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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>&#233;clats de r&#233;alit&#233; (ou : ma vie de papier)</title>
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		<dc:date>2010-11-28T09:31:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>facs, &#233;coles, enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Bergounioux, Pierre </dc:subject>
		<dc:subject>Souchon, Patrick </dc:subject>
		<dc:subject>Viart, Dominique </dc:subject>
		<dc:subject>Lyon, Grenoble</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;dition, imprimerie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;parutions en revue, et actes du colloque Saint-&#201;tienne 2007&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique62" rel="directory"&gt;&#233;crivain, un m&#233;tier ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;facs, &#233;coles, enseignement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Bergounioux, Pierre &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Souchon, Patrick &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot96" rel="tag"&gt;Viart, Dominique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot341" rel="tag"&gt;Lyon, Grenoble&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot582" rel="tag"&gt;&#233;dition, imprimerie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2357.jpg?1352733268' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='74' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Il faut s'y faire, ce qui assure d&#233;sormais la p&#233;rennit&#233;, l'accessibilit&#233;, la circulation d'un texte, c'est l'univers num&#233;rique, devenu presque une contrainte d'existence. Le monde scientifique l'assume tr&#232;s bien, et y trouve de nouveaux modes de recherche et avanc&#233;e. Pour le monde litt&#233;raire, le poids symbolique de l'imprim&#233;, m&#234;me sachant tr&#232;s bien sa faible dur&#233;e de vie et ses limites de plus en plus restrictives de circulation, l'emporte quand m&#234;me &#8211; et l'universit&#233; y a une responsabilit&#233;, puisque la r&#233;mun&#233;ration li&#233;e &#224; votre poste &#224; vie d&#233;pend du nombre de ces r&#233;f&#233;rences mortes.
&lt;p&gt;Les deux univers vont donc continuer de coexister encore quelque temps &#8211; mais c'est de plus en plus difficile, r&#233;ciproquement, pour un certain nombre d'entre nous, d'assumer cette coexistence. Oui, j'aurais grand plaisir &#224; &#233;crire sur Christa Wolf pour ce num&#233;ro d'Europe, ou pour &lt;a href=&#034;http://www.revue-faire-part.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Faire Part&lt;/a&gt; qui veut consacrer un dossier &#224; Jean-Michel Maulpoix, que je lis depuis si longtemps et que je consid&#232;re comme un proche, ou Di&#233;r&#232;se qui veut rendre hommage Thierry Metz. Mais, de leur c&#244;t&#233;, rester dans les murs de l'imprim&#233; nous en s&#233;pare radicalement : mieux vaut &#233;crire dans le bouillonnement d'ici, qui nous assure en m&#234;me temps r&#233;f&#233;rencement, disponibilit&#233; permanente du texte &#8211; et surtout, un dialogue, voire un combat des id&#233;es, d&#233;finitivement vivant, en prise avec les contradictions du temps. En gros : le web m'accapare trop pour que j'aie du temps &#224; consacrer au papier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette coexistence reste un enjeu, si elle est d'embl&#233;e comprise comme articulation. Ainsi, je me r&#233;jouis de la commande du &lt;a href=&#034;http://www.macval.fr/site.php?&amp;lg=1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mac/Val&lt;/a&gt;, qui me propose pour cela une oeuvre de &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=inAAFe6tnjY&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Thierry Kuntzel&lt;/a&gt;, et me fait d&#233;couvrir son univers (et j'y retrouve comme par hasard la &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=gpbBSOYDyds&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mort de Robert Walser&lt;/a&gt;) &#8211; quand le texte para&#238;tra, il servira d'appui &#224; des actions de terrain via les dispositifs p&#233;dagogiques du Mac/Val, qui utilise aussi la pr&#233;sence Internet pour ses dispositifs de guides interactifs. De m&#234;me aussi, lorsque para&#238;t (je l'ai re&#231;u hier), ce livret d'accompagnement de l'exposition Kertesz &lt;i&gt;On reading&lt;/i&gt;, portraits de gens qui lisent, accumul&#233;s toute une vie, propos&#233;e au ch&#226;teau de Tours par le &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2212' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jeu de Paume&lt;/a&gt;. Je dirais m&#234;me que l'enjeu, pour nous auteurs, c'est que la &lt;i&gt;commande&lt;/i&gt; du texte, dans ce cas, glisse progressivement vers un contrat d'accompagnement global, o&#249; l'intervention web &#8211; si elle inclut la parution du texte papier, en ce cas d'ailleurs, merci Fran&#231;oise Bonnefoy et Marta Gili, h&#233;ritier d'une rigueur et d'une logistique de travail que ne nous permettent pas nos propres moyens b&#233;n&#233;voles ou amateurs de sites web hors institutions &#8211;, notre activit&#233; de r&#233;seau et diffusion relaye celle de l'institution et fait organiquement partie de la relation auteur-institution de la commande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, grand plaisir il y a une semaine &#224; ma participation aux rencontres de la MEET Saint-Nazaire, &#224; l'invitation de Patrick Deville, et le site de la MEET est d&#233;sormais un site m&#251;r, relais n&#233;cessaire de leur activit&#233; de terrain et des r&#233;sidences d'auteur. Mais nulle h&#233;sitation &#224; en faire part sur Tiers Livre avec mes micro-outils (lecture &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2348' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Golovanov&lt;/a&gt;, voix de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2349' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Savitzkaya&lt;/a&gt;, et mon propre texte &lt;a href=&#034;&#034;&gt;liste de mes fronti&#232;res&lt;/a&gt; pour inciter &#224; aller d&#233;couvrir ceux de mes confr&#232;res, dans la revue de la MEET). Et c'est plus que positif que nous puissions avoir ce dialogue en clair : non pas &#234;tre le &lt;i&gt;blogueur invit&#233;&lt;/i&gt; (assez pitoyable rendu de cette tentative lors de la derni&#232;re Nuit Blanche parisienne...), mais respiration naturelle qui s'installe entre auteurs web et lieux &#233;v&#233;nementiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nulle arrogance : une part non n&#233;gligeable de ma vie mat&#233;rielle d&#233;pend de ce dialogue (d&#233;tail, je d&#233;couvre que, si j'ai tenu une bibliographie &#224; peu pr&#232;s en ordre et exhaustive de ces publications depuis mon premier livre en 1982 jusqu'en 2000, depuis 10 ans c'est uniquement mon site qui devient cette bibliographie, par son contenu m&#234;me) &#8211; puisqu'il y a coexistence, il y exp&#233;rience, mise en relation, je ne tente pas du tout de prendre distance. L'enjeu, c'est d'inventer ensemble cette articulation, qui est bien moins une articulation web/imprim&#233; qu'une reformulation du rapport auteurs/institutions, r&#244;le de l'auteur, commandes &#224; l'auteur, dans le pacte social et artistique que cherche l'institution (mus&#233;e, universit&#233;, lieu de litt&#233;rature, presse aussi) dans sa propre mission &#8211; &#231;a va, la phrase, l&#224; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand m&#234;me ce qui nous place souvent devant des ab&#238;mes de perplexit&#233; : sans compr&#233;hension des m&#233;canismes du web, et donc qu'il ne s'agit pas d'y &lt;i&gt;informer&lt;/i&gt;, ou de mettre en ligne un sommaire ou un r&#233;sum&#233;, mais d'instaurer une vraie r&#233;flexion via partage de contenus, qui ne sont pas forc&#233;ment ceux de l'objet imprim&#233;, ce n'est pas la seule existence commerciale de l'objet imprim&#233; qui est condamn&#233;e, mais d&#233;sormais son existence mat&#233;rielle elle-m&#234;me (le d&#233;p&#244;t l&#233;gal web de nos sites est certainement d&#233;j&#224; lui aussi un lieu plus vivant que le d&#233;p&#244;t l&#233;gal de l'imprim&#233;). Pourquoi tous ces efforts mis au service de l'imprim&#233;, avec intelligence et rigueur, se refusent encore &#224; la moindre ouverture vers ce vocabulaire d&#233;sormais incontournable ? &#8211; on verra o&#249; &#231;a en sera dans dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Pour une critique d&#233;cal&#233;e, autour des travaux de Pierre Bayard&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
