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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>93 | Montauk aller-retour</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>2013</dc:subject>
		<dc:subject>Jimi Hendrix</dc:subject>
		<dc:subject>Montauk (USA)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : USA, Montauk, Jimi Hendrix, 2013&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1044" rel="tag"&gt;2013&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot80" rel="tag"&gt;Jimi Hendrix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1064" rel="tag"&gt;Montauk (USA)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et devenu assez massif, mais non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;93 | Montauk aller-retour&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Se forcer &#224; des demi-tours, comme tourner le dos &#224; la continuit&#233; trop &#233;gale qui revient de lieu en lieu, r&#234;ver &#224; un livre carte : on en effleurerait la suite discontinue de points actifs et s'afficherait la phrase-bloc concernant ce point, &#224; vous seulement (vous c'est moi, on est le seul lecteur, auteur y compris, de la masse vivante et obscure qui gonfle devant vous), on pourrait remplacer chaque phrase sur la carte par le m&#234;me texte lu &#224; voix haute, ou une voix off avec le m&#234;me lieu saisi dans son exact pr&#233;sent sur Google Street View, alors demi-tour comme en mer les types qui vont seuls &#224; la voile empannent, changent la baume d'une amure l'autre, ce qui te vient c'est le mot Montauk et comme l'opacit&#233; de ses lettres prononc&#233;es en fait une bo&#238;te herm&#233;tiquement clause, on voulait &#233;chapper &#224; l'orbe de New York, on voulait voir New York de plus loin et pour cela on avait pris Penn Station le train pour Montauk, terminus Montauk ou pas je ne sais plus mais ce qui n'&#233;tait pas pr&#233;vu c'est que le train s'arr&#234;te tous les dix kilom&#232;tres dans tant de lieux sans autre explication qu'un coin de route en for&#234;t, on aurait d&#251; comprendre d&#232;s lors ce qui nous attendait : d&#233;barqu&#233;s &#224; Montauk cette impression d'&#234;tre so&#251;ls de vibrations, cahots (les trains en Am&#233;rique ne sont qu'un moyen de transport tr&#232;s compl&#233;mentaire, hormis le Armtrak Boston Washington DC qui est une sorte d'ar&#234;te centrale de la c&#244;te Est), on voulait respirer, marcher, retrouver la mer donc on a march&#233; vers la mer et m&#234;me si c'est six cents m&#232;tres &#231;a te semble interminable, arriv&#233;s &#224; ce carrefour en face (mais ferm&#233;, c'&#233;tait t&#244;t dans le printemps) le Memory Motel (ou alors il aurait fallu avoir le culot, venant &#224; Montauk, de louer une voiture au premier loueur aupr&#232;s, et r&#233;server pour une nuit au Memory Motel, ce printemps-l&#224; &#224; New York (le trottoir sous la fen&#234;tre du Chelsea Hotel d'o&#249; s'&#233;tait d&#233;fenestr&#233;e Devon Wilson, le seuil intact du magasin de guitare o&#249; pr&#232;s de 165 fois Jimi Hendrix &#233;tait ressorti avec une Stratocaster neuve ensuite revendue, donn&#233;e, oubli&#233;e, massacr&#233;e mais o&#249; aussi il avait recrut&#233; un de ses premiers acolytes du Jimi Hendrix Experience au Caf&#233; Wha) j'&#233;tais donc plut&#244;t sur les traces mat&#233;rielles et les lieux de Jimi Hendrix mais Montauk, la maison d'Andy Warhol, les villas dans les dunes et la c&#244;te ici si sauvage et forte, presque avec une rudesse de Pacifique (sinon les carapaces de limules que tu te plaisais &#224; ramasser et garder tout ton s&#233;jour, et si fragiles qu'invariablement elles arrivaient en miettes apr&#232;s la valise ou le sac du retour), l&#224; on y &#233;tait sur la plage et les volets clos du Memory Motel restaient muets : les Rolling Stones en cette p&#233;riode enregistraient &#224; New York, de nuit comme &#224; leur habitude, un peu avant l'aube lequel de leur entourage leur avait propos&#233; de s'engouffrer dans deux bagnoles et venir voir le lever du soleil &#224; Montauk, il fallait bien moins de temps qu'en train, chez Warhol ou d'autres snobs de la sc&#232;ne &#224; la mode au moins Jagger &#233;tait d&#233;j&#224; venu mais les autres probablement pas, ils &#233;taient l&#224; dans l'aubre froide, les vagues grises, et derri&#232;re eux le Memory Motel et moi-m&#234;me j'&#233;tais devant ces m&#234;mes vagues et derri&#232;re moi le Memory Motel mais quoi faire d'autre, dis, quoi faire d'autre, en regardant mieux sur la carte ces villas il fallait des kilom&#232;tres et elles ne communiquaient &#224; la petite route qui longeait les dunes que par une all&#233;e d&#233;bouchant sur un portail discret et h&#233;riss&#233; d'interphone, t&#233;l&#233;commande et cam&#233;ra, les quelques maisons du centre, une &#233;picerie, un garage, des boutiques pour les bateaux de ces messieurs-l&#224; n'avaient pas plus d'int&#233;r&#234;t que toutes ces gares interm&#233;diaires o&#249; le tortillard nous avait fait attendre, deux heures plus t&#244;t on s'embarquait dans le train retour et comment &#231;a se fait qu'une journ&#233;e aussi rat&#233;e te laisse pourtant un souvenir aussi pr&#233;cis, &#224; cause du Memory Motel non, je revois une petite boutique de coin de rue, je revois le sigle impasse dans une des rues qu'on avait prises, cette boutique est-ce qu'on s'y &#233;tait assis ou bien plut&#244;t on avait embarqu&#233; les deux sandwiches, le Coca et la bouteille d'eau, sur un banc au-dessus de la plage et ses vagues grises, en vue du Memory Motel &#231;a s'est effac&#233; &#8211;- et quand j'&#233;coute la chanson bien s&#251;r c'est Montauk qui revient, mais Montauk rat&#233; ne m'a jamais quitt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ode &#224; Jimi Hendrix | cin&#233;aste d'un jour</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Jimi Hendrix</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;d'une photographie du groupe Jimi Hendrix Experience avec cam&#233;ras Super 8&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique110" rel="directory"&gt;recherches sur Jimi Hendrix&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot80" rel="tag"&gt;Jimi Hendrix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton3925.jpg?1396935866' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur la photo on voit un parking, la roue arri&#232;re d'un camion &#224; droite et le phare avant d'une voiture &#224; gauche sans savoir s'ils sont &#224; l'arr&#234;t ou passent sur la route. Derri&#232;re c'est plut&#244;t d&#233;sertique avec une colline rocailleuse, deux poteaux &#233;lectriques en bois, &#231;a peut &#234;tre un endroit quelconque de Los Angeles, devant un studio, &#224; l'entr&#233;e d'un motel on ne saura pas. Le type sur la gauche avec les lunettes noires et chemise &#224; carreau, m&#232;che sur le front, doit &#234;tre le repr&#233;sentant de Canon aux USA, en Europe il aurait eu l'air constip&#233; et complet cravate l&#224; non, on est en Am&#233;rique et c'est plus simple. La r&#233;putation du Jimi Hendrix Experience fait qu'on peut s'afficher dans sa diff&#233;rence, et Jimi Hendrix un cran d'&#233;l&#233;gance ou de naturel en plus dans la fa&#231;on de marcher sur la terre. Noel Redding pantalon mauve, tee-shirt blanc avec d&#233;coration non-identifiable, veste rouge-orange &#224; grandes franges, du vent dans les cheveux fris&#233;s et lunettes de soleil. Il n'a jamais l'air souriant, celui qui s'estime victime d'une injustice &#224; &#234;tre contraint au second voire au troisi&#232;me r&#244;le. Mitch Mitchell n'a pas cette r&#233;serve-l&#224;, on dirait un gosse qui vient de recevoir son cadeau de No&#235;l, on lui donnerait seize ans et il fait tout fr&#234;le, comme s'il arrivait &#224; peine &#224; l'&#233;paule de Jimi &#224; l'arri&#232;re. Un dr&#244;le de chapeau en entonnoir sans bord, pantalon vert, grosse bague &#224; saphir (faux saphir ?) voyante, autre bague &#224; la main gauche et une incroyable tunique rouge &#224; gros tournesols jaunes : qui voudrait de &#231;a m&#234;me comme rideau de cuisine ? Pour Hendrix, son chapeau noir avec les boucles d'argent, une cha&#238;ne en pendantif &#224; la ceinture, deux colliers, bagues et bracelets, chemise &#224; motifs psych&#233;d&#233;liques rouge noir et veste psych&#233;d&#233;lique aussi, sans boutons, vert et rose. Chacun des trois tient une des nouvelles cam&#233;ras Super 8 Canon, une 518 pour Redding et Hendrix, une 814 pour Mitch Mitchell probablement parce qu'il a promis, lui, de s'en servir. Redding et Mitchell la tiennent en &#233;vidence pour le photographe : ils acceptent le cadeau (ce sera le cas aussi pour les Stones et Led Zeppelin avec d'autres marques de cam&#233;ras), Hendrix lui tient simplement la sienne &#224; bout de bras, donc tenue &#224; l'envers, mani&#232;re de dire qu'on reste au-dessus de &#231;a. Les premi&#232;res Super 8 sont arriv&#233;es quatre ans plus t&#244;t et ont bouscul&#233; tout le cin&#233;ma amateur : on garde la mince bobine retourn&#233;e pour impressionner successivement chacune des moiti&#233;s de la pellicule, mais une largeur suppl&#233;mentaire qui fait faire un bond &#224; la qualit&#233; de l'image, et surtout la bobine enferm&#233;e dans une cartouche simplifiant les manipulations. Canon (aucun doute sur la marque ni le type) ajoute un zoom x 5 et m&#234;me x 6 sur celle de Mitch. De ce qu'on peut faire avec une telle cam&#233;ra, on a au moins un exemple : les bobines r&#233;cemment d&#233;couvertes puis d&#233;velopp&#233;es de Mickey Jones, le batteur de Dylan pour la tourn&#233;e acoustique &#233;lectrique de 1966. Parce qu'il s'agit d'un monde soudain muet, eux qui en changent et multiplient la face audible ? Mickey Jones filme Dylan prenant possession seul de la sc&#232;ne, devant les gradins vides, avec juste ces deux tabourets, un pour s'asseoir, un pour poser l'harmonica et le verre d'eau. Il filme les d&#233;couvertes touristiques, Dylan entrant dans la cour d'Elseneur et dansant de joie comme d'embrasser Hamlet en gamins qui font la m&#234;me b&#234;tise. Je suppose que le repr&#233;sentant de Canon leur a donn&#233; les cam&#233;ras avec une cartouche vierge &#224; l'int&#233;rieur. Peut-&#234;tre que Mitch Mitchell s'en sera servi pour filmer la mer, les voyages, plus tard ses maisons ou sa famille. Redding n'&#233;voque rien de tel dans son livre. Pour Jimi, il en fait quoi ? Est-ce qu'on peut se servir d'une Super 8 comme d'une guitare : filmer un pan coup&#233; du camion qu'on double, les bras tatou&#233;s des gars qui montent les amplis, les gamins qui attendent avant qu'on entre sur la sc&#232;ne, ou se filmer soi-m&#234;me dans une glace, ou dans la chambre d'h&#244;tel transform&#233;e par trois tissus, de l'encens, et les improbables visages de qui vous y encombre. Si Jimi Hendrix a impressionn&#233; la pellicule de la cam&#233;ra offerte, difficile de croire qu'il la porte &#224; une boutique de d&#233;veloppement, ni qu'il s'installe un soir devant un drap tendu sur mur pour contempler le r&#233;sultat de la prise. C'est comme la guitare, on joue et puis voil&#224;. C'est comme la guitare : il en a offertes combien, de celles achet&#233;es chez Manny's ? Probablement qu'il la donne, quelques jours plus tard, la cam&#233;ra japonaise qui, &#224; lui, doit appara&#238;tre comme singuli&#232;re orf&#232;vrerie cliquetante, mais d&#233;sesp&#233;r&#233;ment renvoy&#233;e &#224; l'univers des choses muettes. Peut-&#234;tre m&#234;me simplement l'oublie-t-il en quittant l'h&#244;tel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_4858 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/jimi_camera_640.jpg?1396935892' width='500' height='380' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Jimi Hendrix | enqu&#234;te sur un destin ignor&#233;</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3924</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Jimi Hendrix</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;il s'agit de mener une enqu&#234;te effective sur ce qu'il advint de Jimi Hendrix apr&#232;s l'annonce de sa mort officielle&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique110" rel="directory"&gt;recherches sur Jimi Hendrix&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot80" rel="tag"&gt;Jimi Hendrix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton3924.jpg?1396854706' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Il ne peut pas y avoir de biographie sans apport sp&#233;cifique &#224; l'histoire de son sujet. Les lignes de force de &lt;i&gt;Jimi Hendrix, une vie&lt;/i&gt; seront 1, la synth&#232;se des informations existantes et r&#233;parties dans plus d'une cinquantaine de livres, 2, l'accent mis sur l'invention musicale et l'&#233;volution technique, 3, la remise &#224; plat de l'enqu&#234;te sur le dernier jour de Jimi Hendrix en tenant compte des plus r&#233;cents t&#233;moignages, 4, la r&#233;v&#233;lation scrupuleuse enfin et les preuves de ce qui advint de Jimi Hendrix apr&#232;s l'annonce officielle de sa mort.
