&#233;criture au premier semestre, tr&#232;s bon souvenir de lui et de son voisin de table Patrice Hamel, comme d'autres de ce groupe a priori loin des enjeux litt&#233;raires, mais quelle dynamique, n'est-ce pas &lt;a href=&#034;http://innutime.blogspot.com/2011/05/lancement-de-kuessipan-uashat.html?showComment=1306046108544#c8181138675687777656&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Naomi&lt;/a&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2085' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Fontaine&lt;/a&gt;, R&#233;mi &#233;tant depuis quelques mois en Erasmus &#224; Louvain... Du coup, la lecture de ce texte sur les villes et l'espace am&#233;ricain &#233;tait lu avec devant moi un Am&#233;ricain en situation exactement sym&#233;trique...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>tentais, tente, tentera</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2602</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2602</guid>
		<dc:date>2011-06-18T07:41:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Dominique Pifar&#233;ly</dc:subject>
		<dc:subject>lectures, performances</dc:subject>
		<dc:subject>Michele Rabbia</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;de la maturation des choses profondes&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;site | infos, t&#233;l&#233;chargement&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Dominique Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot299" rel="tag"&gt;lectures, performances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot602" rel="tag"&gt;Michele Rabbia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2602.jpg?1352733574' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je relis dans le &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/blog/?debut=2011-05-29#2888&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;journal&lt;/a&gt; tenu par Philippe De Jonckheere pendant la semaine de pr&#233;paration de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2580' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Formes d'une guerre&lt;/a&gt; &#224; Poitiers, ce passage :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt; Voici ces m&#234;mes images qui amorcent une quatri&#232;me mutation, celle de leur projection sur les parois concaves du plan&#233;tarium, reprises dans l'&#233;clairage savant, en tr&#232;s basse intensit&#233;, de S&#233;bastien, et au service du spectacle. C'est &#233;tonnant pour moi, comme voyant ces images projet&#233;es, immenses, au milieu du spectacle, je revois le spectacle infiniment modeste de l'ampoule pos&#233;e au milieu d'un rond de lumi&#232;re dans le petit laboratoire-photo exigu comme un sous-marin de l'appartement de l'avenue Daumesnil. Vingt ans de maturation pour cette image. Et le sentiment diffus d'&#234;tre, &#224; la fois en plein accord avec ce que je tentais alors, et ce que je tente aujourd'hui.
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas &#224; quoi correspond pour moi, dans l'aventure des textes &#8211; ou ma posture d'&#234;tre l&#224;, sur sc&#232;ne avec l'iPad, &#224; les lire, cette d&#233;cantation du temps n&#233;cessaires aux choses les plus profondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, je sais qu'elle y est, et que ce texte est lest&#233; d'aiguilles profondes, enracin&#233;es dans le d&#233;but ou l'origine du r&#234;ve d'&#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Magnifique r&#233;alisation de Philippe que cet apr&#232;s-spectacle devenu spectacle web en soi-m&#234;me : &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/formes_d_une_guerre_poitiers/ursula/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Formes d'une guerre, comme si vous y &#233;tiez&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce dispositif &#233;tonnant, chaque partie de l'&#233;cran est active de fa&#231;on autonome. Apparemment, pas loin de 194 pages html, et 56 fichiers audio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pire, c'est que je ne me suis absolument pas aper&#231;u qu'il pr&#233;parait &#231;a. Pour certains de mes textes, on entend 5 versions successives tout au long des r&#233;p&#233;titions, et la version &#233;crite est propos&#233;e en m&#234;me temps que l'extrait audio. M&#234;me processus pour le travail de chacun, et la place faite aussi, dans le dispositif de Philippe, &#224; l'ing&#233;-son Christophe Hauser (on entend souvent sa voix donner des instructions) et &#224; S&#233;bastien Michaud, sc&#233;nographie et lumi&#232;res (pas facile, puisque la triple projection dans la conque invers&#233;e du plan&#233;tarium supposait de rester en tr&#232;s bas &#233;clairage).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; toute l'&#233;quipe. Et chapeau bas, one more, &#224; De Jonckheere un des plus fabuleux inventeurs d'art num&#233;rique aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>mais qui est Ursula ?</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2401</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2401</guid>