textes r&#233;unis par Laurent Zimmermann, publi&#233;s aux &lt;a href=&#034;http://editionsceciledefaut.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions C&#233;cile Defaut&lt;/a&gt;, avec notamment participation de Pierre Bayard, Umberto Eco, Marc Escola, G&#233;rard Genette, Christine Montalbetti, Jean-Philippe Toussaint, mon propre texte : &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2220' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Et si Pierre Bayard changeait d'auteur&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Perec et l'art contemporain&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article40459.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;textes r&#233;unis et pr&#233;sent&#233;s par Jean-Luc Joly&lt;/a&gt;, avec notamment (parmi 34 contributions, voir chez eux) Jean-Max Colard, C&#233;cide De Bary, Pierre Hyppolite, Catherine Pomparat, Mireille Ribi&#232;re, Bernard Magn&#233;, Fran&#231;ois Morellet, Jan Baetens, Jean-Pierre Salgas. Perec traverse depuis longtemps l'ensemble de mon travail, je n'ai pas repris en ligne cet entretien pour l'instant, mais merci sp&#233;cial &#224; Jean-Luc Joly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; et donc la revue MEET consacr&#233;e au th&#232;me de la &lt;a href=&#034;&#034;&gt;fronti&#232;re&lt;/a&gt;, et les actes de colloque d'Ottawa sur &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1802' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Robbe-Grillet&lt;/a&gt; en juin 2009, ainsi que le r&#233;cent T&#233;l&#233;rama sp&#233;cial &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2287' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Depardon&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Saint-&#201;tienne, mars 2007 : &#233;clats de r&#233;alit&#233;&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pour en arriver &#224; une parution &#233;videmment qui m'honore beaucoup, les &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article40863.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;actes&lt;/a&gt; du &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article17643.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;colloque organis&#233; &#224; Saint-Etienne en 2007&lt;/a&gt;, organis&#233; par Jean-Bernard Vray et Dominique Viart pour le CIEREC (voir sur Tiers Livre ma contribution &#224; leur pr&#233;c&#233;dent ouvrage sur &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article133' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jean &#201;chenoz&lt;/a&gt;, cette ann&#233;e c'est &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article40079.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alain Fleischer&lt;/a&gt; qui est sur le grill). Ce n'avait pas &#233;t&#233; une situation facile que d'assister &#224; ces journ&#233;es o&#249; c'est de mes livres que parlaient Wolfgang Asholt, Pierre Hyppolite, Christine J&#233;rusalem, Jean-Claude Lebrun, Gianfranco Rubino, Michael Sheringham, Manet Van Monfrans, donc venus aussi sp&#233;cialement de M&#252;nster, Rome, Oxford, Amsterdam, avec ouverture vers les ateliers d'&#233;criture via Patrick Souchon (et quinze ans de travail commun), ou les complicit&#233;s d'&#233;criture, pr&#233;sence de Pierre Bergounioux et textes transmis par Jean-Marie Barnaud, Antoine Emaz, Laurent Mauvignier, Philippe Rahmy (visionnage d&#233;crit seconde par seconde d'une br&#232;ve vid&#233;o en ligne sur Tiers Livre, &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/faceB/spip.php?article121&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tu marchais dans la maison des morts&lt;/a&gt;, merci au fr&#232;re d'arme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment &#233;voquer ces textes sur mon propre site avec la distance n&#233;cessaire ? Ce colloque a &#233;t&#233; un atelier, j'aurais souhait&#233; que nous le prolongions imm&#233;diatement sur le web, d'autant qu'une grande part des intervenants m'avaient transmis leur intervention &#8211; Jean-Bernard et Dominique m'ont sp&#233;cifi&#233; qu'ils &lt;i&gt;pr&#233;f&#233;raient ne pas&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le regrette, parce qu'en temps de mutation, ces deux ans et demi sont comme une &#233;ternit&#233; : le type qui publiait chaque deux ans un livre chez Minuit puis chez Verdier est mort, et ses livres en partie avec. J'ai eu la chance de comprendre le tremblement, d'autres amis semblent ne pas encore l'avoir d&#233;cel&#233;. Dans ce colloque, deux intervenants, Alexandre Gefen (un des fondateurs de Fabula, son titre portait sur le mot &lt;i&gt;r&#233;alisme&lt;/i&gt;) et Alexandra Saemmer (maintenant charg&#233;e arts num&#233;riques &#224; Paris VII) avaient centr&#233; leur intervention sur ce que signifiait mon travail web du point de vue de cette mutation &#8211; qu'on n'est pas trop de tous ensemble pour conceptualiser et r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que d'autre part le souvenir d'un colloque n'est pas en soi-m&#234;me un objet complexe, o&#249; l'oralit&#233; est premi&#232;re, les croisements incessants, les mont&#233;es en tension (touch&#233; de la confiance de DV et JBV, ma propre contribution au colloque ayant &#233;t&#233; une lecture acoustique avec Dominique Pifar&#233;ly) : aujourd'hui, d'ailleurs nos petits outils comme l'iPhone suffisent &#224; capter et retransmettre ces traces quasi en temps r&#233;el, et l'universit&#233; pourrait &#234;tre la premi&#232;re &#224; se saisir de ce r&#244;le...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand merci particulier &#224; chacun des intervenants, moins pour leur science que pour cette sensibilit&#233; qui a fait de plusieurs d'entre eux des amis proches, des compagnons de route &#8211; avec Dominique Viart depuis 1992, avec Jean-Claude Lebrun depuis 1986 au moins, Wolfgang probablement aussi &#8211; et je dois &#224; Michael Sheringham (texte tr&#232;s fin sur &lt;i&gt;Paysage fer&lt;/i&gt; et le quotidien) ou Gianfranco Rubino (notre stage d'&#233;criture &#224; la Sapienza qui en r&#233;sulterait !) de belles mises en perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci aussi &#224; DD et GB d'avoir mis en ligne sur remue.net d'une part &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article3926&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'introduction de Dominique Viart&lt;/a&gt;, d'autre part &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article3961&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'intervention de Jean-Claude Lebrun&lt;/a&gt; (principalement sur &lt;i&gt;D&#233;cor Ciment&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je respecte le souhait de DV et JBV de ne pas mettre en circulation ici ces interventions : on peut se procurer le livre chez &lt;a href=&#034;http://www.decitre.fr/livres/Francois-Bon-eclats-de-realite.aspx/9782862725642&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Decitre&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;http://www.mollat.com/livres/francois-bon-eclats-realite-9782862725642.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mollat&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1910 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/cierec-colloque-francois-bon-dominique-viart-pierre-bergounioux.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/cierec-colloque-francois-bon-dominique-viart-pierre-bergounioux.jpg?1290936569' width='500' height='247' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Image : quelques clich&#233;s num&#233;riques retrouv&#233;s, des trois jours &#224; Saint-&#201;tienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>la critique, l'universit&#233; et le web</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1788</link>
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		<dc:date>2009-05-24T08:37:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>roman (th&#233;orie du)</dc:subject>
		<dc:subject>Viart, Dominique </dc:subject>
		<dc:subject>fantastique</dc:subject>
		<dc:subject>Mac&#233;, G&#233;rard </dc:subject>
		<dc:subject>Daeninckx, Didier </dc:subject>
		<dc:subject>Audet, Ren&#233; (Qu&#233;bec)</dc:subject>
		<dc:subject>Met, Philippe </dc:subject>
		<dc:subject>mental, pens&#233;e</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;l'exc&#232;s, le fantastique, Daeninckx ou Mac&#233; : belle moisson critique... et grand silence web !&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;roman (th&#233;orie du)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot96" rel="tag"&gt;Viart, Dominique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot111" rel="tag"&gt;fantastique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;Mac&#233;, G&#233;rard &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot162" rel="tag"&gt;Daeninckx, Didier &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot261" rel="tag"&gt;Audet, Ren&#233; (Qu&#233;bec)&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1788.jpg?1352732755' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que j'aime cette phrase de Rabelais dans le &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article278' class=&#034;spip_in&#034;&gt;chapitre XXXVII&lt;/a&gt; du Tiers Livre (le sien, pas le mien), juste cette irruption du e muet l&#224; o&#249; nous avons remplac&#233; par le masculin : &lt;i&gt;Tout ce fut fait en grande silence...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une discussion au long cours, et qui fera le th&#232;me (en partie) de mon intervention &#224; &lt;a href=&#034;http://www.figura.uqam.ca/v-nement/661&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;colloque Figura&lt;/a&gt;, les 4/5 juin, &#224; Montr&#233;al : que demandons-nous &#224; la th&#233;orie, comment pouvons-nous dialoguer avec les universitaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, j'ai pris mes appuis th&#233;oriques ailleurs. Cela n'emp&#234;chait pas de lire le n&#233;cessaire Ranci&#232;re, ou le travail de fond (autobiographie, personnages, sujet) de th&#233;oriciens comme Dominique Viart, Dominique Rabat&#233;, Alexandre Gefen et quelques autres de leur tr&#232;s active constellation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le changement de paradigme auquel il me semble que nous sommes globalement confront&#233;s, et qui invalide de plus en plus profond&#233;ment (expliquant en partie la d&#233;saffection des &#233;tudiants ?) l'universit&#233;, via ces divisions obsol&#232;tes en genre et en si&#232;cles, me faisait aller chercher plut&#244;t mes outils th&#233;oriques, par exemple, dans les livres de Deleuze sur le cin&#233;ma (moi qui n'y vais jamais, au cin&#233;ma...