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;#fiction, clones&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;On dit que dans ces ann&#233;es-l&#224;, Jimi Hendrix allant vers ses soixante ans, il n'h&#233;sitait plus &#224; se m&#234;ler &#224; tous ces groupes qui restituaient du Jimi Hendrix au note &#224; note, avec les grimaces et la gestuelle. Il dit que c'&#233;tait rare cependant qu'on l'y admire : lui, il ne s'imitait pas. Il disait que son jeu avait gagn&#233; en d&#233;pouillement, en simplicit&#233;. Qu'il aimait un son mat, et satur&#233;, &#171; avec du bruit dedans &#187;. Que pourtant on l'acceptait volontiers, peut-&#234;tre &#224; cause de ce naturel qu'il avait lorsqu'il retrouvait ses anciens traits (licks). Aussi, probablement, parce qu'on d&#233;couvrait respectueusement de ce type maintenant &#226;g&#233; les mains et le visage : Jimi Hendrix ressemblerait &#224; cela, aujourd'hui, s'il avait v&#233;cu, pensaient-ils peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;#fiction, retraite&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;On dit que Jimi Hendrix, dans une vie pacifi&#233;e, revint &#224; Seattle o&#249; &#233;tait toute sa famille, ses tantes, ses copains d'enfance. On dit qu'il eut une explication violente avec son p&#232;re, mais que sa mort &#233;tant &#233;tablie, il lui fut d&#233;montr&#233; qu'aucun recours juridique n'&#233;tait possible. Tout au plus lui conc&#232;derait-on, sur les in&#233;dits et les r&#233;&#233;ditions, qu'il sugg&#232;re ou donne son avis. On dit que sa demi-soeur lui servit une pension relativement g&#233;n&#233;reuse sur les revenus qu'elle tirait du commerce de l'oeuvre, ce qu'elle avait refus&#233; &#224; ses autres demi-fr&#232;res et demi-soeurs, dont Joe l'infirme, et que c'est lui, Jimi, qui leur resservait sur sa part le minimum vital. On dit qu'il vivait &#224; l'&#233;cart de la ville, dans une maison avec vue sur la mer mais pas de guitare. Qu'il lisait beaucoup de livres, &#233;crivait de la po&#233;sie. On dit qu'il a cess&#233; maintenant d'&#233;crire, mais qu'il est possible qu'un jour toute son oeuvre soit rassembl&#233;e et paraisse, que sa demi-soeur n'en sera pas l'ex&#233;cutrice testamentaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;#fiction, routes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On dit qu'il n'osa revenir aux USA que bien des ann&#233;es plus tard, qu'il disposait toujours de son propre passeport et que les autorit&#233;s, pour ne pas provoquer de scandale disproportionn&#233; alors que dans le m&#234;me temps on lui construisait cet &#233;trange mausol&#233;e dans le cimeti&#232;re de Seattle, lui en avaient accord&#233; le renouvellement : il n'&#233;tait pas le seul, dans ce pays aux nombreux homonymes, &#224; porter le nom de James Marshall Hendrix. Que cela fut facilit&#233; par sa propre travers&#233;e du d&#233;sert : qui se souvenait, &#224; la fin des ann&#233;es 70, du &lt;i&gt;guitar hero&lt;/i&gt; d&#233;c&#233;d&#233; dix ans plus t&#244;t ? Tout l'empire Hendrix, et sa l&#233;gende, commenceraient avec l'arriv&#233;e des CD, la r&#233;&#233;dition de ses disques, et la prise en main de ses affaires par une demi-soeur qu'il ne reverrait jamais, scandalis&#233; par la fa&#231;on dont elle avait trait&#233; ses fr&#232;res et soeurs, et principalement Joe l'infirme. Que James Marshall Hendrix, revenu sur la c&#244;te ouest, avait simplement trouv&#233; un travail de chauffeur routier, s'&#233;tait sp&#233;cialis&#233; dans les longues distances, de LA &#224; Vancouver (sa ville de pr&#233;dilection) et d'Austin &#224; Toronto. Que ses patrons avaient seulement remarqu&#233; sa peine ou son d&#233;sarroi lorsqu'il s'agissait de se rendre &#224; Seattle et qu'ils en tenaient compte. Qu'on n'avait jamais rien su ni de sa vie priv&#233;e, ni d'&#233;ventuelles incursions dans la musique sinon, disaient ses coll&#232;gues, que ce qu'on &#233;coutait dans son camion &#233;tait toujours d'une grande qualit&#233; et d'une singularit&#233; non moindre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;#fiction, studios&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;On lit chez d'autres sources que Jimi Hendrix, r&#233;solu &#224; se tenir &#224; distance des tracas mi&#232;vres de la c&#233;l&#233;brit&#233;, aurait achet&#233; un immeuble &#224; Harlem, s'y serait r&#233;serv&#233; l'&#233;tage sup&#233;rieur, et lou&#233; les autres &#224; des anonymes qui ne sauraient jamais le nom de leur propri&#233;taire. Qu'il avait pris de l'embonpoint, qu'on le connaissait localement sous un nom d'emprunt, et que seuls quelques amis de la p&#233;riode d'entre Nashville et le Wha constituaient son cercle intime et inviolable. Que, dans ce contexte, un petit studio d'enregistrement install&#233; dans le &lt;i&gt;basement&lt;/i&gt; avait contribu&#233; depuis lors &#224; l'excellence de la musique new-yorkaise, sp&#233;cialis&#233; dans le traitement post-mixage, et qu'il n'avait jamais rechign&#233; &#224; ajouter lui-m&#234;me sa touche sonore personnelle. On dit que l'ensemble a &#233;t&#233; revendu il y a quelques ann&#233;es seulement, et le propri&#233;taire silencieux et bon enfant se serait achet&#233; avec l'argent une vaste propri&#233;t&#233; dans les &#201;tats du Sud, aux limites des fronti&#232;res Cheyenne et r&#233;serves Cherokee.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;#fiction, c&#233;l&#233;brit&#233;s&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La c&#233;l&#233;brit&#233;, l'argent. Pour les tr&#232;s rares qui &#233;taient du secret (le guitariste Eric Clapton, notamment, et le d&#233;funt Chas Chandler, qui n'a jamais rien trahi), Hendrix ne remit jamais en cause le basculement vers la nouvelle vie. Tout au plus consid&#233;rait-il de fa&#231;on am&#232;re l'emploi qui &#233;tait fait par sa demi-soeur de ses propres revenus, la duret&#233; avec laquelle elle traita ses fr&#232;res &#8211; et &#224; laquelle, selon son propre contrat avec lui-m&#234;me, il n'&#233;tait plus &#224; m&#234;me de rem&#233;dier &#8211;, et la fa&#231;on dont m&#234;me les musiciens moyens de l'&#233;poque dor&#233;e entretenaient relativement facilement une prosp&#233;rit&#233; m&#233;diocre. Lui, il devait travailler, lui il ne pouvait plus pr&#233;tendre &#224; passer pour Jimi Hendrix. Mais ces moments duraient peu. Dylan lui offrit une maison, ce type avait toujours eu de ces bizarreries. Avec d'autres, dont Richards, ils avaient de longues conversations : Richards, comme Clapton, lui avaient t&#233;moign&#233; que sans ces conversations peut-&#234;tre n'auraient-ils pas surv&#233;cu. Mais Richards ni Clapton, contrairement &#224; Dylan, je lui offrirent jamais rien que cela, d&#233;j&#224; &#233;norme, le secret.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;#fiction, nord&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;On dit que Jimi Hendrix, ayant pass&#233; avec sa demi-soeur un arrangement auquel elle fut fid&#232;le, en obtint une pension qui lui permit d'accomplir ce qui toujours avait &#233;t&#233; son premier r&#234;ve : partir vers le nord, l&#224; o&#249; on voit autrement les &#233;toiles, l&#224; o&#249; les aurores bor&#233;ales vous accompagnent. Qu'il rejoignit cela avec sa passion un temps pour l'aviation en montant dans l'Alaska, puis l'&#233;tendant au grand nord canadien et &#224; toute la zone du d&#233;troit de Behring, une petite compagnie de transport priv&#233;, qui prosp&#233;ra sans bruit et lui fournit une aisance en soi suffisante. Qu'on se r&#233;unissait parfois chez lui le samedi soir, qu'on jouait du blues, et qu'&#224; ceux qui lui t&#233;moignaient &#234;tre surpris de l'excellence et de la s&#251;ret&#233; de son style, il r&#233;pondait par un discret sourire. Qu'il jouait sur une vieille Telecaster bleue et n'en changea jamais, prenait parfois la basse et s'amusait au saxophone &#8211; mais que rien de cela il ne le mettait au niveau, selon son propre aveu, de ses joies de pilote dans l'immensit&#233; pure des ciels du nord, ou des d&#233;sordres affront&#233;s dans le blizzard et la temp&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;#fiction, reconstitution&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;On dit qu'il fut un des acteurs majeurs de ce discret &#233;tablissement de cure pr&#232;s de Woodstock, qui d&#232;s la fin des ann&#233;es soixante accueillait des patients c&#233;l&#232;bres (dont Bob Dylan) et continua longtemps sur sa premi&#232;re implantation de march&#233; (accueillant par exemple Keith Richards en 78 apr&#232;s l'incident de Toronto). Qu'il fut un des premiers &#224; venir en solliciter l'abri non pour b&#233;n&#233;ficier de soins, mais tout simplement vivre. C'&#233;tait, dans ces collines et gr&#226;ce &#224; l'argent de ces nouveaux multi-millionnaires (jamais Jimi Hendrix n'avait gagn&#233; tant d'argent qu'&#224; sa mort), l'id&#233;al d'une vie hors des besoins. On &#233;tait dispens&#233; de son devoir vis-&#224;-vis des hommes. Tous ne l'acceptaient pas : en g&#233;n&#233;ral, quelques mois et le nouveau d&#233;part s'organisait. On dit que pour Hendrix, si ce fut diff&#233;rent, c'est pour avoir lui-m&#234;me reconstitu&#233;, accomplissant l'ensemble des travaux de reconstitution et peinture, dans un vallon sans route, et quasiment &#224; l'&#233;chelle originelle, ce quartier pauvre de Seattle qui fut son enfance. Que l&#224;, dans la cour aux murs de parpaings, dans l'appartement deux-pi&#232;ces minuscules o&#249; tout &#233;tait soigneusement recompos&#233; depuis le poste de radio jusqu'au petit v&#233;lo rouge d'occasion, il passa ses jours, puis ses ann&#233;es, &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; l'&#233;tranget&#233; et la fulgurance de son destin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;#fiction, contestations&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;D'aucuns se sont &#233;lev&#233;s contre ces hypoth&#232;ses, et d&#233;fendu l'id&#233;e que Jimi Hendrix &#233;tait bien mort, &#224; vingt-sept ans, le 18 septembre 1970 et qu'&#224; cela tenait pr&#233;cis&#233;ment l'incontournable immensit&#233; tragique de son destin. La virulence des attaques, leur prolongation devant tribunal d&#232;s qu'&#233;mises ou publi&#233;es sur le sol am&#233;ricain ont seulement r&#233;ussi &#224; prouver qu'aupr&#232;s de la famille une personnalit&#233; obscure et puissante oeuvrait dans l'ombre. La demi-soeur de Jimi Hendrix n'&#233;tait pas du genre &#224; d&#233;bourser un dollar pour ce genre de poursuites, qui, bien au contraire, favorisaient encore le d&#233;veloppement de la l&#233;gende. Ce n'est pas un hasard que le cabinet d'avocats ayant men&#233; ces poursuites, au nom (c'est l&#233;gal) de son client anonyme &lt;i&gt;et de la famille Hendrix&lt;/i&gt; f&#251;t situ&#233; &#224; Baltimore. On a pu obtenir des clich&#233;s de ce client sans visage ni nom : ils sont &#233;loquents. On reconna&#238;t la silhouette. Il descendait d'une voiture massive, et de lui on n'a jamais rien su d'autre &#8211; mais quiconque a vu ces &#233;paules et ce cou, constat&#233; la souplesse &#233;vidente du torse, a imm&#233;diatement compris le pourquoi de la virulence et du syst&#233;matique de ces poursuites.