<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
	<link>https://www.tierslivre.net/spip-443/</link>
	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?id_mot=865&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>49 | Trouville, les Roches Noires </title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5042</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5042</guid>
		<dc:date>2022-01-08T09:20:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Duras, Marguerite </dc:subject>
		<dc:subject>Trouville</dc:subject>
		<dc:subject>Normandie</dc:subject>
		<dc:subject>2004</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Normandie, Trouville, 2004, Marguerite Duras&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot148" rel="tag"&gt;Duras, Marguerite &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1034" rel="tag"&gt;Trouville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1035" rel="tag"&gt;Normandie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot865" rel="tag"&gt;2004&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et devenu assez massif, mais non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;49.	Trouville, les Roches Noires&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi en prolongement direct, mais comme par opposition ce sont les Roches Noires &#224; Trouville qui me reviennent, voir cette maison sur plage, ancien h&#244;tel d&#233;sormais loti par appartements mais silhouette rest&#233;e noire et aust&#232;re, comme pos&#233;e l&#224; dans le sable sans vouloir aucun contact avec les voisins, et donc que les fen&#234;tres de Marguerite Duras (la fen&#234;tre de &lt;i&gt;L'homme Atlantique&lt;/i&gt; ou de &lt;i&gt;L'&#233;t&#233; 80&lt;/i&gt;) c'&#233;tait celle-ci et longtemps tu regardes la fen&#234;tre pour chercher &#224; comprendre ce que voyait la fen&#234;tre, qui est ce que disent les livres mais ce qu'ils inventent et n'est pas ce que voit la fen&#234;tre, ensuite on avait march&#233; jusqu'au centre-ville, souvenir d'une place en rond-point avec un casino mais pas la pr&#233;tention mufle et snobe de Deauville en face, la rivi&#232;re et le pont qui les s&#233;parent une sorte de distinction comme autrefois &#224; Berlin le mur et on &#233;tait sur la plage aussi, la plage de Duras &#224; cent m&#232;tres des Roches Noires mais sous pluie battante et vent, personne sur la plage sinon une silhouette contemplative comme dans le d&#233;but de L'amour de Duras la silhouette au loin sur la plage, contemplative, les parasols devant la terrasse repli&#233;s comme des moignons de manches &#224; balai, les gouttes d'eau qui ruissellent sur les parois de plexiglas sous la toile au-dessus de nos t&#234;tes qui bat, bat violemment, bat par &#224;-coups en rafale et des gens fument parce que dans ces espaces ni int&#233;rieurs ni ext&#233;rieurs, avec des r&#233;sistances rouges de chauffage impuissant juste au-dessus des tables, fumer est tol&#233;r&#233;, se souvenir d'un chocolat fumant, se souvenir de n'avoir rien vu d'autre que cette temp&#234;te d'automne, ou d'hiver mal fini mais que c'&#233;tait quand m&#234;me la plage de Duras et celle des ces livres dont tu ne te s&#233;pares pas, La mer &#233;crite par exemple mais il n'y a pas de description de temp&#234;te, de terrasses courants d'air, de ces chauffages &#224; r&#233;sistance gaspilleuse et du claquement et de la pluie dans La mer &#233;crite du moins je ne crois pas.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>2004 | 20 photographies de ronds-points anciens</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4019</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4019</guid>
		<dc:date>2014-09-14T08:35:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Bailly, Jean-Christophe </dc:subject>
		<dc:subject>2004</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;reprise d'un texte pour les Cahiers de l'&#201;cole du paysage de Blois&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique151" rel="directory"&gt;2015 | le tour de Tours en 80 ronds-points&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot134" rel="tag"&gt;Bailly, Jean-Christophe &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot865" rel="tag"&gt;2004&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton4019.jpg?1410683669' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff4019.jpg?1410683677&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
En amorce du projet &lt;i&gt;ronds-points&lt;/i&gt;, reprise d'un article de 2004, &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/arch/04_RondsPoints.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d&#233;j&#224; pr&#233;sent&lt;/a&gt; dans les archives du site. Ce texte r&#233;sultait d'une commande de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2639' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jean-Christophe&lt;/a&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3438' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bailly&lt;/a&gt; pour les &lt;i&gt;Cahiers&lt;/i&gt; de l'&lt;a href=&#034;http://www.ensnp.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;cole nationale sup&#233;rieure de la nature et du paysage de Blois&lt;/a&gt;.