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors grand plaisir, ces derni&#232;res semaines, &#224; voir arriver tout un ensemble d'essais qui remettent eux aussi en question ces anciens paradigmes, dans une approche plus globale, et un dialogue &#224; r&#233;amorcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement, la rencontre avec ces livres peut-elle se suffire du sch&#233;ma traditionnel : diffusion tr&#232;s restreinte via les biblioth&#232;ques universitaires, recension et sommaire dans l'in&#233;puisable &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;fabula&lt;/a&gt; ? Alors que nous travaillons (en tout cas, &#224; &lt;a href=&#034;http://www.publie.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publie.net&lt;/a&gt;), sur les acc&#232;s biblioth&#232;ques par abonnements, sur les nuages d'annotations partag&#233;es, sur des moteurs de recherche plein texte avec des tas de pond&#233;rations analogiques, quel possible destin actif, y compris dans le dialogue du chercheur et de ses &#233;tudiants, de l'objet clos qu'ils nous &lt;i&gt;livrent&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/05/22/Pourquoi-un-livre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pourquoi un livre&lt;/a&gt; ? La question n'est pas du tout na&#239;ve. Y compris quand on y r&#233;pond par la positive, voir cette intervention de Jean-Michel Sala&#252;n, et la multiplicit&#233; des dimensions y compris symboliques qu'elle pose, avec r&#233;ponses argument&#233;es de quelqu'un qui sait ce qu'on doit aux ressources et usages du num&#233;rique : le livre en tant qu'objet transitionnel, stable, circonscrit, inscrit dans une tradition.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1230 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L214xH314/30772-979d4.jpg?1750583955' width='214' height='314' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Gleize, L'Exc&#232;s, Daeninckx...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On vous incite donc &#224; trouver, commander, aller lire :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Sorties&lt;/i&gt; de Jean-Marie Gleize, Questions th&#233;oriques, collection Forbidden Beach, &lt;a href=&#034;http://questions-theoriques.blogspot.com/2009/01/jean-marie-gleize-sorties-extrait.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;extrait Calam&#233;o en ligne&lt;/a&gt; via plate-forme blogspot de l'&#233;diteur. Voir aussi &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article30388.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension fabula&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;L'objet de la critique litt&#233;raire&lt;/i&gt; de Richard Shusterman, Questions th&#233;oriques, collection SaggioCasino, &lt;a href=&#034;http://questions-theoriques.blogspot.com/2009/02/richard-shusterman-lobjet-de-la_15.html&#8211; sur plate-forme de l'&#233;diteur, et bravo &#224; Questions th&#233;oriques pour la pr&#233;sentation de l'ouvrage et les couvs. Voir aussi : [s&#233;minaire ENS-&gt;http://www.ens-lsh.fr/92093743/0/fiche___actualite/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;extrait Calam&#233;o en ligne&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article28093.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension fabula&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#224; deux ans (seulement !) du colloque tenu &#224; l'universit&#233; de Lyon, l'ouvrage collectif &lt;i&gt;L'exc&#232;s, signe ou poncif de la modernit&#233;&lt;/i&gt;, dirig&#233; par Lionel Verdier et Gilles Bonnet, voir &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article31574.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension fabula&lt;/a&gt;, 25 interventions, de Fondane (J&#233;r&#244;me Thelot) &#224; quelques contemporains comme Claude Simon, Perec, Michon, Chevillard, Leslie Kaplan... Est-ce que pr&#233;cis&#233;ment un livre comme celui-ci n'aurait pas gagn&#233; &#224; une diffusion num&#233;rique plus rapide ? Est-ce que la mise &#224; disposition commerciale des interventions, notamment via les ressources num&#233;riques des biblioth&#232;ques universitaires, n'aurait pas, tous ces deux ans &#233;coul&#233;s, circul&#233; aupr&#232;s d'&#233;tudiants eux-m&#234;mes attel&#233;s &#224; ces auteurs ? Est-ce qu'une diffusion num&#233;rique pr&#233;alable, ces 2 ans, n'aurait pas contribu&#233; au contraire &#224; pr&#233;parer la parution du livre et solidifier son accueil, sa diffusion ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Lire Didier Daeninckx&lt;/i&gt;, par Gianfranco Rubino : l'an pass&#233;, Dominique Viart lan&#231;ait avec les &#233;ditions Bordas une collection &lt;i&gt;&#201;crivains au pr&#233;sent&lt;/i&gt;, &#233;tudes d'oeuvre (Quignard, Echenoz, Annie Ernaux, moi-m&#234;me) : sans appui ni dialogue Internet, une telle collection peut-elle vivre ? Bordas ont pr&#233;f&#233;r&#233; s'en tenir &#224; l'approche traditionnelle, et puis fermer le robinet. C'est chez Armand Colin que para&#238;t le travail de Gianfranco Rubino sur l'oeuvre &#233;minemment politique, trans-genre, de Didier Daeninckx : &lt;i&gt;La remont&#233;e m&#233;morielle ou la reconstruction historique sont finalis&#233;es &#224; la mise en question du pr&#233;sent, dont on ne comprendrait autrement le sens. Ce sens est historique, et pour le saisir il est indispensable d'en envisager une arch&#233;ologie : une arch&#233;ologie du pr&#233;sent, dont le domaine d'application est politique. [...] On peut partager ou non cette r&#233;flexion politique, mais c'est l&#224; un gage de coh&#233;rence interpr&#233;tative et narrative. Il reste que celle qui s'est voulue une &#171; &#233;criture-contre &#187; doit tenir compte, ce qu'elle fait d&#233;j&#224;, d'une &#233;poque o&#249; la fin des grandes perspectives eschatologiques et la mondialisation rendent probl&#233;matique tout antagonisme frontal.&lt;/i&gt; Tr&#232;s fine approche de Gianfranco Rubino. Sur Internet : voir &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article30772.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension fabula&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1229 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L183xH314/29491-c3fde.jpg?1750583955' width='183' height='314' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Met et le fantastique, Enjeux contemporains, Mac&#233;...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'autres recommandations, enfin : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;La lettre tue, spectre(s) de l'&#233;crit fantastique&lt;/i&gt;, Philippe Met, Septentrion. D'une part, parce que &#8211; pour combien d'entre nous ? &#8211; le fantastique c'est le plus haut et le plus myst&#233;rieux, le plus rarement r&#233;serv&#233;, de la litt&#233;rature. Et bien rares les ouvrages qui nous permettent d'y entrer, voir comment c'est fait, ce qu'il a fallu de gestation, produire les liens. Philippe Met prend une piste ingrate : la pr&#233;sence et le r&#244;le, dans les textes fantastiques, des textes et des &#233;crits eux-m&#234;mes. Alors bien s&#251;r la &lt;i&gt;Lettre vol&#233;e&lt;/i&gt; de Poe, bien s&#251;r &lt;i&gt;L'Aleph&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Fictions&lt;/i&gt; de Borges. Et une mine continue de textes que seul le chercheur peut d&#233;pister et conna&#238;tre, qu'il nous r&#233;sume, son livre devenant alors comme une sorte de 1001 nuits de l'invention fantastique : lecture &#224; effet garanti, en oubliant toute la th&#233;orie. Mais l'autre coup de force de Philippe Met, c'est de prendre comme un univers autonome le fantastique dont il traite. On a tout aussi bien M&#233;rim&#233;e et Stevenson, pas possible d'appr&#233;hender cette autonomie sans question sur l'origine et les textes fondateurs, mais alors explosent les anciennes fronti&#232;res entre litt&#233;rature populaire (Frankenstein, Dracula) et litt&#233;rature savante (Borges, James). Philippe Met nous emm&#232;ne par la main dans un d&#233;dale de textes de Lovecraft dont l'&#233;nonc&#233; seul des titres est une sorte de r&#234;ve &#233;veill&#233;, qu'il ira prolonger chez Hanns Heinz Ewers, chez Ghelderode. Enfin, place discr&#232;te dans le livre pour une sorte de m&#233;t&#233;orite insoluble dans l'histoire litt&#233;raire, Jean Ray, et visiblement Met y trouve aussi son compte de bonheur, de raconteur. On se prend &#224; r&#234;ver d'une &#233;dition num&#233;rique qui, l&#224;, aurait permis d'accompagner chaque incise critique d'une anthologie... Alors encore une fois, &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article29491.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension fabula&lt;/a&gt;, g&#233;n&#233;rosit&#233; de l'&#233;diteur qui nous offre le &lt;a href=&#034;http://www.septentrion.com/livre_aff.asp?id=1128&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sommaire pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour terminer, d'abord parce que c'est un auteur important pour moi (ce qui ne veux pas dire qu'on se connaisse tant que &#231;a, d'ailleurs l'autre jour aux &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article688&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Millefeuilles&lt;/a&gt;, &#224; peine vraiment si on a parl&#233;, alors que ses livres ont une place depuis longtemps dans mon atelier le plus personnel...), Karine Gros, &lt;a href=&#034;http://contemporain.info/contemporaneites/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'oeuvre de G&#233;rard Mac&#233;&lt;/a&gt;. Mais l&#224;, pour les deux ouvrages qui paraissent dans la collection &lt;i&gt;Contemporan&#233;it&#233;s&lt;/i&gt; du qu&#233;b&#233;cois Nota Bene &#8211; l'autre &#233;tant dirig&#233; par Ren&#233; Audet, &lt;i&gt;Enjeux du contemporain&lt;/i&gt; &#8211; l'&#233;diteur propose de &lt;i&gt;feuilleter&lt;/i&gt; une partie de l'ouvrage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J'ajoute, l'ayant test&#233;e moi-m&#234;me, que les acheteurs du livre, ou les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et l'articule sur l'activit&#233; web de Ren&#233; Audet (par ailleurs fondateur avec Alexandre Gefen de Fabula), le site &lt;a href=&#034;http://contemporain.