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;#fiction, tristement&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;On dit qu'apr&#232;s le long coma qui suivit l'accident du 18 septembre 1970 Jimi Hendrix revint &#224; la vie. Que les facult&#233;s c&#233;r&#233;brales se refirent progressivement, mais avec une m&#233;moire consid&#233;rablement affaiblie pour ce qui concernait les trois derni&#232;res ann&#233;es. Qu'il parlait beaucoup de Seattle, de l'arm&#233;e, de Nashville, des premi&#232;res chambres dans Harlem, de Little Richard et des tourn&#233;es en autobus mais plus rien qui concerne la suite. Que les facult&#233;s motrices elles aussi s'&#233;taient reconstitu&#233;es, mais que les doigts gourds ne surent jamais plu se poser sur les six cordes d'une guitare : arpentant inlassablement pourtant, parfois, les accords naturels de mi et do, qu'il avait fini par reconstituer. Que cette image &#233;tant trop pr&#233;judiciable pour la l&#233;gende, on offrit &#224; Jimi l'asile dans ce m&#234;me &#233;tablissement qui depuis longtemps accueillait son fr&#232;re Joe, lequel se chargea volontiers de sa surveillance et son entretien. Qu'il ne fut pas un patient difficile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jimi Hendrix 1957, arch&#233;ologie d'un apprentissage</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3946</link>
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		<dc:date>2014-04-23T21:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Jimi Hendrix</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;les premi&#232;res &#233;tapes de l'apprendre commencent d&#232;s Seattle, sept mondes&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique110" rel="directory"&gt;recherches sur Jimi Hendrix&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot80" rel="tag"&gt;Jimi Hendrix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton3946.jpg?1398239960' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Un des grands d&#233;fis, pour le secret que Hendrix entretient d&#232;s le d&#233;but sur lui-m&#234;me, ne serait-ce que pour se prot&#233;ger, dans un chemin o&#249; tout est obstacle, c'est les deux grandes phases d'apprentissage que sont la p&#233;riode Rocking Kings (ses 15-17 ans) et l'ann&#233;e Nashville.
&lt;p&gt;Pas seulement pour comprendre l'apprentissage technique impeccable, et comment il le renversera ensuite. Parce que c'est le mod&#232;le int&#233;rieur du musicien qui &#233;merge, avant m&#234;me la musique. La queue de renard au guidon de son v&#233;lo, les plumes d'indien sur sa troisi&#232;me guitare, la Danelectro qui est le premier vrai instrument.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avance dans ce livre, dangereux, glissant, encombr&#233; de ces kilotonnes de proses sur Hendrix, dans la condition de le garder hors ligne, contrairement &#224; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article113' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Proust&lt;/a&gt; ou &#224; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article69' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Objets&lt;/a&gt;. Mais le site peut se faire l'accompagnement, qui deviendra prolongation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En se faisant trace par exemple, pour les Rocking Kings sans trace, de ceux qui les firent, et ceux qu'ils jou&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;veloppement arborescent de YouTube, prendre conscience pour l'&#233;criture m&#234;me d'un outil qui m'&#233;tait &#233;videmment inaccessible, du moins &#224; cette &#233;chelle de profusion et pr&#233;cision, lors de l'&#233;criture du Rolling Stones, et m&#234;me du Dylan et du Zeppelin. En proposant ici ces vid&#233;os, ce n'est pas une vitrine, juste des d&#233;parts de pistes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On continuera avec les influences blanches, Elvis Presley, Buddy Holly... Et je garde Little Richard pour la p&#233;riode interm&#233;diaire entre Nashville et New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;The Coasters&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;We used to play stuff by people like the Coasters...&lt;/i&gt;, dira Hendrix des premi&#232;res apparitions du Rocking King au Spanish Castle... &lt;i&gt;Poison Ivy&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Yakety Yak&lt;/i&gt; ou ci-dessous passage t&#233;l&#233;vision &#8211; plus triste destin pour au moins &lt;a href=&#034;http://en.wikipedia.org/wiki/The_Coasters&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;3 d'entre eux&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;480&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/ZRfRITVdz4k&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;iframe width=&#034;480&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/WR2FvrU-NIM&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;Mickey &amp; Sylvia, Love is strange&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Grand succ&#232;s de 1956, et qui contribuera &#224; sa passion visuelle de la guitare, mais &#224; &#233;couter de pr&#232;s : le jeu des onomatop&#233;es, l'alliance des voix et des guitares. La l&#233;gende veut que Hendrix l'ait pratiqu&#233; d&#232;s son ukulele &#224; une corde, avant m&#234;me la premi&#232;re guitare.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;480&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/pCvcZhX7oxk&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;Henry Mancini | Peter Gunn&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il nous faudrait savoir, c'est si l'importance de ce morceau c'&#233;tait pour la d&#233;couverte des possibilit&#233;s de la guitare &#233;lectrique, ou pour la fascination au jeu en boucle, comme une obsession int&#233;rieure passant avant la m&#233;lodie...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;480&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/wK-b5PLhrEI&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;Big Jay Mc Neely&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Un des principaux musiciens de la sc&#232;ne de Seattle, mais pas seulement pour la musique : la fa&#231;on de venir en avant, la fa&#231;on de jouer l'instrument pour l'instrument lui-m&#234;me. Le personnage du musicien devenant mod&#232;le autant que la musique m&#234;me. On a la chance qu'il ait continu&#233; longtemps. Ou de comment l'art du solo libre qui allait r&#233;volutionner le rock'n roll est n&#233; directement de l'influence sur Jimi Hendrix d'un grand musicien de jazz...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;480&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/cVo7J4c2R9w&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;iframe width=&#034;480&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/tmiZEZJoxGQ&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;Houston Stackhouse&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Difficile de reconna&#238;tre dans les vid&#233;os accessibles du tr&#232;s vieux monsieur qu'est Houston Stackhouse fin des ann&#233;es 70, le fait qu'&#224; Seattle il a &#233;t&#233; le lien direct avec le blues du Delta, de m&#234;me qu'un vieux guitariste de son quartier montrait &#224; Jimi les techniques de Big Bill Broonzy. Houston Stackhouse avait appris son jeu au contact de &lt;a href=&#034;http://en.wikipedia.org/wiki/Tommy_Johnson_%28musician%29&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tommy Johnson&lt;/a&gt; (1896-1956), un guitariste qui enregistra en 1928-1929, mais fut un des premiers &#224; d&#233;velopper le jeu performance, la guitare enfourch&#233;e comme une mule, jou&#233;e derri&#232;re la t&#234;te ou avec les dents. Stackhouse en fut l'initiateur &#224; Seattle, m&#234;me si c'est seulement notre ignorance qui nous fait voir Hendrix comme un pr&#233;curseur : tous le faisaient alors, et son g&#233;nie bien s&#251;r est ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/dXjg9wlIT8A?list=PLC1-yDqkEtHrqyetOKjY8eJ6tHUmfF2XV&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;Guitar Shorty&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Guitar Shorty est n&#233; &#224; Houston, mais a fait ses armes &#224; Los Angeles. En &#233;pousant une fille de Seattle et venant s'y installer, il y apporte et propose un jeu &#171; c&#244;te Ouest &#187; &#224; l'oppos&#233; du blues &#233;lectrique venu depuis Chicago, et ce sera pour Hendrix un catalyseur d&#233;terminant. Avant que les r&#244;les se renversent, l'a&#238;n&#233; devenant, pour le reste de sa carri&#232;re, celui qui mime l'&#233;l&#232;ve et joue &lt;i&gt;Hey Joe&lt;/i&gt; dans les festivals revival...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/T5l3ylxhdAY&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;et coda : Big Bill Broonzy&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Voir plus haut, pour cet anonyme qui, dans son quartier, montrait au jeune Jimmy, sur le seuil de sa porte, les accords et la marche harmonique du grand de Chicago. Si le blues est d'embl&#233;e re&#231;u non d'abord comme tradition mais comme libert&#233; et cr&#233;ation...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;480&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/N-pShRISHnQ&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Jimi Hendrix | fragments d'une enfance (extraits)</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3923</link>
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		<dc:date>2014-04-07T06:27:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Jimi Hendrix</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;fragments dans les fragments des fragments&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique110" rel="directory"&gt;recherches sur Jimi Hendrix&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot80" rel="tag"&gt;Jimi Hendrix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton3923.jpg?1396851788' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Donc avoir tout repris, mais d'abord casser la tentation lin&#233;aire. Une fragmentation, presque une atomisation, mais aller jusqu'&#224; la r&#233;solution maximum et qu'importe la source. Se contraindre &#224; ce que chaque fragment soit monodique, et tant pis s'il y en 1500 ou 2000 au bout.