&lt;p&gt;C'est la premi&#232;re fois que je composais un texte en m&#234;me temps que j'utilisais les photos num&#233;riques ci-dessous prises en voiture, septembre 2004 (Nantes, Tours, Cholet, Dou&#233;-la-Fontaine etc...), avec le petit Olympus tr&#232;s primaire dont je disposais alors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour [projet ronds-points, le sommaire-4023].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;ronds-points, l'amorce&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, le clocher. Il rep&#232;re visuellement non pas seulement le centre, mais l'espace de la communaut&#233; : loin qu'on soit sur la commune ou dans les champs, ou dans le quartier de la ville, le clocher vous redonne l'orientation (revenir, c'est par l&#224;), et il ordonne aussi le temps : on l'entendait sonner l'heure, celle qui commandait aux t&#226;ches de tous. Et ce monde-l&#224; n'est pas si loin, &#224; preuve qu'ils sont toujours l&#224;, les petits triangles pointus noirs aper&#231;us des rocades ou au d&#233;tour d'une rue, sur la perspective d'une place. Quant aux heures, elles ont fondu dans le bruit : on vous l'&#233;gr&#232;ne dans l'autoradio, elle s'affiche sur le tableau des heures de d&#233;part des trains, elle tra&#238;ne dans le coin en haut &#224; droite de l'&#233;cran d'ordinateur, puisqu'on regarde plus facilement le monde depuis la fen&#234;tre &#224; pixels de l'&#233;cran qu'en se retournant vers la vitre par o&#249; la cuisine donne plus ou moins sur le centre-ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essentiel &#233;tait, pour l'espace, qu'on s'orientait selon des points, et que des routes, des rues, des rails, des cartes reliaient ces points. Le clocher symbolise ces points : m&#234;me les kilom&#232;tres d'autoroute, dans la France centralis&#233;e, sont calcul&#233;s depuis Notre-Dame et non depuis l'&#201;lys&#233;e ou l'Assembl&#233;e nationale ou la mairie de Paris, v&#233;rifiez, la prochaine fois que vous roulerez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a commenc&#233; par un &#233;trange mot : d&#233;viation. On utilise, dans le vocabulaire qui a surgi depuis, des mots comme d&#233;viance ou d&#233;rive dans d'autres sens, qui ne sont pas de raison. On a en t&#234;te, souvenirs d'enfance qui resurgissent parfois &#224; un retour de vacances, qu'on traverse Saint-Hyppolite du Fort ou Marans, &#224; un de ces gros bourgs tout en longueur, aux b&#226;tisses serr&#233;es et grises, avec leur pharmacie, leur bureau de tabac et leur boulangerie, et puis ces maisons aux vitres sombres on se dit qu'on serait bien aise, si en ville on avait pour soi-m&#234;me un tel espace, qu'un grenier serait pour les livres, et la cave pour les guitares &#233;lectriques, et qu'on aurait l&#224; son bureau, et on a forc&#233;ment des amis chez qui c'est comme &#231;a, les chambres d'ami pas vraiment refaites ni en &#233;tat, au matelas de fortune, mais qui permet qu'on s'y h&#233;berge sans chichis, si nombreux qu'on soit. Dans ces bourgs on s'embouteille, le camion n'en finit pas de red&#233;marrer au feu rouge, la voiture qui tourne &#224; gauche, clignotant d&#233;sesp&#233;r&#233;ment battant, &#224; cinquante m&#232;tres en avant d'o&#249; vous &#234;tes, bloque toute la file, les fa&#231;ades sont noircies et il semble qu'une seule rue a de toujours servi de trait de scie dans ce n&#339;ud des hommes, cimeti&#232;re &#224; la sortie &#224; gauche, un garage et un supermarch&#233; &#224; la sortie &#224; droite. Et puis il y a la route &#224; deux voies avec bretelle d'acc&#232;s qui en fait le tour, et la vieille pharmacie et la boulangerie ou le tabac-journaux de Selles-sur-le-Cher on ne les verra plus jamais. Il y a la route Vierzon-Tours et on a gomm&#233; le clocher au profit de cette fraction soudaine de bitume plus lisse et sans rien &#224; voir, o&#249; la