		<dc:date>2011-01-10T08:53:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Dominique Pifar&#233;ly</dc:subject>
		<dc:subject>web : veilleurs &amp; bousculeurs</dc:subject>
		<dc:subject>iPad</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;criture &amp; formes narratives</dc:subject>
		<dc:subject>Michele Rabbia</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Philippe De Jonckheere rend compte de nos 2 semaines &#224; Ars Numerica pour &#034;Formes d'une guerre&#034;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique67" rel="directory"&gt;Bon &amp; Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Dominique Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot126" rel="tag"&gt;web : veilleurs &amp; bousculeurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot510" rel="tag"&gt;iPad&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot587" rel="tag"&gt;&#233;criture &amp; formes narratives&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot602" rel="tag"&gt;Michele Rabbia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2401.gif?1352733329' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici une &#233;tonnante cr&#233;ation web, r&#233;instaurant, via la bande-son et une suite d'images anim&#233;es (leur laisser le temps de chargement), ainsi qu'un d&#233;roulement diff&#233;renci&#233;, un spectacle-&#233;cran qui reconduirait la complexit&#233; d'un spectacle r&#233;el : &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/formes_d_une_guerre/ursula/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Formes d'une guerre, via D&#233;sordre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe De Jonckheere appelle &#231;a &lt;i&gt;forme Ursula&lt;/i&gt;, je sais que c'est li&#233; &#224; un stage de techniques web pour cin&#233;astes qu'il a tenu &#224; l'automne &#224; Lussas. Mais l&#224; c'est un grand spectacle qui renvoie &#224; quelques succ&#233;dan&#233;s pr&#233;historiques la plupart des applications iPad dont on nous rebat les oreilles en tant que bou&#233;e de secours (qu'elles ne seront pas) d'une presse magazine en d&#233;route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici donc ce qui restera la trace p&#233;rennis&#233;e de notre invitation &#224; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2371' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Ars Numerica / Montb&#233;liard&lt;/a&gt; en d&#233;cembre, pour &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2371' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Formes d'une guerre&lt;/a&gt;, et que Philippe De Jonckheere seul pouvait mettre en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En haut de page, un fichier audio : le premier filage complet de notre spectacle, l'avant-veille de la premi&#232;re &#8211; une sorte de pr&#233;-g&#233;n&#233;rale, &#224; laisser filer en parall&#232;le du visionnage. Pour moi, le texte &#224; cette &#233;tape &#224; peu pr&#232;s finalis&#233;. En gros, celui qui m'a servi le soir de la premi&#232;re. Par contre, le deuxi&#232;me soir, m'&#233;tais donn&#233; comme contrainte de m'y abandonner et prendre le risque de l'improvisation et des glissades, immense d&#233;fi de ce genre de rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La page web &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/formes_d_une_guerre/ursula/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Formes d'une guerre&lt;/a&gt; propos&#233;e par Philippe est divis&#233;e en deux. &#192; gauche son lin&#233;aire texte, notes jour apr&#232;s jour de son propre point de vue sur le travail collectif, la rencontre &#233;videmment intense avec ces deux musiciens d'exception (idem pour moi avec &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2372' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Michele&lt;/a&gt;, et c&#244;t&#233; &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot79&#034;&gt;Dominique&lt;/a&gt;, le pacte renouvel&#233; de grande confiance &#224; sa rigueur et cette grammaire temporelle qu'il impulse).