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;127 &#8211; #story, alcool en couple&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on Hendrix raconte que lorsque son p&#232;re et sa m&#232;re arrivaient au bout de l'alcool, le soir, le ton montait et que revenait l'assaut. Alors ils s'enfermaient avec Buster dans la deuxi&#232;me chambre. Il dit que son p&#232;re ne battait pas sa m&#232;re, mais qu'elle lui lan&#231;ait au visage ce qui lui tombait sous la main, bouteilles de bi&#232;re pour commencer. Alors ils se mettaient dans le placard et refermaient la porte sur eux, dans le noir. Lorsque cela se calmait, le grand fr&#232;re disait &#224; L&#233;on que &#231;a allait, maintenant, qu'ils pouvaient ressortir. Leon se souvient du go&#251;t de la bi&#232;re, quand ils la volent au fond des bouteilles. Et puis il ajoute avoir d&#233;couvert que sa m&#232;re laisse expr&#232;s un peu de boisson &#8211; les gar&#231;ons sont beaucoup moins nerveux, ensuite, et s'endorment plus facilement. Il le dit d'un ton amer. Jimi Hendrix, lui, n'en parlera jamais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;131 &#8211; #story, du surnom Buster&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Jimi Hendrix n'avait jamais pu accepter ce changement de pr&#233;nom auquel son p&#232;re l'avait contraint, en allant le reprendre en Californie. &#192; trois ans, un enfant sait son nom. De John Allen on le d&#233;baptise James Marshall. Que le p&#232;re n'ait pu se faire au souvenir permanent de ce Johnny inconnu, on le comprend. Mais Jimmy, condens&#233; en Jimi, vaudrait mieux que Johnny pour la l&#233;gende. &#199;a se fait au cin&#233;ma : il y a Batman, Superman, et puis la s&#233;rie de science-fiction &lt;i&gt;Flash Gordon&lt;/i&gt;. Ils ne peuvent voir chaque samedi, dans la salle du quartier, qu'un &#233;pisode de quinze minutes, sinon ce serait trop cher.Les deux enfants, James et Leon, attendent ce moment toute la semaine, et mettront deux mois &#224; voir le film entier. L'id&#233;e du voyage sur une autre plan&#232;te ou vers d'autres &#233;toiles ne le quittera plus. Le h&#233;ros s'appelle Larry Crabbe mais on le surnomme Buster, Larry Buster Crabbe &#8211; l'enfant s'identifiera &#224; lui compl&#232;tement : &#8211; Je suis Buster, le sauveur de l'univers. Jusqu'au point une fois de sauter du toit de la maison (c'est juste le rez-de-chauss&#233;e et l'&#233;tage, mais quand m&#234;me), persuad&#233; qu'il peut s'envoler. Buster r&#232;gle la question du Johnny devenu Jimmy : il ne r&#233;pond qu'&#224; Buster, et m&#234;me son p&#232;re s'y range.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;132 &#8211; #story, fr&#232;res et soeurs&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Leon, c'est l'enfant des retrouvailles d'Al et Lucile. L'ann&#233;e suivante vient Joseph, dit Joe. Pas de palais, deux rang&#233;es de dents, une jambe plus courte que l'autre et un pied-bot. Il faudrait de l'argent, beaucoup d'argent pour l'op&#233;rer, et on n'en a pas. Il restera &#224; la maison, alit&#233; ou &#224; tra&#238;ner. Les deux grands feront leur vie ensemble, chez la tante Dolor&#232;s, qui a pourtant huit enfants, tandis que les parents s'occupent du petit infirme. Puis c'est Kathy, pr&#233;matur&#233;e de quatre mois, et aveugle. Pendant un an, on se r&#233;sout &#224; s'occuper des deux grands et des deux infirmes et puis c'est trop lourd, Kathy part pour l'orphelinat. Pamela na&#238;t &#224; ce moment-l&#224; : on est trop pauvre, et on sait l'adresse, on s'en s&#233;pare aussi. Jimmy et Leon ne se rendront m&#234;me pas compte de la naissance d'une derni&#232;re fille. Et puis, un jour, Joe qui &#233;tait dans son berceau la veille, n'y est plus : ce n'est que des ann&#233;es plus tard qu'ils le retrouveront.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;133 &#8211; #lieux, Vancouver&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Quatre heures de voiture : de Seattle &#224; Vancouver il n'y a pas si loin. Mais c'est changer de pays. On va &#171; au Canada &#187;. C'est l&#224;-bas que le p&#232;re est n&#233;, et d&#232;s son retour il confie les enfants &#224; sa soeur, l'oncle Frank et la tante Pearl, pour l'&#233;t&#233;. Il y aura la ville, et cet ailleurs de la ville, l&#224; o&#249; les parents ne se battent pas, l&#224; o&#249; on est des &#233;trangers en s&#233;jour temporaire, et que tout est beau &#224; voir, m&#234;me si on ne voit que la m&#234;me chose : une ville am&#233;ricaine pr&#232;s du Pacifique. Lorsque la m&#232;re aura d&#233;finitivement quitt&#233; la maison (mais le lien de Lucile et Al restera impr&#233;visible et tumultueux), Al d&#233;pose &#224; nouveau les enfants &#224; Vancouver, chez une autre de ses soeurs, Pat. Jimmy ira &#224; l'&#233;cole primaire et Leon au jardin d'enfants. Al les rejoint le dimanche, c'est une ann&#233;e d'&#233;quilibre. Le mari de Pat d&#233;c&#232;de brutalement ce m&#234;me hiver : Leon n'en a que peu souvenir, mais Jimmy, avec ses cinq ans de plus ? Pat revient &#224; Seattle, et pendant un temps habitera la deuxi&#232;me chambre, les enfants dormant avec le p&#232;re dans la premi&#232;re. Elle sera la m&#232;re de remplacement, jusqu'&#224; bient&#244;t se remarier avec un homme dont le pr&#233;nom lui aussi est Pat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;138 &#8211; #story, la ville souterraine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; Seattle sur son bord de mer a &#233;rig&#233; cette &#233;norme autoroute &#224; deux &#233;tages, un pour chaque sens, tablier &#224; trois voies, la ville venait jusqu'&#224; ce qu'ils disent &#171; la mer &#187; , qui pourtant est bien loin de la mer. Mais Seattle comme Chicago, s'aligne au bord de cette eau qui quand m&#234;me est celle du Pacifique, l'oc&#233;an qui pousse jusqu'&#224; la ville un &#233;troit et profond repli &#8211; on voit l'autre bord, quand &#224; Chicago on ne voit pas l'autre c&#244;t&#233; du lac. Mais la ville, au d&#233;but, s'&#233;tait construite sur des marais, zones inondables. Fa&#231;on de l'Am&#233;rique de conqu&#233;rir trop vite. Alors la Seattle moderne s'est reconstruite un &#233;tage au-dessus, enserrant dans ses fondations les restes de la ville fant&#244;me. Cette ann&#233;e-l&#224;, apr&#232;s l'&#233;cole, ils sont livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes : Buster emm&#232;ne son jeune fr&#232;re, ils traversent les voies de chemin de fer, et longent l'eau jusqu'&#224; cette fissure dans le b&#233;ton. On s'y glisse : il y a ces pans de vieilles maisons vides dans la nuit, d'anciennes boutiques (une laverie dans laquelle on peut entrer). Un monde comme on les r&#234;ve, sous la ville qui les ignore. Il n'y a aucune relation directe de ce souvenir d'enfance &#224; la musique de Hendrix. Il n'y a rien qui nous emp&#234;che e savoir, sous la musique de Hendrix, les villes abandonn&#233;es o&#249; son r&#234;ve nous emm&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;139 &#8211; #story, les services sociaux&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Al a pu changer de travail : p&#233;riode o&#249; il fait partie des services municipaux. Pas &#233;boueur, plut&#244;t aux op&#233;rations sp&#233;ciales de nettoiement. Le soir, il continue &#224; la station-service City Light. Avec l'augmentation de salaire, on d&#233;m&#233;nage, fini de l'ancien &#171; bloc &#187; r&#233;serv&#233; aux v&#233;t&#233;rans de l'arm&#233;e, il peut louer une maison plus que modeste, avec deux chambres et s&#233;jour mais avec une cour minuscule devant et jardin tout aussi petit &#224; l'arri&#232;re : pour les deux fils dont il a la charge (plus de nouvelle des autres), une bascule de monde. Leon dit que leurs gants de basball &#233;taient si d&#233;cousus et d&#233;chir&#233;s qu'ils n'osaient pas aller au parc jouer avec les autres. Mais chez eux ils peuvent, et inviter des copains pour le football dans la petite cour. Le p&#232;re ne revient qu'au milieu de la nuit, et la paye est pass&#233;e en cartes en boisson. Pas de col&#232;re chez les deux fils : ils disent qu'en dehors de la boisson Al est un chic type. C'est juste comme &#231;a. C'est l'&#233;poque o&#249; ils mettent un temps infini &#224; revenir de l'&#233;cole, explorant tous les recoins possibles de la ville, restant dans le parc jusqu'&#224; la nuit. Dans la maison, ils sont seuls. Le r&#233;frig&#233;rateur n'est pas toujours plein. Al fait cuire une casserole de spaghetti remplie &#224; ras bord, et qui doit leur servir trois jours. Ils remarqueront la voiture verte, puis un soir les services sociaux frappent &#224; la porte. Al pr&#233;tendra que, lorsqu'il rentre tard, les enfants sont chez une tante. Puis leur recommande, les jours &#224; venir, de ne pas allumer la lumi&#232;re quand ils sont &#224; la maison mais que lui n'est pas revenu : vivre dissimul&#233; chez soi, tant qu'il y a la voiture verte. Al s'arrange pour qu'une de ses soeurs et son nouveau copain vienne habiter la deuxi&#232;me chambre, les deux gar&#231;ons &#224; nouveau dans le lit du p&#232;re, &#231;a dure quelques semaines mais la soeur et le copain s'installent chez eux. Les services sociaux auront raison : Jimi a quatorze ans, il peut rester avec le p&#232;re, Leon en a huit, il partira dans une famille d'accueil, &#224; trois rues. Buster lui rendra visite tous les soirs, le p&#232;re beaucoup moins. &#8216;est une famille qui l'accepte comme des leurs, mais, un an plus tard, proposera carr&#233;ment l'adoption et Al se rebiffe. Pourtant, il a perdu son travail, lui et Jimi sont revenus vivre dans un appartement grand comme un placard &#224; balai, chiottes et salle d'eau dans le hall pour tout le monde. Leon est dans une autre famille, &#231;a se passe moins bien. Il est perdu, r&#233;volt&#233;, revient chez le p&#232;re &#8211; ainsi se seront &#233;lev&#233;s le grand