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;auteurs.contemporain.info&lt;/a&gt; ou sa participation &#224; l'&#233;quipe du r&#233;cent &lt;a href=&#034;http://salondouble.contemporain.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Salon double&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors la publication papier s'inscrit dans une galaxie ouverte, elle-m&#234;me espace de travail, et o&#249; le livre, pour &#234;tre vu et rep&#233;r&#233;, mais d'abord pour devenir atelier, espace ouvert de r&#233;flexion et de partage, se pr&#233;sente indissociable de l'activit&#233; web.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est ainsi, pour ma part, que je comprends le &lt;i&gt;Pourquoi un livre ?&lt;/i&gt; de Jean-Michel Sala&#252;n : entre le livre et le num&#233;rique il ne s'agit pas de querelle des anciens et des modernes, mais bien de poser une interactivit&#233;, et de la poser au nom de nos recherches, qui passent forc&#233;ment par l'&#233;change et l'interactivit&#233;, cette question donc n'est valide qu'&#224; condition que les auteurs universitaires ou litt&#233;raires se posent &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; la question de leur implication num&#233;rique &#8211; ce que pose depuis longtemps &lt;a href=&#034;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;JMS&lt;/a&gt;, r&#233;f&#233;rence de longue date pour nos r&#233;flexions...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et merci &#224; Contemporan&#233;it&#233;s, Karine Gros, l'auteur et Ren&#233; Audet, l'&#233;diteur, de m'autoriser &#224; reprendre ici, en plus des extraits propos&#233;s sur leur propre feuilleteuse, un passage du livre consacr&#233; &#224; G&#233;rard Mac&#233;, &lt;i&gt;Lire par dessus l'&#233;paule&lt;/i&gt;, ainsi qu'un passage de l'introduction de Ren&#233; : &lt;i&gt;Le contemporain, autopsie d'un mort-n&#233;&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;Photo : porte-manteaux, &#201;cole nationale sup&#233;rieure, Jourdan&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L149xH237/kgros1a-petit-bcdb6.jpg?1750583955' width='149' height='237' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Karine Gros | Lire par dessus l'&#233;paule&lt;br&gt;
extrait de &#034;L'oeuvre de G&#233;rard Mac&#233;&#034;&lt;/h2&gt;&lt;div style=&#034;text-align: center;&#034;&gt;&lt;div style=&#034;font-weight: bold;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://calameo.com/books/0000060412433480c8631&#034;&gt;Karine Gros | sur G&#233;rard Mac&#233; (lire par dessus l'&#233;paule)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;padding-top: 8px;&#034;&gt;&lt;object classid=&#034;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&#034; width=&#034;240&#034; height=&#034;147&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://v.calameo.com/1.0/cmini.swf?bkcode=0000060412433480c8631&amp;langid=fr&amp;clickTo=view&amp;clickTarget=_blank&amp;autoFlip=0&amp;showArrows=0&amp;page=1&#034;&gt;&lt;param name=&#034;scale&#034; value=&#034;noscale&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;loop&#034; value=&#034;false&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;salign&#034; value=&#034;t&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;wmode&#034; value=&#034;transparent&#034; /&gt;&lt;embed src=&#034;http://v.calameo.com/1.0/cmini.swf&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; scale=&#034;noscale&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034; loop=&#034;false&#034; salign=&#034;t&#034; wmode=&#034;transparent&#034; style=&#034;width:240px; height:147px&#034; flashvars=&#034;bkcode=0000060412433480c8631&amp;langid=fr&amp;clickTo=view&amp;clickTarget=_blank&amp;autoFlip=0&amp;showArrows=0&amp;page=1&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1231 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L149xH238/raudet1-petit-0b3e6.jpg?1750583955' width='149' height='238' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ren&#233; Audet | Le contemporain, autopsie d'un mort-n&#233;&lt;br&gt;
extrait de &#034;Enjeux du contemporain&#034;&lt;/h2&gt;&lt;div style=&#034;text-align: center;&#034;&gt;&lt;div style=&#034;font-weight: bold;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;http://calameo.com/books/000006041548e31ad0e70&#034;&gt;Ren&#233; Audet | Enjeux du contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;padding-top: 8px;&#034;&gt;&lt;object classid=&#034;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&#034; width=&#034;240&#034; height=&#034;147&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://v.calameo.com/1.0/cmini.swf?bkcode=000006041548e31ad0e70&amp;langid=fr&amp;clickTo=view&amp;clickTarget=_blank&amp;autoFlip=0&amp;showArrows=0&amp;page=1&#034;&gt;&lt;param name=&#034;scale&#034; value=&#034;noscale&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;loop&#034; value=&#034;false&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;salign&#034; value=&#034;t&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;wmode&#034; value=&#034;transparent&#034; /&gt;&lt;embed src=&#034;http://v.calameo.com/1.0/cmini.swf&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; scale=&#034;noscale&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034; loop=&#034;false&#034; salign=&#034;t&#034; wmode=&#034;transparent&#034; style=&#034;width:240px; height:147px&#034; flashvars=&#034;bkcode=000006041548e31ad0e70&amp;langid=fr&amp;clickTo=view&amp;clickTarget=_blank&amp;autoFlip=0&amp;showArrows=0&amp;page=1&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class=&#034;zone&#034;&gt;&lt;div class='spip_document_1234 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L146xH250/arton13436-d1189-27e93.jpg?1750583955' width='146' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bibliosurf.com/La-lettre-tue-spectres-de-l-ecrit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commander le livre chez Bibliosurf&lt;/a&gt;. &lt;br&gt;
&lt;i&gt;Libraire en ligne. Remise 5%. Frais de port gratuits &#224; partir 25 euros.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1233 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L100xH146/arton13435-95b82-c4f22.jpg?1750583955' width='100' height='146' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bibliosurf.com/Lire-Didier-Daeninckx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commander le livre chez Bibliosurf&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;J'ajoute, l'ayant test&#233;e moi-m&#234;me, que les acheteurs du livre, ou les biblioth&#232;ques universitaires, peuvent avoir acc&#232;s &#224; version num&#233;rique int&#233;grale de l'ouvrage via ce feuilletoir, puisque Nota Bene fait partie de &#034;l'entrep&#244;t num&#233;rique&#034; d&#233;velopp&#233; par le qu&#233;b&#233;cois DeMarque, qui va prendre en charge aussi la diffusion num&#233;rique de Gallimard et Le Seuil / Martini&#232;re, voir &lt;a href=&#034;http://remolino.qc.ca/2009/03/15/salon-du-livre-de-paris-plaisirs-objectifs-et-opportunite/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog de Cl&#233;ment Laberge&lt;/a&gt; &#8211; et que nous sommes tr&#232;s heureux du dialogue en profondeur amorc&#233; sur nos outils et les r&#233;flexions sur acc&#232;s et webservice, la feuilleteuse qu&#233;b&#233;coise proposant comme la n&#244;tre un moteur de recherche plein texte extensible au catalogue, en attendant de s'ouvrir, comme d&#233;j&#224; celle de &lt;a href=&#034;http://blog.immateriel.fr/2009/05/12/liseuse-en-ligne/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'immat&#233;riel-fr&lt;/a&gt; aux questions touchant les annotations partageables.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>hommage &#224; Dominique Viart : la litt&#233;rature comme &#233;v&#233;nement &#8211; par Laurent Demanze</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1431</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1431</guid>
		<dc:date>2008-10-03T19:41:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Viart, Dominique </dc:subject>
		<dc:subject>Demanze, Laurent </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#224; propos de Dominique Viart, &#034;FB, &#233;tude de l'oeuvre&#034;, chez Bordas&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot96" rel="tag"&gt;Viart, Dominique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot97" rel="tag"&gt;Demanze, Laurent &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton1431.gif?1352732469' class='spip_logo spip_logo_right' width='93' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Je remercie Laurent Demanze, l'auteur de l'article ci-dessous (je n'ai pas de coordonn&#233;es pour le lui demander ?), de bien vouloir accepter que je reprenne ici ce texte publi&#233; dans Fabula, &#224; propos de &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/revue/document4569.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois Bon : un auteur au pr&#233;sent&lt;/a&gt;, Acta Fabula, Essais critiques.