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment amus&#233; et curieux de d&#233;couvrir les r&#233;actions de Phil &#224; un univers &#8211; le spectacle, en tant qu'&#233;ph&#233;m&#232;re &#8211; dont je suis plus familier, les r&#233;actions de trac et d'angoisse. Pour moi cette angoisse est pr&#233;sente en permanence, pas limit&#233;e aux formes performatives. Elle est pour moi d&#233;coupl&#233;e dans les formes tenant uniquement &#224; la &lt;i&gt;parole&lt;/i&gt;, conf&#233;rences, cours, voire m&#234;me la premi&#232;re heure du stage Normale Sup vendredi, avant que j'aie repris mes marques. Dans les formes performatives, j'ai appui sur la forme pr&#233;par&#233;e, les choses &#224; r&#233;gler, l'infinie pr&#233;cision &#224; conqu&#233;rir de ce qu'il y a chaque seconde &#224; faire et anticiper. Par exemple, je ne participe pas &#224; ce rituel jazz, mes compagnons trinquant dans la minute d'entr&#233;e en sc&#232;ne, mais une vieille pratique d'exercices de respiration qui me mettent probablement en m&#234;me &#233;tat de &lt;i&gt;shoot&lt;/i&gt;. La pratique du silence aussi, qui semble dans une des notes choquer Phil, &lt;i&gt;on ne peut pas lui demander de refaire 30 fois sa lecture&lt;/i&gt;.... Mais probablement c'est pareil pour Dominique, m&#234;me si on va s'acharner sur une transition, sur une m&#233;canique ou un rouage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette forme collective, pas souvenir de trac, &#231;a c'est la fr&#233;quentation de Dominique &#8211; ou Vincent Segal &#8211; et par eux d'autres grammairiens de l'improvisation (Eric Groleau, Fran&#231;ois Corneloup). La vieille phrase de Dylan, &lt;i&gt;&#8211; C'est quoi pour vous le rock'n roll ? &#8211; Carelessness&lt;/i&gt;, s'abandonner donc, et je sais qu'avec Michele ce sera souple, facile, impr&#233;dictible. Par contre, oui, le texte &#233;crit &#8211; c'est pour moi le principal changement de paradigme, &#224; rester 2 semaines pleines sur 28 pages de texte &#8211; pr&#233;cis &#224; la virgule, justement pour permettre l'&#233;cart, le flash, l'int&#233;gration (&#231;a, pour moi, c'est presque un ajout-f&#233;tiche) d'une phrase orale entendue directement dans la journ&#233;e, dans la rue ou de mes compagnons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marrant aussi de voir Philippe, occup&#233; &#224; traiter sa marge d'incertitude, s'imaginer que de notre c&#244;t&#233; tout est blind&#233; et parfait. Je n'ai jamais connu une s&#233;ance publique sans cette marge. Par exemple, c'&#233;tait pour moi la 1&#232;re utilisation de l'iPad comme outil de lecture, sans filet de rattrapage. Jamais aucun probl&#232;me : au contraire, &#224; la demande de l'&#233;quipe d'y appliquer un auto-collant anti-reflet, ce petit machin &#224; 20 euros donnait une tourne de page plus pr&#233;cise m&#234;me avec sueur, et gomme d&#233;finitivement les taches de doigt, il para&#238;t que c'est int&#233;gr&#233; dans la nouvelle version iPad &#224; venir. Eh bien, la veille de la premi&#232;re, une mise &#224; jour iBooks (celle qui permet la c&#233;sure et les collections). A peine le spectacle commence, que je d&#233;couvre que le texte, utilis&#233; pour la 1&#232;re fois dans la mise &#224; jour (pb n'a pas reparu ensuite), m'affiche en plein 1er tiers une mini-bulle qui m'occulte un tiers de ligne &#8211; que j'aurai donc &#224; r&#233;improviser, le texte &#233;tant trop complexe pour uniquement la recomposer de m&#233;moire, et je gommerai cette bulle en &#233;teignant et rallumant l'iPad &#224; mi-parcours, pendant le solo de Dominique et Michele.