fr&#232;re et son prot&#233;g&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;142 &#8211; #story, la radio&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Souvenir de Leon. La plus belle possession dans la petite maison, c'est la radio du p&#232;re. Il y a quelque chose de magique dans cette bo&#238;te. Un soir o&#249; ils sont seuls, comme d'habitude, il va chercher un tournevis et d&#233;monte la plaque d'isorel &#224; l'arri&#232;re. L&#224; sont les lampes, le monde fragile des c&#226;bles, l'odeur si sp&#233;cifique aux appareils &#233;lectriques. Leon a peur : on fait quelque chose d'interdit. Puis Jimi remonte l'ensemble, et bien s&#251;r le poste ne marche plus. Al s'en aper&#231;oit d&#232;s son retour, et charg&#233; d'alcool il est mauvais. Jimi dit que c'est lui seul, et que Leon n'a rien fait. La rouste sera pour les deux. Et puis ils sont enferm&#233;s dans la chambre, sans lumi&#232;re ni manger. Jimi dira simplement : &#171; Je cherchais la musique. Je voulais voir o&#249; &#233;tait la musique. &#187; Leon dit que c'est son premier souvenir o&#249; il associe Jimi et la musique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;143 &#8211; #story, ukulele&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Leon dit que c'est dans ses familles d'accueil successives, prenant &#224; charge ces enfants pour la petite allocation des services sociaux, qu'il a compris que la famille qu'ils forment &#224; eux trois, Al, Buster et lui n'est pas dans la pauvret&#233;, mais en-de&#231;&#224; du seuil qui d&#233;finit la pauvret&#233;. Le p&#232;re parfois a des &#233;claircies, jour de paye o&#249; il va acheter un pantalon &#224; ses fils, ou m&#234;me un v&#233;lo d'occasion, parmi ceux qui sont accroch&#233;s au mur, pour quelques dollars, dans la boutique qui lui fournit sa tondeuse-d&#233;broussailleuse. Il se dit jardinier, mais sa r&#233;putation au bouche-&#224;-oreille c'est plut&#244;t nettoyeur, &lt;i&gt;odd-jobs man&lt;/i&gt;. Le samedi il emm&#232;ne ses fils avec lui, ils travaillent jusqu'&#224; l'&#233;puisement. Un apr&#232;s-midi, il s'&#233;clipse boire une bi&#232;re et ne revient les chercher qu'&#224; la nuit. Eux ils sont all&#233;s au supermarch&#233;, Buster a piqu&#233; des tranches de pain et ils les ont mang&#233;es sur place, cach&#233;s dans les rayons, terroris&#233;s. Quand on les appelle, ou qu'un coll&#232;gue leur a fait confier le travail, c'est que c'est rempli d'ordures, ou de ronces jusqu'au-dessus de la t&#234;te. Al accepte tout. Chez cette dame, cependant, ce samedi-l&#224;, il en va autrement. Un garage &#224; deux voitures, l'expression est d&#233;j&#224; banalis&#233;e comme mesure d'espace. Ils sont dans les quartiers riches du sud-est de la ville, c&#244;t&#233; lac. On commence &#224; remplir l'arri&#232;re du pick-up. Simplement, vieux meubles, bazar de vide-grenier, Al est comme un enfant le matin de No&#235;l. Leon dit qu'au travail il a une honn&#234;tet&#233; qu'il n'a pas forc&#233;ment pour les combines de la vie civile : il va voir la dame, lui dit que bien s&#251;r tout part &#224; la benne (&lt;i&gt;dump&lt;/i&gt;), mais est-ce qu'elle accepterait qu'il mette de c&#244;t&#233; certaines choses pour les r&#233;parer ? Pourvu que son garage soit nettoy&#233;, dit-elle, &#231;a lui est &#233;gal. Al trouve sous un matelas deux vieux fusils de la guerre civile. Il n'y tient plus, les planque dans la cabine du pick-up et part de suite chez un revendeur, laissant les gosses. Eux ils savent que ce sera suivi d'une bi&#232;re pour la soif et de quelques autres, que l'argent probablement y passera. Ils continuent de transporter le bazar du garage &#224; la rue. Buster met alors la main sur un vieil ukulele, auquel il reste seulement une corde. Il est fascin&#233;. Lui aussi va voir la propri&#233;taire, qui lui accorde bien volontiers de le garder. Quand le p&#232;re revient, so&#251;l une fois de plus, il est pr&#234;t &#224; repartir imm&#233;diatement : &#8211; Chouette, on va le revendre. Et le gamin s'interpose : &#8211; Elle me l'a donn&#233;. Al va s'incliner, et dans les semaines, les mois &#224; venir, Buster va tout essayer. Jouer sur une corde, la d&#233;tendre et la retendre. S'en servir de rythmique. Y tendre des ficelles ou des &#233;lastiques pour le jeu de cordes qu'on n'a pas de quoi se payer. Et, dit Leon : il arrivait &#224; reprendre des notes d'Elvis Presley, &#224; la radio.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hendrix | une arch&#233;ologie familiale (pour Lucille)</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3148</link>
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		<dc:date>2012-09-22T06:05:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Jimi Hendrix</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;construction progressive d'un hommage web &#224; Jimi Hendrix&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;
&lt;small&gt;&lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3152' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index g&#233;n&#233;ral du projet Hendrix&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1835 : le Congr&#232;s am&#233;ricain signe avec quelques indiens Cherokees un trait&#233;, et leur paye, la totalit&#233; du territoire qu'ils occupent dans l'actuelle G&#233;orgie. Il n'y a plus qu'&#224; envoyer 7000 soldats chasser les autres : ils sont 17 000 &#224; suivre ce qu'ils diront &#171; la piste des larmes &#187;, un tiers va mourir, principalement les plus jeunes et les plus vieux. Cherokee se dit dans leur langue, la seule langue indienne &#233;crite, Yun Wiya : le peuple vrai. On ne sait pas le nom de cette indienne cherokee qui, elle, s'est mari&#233;e avec un colon irlandais du nom de Moore, ni qui &#233;tait cet &#233;migrant irlandais, arriv&#233; d'o&#249;, arriv&#233; quand. On sait seulement que leur fils, Robert, ne sera pas consid&#233;r&#233; comme blanc et aura la vie dure. Il &#233;pousera une Fanny, noire, dont on ne sait rien, et ils auront une fille, Nora Rose Moore, quart irlandaise, quart Cherokee, un quart au moins d'Afrique noire : Nora est la grand-m&#232;re paternelle de Jimi Hendrix. Elle est bonne danseuse, elle s'embauche dans une troupe en tourn&#233;e et part dans le nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en sait aussi peu d'un marchand de grains du nom de Bertran Philander Ross, en activit&#233; &#224; Urbana dans l'Ohio : on est &#224; la fin de la guerre civile, et il n'a plus droit aux esclaves. Ross est un homme prosp&#232;re, son patrimoine est &#233;valu&#233; au registre des imp&#244;ts &#224; 135 000 dollars. Fanny est une de ses anciennes esclaves, et mul&#226;tre elle-m&#234;me. Quand elle accouche de leur fils, elle le nomme aussi Bertran Philander Ross, mais on ne doit plus rien &#224; ses anciens esclaves et elle n'aura pas un sou du p&#232;re. On l'a mari&#233;e &#224; un Jefferson Hendricks, qui a disparu depuis longtemps et dont on ne sait rien. Bertran Philander Ross Hendricks portera donc les deux patronymes sans avoir jamais vu ni connu ceux qui les lui ont l&#233;gu&#233;s. Les lois anti-noires sont plus s&#233;v&#232;res dans les anciens &#233;tats esclavagistes, il prend le chemin du nord, devient agent de police &#224; Chicago, et quand passe une troupe de danseuses il s'&#233;prend de Nora Jones et part avec elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nora et Ross s'&#233;tablissent &#224; Vancouver : on est mieux qu'aux Etats-Unis, ils auront quatre enfants, L&#233;on, Patricia, Frank et James Allen, dont le fils, James Allen Hendricks aussi, deviendra Jimi Hendrix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait, pour le c&#244;t&#233; maternel, que Preston Jeter a &#233;t&#233; docker puis mineur de charbon, dans les mines de Whitesville, pr&#232;s Charleston : lieux o&#249; on avait simplement oubli&#233; l'abolition de l'esclavage. D'ailleurs il ne prend pour nom Preston Jeter qu'en s'enfuyant, travaille un temps &#224; Boston, puis &#224; nouveau dans les mines de l'&#233;tat de Washington, &#224; Rosslyn, o&#249; il &#233;pouse une Clarice dont on ne sait rien, sauf qu'elle est n&#233;e le 17 janvier 1894 &#224; Little Rock, Arkansas, et qu'ils auront huit enfants, dont Lucille, la m&#232;re de Jimi Hendrix, et Delores, qui l'&#233;l&#232;vera. &lt;br class='autobr' /&gt;
On sait aussi qu'Al Hendrix aime danser, a appris de sa m&#232;re Nora un peu de l'art du spectacle, qu'il pratique les grandes salles de bal d'un &#233;tat &#224; l'autre pour les concours, et que c'est ainsi qu'un jour on pr&#233;sente &#224; Lucille, 16 ans, Al, venu de Vancouver : c'&#233;tait un vendredi soir dans un concert de Fats Waller, quelques semaines avant Pearl Harbor. Et quand Al Hendrix est mobilis&#233;, Lucille Jeter est enceinte, on les marie tr&#232;s vite et il part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'une partie du destin de Jimi Hendrix, qui vient au monde en fin d'apr&#232;s-midi, le 26 novembre 1942, se noue lorsque son p&#232;re, alors en caserne dans l'Alabama, pr&#233;sente &#224; son capitaine la carte postale de sa belle s&#339;ur disant que c'est un beau b&#233;b&#233;, qu'on l'a nomm&#233; John (sans demander son avis au p&#232;re, qui fera changer le nom trois ans plus tard), et demande un cong&#233; pour aller voir sa femme et son fils, quitt&#233;s il y a six mois : il para&#238;t que d'autres soldats ont fait &#231;a avec de faux documents, c'est un pr&#233;texte pour aller faire la f&#234;te, dit le capitaine, se faire porter AWOL (&lt;i&gt;absent without leave&lt;/i&gt;), et &#231;a tourne &#224; l'altercation &#8211; &#233;videmment c'est genre de brimade qui retombe toujours sur les Noirs : on refuse &#224; Al toute permission pendant deux mois avant de l'envoyer &#224; l'autre bout du Pacifique. Quant &#224; sa solde, second strict parall&#232;le avec la