&lt;p&gt;Laurent Demanze n'est pas un inconnu dans le paysage, mais l'auteur, l'an dernier, d'un impressionnant &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/actualites/article23840.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Encres orphelines : Pierre Bergounioux, G&#233;rard Mac&#233;, Pierre Michon&lt;/a&gt; chez &lt;a href=&#034;http://www.jose-corti.fr/titreslesessais/encresOrphelines.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Corti&lt;/a&gt;. Dans le dialogue qu'entretiennent ces essayistes nous avons, nous, &#224; prendre pour notre atelier. Lire &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/atelier.php?R%26eacute%3Bcits_de_filiation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un extrait&lt;/a&gt; pour voir Demanze &#224; son propre &#233;tabli...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout simplement parce que je ne saurais pas remercier Dominique Viart, &#224; propos non pas tant d'un livre qui &#233;videmment me concerne d'aussi pr&#232;s, mais de la fa&#231;on dont il constitue son approche, et &#231;a ne lui laisse pas le jeu facile, et dont il d&#233;place quelques concepts pour essayer d'appr&#233;hender ce que l'accumulation de mes bouquins, arbitraire, incluant dans chaque livre des s&#233;quences d'impro, tout &#231;a b&#226;ti dans le noir, avec des &#233;carts, des retours, probablement des fuites...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique Viart ne m'a en rien sollicit&#233; pour cette &#233;criture, sauf pour la bio qui figure en fin d'ouvrage, et pour laquelle j'ai donn&#233; BAT sans rectif : qu'importent ces &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/bio.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;glissements de fiction&lt;/a&gt; ?, c'est un des enjeux aussi du travail, que la construction hors soi d'un auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier soir, &#224; la maison Heine, entre Philippe Mesnard et Dominique Viart (et merci aux pr&#233;sents), je n'&#233;tais pas &#224; mon aise. Je me glisse si facilement dans la parole lorsqu'il s'agit de parler de Rabelais, de Kolt&#232;s, de Michaux, et avec quel plaisir &#8211; sans jamais aucun sentiment de perte ou d'&#233;viction pour ce qui me concerne au plus proche. Lorsqu'il s'agit de revenir sur ces livres qui portent votre nom, mais pour lesquels on a ensuite lourdement referm&#233; la trappe, c'est moins d'&#233;vidence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, hommage &#224; toi, Dominique, pour ces 10 ans de croisements, de relances, d'&#233;changes, d'&#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et merci fraternel &#224; Alexandre Gefen pour se faire mon interm&#233;diaire aupr&#232;s de l'auteur : &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fabula&lt;/a&gt; c'est un peu notre carrefour &#224; tous, de temps en temps il faut le dire, et que les chemins se croisent. Je renvoie d'ailleurs &#224; la publication Fabula pour version compl&#232;te de l'article, avec notes et compl&#233;ments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et on compte ferme sur la suite de cette collection, le Daeninckx promis et les autres...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_805 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/gif/bordas_viart.gif' width='170' height='116' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des quatre volumes parus de la premi&#232;re salve, je recommande le &lt;i&gt;Quignard&lt;/i&gt; de Dominique Rabat&#233;... Et Laurent Demanze, ci-dessous, parle de la r&#233;&#233;dition augment&#233;e de &lt;i&gt;La Litt&#233;rature fran&#231;aise au pr&#233;sent. H&#233;ritage, modernit&#233;, mutations&lt;/i&gt;, Dominique Viart et Bruno Vercier, Paris, &#201;ditions Bordas, coll. &#171; La Biblioth&#232;que Bordas &#187;, 2008&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Laurent Demanze | &lt;i&gt;Fran&#231;ois Bon : un auteur au pr&#233;sent&lt;/i&gt;, par Dominique Viart&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant tout, il faut reconna&#238;tre l'ampleur et l'engagement de la nouvelle collection que Dominique Viart inaugure ici. Car il s'agit d'explorer les &#339;uvres en devenir d'&#233;crivains contemporains, dans une volont&#233; de maintenir l'exigence d'un discours critique et de faire d&#233;couvrir &#224; un large public les r&#233;cits de Jean Echenoz, Annie Ernaux, Pascal Quignard et Fran&#231;ois Bon. Cette double exigence d&#233;termine l'architecture de chaque volume, puisque de volume en volume se retrouve une semblable tripartition : contextes et enjeux, territoires et trajets, dialogues et r&#233;sonances. Chaque volume s'accompagne d'un choix bibliographique pr&#233;cieux et pr&#233;cis comme autant d'appels &#224; poursuivre et &#224; approfondir la lecture. Cette collection est donc plus qu'une suite de monographies, puisqu'elle propose des rep&#232;res pour ses lecteurs et un cadre souple pour ses auteurs. C'est aussi un projet ambitieux puisque chaque volume d&#233;veloppe l'ouvrage, r&#233;cent mais d&#233;j&#224; de r&#233;f&#233;rence, La &lt;i&gt;Litt&#233;rature fran&#231;aise au pr&#233;sent&lt;/i&gt;, qui repara&#238;t compl&#233;t&#233;, enrichi et avec une nouvelle maquette pour l'occasion. On tient dans cette collection appuy&#233;e sur la synth&#232;se g&#233;n&#233;rale ce qui deviendra &#224; terme l'un des meilleurs outils pour la compr&#233;hension de la litt&#233;rature d'aujourd'hui, et l'on attend d&#233;j&#224; les prochaines parutions qui viendront augmenter l'ampleur de ce panorama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La litt&#233;rature comme &#233;v&#233;nement&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
L'ambition que se donne Dominique Viart d&#232;s les premi&#232;res pages est de ne pas r&#233;duire l'&#233;mergence des &#233;crits de Fran&#231;ois Bon &#224; son contexte. Il note &#233;videmment les lectures de l'&#233;crivain, qui sont autant d'empreintes et d'emprunts ; il retranscrit les enjeux esth&#233;tiques de l'&#233;poque et dessine les lignes de force d'un champ litt&#233;raire o&#249; se marquent &#224; la fois le reflux des avant-gardes et l'effacement des projets r&#233;alistes. Mais comme un historien, critique envers ses outils, il tente de dire l'&#233;v&#233;nement que repr&#233;senta la publication de &lt;i&gt;Sortie d'usine&lt;/i&gt; en 1982, sans araser l'&#233;v&#233;nement &#233;ditorial &#224; l'aune des bouleversements esth&#233;tiques qui vont marquer les ann&#233;es 1980. Il s'agit ainsi de rendre compte de ce qui fait &#233;v&#233;nement dans la litt&#233;rature, ce qui en elle prend &#224; rebours les tendances et les attentes d'une &#233;poque : comment un jeune &#233;crivain peut marier le d&#233;sir de rendre compte du r&#233;el et les apports d'une modernit&#233; exp&#233;rimentale, que portent les &#233;ditions de Minuit. Cette tension &#224; l'&#339;uvre d&#232;s le premier roman entre le d&#233;sir de rendre compte du r&#233;el et le refus de la repr&#233;sentation engage une recherche formelle et une inventivit&#233; g&#233;n&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette tension que poursuit la premi&#232;re partie de l'&#233;tude &#224; travers les textes de Fran&#231;ois Bon. Il ne s'agit pas d'&#233;grener les livres de l'auteur l'un apr&#232;s l'autre pour d&#233;crire une gen&#232;se ou c&#233;l&#233;brer un av&#232;nement litt&#233;raire, mais de dire d'embl&#233;e les enjeux de ces textes dans une &#339;uvre en perp&#233;tuel r&#233;ajustement. Ils sont triples selon Dominique Viart : prendre en charge une &#233;poque marqu&#233;e par l'inqui&#233;tude de la m&#233;moire, interroger la n&#233;cessit&#233; anthropologique de la repr&#233;sentation mais pour la distordre, saisir la figure moderne de la ville. Un des apports importants du livre est de pr&#233;senter ici une v&#233;ritable esth&#233;tique de l'auteur, non seulement dans ses figures et ses lieux, mais dans sa mani&#232;re discordante et excessive de dire le r&#233;el : non pas un r&#233;alisme avec l'ambition de refl&#233;ter fid&#232;lement le monde, mais un art expressionniste avec ses puissantes distorsions et ses exag&#233;rations subites. L'&#233;criture de Fran&#231;ois Bon par ses d&#233;crochages et sa rugosit&#233;, par ses embo&#238;tements de perspectives, interroge plus le besoin de repr&#233;sentation qu'il ne s'y soumet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mauvais genre&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