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci aussi &#224; Philippe de cette disponibilit&#233;, voir dans ses notes comment se construit et &#233;volue le mur image, ses trois &lt;i&gt;toiles&lt;/i&gt; actives, manipul&#233;es depuis ses 3 ordis en console, dans un rapport qui se d&#233;veloppe individuellement et intimement avec les 2 musiciens, tandis que de mon c&#244;t&#233; je m'efforcerai au contraire de faire riper mon texte sur les images, en y int&#233;grant des mots ou figures qui en soient le reflet ou l'ab&#238;me &#8211; comme sur ces s&#233;quences anim&#233;es de mains ou bouche &#224; mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience a fonctionn&#233;, le changement d'&#233;chelle : ce qu'on conna&#238;t sur son ordinateur, le voir d&#233;velopp&#233; en 3 &#233;crans de 4 m&#232;tres sur 3 ; la rythmique propre des images, Phil face &#224; nous, mais nous-m&#234;mes de plus en plius en relation avec ces cassures et glissements lumi&#232;re qui nous accompagnaient ; le contenu m&#234;me des images, notamment via les cascades anim&#233;es, paysages villes, int&#233;rieurs industriels, approches corps, d&#233;construction permanente de tout &#233;tat stable d'image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste quelques images de l'iPad en r&#233;p&#232;t (&#233;cran bloqu&#233; mode portrait, anti-reflet, affichage epub via iBooks, c&#233;sure d&#233;bray&#233;e pour gain vitesse, usage intensif fonctions surlignages en r&#233;p&#232;t) &#8211; et ce que l'appareil offre aussi de gestuelle, d'&#233;loignement &#8211; ainsi, ce que je compte d&#233;velopper pour mes lectures solo, de pilotage &#224; distance de l'ordi ou de la vid&#233;o depuis la m&#234;me surface qui nous sert au texte. Photographies Virginie Crouail, sur l'appareil du &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ma&#238;tre du D&#233;sordre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1937 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L400xH266/015-244b6.jpg?1749243632' width='400' height='266' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1938 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L400xH266/021-bfc63.jpg?1749243632' width='400' height='266' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1939 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L400xH602/483-4314c.jpg?1749243632' width='400' height='602' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>gestuelle de Michele Rabbia</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2372</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2372</guid>
		<dc:date>2010-12-10T23:27:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Dominique Pifar&#233;ly</dc:subject>
		<dc:subject>Michele Rabbia</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;de la percussion comme construction po&#233;tique&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique67" rel="directory"&gt;Bon &amp; Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Dominique Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot602" rel="tag"&gt;Michele Rabbia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2372.jpg?1352733287' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De Michele Rabbia, je ne connaissais que les traces de &lt;a href=&#034;http://pifarely.net/wordpress/?page_id=2516&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ces concerts avec Dominique Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;, l'&#233;t&#233; dernier &#224; Melle &#8211; dont ces &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=yW806t-bqnI&amp;feature=related&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;trois&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=j1qOw4kWYfU&amp;feature=related&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;extraits&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=ZNc0pZkZl-s&amp;feature=related&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est de ces percussionnistes qui, &#224; partir d'un mat&#233;riel rudimentaire (mais tout est soigneusement travaill&#233;, comme cette cymbale repass&#233;e artisanalement au tour jusqu'&#224; &#234;tre d&#233;formable comme une feuille de papier, ou telle petite pomme de pin de son Trastevere &#224; Rome), construisent un univers enveloppant, dens&#233;ment po&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certain moment, ce soir, en r&#233;p&#233;tition, Michele est simplement parti derri&#232;re le long mur de trois &#233;crans d&#233;ploy&#233; par Philippe De Jonckheere, et s'est mis &#224; y courir en aller retour, ses pas donnant le rythme &#224; Dominique Pifar&#233;ly qui continuait son impro au violon. Alors, soudain, c'est tout l'ensemble des images qui se mettait &#224; exister avec le jeu physique du musicien &#8211; on venait de franchir une fronti&#232;re dans l'articulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici deux minutes, telles qu'on les partage sur sc&#232;ne (on aper&#231;oit au lointain Dominique Pifar&#233;ly et un peu du mur d'images de Philippe De Jonckheere), et ce renouvellement incessant qu'apporte Michele.