vitesse s'est &#233;tablie pour quelques minutes &#224; quatre-vingt-dix (si on est sages). Et plus de regard fugitif vers le monument aux morts et la place o&#249;, sauf march&#233; du samedi, sont tristement gar&#233;es encore des voitures : ces villages vieillissent, il n'y a plus d'&#233;lectrom&#233;nager ni de marchand de musique et accord&#233;on (j'en connais encore, et trouve toujours pr&#233;texte pour les visiter, &#224; Montrichard ou Sabl&#233;-sur-Sarthe), les enseignes sont reprises par les deux marchands d'assurance, l'entreprise de pompes fun&#232;bres et celle de taxis m&#233;dicaux (qui vont parfois ensemble), et autres professions de sant&#233;, la maison de retraite qui, elle, a son parking neuf ouvrant sur la petite rocade et non le centre-ville, &#233;tant souvent le plus gros employeur &#224; ici demeurer. Et je ne parle pas pour me moquer, ni pour noircir : ainsi en est-il de la ville o&#249; j'ai eu toute mon adolescence, dans la Vienne &#224; Civray, et le cin&#233;ma dont j'&#233;coutais &#224; r&#233;p&#233;tition les bandes-son, sans jamais voir le film, parce que l'issue de secours donnait dans le garage familial, beau temps que les deux vitrines sym&#233;triques en sont vides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot rocade, donc, qui suivait, et ne concerne pas que les grandes villes, m&#234;me si elles ont donn&#233; l'exemple. L'autoroute permet qu'on sorte &#224; Poitiers nord ou Poitiers sud, Tours nord ou Tours centre ou Tours sud, et l&#224; s'embranche la rocade, avec ses quatre voies, ses feux rouges sur portique et ses voies de pr&#233;s&#233;lection. On contourne Laval &#224; distance de sa cath&#233;drale, on est comme sur le pourtour d'une boussole dont ce trait noir l&#224;-bas du clocher ancre l'aiguille qui pointe sur vous, et ce que vous voyez, de quartier en quartier, avec des arbres qui ont m&#234;me eu le temps de grandir, c'est l'h&#244;pital, puis l'indication de telle zone d'industrie (abattoirs &#224; volaille dans ce cas, et les camions de volaille vivante &#224; l'enseigne Poulets de Lou&#233; que vous avez doubl&#233;s, maintenant au feu c'est une remorque isotherme blanche qui vous pr&#233;c&#232;de, la marchandise est transform&#233;e. De touter fa&#231;on, maintenant que le contournement du Mans par autoroute est en service, m&#234;me Laval je n'y passe plus, pour Rennes, Saint-Malo ou Alen&#231;on mieux vaut s'augmenter de trente kilom&#232;tres d'autoroute, on s'acquitte du p&#233;age en enquillant sa carte bleue mais il n'y a plus de ville ni feu rouge entre vous et les &#233;tudiants que vous retrouverez &#224; Rennes, ou la mer qu'on d&#233;couvrira &#224; Saint-Malo. Ainsi se modifie la double relation &#224; &#233;chelle large, les villes, la travers&#233;e du pays, et &#224; &#233;chelle bien plus restreinte : ce qu'on voit au passage de la vie des autres, parce qu'on roule devant leur cour, qu'on est bloqu&#233; au stop en face d'un magasin, qu'on aper&#231;oit derri&#232;re des rideaux, dans le mauvais &#233;clairage d'une lampe, un int&#233;rieur immobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sont venus les ronds-points. Casser le heurt circulatoire des feux rouges par une diffusion continue et &#233;tal&#233;e des v&#233;hicules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aimerais me souvenir de leur premi&#232;re apparition. Il fallait d'abord s'habituer &#224; cette cession de priorit&#233; : celui qui arrivait, d&#233;j&#224; dans l'orbite du cercle, il fallait le laisser passer. Mais une fois que vous &#233;tiez vous-m&#234;me lanc&#233;s, on s'assurait rageusement que celui-ci qui arrivait sur la route de droite, avait bien compris qu'il faudrait vous respecter. J'ai souvenir de grands ronds tout simples, avec bordure de ciment, et juste un vague monticule de terre au milieu. Et d'ailleurs au moins une fois