Malgr&#233; la mention &lt;i&gt;roman&lt;/i&gt; sous le premier r&#233;cit de Fran&#231;ois Bon, il est difficile de plaquer les cat&#233;gories g&#233;n&#233;riques sur ses textes, tant il s'emploie &#224; confronter et f&#233;conder les genres les uns les autres. C'est le m&#233;rite de Dominique Viart de montrer dans un deuxi&#232;me chapitre cet art de l'hybridation et de la bouture, de souligner la singularit&#233; formelle des textes de Fran&#231;ois Bon, en contrepoint des grands genres litt&#233;raires : roman, r&#233;cit, th&#233;&#226;tre et autobiographie. L'&#233;tude montre ainsi le devenir d'une &#339;uvre qui commence par le roman puis par le r&#233;cit, mais pour en contester les conventions, traverse les pratiques th&#233;&#226;trales sans jamais se d&#233;partir d'une implication intime, tr&#232;s &#233;loign&#233;e des r&#233;cits autobiographiques, puisqu'elle proc&#232;de &#224; l'oblique par m&#233;tonymies d'objets, par &#233;v&#233;nements d&#233;historicis&#233;s. De distorsions g&#233;n&#233;riques en exp&#233;rimentations formelles, il s'agit aussi de souligner &#224; quel point la question de la voix, et des paroles adress&#233;es est au c&#339;ur de la po&#233;tique de l'&#233;crivain, non pas seulement la recherche d'une voix intime frott&#233;e d'alt&#233;rit&#233;, mais la prise en charge des voix et des paroles de ceux que l'on n'entend pas. Car si Fran&#231;ois Bon semble emprunter au th&#233;&#226;tre, c'est moins pour fonder le lieu d'un affrontement ou d'un &#233;change que pour construire un rite : s'adresser &#224; la communaut&#233; assembl&#233;e ou convoquer l'&#233;coute, par juxtaposition monodique. Ces voix s'immiscent dans l'&#233;criture et la bousculent, par l'int&#233;gration de parlures, de leurs syncopes ou de leurs fautes comme autant d'accrocs &#224; l'ordre du monde et de la phrase : cette phrase sans cesse boutur&#233;e par les mots des autres rejoue selon Dominique Viart &#224; la fois une anamn&#232;se de l'auteur qui y retrouve le parler familial entendu quotidiennement durant l'enfance et le ton d'un Rabelais qui sait que la politique est affaire de langue. Souvenirs intimes et &#233;chos intertextuels rendent ainsi compte de l'invention proprement linguistique de l'auteur. Il y va ainsi d'une &#233;thique, non pas par quelque imp&#233;ratif moral, injonction id&#233;ologique ou construction de soi, mais par cette politique de la langue, par ce dialogisme o&#249; r&#233;sonnent les voix des d&#233;laiss&#233;s et des minuscules, pour reprendre le mot de Pierre Michon que Fran&#231;ois Bon ne d&#233;savouerait pas. C'est dans la langue que s'&#233;labore ce que Dominique Viart appelle une responsabilit&#233; de l'&#233;crivain, dans l'invention syntaxique et formelle que se construit une &#233;thique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;seaux litt&#233;raires&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
Dans une troisi&#232;me partie, il s'agit de dire les &#233;chos et les r&#233;sonances de cette &#339;uvre, dans les croisements artistiques, les &#233;changes litt&#233;raires ou les aventures num&#233;riques. L'univers litt&#233;raire que Fran&#231;ois Bon a construit &#224; mesure est bien celui d'un r&#233;seau, pour prendre une image technologique. Si bien que ses textes s'&#233;laborent par confrontation de pratiques, avec la musique, la peinture ou la photographie, mais aussi par construction d'un dialogue incessant avec les autres &#233;crivains. &#192; travers l'exemple singulier de Fran&#231;ois Bon, Dominique Viart pointe du doigt les m&#233;tamorphoses d&#233;cisives du champ litt&#233;raire. D'abord que le champ litt&#233;raire est ouvert aux autres exp&#233;rimentations artistiques, qu'elle s'&#233;labore par innutrition et confrontation, cherchant sa sp&#233;cificit&#233; non pas dans le creusement d'une identit&#233; mais dans l'&#233;preuve d'une diff&#233;rence. Ce que Fran&#231;ois Bon fait avec les Stones, Hopper ou Schlomoff n'est pas sans rapport avec l'interrogation fascin&#233;e d'un Pascal Quignard pour la musique, l'h&#233;b&#233;tude d'un Pierre Michon envers la peinture ou la pratique photographique d'un G&#233;rard Mac&#233;. Ensuite parce les propositions num&#233;riques de Fran&#231;ois Bon portent la question sur la place et l'importance de la litt&#233;rature dans notre soci&#233;t&#233;, sur les aventures du livre et son devenir. Enfin, parce que ces dialogues modifient en profondeur le fonctionnement des c&#233;nacles et des cercles litt&#233;raires, des regroupements et des &#233;coles, que l'histoire litt&#233;raire aime tant parce que ce sont autant de jalons pour un d&#233;coupage chronologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la forme centrip&#232;te du groupe d'&#233;crivains que la Modernit&#233; rassemblait r&#233;pond d&#233;sormais la forme arachn&#233;enne des &#233;changes crois&#233;s, en &#171; r&#233;seau &#187; : la diff&#233;rence dialogu&#233;e, les enjeux et les urgences partag&#233;es plut&#244;t que l'esth&#233;tique commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; sa mani&#232;re, Fran&#231;ois Bon &#233;labore une communaut&#233; litt&#233;raire, non pas une communaut&#233; d&#233;finie par des manifestes et des exclusions, mais cette communaut&#233; &#224; venir appel&#233;e de ses v&#339;ux par Giorgio Agamben. C'est cette constellation que Dominique Viart dessine, donnant &#224; lire &#224; la fois l'univers sensible et amical d'un auteur, mais aussi un panorama de la litt&#233;rature d'aujourd'hui, qui &#233;chappe au d&#233;coupage g&#233;n&#233;rationnel ou g&#233;n&#233;rique, mais fonctionne par affinit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Souci du temps&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Les textes de Fran&#231;ois Bon s'inscrivent dans une r&#233;historicisation de la litt&#233;rature, consciente du temps, de l'histoire comme de son &#233;poque. Et c'est une des forces de l'&#233;crivain d'articuler les paysages du temps et les passages du pr&#233;sent, la conscience d'une dur&#233;e et les secousses de l'instantan&#233;. Car que ce soit dans &lt;i&gt;Temps machine&lt;/i&gt; ou dans &lt;i&gt;Paysage fer&lt;/i&gt;, Dominique Viart montre un &#233;crivain aux prises bien s&#251;r avec le pr&#233;sent, mais un pr&#233;sent tram&#233; de r&#233;manences et de traces, un pr&#233;sent qui semble le r&#233;sidu d'un d&#233;sastre. Quelque chose a eu lieu, s'est d&#233;fait, une transmission des pratiques et des savoirs est d&#233;sormais caduque : pareil &#224; la c&#233;l&#232;bre figure d'un Walter Benjamin en chiffonnier du temps, Fran&#231;ois Bon dit le pr&#233;sent, mais pour montrer ce qui en lui travaille d'un pass&#233; d&#233;ni&#233; ou biff&#233;, pour dire