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;object width=&#034;640&#034; height=&#034;385&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/u7wf_AknUs8?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/u7wf_AknUs8?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;385&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;J'aime aussi comme il nous parle des villes italiennes, de Venise en hiver ou de Trieste, ou des roches &#224; l'extr&#233;mit&#233; sud de la Sardaigne. Il se produit avec des peintres, je l'ai su parce que, dans ces performances, des taches de couleur viennent s'abattre sur son mat&#233;riel. Il se produit aussi seul, porteur alors de textes po&#233;tiques (comme ceux de Carmelo Bene). Le voici en solo, vous comprendrez ma fascination :&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;480&#034; height=&#034;385&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/dmFZpyJTNOA?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/dmFZpyJTNOA?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;480&#034; height=&#034;385&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;Grande chance d'avoir &#224; travailler avec cet homme discret, asc&#233;tique, sensible, mais d'une professionnalit&#233; impeccable. On ne comprend pas, lisant, comment on est soudain envelopp&#233;, port&#233;, accompagn&#233;. Et la facilit&#233; (c'est aussi une mani&#232;re de donner, de sa part), o&#249; on peut s'appuyer sur son &#233;lan et sa syncope pour faire exister un texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi disque avec Marllyn Crispell et Vincent Courtois : &lt;a href=&#034;http://www.krinein.com/musique/michele-rabbia-shifting-grace-5617.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Shifting Grace&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, un peu plus ancienne, allez jusqu'au bout de ces 7' de vid&#233;o :&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;480&#034; height=&#034;385&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/JgoOSJgUb1w?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/JgoOSJgUb1w?fs=1&amp;hl=fr_FR&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;480&#034; height=&#034;385&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1923 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/billes.jpg?1292023595' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ce que je fais &#224; Montb&#233;liard, avec qui et pourquoi</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2371</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2371</guid>
		<dc:date>2010-12-09T23:20:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Dominique Pifar&#233;ly</dc:subject>
		<dc:subject>Michele Rabbia</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;en r&#233;sidence de cr&#233;ation &#224; Ars Numerica, premier point de route, avec Dominique Pifar&#233;ly, Michele Rabbia et Philippe De Jonckheere&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique67" rel="directory"&gt;Bon &amp; Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Dominique Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot602" rel="tag"&gt;Michele Rabbia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2371.jpg?1352733286' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
19 juin 2011 : la version web du spectacle : &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/formes_d_une_guerre_poitiers/ursula/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Formes d'une guerre, comme si vous y &#233;tiez&lt;/a&gt;, avec versions successives des textes et extraits audio/vid&#233;o.
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous voil&#224; donc &#224; Montb&#233;liard, bien loin pour quelqu'un de l'ouest : 4 heures de train de Paris &#224; Belfort, et un petit peu de navette au bout. Sur Google Earth, l'emprise sur la ville des usines Peugeot o&#249; 20 000 travailleurs se c&#244;toyaient il y a encore quelques ann&#233;es, 5000 maintenant. Est-ce ce qui a impuls&#233; les aides europ&#233;ennes pour la cr&#233;ation de ce p&#244;le num&#233;rique : &lt;a href=&#034;http://www.ars-numerica.