s'&#234;tre retrouv&#233; au milieu pour avoir frein&#233; trop tard, la voiture emp&#226;t&#233;e et ridicule dans l'herbe, l&#224; o&#249; auparavant on filait. Les premiers ronds-points gommaient des carrefours o&#249; on avait vu trop d'accidents, on comprenait qu'il fallait se faire raison. Ils ne changeaient pas la topologie, ni notre orientation. Au contraire, en cherchant, j'ai l'impression qu'ils l'a simplifiaient : &#224; chacune des sorties en &#233;toile du rond-point, les panneaux indiquant les endroits o&#249; cela menait, donc finalement quelque chose de plus clair. Et puis ils ont prolif&#233;r&#233;, on les a export&#233;s, et dans ma ville, dont le rond-point ma&#238;tre arbore une plume de stylo de deux m&#232;tres de haut parce que Balzac et Anatole France y ont s&#233;journ&#233;, on n'a pas de m&#233;diath&#232;que, mais on a toujours deux nouveaux ronds-points en chantier, qu'ils fassent cinquante centim&#232;tres de diam&#232;tre, en beau pav&#233; reconstitu&#233;, au milieu du carrefour, o&#249; ajoutent &#224; la suite d'efflorescences soigneusement arros&#233;es et entretenues avec v&#233;g&#233;tation th&#233;matique et parfois inscription.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non pour ironiser, ou s'en d&#233;fendre comme d'un chancre qui rongerait nos villes : c'est le d&#233;placement qui est &#233;trange. En quoi ils ont d&#233;plac&#233; notre perception spatiale de la ville en la d&#233;ployant comme une p&#226;te &#224; p&#226;tisserie sous la bouteille qui vous sert de rouleau &#8211; &#233;coutez seulement comment d&#233;sormais on vous indique un chemin : &#171; Au rond-point &#224; droite, puis deux ronds-points tout droit, tu sors au garage Renault et c'est deuxi&#232;me rue &#224; gauche. &#187; Et qu'effectivement on y arrive tr&#232;s bien, on saura m&#234;me repartir (&#171; Au premier rond-point tu verras le grand panneau du Leclerc et apr&#232;s ce sera fl&#233;ch&#233; autoroute. &#187;), mais on n'aura rien su d'o&#249; on &#233;tait dans Orl&#233;ans, seulement si c'&#233;tait plut&#244;t nord de la Loire ou dessous. Et le mot giratoire n'a jamais pris. Question qui para&#238;tra sans doute mineure &#224; un Parisien (la place de l'&#201;toile et celle de la Concorde ou Nation et Bastille fonctionnent aussi de fa&#231;on giratoire, mais le monument au centre, l'ob&#233;lisque, l'arc de triomphe ou la statue restent un point fixe d'organisation de l'espace, quand le rond-point est vide et renvoie &#224; ce qui lui est ext&#233;rieur), mais comment voudriez-vous en province vivre sans voiture ? Il faut l'Italie ou le Portugal pour red&#233;couvrir qu'existe le commerce de proximit&#233;, encore le groupe Carrefour s&#232;me partout au Portugal, et &#224; mon dernier voyage en Italie j'ai vu une enseigne g&#233;ante &#171; Auchan Pomp&#233;i &#187;. Le groupe Mulliez, qui poss&#232;de Auchan, comprend les enseignes D&#233;cathlon, Leroy-Merlin, Boulanger, Norauto, Saint-Maclou, Kiabi et quelques autres. Mulliez, Carrefour et Leclerc se partagent les portes de villes en y ins&#233;rant des plaques d'espace qui valent &#224; elles seules tout l'hyper-centre pi&#233;ton, il y a un Auchan nord et un Auchan sud avec chacun sa cohorte des enseignes satellites, on laisse &#224; Carrefour l'est et l'ouest et partout o&#249; ils installent sur les rocades un panneau publicitaire de six m&#232;tres sur quatre, l'autre groupe se d&#233;brouille pour placer le sien cent m&#232;tres plus amont : &#171; Leclerc &#224; 5 minutes &#187; juste quand vous arrivez au rond-point Auchan. Sur la nationale 10 qui emmenait de Tours vers Poitiers, donc sur l'axe Paris-Bordeaux, il y avait autrefois, quand avec mon p&#232;re nous ramenions les voitures neuves de Paris, une infinit&#233; de feux rouges, et se m&#234;ler tr&#232;s soudainement, si c'&#233;tait la fin d'apr&#232;s-midi (&#171; l&#233; d&#233;bauche &#187;, comme on disait aux temps ouvriers) &#224; la circulation locale. Maintenant l'autoroute convoie le transit, et sur l'ancienne 10, jalonn&#233;e d'enseignes (et qui dira un jour ce d&#233;sordre de couleurs et ce d&#233;ni de langue, aux sigles Veloland, Jardiland ChaussLand ou JouetLand et Funer'air ou Trocante, Mobalpa, Gigastore, Authentica, Promoshow et tous les parall&#233;l&#233;pip&#232;des de la &#171; vie moins ch&#232;re &#187; (&#171; Vos r&#234;vent m&#233;ritent le meilleur prix &#187;, &#171; le choix de vivre son int&#233;rieur &#187;, &#171; le meuble de vie &#187;) comme si la notion de rabais faisait partie du consensus global de nos id&#233;aux ? Vers Tours sud, donc, sur l'ancienne nationale, les ronds-points se sont voulu une exposition d'art contemporain, chacun am&#233;nag&#233; par un artiste dont on ne pourra paradoxalement jamais savoir le nom, puisque ce ne sont pas des lieux o&#249; il est possible de s'arr&#234;ter, et cette impression que l'art m&#234;me est convoqu&#233; pour s'incliner devant la majest&#233; des enseignes pour surgel&#233;s fait que d&#233;sormais j'&#233;vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'obsc&#233;nit&#233; m&#234;me de cette pr&#233;tention d'art ainsi expos&#233;e pour qui jamais ne s'y arr&#234;te, livr&#233; aux intemp&#233;ries et aux sacs de plastique vide et autres emballages volants qu'accumulent les p&#233;riph&#233;ries, pour souligner la nouveaut&#233; de l'espace ainsi r&#233;gulant et dispersant la circulation dans la ville. Espaces de r&#233;f&#233;rence que nul ne p&#233;n&#232;tre, sauf leurs jardiniers. Cohortes municipales vou&#233;es &#224; l'espace qu'on contourne, puisque la mode est d'en varier le paysage selon l'orientation, rocaille au nord, des arbres et des plantes c&#244;t&#233; sud. Et puis le symbole de la ville : si on est fier du zoo, on y mettra une fausse girafe, si c'est de la vigne, on y plantera une bouteille haute comme une maison. Mais on a les signaux d'alerte : justement parce que ce sont des franges vierges que la ville m&#233;nage dans l'ar&#232;ne des voitures (m&#234;me le bitume finit par s'impr&#233;gner de cercles). Par exemple, &#224; Villepinte o&#249; le grand rond-point d'entre les immeubles et la prison est laiss&#233; &#224; lui-m&#234;me, d'herbes folles et de broussailles, ce gamin de coll&#232;ge qui en atelier d'&#233;criture, parlant des lieux qu'on revendique pour soi dans la ville, &#233;crit l'igloo que lui et ses copains s'y sont am&#233;nag&#233;s : lieu secret, lieu de secret. Inatteignable, et invisible pour qui n'est pas pr&#233;venu. Je suis all&#233; voir : circulation tr&#232;s dense, bretelles d'acc&#232;s &#224; deux voies, nul passage pi&#233;ton, et l'ombre l&#224;-bas de la maison d'arr&#234;t. Ou bien, en Seins Saint-Denis encore (le neuf trois, comme ils disent), cette &#233;tude savante qui d&#233;piste dans les ronds-points des habitats d'insectes et d'oiseaux qui s'y &#233;tablissent et s'y prot&#232;gent, et d'&#233;tranges apports v&#233;g&#233;taux, lorsque les ronds-points voisinent les zones de transit et douanes des camions vou&#233;s aux &#233;changes internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais regardez comment nous-m&#234;mes en voiture abordons les villes. Crois&#233;es sans quitter l'autoroute, si c'est Reims ou Chartres, la double fl&#232;che gothique vous indique l'hyper-centre, la ville histoire ou le signe ancien de la ville, &#224; condition, sur les plaines de Beauce ou de Champagne, qu'on en ait pr&#233;alable connaissance. Nous-m&#234;mes ne l'&#233;tablissons tels qu'au milieu des empilements blancs des cit&#233;s d'immeubles, des minuscules taches criardes indiquant de tr&#232;s loin les portes commerciales de la ville. Quand on quitte l'autoroute pour la bretelle d'acc&#232;s &#224; la rocade, on perd de le rep&#232;re. Les cit&#233;s d'immeubles, la plaie des zones commerciales ont remplac&#233; le centre : on a pris des ronds-points, on vous indique rocade est ou nord, mais on n'a plus de boussole, ni de direction. Le plus haut b&#226;timent de la ville, en g&#233;n&#233;ral c'est l'h&#244;pital, ou la cit&#233; administrative (et non plus l'h&#244;tel de ville, ni le palais de justice).