malgr&#233; tout dans ces friches et ces ruines qu'il demeure sous la forme d'une &#233;trange hantise. L'&#233;crivain ne c&#233;l&#232;bre donc pas la transmission d'une dur&#233;e ou la continuit&#233; des temps, il travaille pr&#233;cis&#233;ment &#224; partir de ce qui ne passe pas, comme si le pr&#233;sent &#233;tait orphelin d'un pass&#233; disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un des m&#233;rites du livre de Dominique Viart de rappeler avec force que l'&#233;criture de Fran&#231;ois Bon, &#233;crivain du r&#233;el et du pr&#233;sent, ne s'&#233;vanouit pas dans la captation des paysages de friches et des zones urbaines, ni dans la sensation de l'instant. Le spectacle du pr&#233;sent est souvent emport&#233; par une inqui&#233;tude de l'histoire, sinon par un pressentiment d'apocalypse ou par une tonalit&#233; fantastique. Car ce pass&#233; qui ne passe pas revient, lorsqu'il est d&#233;ni&#233; par le culte de l'instant sous la forme de revenants et de hantises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette apocalypse silencieuse, Fran&#231;ois Bon n'h&#233;site pas &#224; user d'un ton &#233;galement apocalyptique pour clore cet ultime parcours des cimeti&#232;res de l'Histoire o&#249; gisent p&#234;le-m&#234;le les compagnons morts, les savoirs d&#233;funts, les luttes d&#233;sormais sans objets et les id&#233;ologies tromp&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien, comme le dit Dominique Viart, des fant&#244;mes de l'histoire : non seulement par l'&#233;vocation allusive des pires pages de notre si&#232;cle, par la prise en charge d'un basculement de civilisation qui a mis fin &#224; une forme de la soci&#233;t&#233; industrielle, par l'&#233;vocation de ces vies massacr&#233;es ou meurtries, mais aussi parce que l'histoire revient comme fant&#244;me. Cette &#233;vanescence de l'histoire, ces &#171; affleurements de m&#233;moire &#187;, note Dominique Viart, &#171; c'est pr&#233;cis&#233;ment dans le cours m&#234;me du pr&#233;sent qu'il faut l'entendre &#187;. &#171; Il s'agit de t&#233;moigner de ce qui n'a plus d&#233;sormais d'existence que fantomatique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, cette &#233;tude fait bien de Fran&#231;ois Bon un auteur moderne. Non pas qu'il s'inscrirait dans une certaine modernit&#233; oublieuse du temps, insoucieuse du changement, pour se satisfaire des &#233;clats du pr&#233;sent. Mais un auteur moderne comme Baudelaire le fut, c'est-&#224;-dire en t&#233;moin vigilant du pr&#233;sent, soucieux de dire ce qui &#224; chaque instant dispara&#238;t, et qui sait que la forme d'une ville change plus vite que le c&#339;ur des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#169; Laurent Demanze, Fabula, Publi&#233; sur Acta le 29 septembre 2008&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>il dirige quoi, l'auteur</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article791</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article791</guid>
		<dc:date>2007-03-25T05:46:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Viart, Dominique </dc:subject>
		<dc:subject>Saemmer, Alexandra</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;questions du troisi&#232;me jour&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique28" rel="directory"&gt;le livre &amp; l'Internet&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot96" rel="tag"&gt;Viart, Dominique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot522" rel="tag"&gt;Saemmer, Alexandra&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton791.jpg?1352732258' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff791.jpg?1352731918&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;Alexandra Saemmer et Jean-Bernard Vray ont chacun r&#233;pondu &#224; ce texte, lui donnant d'autres prolongements, voir &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/forum/viewtopic.php?id=95&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;forum&lt;/a&gt;. Je les remercie bien s&#251;r de cette discussion ouverte.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Alexandra Saemmer n'est pas un personnage de roman invent&#233; parce que &#231;'aurait &#233;t&#233; un des th&#232;mes techniques de ce colloque, la preuve elle a un un &lt;a href=&#034;http://www.mandelbrot.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Merci &#224; Jean-Bernard Vray et Dominique Viart, organisateurs du &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article744' class=&#034;spip_in&#034;&gt;colloque&lt;/a&gt; de Saint-Etienne, d'avoir ouvert le noyau universitaire des interventions, ce troisi&#232;me jour, &#224; deux continents pour moi &#224; la fois principaux et organiquement li&#233;s &#224; la &lt;i&gt;lev&#233;e&lt;/i&gt; de litt&#233;rature : les ateliers d'&#233;criture, en dialoguant avec Anne Roche et Patrick Souchon, d'une part. Et d'autre part ce qu'implique pour un auteur la coexistence des livres et du site, par l'intervention d'Alexandra Saemmer. Laquelle, explorant des dimensions cin&#233;tiques du texte o&#249; je ne me suis pas encore risqu&#233;, voir par exemple ce &lt;a href=&#034;http://www.mandelbrot.fr/flux.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;flux&lt;/a&gt;, disposait certainement de l'&#233;cart n&#233;cessaire : &#233;trange de voir s'afficher son propre site sur grand &#233;cran, mais qu'il soit &lt;i&gt;navigu&#233;&lt;/i&gt; par une autre main que la v&#244;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Une des caract&#233;ristiques de l''intervention d'Alexandra Saemmer, m&#234;me si dans la salle nous n'&#233;tions que 3 ou 4 webmasters &#224; pouvoir en profiter pleinement, c'est qu'elle proposait simultan&#233;ment un infratexte fait d'allusions et d'ouvertures souterraines mais propos&#233;es avec humour (merci les fen&#234;tres &lt;i&gt;windows&lt;/i&gt;) qui boxaient plus &#226;prement sous l'hommage de surface : interrogeant par exemple les diff&#233;rents virages auxquels l'&#233;volution de ce site m'a fait proc&#233;der, ou interrogeant la s&#233;mantique du code natif &lt;a href=&#034;http://www.spip.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;spip&lt;/a&gt; avec ses rubriques &#171; s&#339;urs &#187; ou &#171; parent &#187; pour pr&#233;senter les caract&#233;ristiques de navigation de tiers livre (relevant y compris, dans mon code source, la dette &#224; &lt;a href=&#034;http://www.archiloque.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Julien Kirch&lt;/a&gt;). Mais s'arr&#234;tant chaque fois, et je lui en suis reconnaissant, sur les questions qui me semblent essentielles (du moins : que diff&#233;rents articles de ce blog|journal ont pos&#233; comme m'&#233;tant &#224; moi essentielles) dans cette recherche tr&#232;s pragmatique, &#224; mesure que s'accumulent ici les contenus, et que se complexifie leur relation aux livres &#233;dit&#233;s : le fait par exemple que le d&#233;placement dans les textes induise un d&#233;placement de leur environnement graphique, donc des liens hors la surface graphique du texte, exploration tr&#232;s sp&#233;cifiquement distincte (paratextuelle ?) de la proposition hypertexte de l'article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Alexandra Saemmer a interrog&#233; longuement, dans ce cadre, la question du lien : le lien hypertexte troue la continuit&#233; graphique de la phrase, il est &#233;videmment le passage n&#233;cessaire pour faire advenir un nouveau texte sur la surface du premier, mais par cela m&#234;me il le remplace et l'annule. Contrairement au livre graphique, que nous pouvons poser page ouverte sur la table de chevet le temps de lire un passage compl&#233;mentaire d'un autre livre, le passage au lien hypertexte fait cesser le texte initial pour une fuite sans retour (ou difficile et improbable retour). Alors &#233;videmment, de notre c&#244;t&#233;, on en joue : installer le lien sur un point mineur de la phrase, utiliser (pour ma part) un affichage en gras mais d'un gris&#233; plus clair pour que visuellement il n'y ait pas d'interruption graphique, juste &lt;a href=&#034;http://www.mandelbrot.fr/inside.