vie de John Lennon, elle mettra plus de quinze mois &#224; parvenir &#224; la jeune m&#232;re : en attendant, elle devra bien se d&#233;brouiller pour vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que Lucille aime les bals, danser, et ne comprend pas forc&#233;ment ce qui lui arrive. Que la famille Jeter lui fasse comprendre, en retour, que ce b&#233;b&#233; n'&#233;tait pas souhait&#233; et qu'elle aura &#224; s'en occuper. Lucille laisse trop souvent le b&#233;b&#233; &#224; sa m&#232;re, dispara&#238;t pour plusieurs jours. La dame chez qui Clarice fait le m&#233;nage le recueille pendant un temps. Et puis, dans rassemblement de l'&#233;glise Pentec&#244;tiste, une madame Champ offre de le prendre quelques jours, pour des vacances au Texas. En fait, madame Champ et sa fille Cl&#233;mentine adorent le b&#233;b&#233;, et s'en sont parties vivre en Californie : est-ce que ce n'est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. On &#233;crit &#224; Al, &#224; sa base militaire de l'autre c&#244;t&#233; du Pacifique : madame Champ s'occupe de l'enfant, elle vit en Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[en pr&#233;paration] &#8211; sc&#232;nes, t&#233;moignages et versions du retour de Al, reprise de la relation entre Al et Lucille, les autres naissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph na&#238;t avec deux rang&#233;es de dents en haut, pas de palais, et un pied-bot (voir &lt;i&gt;Madame Bovary&lt;/i&gt;) qui lui fait une jambe plus courte que l'autre. Lucille l'emm&#232;ne dans les h&#244;pitaux : on peut pratiquer une op&#233;ration, mais c'est trop cher pour Al, qui termine une formation d'&#233;lectricien, et n'a pour entretenir les trois gar&#231;ons que ses petits boulots. Alors il impose &#224; Lucille que Joseph soit adopt&#233;, et on ne le reverra plus &#8211; et pas d'op&#233;ration, pour les gamins adopt&#233;s. Cinquante ans plus tard, lorsque Joseph retrouve son p&#232;re, celui-ci le reconna&#238;t imm&#233;diatement : &#171; Mon fils&#8230; &#187; Et de fait, selon tous les t&#233;moins, la ressemblance physique, visage, fa&#231;on trapue des &#233;paules, est incontestable. Apr&#232;s la mort de Al, c'est Janie Hendrix, la demi-s&#339;ur, qui dispose de l'h&#233;ritage : vex&#233; avec L&#233;on, Al ne le mentionne pas dans son testament, et Joseph ni les s&#339;urs adopt&#233;es ne sont mentionn&#233;es. L&#233;on fera plusieurs proc&#232;s, jusqu'en appel, et perdra : son p&#232;re en avait assez de ses demandes successives d'argent pour ses probl&#232;mes de drogue, dira Janie. Quant &#224; Joseph, qu'il soit le fils de Lucille, c'est s&#251;r, mais de Al ? On le contraint &#224; faire une analyse ADN : elle est n&#233;gative. Joseph n'aura rien des ruines du grand fr&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au gr&#233; des brouilles et r&#233;conciliations de Al et de Lucille, les fr&#232;res et s&#339;urs de Hendrix : L&#233;on (1948), Joseph (1949) ; Kathy Ira (1949), n&#233;e pr&#233;matur&#233;e (deux kilos trois, one pound and a half), et aveugle : adopt&#233;e ; Pamela (1951), adopt&#233;e ; Joe (1952), d&#233;clar&#233; pupille de la nation et plac&#233; en orphelinat pour handicap. Janie (1963), qui s'occupera avec Al de la renaissance et de l'h&#233;ritage, est la fille de Al et Ayako : elle a six ans lorsqu'elle voit pour la premi&#232;re fois son fr&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait qu'Al Hendrix ait six doigts &#224; chaque main, et des malformations g&#233;n&#233;tiques successives de leurs enfants : en d&#233;duire que les extraordinaires mains de l'a&#238;n&#233; soient la trace chez lui de ce d&#233;s&#233;quilibre ? Alors il l'a magnifiquement compens&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'on pourrait inventer et porter sur sc&#232;ne un monologue fictif de Lucille Hendrix, m&#232;re &#224; dix-sept ans, et de la vie qui s'ensuit pour les onze ans de vie qui lui seront accord&#233;s pour la suite : cela s'appellerait trag&#233;die grecque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;riodes o&#249; Jimmy et L&#233;on rendent visite &#224; Lucille, leur m&#232;re, en cachette d'Al, leur p&#232;re : bien s&#251;r que ce n'est pas Al Hendrix qui va venir vous raconter &#231;a, dix ans plus tard. Quand Lucille meurt, Jimmy a onze ans : on les prive d'enterrement, c'est aussi laisser le deuil &#224; jamais ouvert ? Mourir d'alcool &#224; moins de trente ans, et les six enfants qu'on a laiss&#233;s derri&#232;re soi, on ne les revoit pas. Ne retenir de Lucille que le visage d'avant l'abandon (les autres qui l'abandonnent elle, elle qui s'abandonne, et l'abandon des mal-form&#233;s, les fr&#232;res et s&#339;urs engendr&#233;s &#224; chaque r&#233;conciliation avec Al). Il n'y aura jamais aucune allusion publique de Hendrix &#224; tout cela : &#171; Il refuse de parler de sa famille &#187;. Dont acte. Est-ce que pour autant les chansons ne sont pas chacune, dans une nappes ou strates qu'elles superposent comme il le fait des nappes et strates de guitare, un appel &#224; Lucille, un portrait de Lucille ? C'est quand interpr&#233;ter commence, qu'on quitte aussit&#244;t le myst&#232;re : Hendrix aimait l'ombre, dans les chambres. C'est l'&#233;vocation, qui est son art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Janie, la demi-s&#339;ur de Jimi, et l&#233;gataire d'Al Hendrix, le p&#232;re, fait transf&#233;rer les deux cercueils dans ce mastaba de granit de douze m&#232;tres de haut qu'elle a fait construire &#224; l'endroit le plus visible du cimeti&#232;re de Seattle, elle obtient que l'exhumation et le transfert soient faits de nuit pour ne pas ameuter la presse, ce qui est l&#233;gitime. Mais elle ne pr&#233;vient pas L&#233;on ni les autres fr&#232;res et s&#339;urs, ce qui l'est moins, et refuse d'y transf&#233;rer le corps de Lucille, rest&#233; &#224; l'&#233;cart, sous le nom de son deuxi&#232;me marin, dans le quartier des pauvres : et cela c'est inacceptable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Stones, 31 | de la vie en loges, et du shepherd's pie</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3044</link>
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		<dc:date>2012-08-12T03:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Rolling Stones</dc:subject>
		<dc:subject>Dominique Pifar&#233;ly</dc:subject>
		<dc:subject>Jimi Hendrix</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;50 histoires vraies concernant les Rolling Stones &#8211; un l&#233;gendaire moderne&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;s&#233;rie | 50 histoires vraies pour les 50 ans des Rolling Stones&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot74" rel="tag"&gt;Rolling Stones&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Dominique Pifar&#233;ly&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot80" rel="tag"&gt;Jimi Hendrix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un des documents les plus curieux &#224; examiner, pour l'archiviste des Stones, chaque fois qu'on peut se le procurer, c'est la liste de ce dont ils exigent la pr&#233;sence dans les loges, partout o&#249; ils donnent concert. J'entends pour l'ultime grande p&#233;riode, celle qui commence en 1981 et vient jusqu'&#224; presque maintenant, et j'entends par document (au singulier), bien s&#251;r la s&#233;rie de tous ceux qui sont &#233;dit&#233;s, avec de minces variations, pour chacune des tourn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rituel est pr&#233;cis. La sc&#232;ne est dress&#233;e par l'&#233;quipe, ce qui peut donner de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2944' class=&#034;spip_in&#034;&gt;curieuses vid&#233;os&lt;/a&gt;. Ensuite, bien avant l'entr&#233;e public (m&#234;me s'ils attendent d&#233;j&#224; depuis des heures &#224; l'entr&#233;e pour se pr&#233;cipiter aux premiers rangs), les Stones eux-m&#234;mes viennent pour le check. Dans ces vid&#233;os qu'on trouve &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2955' class=&#034;spip_in&#034;&gt;assez&lt;/a&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2940' class=&#034;spip_in&#034;&gt;nombreuses&lt;/a&gt;, remarquer comme jamais n'est neutre pour eux, m&#234;me avec tant de m&#233;tier, la premi&#232;re fois qu'en habit civil, l'apr&#232;s-midi, ils d&#233;couvrent le lieu neuf. Jagger appr&#233;hende le territoire, mesure les distances. Watts r&#232;gle son tabouret et ses hauteurs. Puis ils se replient dans les loges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1981 encore, une seule grande salle peut faire l'affaire pour tout le monde. Il y a le coin maquillage, le coin boissons, un filtrage s&#233;v&#232;re &#224; l'entr&#233;e. Apr&#232;s la brouille de 84-86, dans le gigantisme des nouvelles tourn&#233;es, la loge de Jagger et celle de Richards seront distinctes. Watts est souvent dans celle o&#249; Wood et Richards jouent ensemble, sur des guitares semi-acoustiques, d'&#233;ternels blues pour leur synchronisation. Bill Wyman demande la pr&#233;sence d'une table de ping-pong. La rapidit&#233;, les r&#233;flexes, ce jeu a pour lui fonction de pr&#233;paration, il trouve toujours un &lt;i&gt;sparing-partner&lt;/i&gt;. Myst&#232;re pour ce qui se passe chez Jagger, la pr&#233;paration physique probablement domine, et c'est l&#224; aussi qu'on g&#232;re et organise. La liste d&#233;finitive des morceaux passe de l'ordinateur de Jagger &#224; la loge de Richards et Wood qui biffent, elle varie de soir en soir et inclut pour chaque morceau le tempo, l'ordre des solos, c'est une partition r&#233;gl&#233;e m&#234;me s'ils joueront &#224; faire semblant du contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc une p&#233;riode d'au moins trois heures o&#249; on vit ainsi dans le sas. Autrefois, lieu de convivialit&#233; relative (voir comment en 69, dans les loges du Madison Square Garden, ils re&#231;oivent &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2949' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jimi Hendrix&lt;/a&gt;), pourvu qu'on ne sorte pas d'appareil-photo ou cam&#233;ra. Ces messieurs choisissent leurs fringues sur des tringles, pr&#233;cisent les derni&#232;res guitares &#224; &#234;tre pr&#233;sentes sur la sc&#232;ne (une douzaine au moins, six pour chacun, on y reviendra).