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la faute des ronds-points, mais disons qu'ils mat&#233;rialisent la fa&#231;on neuve dont s'organise dans la t&#234;te l'espace de la ville. Quand on travaille avec des &#233;l&#232;ves de coll&#232;ge ou de lyc&#233;e sur la topologie de la ville, m&#234;me avec un exercice tr&#232;s simple (par exemple : partir des lieux o&#249; on attend dans la ville, et sur ces instants d'attente restaurer ce qu'un cadre organise du champ visuel), on d&#233;couvrira que l'&#233;tablissement scolaire, sa cour et ses couloirs est un de ces espaces, comme le lieu d'habitation, la porte de l'immeuble, l'arr&#234;t de bus, la boulangerie de proximit&#233; sont l'espace r&#233;f&#233;rent sym&#233;trique, voire originel (cette r&#233;flexion d'une jeune coll&#233;gienne, r&#233;cemment, dans une cit&#233; o&#249; la s&#233;curit&#233; n'&#233;tait pas assur&#233;e : &#171; Je ne m'&#233;loigne pas de l'entr&#233;e &#187;, le mot entr&#233;e ne d&#233;signant plus ce par quoi on quitte la ville pour p&#233;n&#233;trer le lieu priv&#233;, mais au contraire le territoire de la ville permis, en dehors de la chambre et du domicile familiale, le lieu au contraire par o&#249; on sort). Mais la zone commerciale, avec les courses du samedi et la queue &#224; la caisse, le vid&#233;o-club o&#249; on loue le DVD, la galerie o&#249; la maman vous renouvelle le pantalon ou les baskets, plus le Mac'Donald o&#249; on accompagne les copains, et qui est le terminus de la ligne de bus, devient un de ces espaces organis&#233;s, mais comme une plaque dessin&#233;e dans le territoire de la ville. Lieu de m&#234;me complexit&#233; que le lyc&#233;e ou l'immeuble, mais s&#233;par&#233; des deux premiers, sans jonction, comme la ville organis&#233;e sur son clocher, ses avenues et ses places, gardait du centre &#224; la p&#233;riph&#233;rie ses orientations, ses hi&#233;rarchies. Le lieu de loisir, le stade avec ses vestiaires, la piscine ou le dojo, deviennent pour les coll&#233;giens un autre de ces espaces, et l'hyper-centre, avec la rue pi&#233;tonne, l'opticien ou la d&#233;ambulation de la vir&#233;e en ville, est organis&#233; de la m&#234;me fa&#231;on : on s'est d&#233;plac&#233; en bus ou en voiture, et depuis l'arr&#234;t qui en trace l'origine concentrique, se r&#233;organise une &#233;tendue hi&#233;rarchis&#233;e d'espace qui est votre occupation propre de la ville, mais ne suppose pas continuit&#233; de son appropriation. C'est ce que le rond-point concr&#233;tise par le d&#233;placement mental auquel il contraint : ne compte pas la distance lin&#233;aire (&#171; trois ronds-points et l&#224; sur la gauche &#187;), ne compte pas l'orientation (on fait trois quarts de cercle pour prendre la rue juste voisine), et plus aucun rep&#232;re central (s'il y a un rep&#232;re fixe, il est plut&#244;t c&#244;t&#233; p&#233;riph&#233;rie : on vous indique une sauvegarde par le dehors, retour vers l'autoroute ou la rocade).