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ars Numerica&lt;/a&gt;, avec p&#233;pini&#232;res d'entreprise web, incluant cette grande salle modulable &#224; l'&#233;quipement impressionnant, g&#233;r&#233;e par la Sc&#232;ne nationale, &lt;a href=&#034;http://www.lallan.fr/allan-2-0-2-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'Allan&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, Didier Levallet, pour moi li&#233; pour toujours &#224; ces concerts fin des ann&#233;es 70 (avec le violoncelliste Jean-Charles Capon et Christian Escoud&#233;, je crois, la premi&#232;re fois que je l'ai vu en sc&#232;ne), silhouette d'&lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=cGn3dvO-D9k&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;nergie derri&#232;re contrebasse&lt;/a&gt;, qui dirige l'Allan a invit&#233; Dominique Pifar&#233;ly, en tant que compositeur, en tant que violoniste, &#224; cette r&#233;sidence de cr&#233;ation &#8211; l'outil num&#233;rique est l&#224;, disponible, quoi en faire, comment le mettre au service de notre travail pour le d&#233;multiplier, et peut-&#234;tre m&#234;me, au bout, l'oublier ? &#8211; et retrouver ici &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=60LsyJfMHDw&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#224; l'abbaye de Cluny&lt;/a&gt; Didier Levallet en trio avec Dominique Pifar&#233;ly et G&#233;rard Marais, 3 musiciens d'exception...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois bien le chemin de Dominique depuis 2 ans, m&#234;me s'il a toujours utilis&#233; le violon dans toutes ses ressources &#233;lectroniques. Sa prise en main r&#233;cente de Max/MSP (le logiciel f&#233;tiche de l'IRCAM) via Live/Ableton sur son Mac, et &lt;a href=&#034;http://pifarely.net/wordpress/?p=3518&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ses concerts avec Michele Rabbia&lt;/a&gt;, turinois vivant dans le Trastevere de Rome (il est m&#234;me le voisin direct d'Umberto Eco !)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas facile, lorsque Dominique vous invite, sachant avoir &#224; se retrouver au voisinage imm&#233;diat de pareil musicien &#8211; affinit&#233;s qui ne se commandent pas. C'&#233;tait la premi&#232;re trouille que j'avais &#224; vaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord je l'ai regard&#233;, &#233;cout&#233;, puis venu tout pr&#232;s de sa dr&#244;le de batterie. Il y a quelque chose de commun &#224; tous les percussionnistes, dans la gestuelle, dans ce qu'ils mettent d'eux-m&#234;mes &#224; disposition des autres. Et Pifar&#233;ly l'a fait un peu expr&#232;s, les 2 premiers jours, de me laisser tenter mes textes avec Michele. Mais c'est une dr&#244;le de sensation : on est environn&#233; de bruits non identifiables, qui vous remontent le long du corps, vous immergent dans un paysage mouvant, profond, constamment variable, o&#249; vous avez le sentiment d'&#234;tre en suspension, et qu'on peut se laisser compl&#232;tement aller. Et puis voil&#224;, c'est fini, il est d&#233;j&#224; parti fumer une cigarette dehors sous la pluie, nous on a ce rythme et ces sons qui continuent encore...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et moi qui aime tant bidouiller le son num&#233;rique sur mon ordinateur, j'en suis absolument priv&#233;. Sur l'ordinateur de Michele, arrivent &#224; la fois les 5 ou 6 micros dispos&#233;s dans ses percussions, plus le violon de Dominique, et mon micro voix. Dans l'ordinateur de Dominique arrivent son propre violon et ma voix, les sons micro vont donc &#234;tre retrait&#233;s en direct par les deux musiciens et m&#234;l&#233;s &#224; leur p&#226;te.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1921 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L420xH280/michele-rabbia-909de.jpg?1749243632' width='420' height='280' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Luxe de l'installation, &#224; la console Christophe Hauser, qui a d&#233;j&#224; enregistr&#233; et mix&#233; notre disque &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article847' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Peur&lt;/a&gt;, et les 3 micros dont je dispose, dont un fabuleux AKG statique, selon que j'utiliserai voix narrative, voix chuchot&#233;e ou voix forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est moi par contre qui ai sugg&#233;r&#233;, lorsque Dominique m'a parl&#233; d'images li&#233;es &#224; ce qui se passe sur sc&#232;ne, que nous allions solliciter Philippe De Jonckheere, le ma&#238;tre du &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;sordre&lt;/a&gt;. Au d&#233;part, j'avais pens&#233; &#224; ses images du &lt;a href=&#034;http://www.desordre.net/musique/surnatural_orchestra/cabaret_sauvage20090204/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Surnatural