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est plaisant, dans ces listes grande &#233;poque, c'est la liste de ce qui leur est n&#233;cessaire pour boire et manger. Bien s&#251;r, beaucoup plus qu'ils mangeront et boiront. Mais il y a l'&#233;quipe, les VIP &#224; qui ils ne parleront pas. Et, pour eux, des exigences tr&#232;s pr&#233;cises en terme de marque de vodka ou bourbon (suivez mon regard), fruits, laitages et c&#233;r&#233;ales (l'autre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis le &lt;i&gt;shepherd's pie&lt;/i&gt;. On le savait bien avant de lire &lt;i&gt;Life&lt;/i&gt;, le livre de Richards : apr&#232;s le concert, en tourn&#233;e, c'est le seul aliment qu'il supporte et exige. Un souvenir d'enfance, une tourte un peu comme notre parmentier pommes de terre et viande hach&#233;e, plus des oignons, fa&#231;on anglaise. Souvenir d'enfance. Et la t&#226;che des accompagnants : comme par hasard, le &lt;i&gt;shepherd's pie&lt;/i&gt; est parmi l'avalanche de nourriture, sandwiches et amuse-gueules, mais personne qui ait le droit d'y toucher. Sous la cro&#251;te, c'est pour Richards et lui seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Life&lt;/i&gt;, on apprend que chez lui il se le cuisine lui-m&#234;me, que c'est la seule chose qu'il sache faire et que, dans le peu de nourriture qu'il absorbe (caract&#233;ristique des grands consommateurs d'alcool), nul besoin de vari&#233;t&#233;. Il y a cette sc&#232;ne assez ridicule, lors d'une soir&#233;e organis&#233;e par ses deux filles, un de leur copain lyc&#233;en, non pr&#233;venu, go&#251;te au &lt;i&gt;shepherd's pie&lt;/i&gt; et Richards s'en prend &#224; lui avec le couteau qu'il porte toujours sur lui, le poursuit, effroi des gamines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'iconographie g&#233;n&#233;rale des Rolling Stones, la vie dans les loges tient une aussi grande place, parce que lieu jamais totalement priv&#233;. Robert Frank en tirera de grandes et belles sc&#232;nes &#8211; on y dort, on s'y r&#233;fugie par noyaux distincts, et, apr&#232;s le concert, il y a cette euphorie que souvent on partage, le temps de la redescente. Espace qui reste aussi compl&#232;tement hi&#233;rarchis&#233;, o&#249; l'espace et la circulation de chacun sont d&#233;finis avec pr&#233;cision selon le rang dans le groupe. Chuck Leavell au-dessus de Bernard Fowler, Darryl Jones pas loin de Richards-Wood.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Iconographie qui prend sa force aussi de la disjonction : lieux b&#226;tis pour l'accueil anonyme et circulant, et souvent plut&#244;t arm&#233;s pour l'accueil de sportifs. Ciment nu, couloirs mornes. Et c'est l'espace de la pr&#233;paration mentale. Il m'a fallu les lectures r&#233;guli&#232;res avec Dominique Pifar&#233;ly pour que cela entre dans ma propre vie : arriver &#224; deux heures si on joue &#224; huit heures, installer puis r&#233;p&#233;ter jusqu'&#224; cinq heures, et ce temps clos qui suit, dans les signes neutres du lieu, avec son miroir et ses ampoules, trois pommes et des abricots secs dans une assiette, et ce qu'on g&#232;re alors de soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les modestes festivals qui nous invitent, on nous propose souvent bombance avec rillettes sous cellophane du supermarch&#233; voisin, baguette industrielle, calendos et coup de rouge dont je m'abstiens. Que voulez-vous, nous ne sommes pas les Rollling Stones, et je connais mal leur in&#233;puisable r&#233;pertoire d'histoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais on respecte la volont&#233; de Keith Richards : je n'y ai jamais vu de &lt;i&gt;shepherd's pie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3176 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/loges.jpg?1344747922' width='500' height='317' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nantes, Jimi Hendrix joueur de vielle</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2582</link>
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		<dc:date>2011-05-23T18:28:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Jimi Hendrix</dc:subject>
		<dc:subject>Nantes, Rennes, Bretagne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#224; Nantes le jeudi 26 mai, Jimi Hendrix deux temps, au Grand-T le matin et au mus&#233;e des Beaux-Arts le soir&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;anciennes br&#232;ves &amp; vieux agendas&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot80" rel="tag"&gt;Jimi Hendrix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot331" rel="tag"&gt;Nantes, Rennes, Bretagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2582.jpg?1352733549' class='spip_logo spip_logo_right' width='98' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Yves Douet, l'animateur d'&lt;a href=&#034;http://www.museedesbeauxarts.nantes.fr/cache/bypass/Accueil/Activites/Evenement?containerId=48463&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Impressions d'Europe&lt;/a&gt; a pris l'initiative &#224; Nantes d'une journ&#233;e consacr&#233;e au rapport &#233;criture et musique. Libre hommage d'&#233;crivains, dont Jean-Claude Pinson, Alban Lefranc, Ga&#235;lle Bantegnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mon c&#244;t&#233;, jamais cess&#233; la lente pr&#233;paration d'un futur Jimi Hendrix. Mais pas question de &lt;i&gt;trop se h&#226;ter&lt;/i&gt;, comme on dit au SNE concernant le num&#233;rique. D'une part parce que je veux un livre vraiment diff&#233;rent de mes Stones, Dylan, Zeppelin. D'autre part, parce que de nouveaux t&#233;moignages arrivent encore &#8211; et que le paysage m&#234;me change par les absences, d&#233;c&#232;s de No&#235;l Redding mais celui tout r&#233;cent de Mitch Mitchell. Et nouvelles r&#233;v&#233;lations qui se font jour sur les derniers jours de Jimi, par exemple &#224; la mort de Chas Chandler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, comme pour les pr&#233;c&#233;dents, je veux que ces livres r&#233;sultent d'un parcours int&#233;rieur. Pour Jimi, tout est plus a&#233;rien. On commence &#224; en savoir pas mal sur les apprentissages, la chronologie, mais le saut du g&#233;nie est toujours irr&#233;ductible. C'est ce qui pousse tant d'entre nous &#224; venir s'incliner l&#224; avec nos phrases et nos r&#233;cits. Hommage &#224; l'ami disparu, Alain Dister, qui avait le premier accueilli Hendrix &#224; Paris. L'an dernier, le livre de Z&#233;no Bianu, en septembre l'arriv&#233;e de celui de Lydie Salvayre (ah, j'aurais su &#231;a plus t&#244;t, &#231;a m'aurait suffi pour acc&#233;l&#233;rer le mien !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussi pour moi un nouveau mode d'approche. Deux fois, &#224; Bagnolet avec Dominique Pifar&#233;ly, &#224; Saumur en solo, je me suis risqu&#233; d&#233;j&#224; &#224; partir en public dans &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1373' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ma r&#233;serve de notes&lt;/a&gt;, fragments, listes. En pr&#233;parant cette lecture de Nantes, ai d&#233;couvert qu'avais dans mon disque dur au moins 3 tentatives de r&#233;cit continu passant les 100 pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; New York, l'an pass&#233;, longtemps regard&#233; la dalle d'entr&#233;e de Manny's, revenu aussi sur le trottoir du Chelsea Hotel o&#249; on retrouva morte, 1 an apr&#232;s la disparition de Hendrix, cet &#233;trange double et compagne que lui &#233;tait Devon Wilson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Originalit&#233; de Nantes : la premi&#232;re lecture sera &lt;a href=&#034;http://www.impressionsdeurope.com/#m3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#224; 11h, au Grand T&lt;/a&gt; &#8211; La Chapelle. Pour moi une lecture c'est cheminer vers le soir en m&#234;me temps qu'on pr&#233;pare la concentration. Donc situation nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le soir, &lt;a href=&#034;http://www.museedesbeauxarts.nantes.fr/cache/bypass/Accueil/Activites/Evenement?containerId=48463&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;18h30, au mus&#233;e des Beaux-Arts&lt;/a&gt;, deuxi&#232;me phase. On nous a propos&#233; gentiment de joindre &#224; la lecture une oeuvre du mus&#233;e : alors comment ne pas choisir le &lt;i&gt;Joueur de vielle&lt;/i&gt; de Georges de La Tour ? Tout Hendrix est l&#224;, et sa fin. Latour a toujours &#233;t&#233; pour moi ce compagnon d'int&#233;riorit&#233;, si manifeste dans les &#233;crits de Hendrix. Ou convoquer tout Hendrix pour entrer dans le myst&#232;re du La Tour, sait-on. Je sais que ce moment ne sera de toute fa&#231;on pas ce qu'il en aura &#233;t&#233; pr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; vous voir, donc, les Nantais. J'ai encore 3 jours pour pr&#233;parer photos, vid&#233;os, extraits rares.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>[Hendrix/Bianu + Billie/Beausoleil]</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2079</link>
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		<dc:date>2010-03-14T22:41:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>annoncez, informez sur tiers livre</dc:creator>


		<dc:subject>Jimi Hendrix</dc:subject>
		<dc:subject>&#224; vous de dire</dc:subject>
		<dc:subject>parutions</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;v&#233;nements</dc:subject>
		<dc:subject>Bianu, Zeno </dc:subject>