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on remarque par exemple le paradoxe de ces &#233;ternels cercles paysag&#233;s (oui, c'est leur mot), et de l'invariable assaut de publicit&#233; qu'ils concentrent en amont, o&#249; na&#238;t une &#233;trange &#233;criture faite de taches rondes, avec le trait noir du trajet qui les contourne. La ville ne s'organise plus depuis son centre, un autre paysage na&#238;t, dont l'essentiel manifestation concr&#232;te est cette suite de cercles qui &#233;clate le trajet dans la circularit&#233; ext&#233;rieure de la ville. Il pourrait en na&#238;tre des fictions : ce matin, revenant de faire le plein d'essence et relever ma bo&#238;te postale, &#224; ce rond-point en construction (j'habite une ville qui comporte toujours un rond-point nouveau en construction), un double cercle de bordures de b&#233;ton moul&#233;, et cet homme seul au milieu, debout sous la pluie, qui consid&#233;rait l'&#233;mergence en polystyr&#232;ne orange d'une future arriv&#233;e d'&#233;lectricit&#233;. Comme le petit prince sur sa plan&#232;te, le constructeur d'&#238;les urbaines, peut-&#234;tre un seul homme faisant partout jaillir les cercles au milieu des voitures. Ou bien un pays qui ne serait fait que de ronds-points, mais il n'y aurait pas besoin de villes au milieu, ce serait seulement pour notre circulation paysag&#232;re. Ou bien celui qui consacrerait sa vie &#224; en &#233;tablir le relev&#233;, l'inventaire, l'exacte description, sur toute l'&#233;tendue du territoire, et s'attacherait &#224; d&#233;montrer qu'aucun nulle part n'est identique &#224; un autre, quelles que soient les r&#233;currences, les typologies, les fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus besoin de clochers. Resterait &#224; la place (sauf en Angleterre o&#249; il est braqu&#233; vers la droite), l'&#233;ternel rond bleu parfait qui vous fait face, en contraste avec le triangle rouge de la cessation de priorit&#233;, et porte fl&#232;che vers le sens unique. Un monde &#224; sens unique, voil&#224; ce qu'on a produit. Et pour le reste, errez, tournez.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_5235 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-01.jpg?1410683514' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5236 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-02.jpg?1410683514' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5237 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-03.jpg?1410683514' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5238 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-04.jpg?1410683514' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5239 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-05.jpg?1410683514' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5240 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-06.jpg?1410683514' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5241 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-07.jpg?1410683514' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5242 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-08.jpg?1410683515' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5243 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-09.jpg?1410683515' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5244 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-10.jpg?1410683515' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5245 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-11.jpg?1410683636' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5246 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-12.jpg?1410683636' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5247 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-13.jpg?1410683636' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5248 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-14.jpg?1410683636' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5249 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-15.jpg?1410683636' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5250 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-16.jpg?1410683636' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5251 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/rond-point-2004-17.jpg?1410683636' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