Orchestra&lt;/a&gt;, plusieurs fois noy&#233;es dans les 50 000 images du plus incroyable des sites, et respect&#233; de tous comme site pionnier. Le premier jour, c'est ce que je d&#233;couvrais : &lt;i&gt;D&#233;sordre&lt;/i&gt; sur trois &#233;crans g&#233;ants de 4 x 3 m. Mais, &#224; 48 heures d'&#233;cart, ce n'est plus &lt;i&gt;D&#233;sordre&lt;/i&gt;. Des s&#233;ries d'images prises directement &#224; la ville qui nous environnent. Des s&#233;ries d'images prises directement &#224; la salle o&#249; nous sommes, les projecteurs devenus des sculptures abstraites. Des s&#233;ries d'images de nous-m&#234;mes au travail, mais qu'il rephotographie sur l'&#233;cran, et ne reste plus que la posture ou &#8211; justement &#8211; ce qui nous immerge dans le m&#234;me travail.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1920 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L420xH280/pdj-2ed8a.jpg?1749243632' width='420' height='280' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Philippe a imagin&#233; un dispositif (nul doute qu'il appara&#238;tra bient&#244;t sur son site) o&#249; trois ordinateurs, un par &#233;cran, pr&#233;sentent avec rafra&#238;chissement al&#233;atoire ces s&#233;ries prises &#224; ses r&#233;serves infinies, et que lui peut alors animer d'un double-clic en fonction du moment sc&#233;nique, d&#233;veloppant transversalement les recouvrements et animations &#8211; ainsi ce qu'on aper&#231;oit du carrefour de la Croix de Chavaux, &#224; Montreuil, sur la vid&#233;o ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ma part, d&#232;s le printemps dernier, quand le projet s'est dessin&#233;, j'avais propos&#233; &#224; Dominique Pifar&#233;ly d'utiliser ces textes parfois r&#233;dig&#233;s &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/faceB/spip.php?article27&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans le bus Montr&#233;al-Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, confrontations aux villes d'Am&#233;rique, initi&#233;e d'abord dans un blog que j'avais voulu sans nom d'auteur, sous l'embl&#232;me d'&lt;a href=&#034;http://www.habakuk.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Habakuk&lt;/a&gt;. Mais ce sont juste des d&#233;parts de langue, des micro-univers avec villes, qu'il s'agit de laisser dissoudre et interagir avec l'&#233;v&#233;nement en temps r&#233;el que cr&#233;ent Dominique et Michele. J'ai propos&#233; le titre &#224; Dominique &#224; cause de ce texte &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/faceB/spip.php?article47&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Formes d'une guerre&lt;/a&gt; dont je sentais obscur&#233;ment que j'aurais &#224; vivre longtemps avec lui, et qui va ouvrir le spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque rendez-vous public il y a, les&lt;a href=&#034;http://www.ars-numerica.net/fr/residences/programmation-2010/formes-d-une-guerre-dominique-pifarely&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;jeudi 17 et vendredi 18&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vivre cela comme une grande chance. Ces cha&#238;nes de confiance, de Didier Levallet &#224; Dominique Pifar&#233;ly, et de Dominique &#224; nous-m&#234;mes. Mais ce qui s'inaugure de travail commun parce que nous sommes chacun confront&#233;s &#224; l'usage plus extr&#234;me que l'autre fait de l'outil num&#233;rique, s'il converge avec sa discipline. Et probablement pareil pour moi, lisant &#233;crivant reprenant directement sur l'iPad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art num&#233;rique : je ne sais pas si cela &lt;i&gt;signifie&lt;/i&gt;, au regard de l'exigence photographique de Philippe De Jonckheere, ou de ce qui me lie depuis maintenant plus de six ans avec respect absolu &#224; l'invention aust&#232;re mais si fascinante de Dominique Pifar&#233;ly, ou ce que je puise depuis 3 jours d'humanit&#233; &#224; Michele.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc un premier point ici avec ces trois minutes de vid&#233;o, cet apr&#232;s-midi, Michele aspirant pour retraitement le violon de Dominique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre Christophe Hauser notre ing&#233;-son, mentionn&#233; ci-dessus, merci sp&#233;cial &#224; S&#233;bastien Michaud (dispositif sc&#233;nique et lumi&#232;res) et Virginie Crouail (production).&lt;/p&gt;
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