		<dc:subject>Castor astral</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;2 parutions au Castor Astral, et performance &#224; Banlieues Bleues&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique58" rel="directory"&gt;autres archives &#034;br&#232;ves&#034;, 2&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot80" rel="tag"&gt;Jimi Hendrix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot375" rel="tag"&gt;&#224; vous de dire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot379" rel="tag"&gt;parutions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot380" rel="tag"&gt;&#233;v&#233;nements&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot425" rel="tag"&gt;Bianu, Zeno &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot481" rel="tag"&gt;Castor astral&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre du PRINTEMPS DES PO&#200;TES&lt;br&gt;
et du Festival de jazz BANLIEUES BLEUES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE &lt;a href=&#034;http://www.castorastral.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CASTOR ASTRAL &#201;DITEUR&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
et la Ville de Pantin&lt;br&gt;
vous invitent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE SAMEDI 20 MARS 2010 &lt;br&gt;
&#192; 15 HEURES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; la Biblioth&#232;que Elsa Triolet&lt;br&gt;
102 avenue Jean-Lolive &#8211; Pantin&lt;br&gt;
T&#233;l. 01 49 15 45 04&lt;br&gt;
M&#233;tro &#201;glise de Pantin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LECTURE MUSICALE&lt;br&gt;
autour de&lt;br&gt;
Billie Holiday et Jimi Hendrix&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les po&#232;tes&lt;br&gt;
Claude Beausoleil et Z&#233;no Bianu&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accompagn&#233;s par
&lt;br&gt;
Marie Frapsauce au chant
&lt;br&gt;
Mimi Lorenzini &#224; la guitare
&lt;br&gt;
et le com&#233;dien Jean-Luc Debattice&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'occasion de la parution des deux livres
&lt;br&gt;
JIMI HENDRIX (AMANTATION)&lt;br&gt;
de Z&#233;no Bianu&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et
&lt;br&gt;
BLACK BILLIE&lt;br&gt;
de Claude Beausoleil&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1606 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/castor1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/castor1-2.jpg?1268606380' width='500' height='706' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1607 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/castor2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/castor2.jpg?1268606390' width='500' height='704' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>le copain Dister</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1715</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1715</guid>
		<dc:date>2009-03-28T19:02:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>audio &amp; video</dc:subject>
		<dc:subject>Dister, Alain</dc:subject>
		<dc:subject>Jimi Hendrix</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;l'association Alain Dister, premi&#232;res initiatives&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot19" rel="tag"&gt;audio &amp; video&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot48" rel="tag"&gt;Dister, Alain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot80" rel="tag"&gt;Jimi Hendrix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1715.jpg?1352732689' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&#192; l'initiative de Marie-H&#233;l&#232;ne Fra&#239;ss&#233; et d'Arnaud Contreras, l'association cr&#233;&#233;e &#224; la m&#233;moire d'Alain Dister, qui a entrepris num&#233;risation et classement des fonds, tient ses premi&#232;res initiatives, en particulier exposition.
&lt;p&gt;Rassembler le travail d'Alain, c'est d&#233;couvrir comment, l&#224; o&#249; nous avons &#224; construire le r&#233;cit de cette consid&#233;rable mutation des ann&#233;es 60 et 70, il la documentait intuitivement : ainsi, ce diaporama &#224; partir de ses images de Hendrix&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ai rafl&#233; pour ma part, apr&#232;s visite chez Mannys ce matin, 6 nouveaux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?gl=US&amp;v=Oo-A6O31f2I&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Castles of sand&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/Oo-A6O31f2I&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/Oo-A6O31f2I&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;Toutes infos sur l'association et ses activit&#233;s via &lt;a href=&#034;http://www.facebook.com/home.php?ref=home#/group.php?gid=35597996944&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;groupe Face Book&lt;/a&gt;, ou directement sur le &lt;a href=&#034;http://www.alaindister.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site Alain Dister&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte ci-dessous a &#233;t&#233; mis en ligne le 28 mars 2009, avant l'hommage rendu &#224; Alain dans le cadre du Salon du livre de musique de Deauville.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il faut un long flash-back : c'est juste avant mai 68, on est des gamins coinc&#233;s dans nos provinces, mais la nuit l'oreille viss&#233;e &#224; une nouveaut&#233; consid&#233;rable, le transistor. Et quelques incroyables musiques, que seule la nuit autorise. Puis les 45 tours. Cela vient d'un monde tr&#232;s loin. Les magazines sont en couleur. On d&#233;couvre que la vie, l&#224;-bas, est autrement que chez nous : les couleurs justement, et le voyage, et plus permissive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des magazines surgissent, et chaque mois nous y prenons notre lot de r&#233;cits et de photographies. Le nom d'Alain Dister surgit l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont nos a&#238;n&#233;s. Eux, ils sont partis. Les lecteurs de &lt;i&gt;Hippie Days&lt;/i&gt; (Fayard) savent cette premi&#232;re &#233;quipe de Dister, &#224; l'&#233;poque on se proposait pour convoyer des voitures, il part de New York et arrive &#224; Los Angeles, un r&#234;ve d&#233;finitif dans les yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Dister est spectateur : pour vivre, il vend des photos &#224; Paris. Cela suppose &#224; la fois une intention, prendre contact, aller o&#249; &#231;a se passe, d&#233;pister ce que personne encore ne conna&#238;t (Zappa), et garder distance, conserver le &lt;i&gt;regard&lt;/i&gt;. Mais pas possible d'&#234;tre seulement acteur : on participe de ces communaut&#233;s mouvantes, on a 20 ans, les rencontres sont belles, on ne sait pas comment, quelques d&#233;cennies plus tard, on comptera les survivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Dister est disparu il y a quelques mois. C'est notre m&#233;moire de ces jours-l&#224; qui s'en va : parce qu'elle est encore &#224; faire, l'histoire de ces jours-l&#224;. Quand Jimi Hendrix vient la premi&#232;re fois &#224; Paris, c'est Dister qui le pilote (d'o&#249; ces extraordinaires portraits, reproduits partout depuis lors). Quand Led Zeppelin joue pour la premi&#232;re fois &#224; New York, Ahmet Erteghun y am&#232;ne Dister : et je l'entends encore me raconter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des pans entiers de Dister qu'on ne conna&#238;t pas : ses photographies plus abstraites de lieux, sur les routes am&#233;ricaines. Ou sa s&#233;rie sur les &lt;i&gt;bikers&lt;/i&gt;, qui va &#234;tre &#224; nouveau pr&#233;sent&#233;e au &lt;a href=&#034;http://cafeparisien.over-blog.com/article-29519828.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Caf&#233; parisien&lt;/a&gt; &#224; partir du 11 avril, tandis que le CapC Bordeaux vient de lui rendre hommage via sa s&#233;rie &lt;i&gt;psych&#233;d&#233;liques&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au &lt;a href=&#034;http://www.deauville.fr/salonlivre2009/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;festival Livre de Musique de Deauville&lt;/a&gt;, le 25 avril, nous lui rendrons hommage par une lecture, avec Jean-Yves Reuzeau, son &#233;diteur au &lt;a href=&#034;http://www.castorastral.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Castor Astral&lt;/a&gt;. Les portraits d'Alain seront expos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, voici nouvelle version de son site &lt;a href=&#034;http://www.alaindister.com/news.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alain Dister&lt;/a&gt; qui ne doit pas &#234;tre mus&#233;e ni st&#232;le, avec actu, lettre d'info, et &lt;a href=&#034;http://www.alaindister.com/gallery.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;galerie photo&lt;/a&gt;. Une association est en passe d'&#234;tre cr&#233;&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant la lecture de Deauville, hier matin, biblioth&#232;que de Bagnolet, fen&#234;tres sur tours, je trouve sur une table &lt;a href=&#034;http://www.castorastral.com/collection.php?id_livre=535&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rock Critic&lt;/a&gt;, textes d'Alain parus au Castor Astral. Voici le tout premier : les Am&#233;ricains &#224; Paris, en 1944.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;object width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.youtube.com/v/vy5DwlZgovo&amp;hl=fr&amp;fs=1&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowscriptaccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.youtube.com/v/vy5DwlZgovo&amp;hl=fr&amp;fs=1&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; width=&#034;425&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ai rafl&#233; pour ma part, apr&#232;s visite chez Mannys ce matin, 6 nouveaux ouvrages sur Hendrix au Barnes &amp; Nobles Music de Lincoln Center.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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