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;suggestion&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 bis&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Posant ainsi, ce qui est tr&#232;s neuf, la question du &lt;i&gt;code&lt;/i&gt; : statut de l'&#233;criture, ou simple r&#233;-&#233;criture, du &lt;i&gt;code&lt;/i&gt; d&#233;terminant l'environnement et la pr&#233;sence textuels. Et m&#234;me pour ceux qui se limitent &#224; des rectifications d'un &lt;i&gt;css&lt;/i&gt; de blog pr&#233;format&#233;, la production ou la prise en charge du &lt;i&gt;code&lt;/i&gt; est-elle un param&#232;tre g&#233;n&#233;tique &#8212; ou pas &#8212; de l'&#233;criture litt&#233;raire en ligne : en tout cas, pas de diff&#233;rence sp&#233;cifique, intervention via clavier et &#233;cran sur des suites de lettres et de nombres, entre la phrase litt&#233;raire dans le ventre d'article et l'indication technique en partie &lt;i&gt;head&lt;/i&gt;, &#224; preuve ici les mots &lt;i&gt;css&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;head&lt;/i&gt; : question ouverte. Nous sommes producteurs de code m&#234;me si nous remplissons sans rien modifier &#224; l'apparence du site un formulaire &lt;i&gt;php&lt;/i&gt; de mise en ligne d'un contenu textuel. De m&#234;me que notre &lt;i&gt;identit&#233; num&#233;rique&lt;/i&gt;, en particulier pour un auteur, et m&#234;me s'il n'est pas lui-m&#234;me &lt;i&gt;directement&lt;/i&gt; producteur de contenu num&#233;rique, se constitue hors de nous sur Internet par la totalit&#233; de nos traces virtuelles : alors, la prendre en charge, ou pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Des questions incidentes advenaient &#233;videmment : que change &#224; la lecture le fait de ne pas disposer d'&#233;valuation pr&#233;alable de la longueur du texte ? Si l'&#233;nonc&#233; visible, colonne de droite, des titres des articles pr&#233;c&#233;dents, et la prise en charge r&#233;actionnelle de leur petit sous-titre qui s'affiche quand le curseur les &#233;veille&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;insistance encore neuve, dans l'expos&#233; d'Alexandra Saemmer, sur le fait que (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, produit un nouveau texte, quel est son statut, et comment interf&#232;re-t-il avec le texte de l'article qui vient e s'afficher, quelle prime donne-t-il aux mises &#224; jour les plus r&#233;centes, selon un principe de recouvrement permanent &#8212; principe d'arch&#233;ologie verticale des sites que j'avais associ&#233; aux &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article749' class=&#034;spip_in&#034;&gt;fosses &#224; bitume&lt;/a&gt; arch&#233;ologiques, et qui r&#233;sonne aussi avec la probl&#233;matique d'effacement des donn&#233;es plus lointaines &#233;voqu&#233; par affordance &#224; propos des &lt;a href=&#034;http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/03/donnes_en_conse.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;donn&#233;es en conserve&lt;/a&gt;, question qui r&#233;sonne &#233;videmment en profondeur quand on &#233;voque la double disponibilit&#233; (m&#234;me d&#233;sormais tr&#232;s partielle) d'un texte en version graphique et version &#233;cran, comme &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/livres/tumulte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tumulte&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
R&#233;flexion compl&#233;mentaire aussi d'Alexandra Saemmer sur le statut du texte litt&#233;raire mis en ligne : dans cette prise en charge par l'auteur d'une totalit&#233; graphique de la page &#233;cran peu &#224; peu aussi complexe que la page typographique &#8212; interlignage, polices et leur disponibilit&#233;, rapidit&#233; d'affichage et crit&#232;res de navigation, la contrainte ou l'aust&#233;rit&#233; que cela nous induit &#224; accepter et leur r&#233;percussion sur les formats d'&#233;criture. Donc le dialogue de la page &#233;cran (statut du &lt;i&gt;blanc&lt;/i&gt;) avec ce que nous a appris l'art typographique, et statut des discussions ouvertes par la relation non m&#233;di&#233;e avec le lecteur devenu intervenant, l'&#233;quilibre qui s'installe entre sites affichant ou sollicitant les commentaires et ceux qui les pr&#233;f&#232;rent dans un &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/http/www.tierslivre.net/forum/'&gt;espace&lt;/a&gt; bien sp&#233;cifique &#8212; les organes de presse craignent, d'Internet, le fait que l'information puisse &#234;tre produite en amont de leurs organes et puisse rejoindre leur destinataire sans leur m&#233;diation : mais ils produisent eux-m&#234;mes, voir Le Monde ou Lib&#233;ration, l'&#233;galit&#233; graphique du commentaire et du r&#233;dactionnel. On commence &#224; revenir de cette impasse : elle a certainement des &#233;quivalents dans l'univers du site litt&#233;raire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Corollaire dans le statut &lt;i&gt;intime&lt;/i&gt; ou pas des textes qui sont mis en ligne au jour le jour, et qui n'impose pas que sur Internet le statut de l'intime soit moins complexe qu'il l'est dans le journal de Kafka ou autre &lt;i&gt;atelier&lt;/i&gt; d'&#233;crivain, le mot est revenu plusieurs fois. M&#234;me l'intervention quotidienne n'implique pas automatiquement que l'&#233;criture soit mang&#233;e par l'intime : c'est sans doute aussi une indication d'un virage actuel du Net, en mouvement vers sa maturit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Autre corollaire : pour les implications th&#233;oriques de l'intervention d'Alexandra Saemmer, attendre la publication graphique des Actes du colloque. Vous avez tous lu, &#233;videmment, en biblioth&#232;que universitaire, les Actes du colloque de l'an dernier consacr&#233; &#224; Jean Echenoz : mais les &#233;tudiants qui cherchent des pistes de r&#233;flexion sur Echenoz via les salles Internet de leur universit&#233; ne pourront rien trouver en ligne du contenu de ces Actes, sauf &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article133' class=&#034;spip_in&#034;&gt;mon propre article&lt;/a&gt;. Il ne semble pas que nos amis universitaires soient pr&#234;ts &#224; basculer dans une autre &#232;re sur ces questions &#8212; mais on en a parl&#233;, c'est d&#233;j&#224; &#231;a. Le paradigme de la r&#233;ponse s'&#233;tablissant comme suit : nous on est trop &#171; &lt;i&gt;chenus&lt;/i&gt; &#187; (Viart !) pour apprendre, et &#171; &lt;i&gt;nos jeunes coll&#232;gues&lt;/i&gt; &#187; ont besoin de ces publications papier et non virtuelles pour l'appui de leur carri&#232;re, ce &#224; quoi &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alexandre Gefen&lt;/a&gt; avait cependant quelques contre r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
C'est une question pos&#233;e ensuite par Wolfgang Asholt qui me fait r&#233;agir, et &#233;videmment ici, sur ma &lt;i&gt;surface d'&#233;criture&lt;/i&gt;. Question ainsi formul&#233;e par Wolfgang : j'accepte la lecture &#233;cran, mais dans la profusion du blog, et l'intervention continue de l'auteur &lt;i&gt;&#224; c&#244;t&#233;&lt;/i&gt; du texte litt&#233;raire, l'auteur me &lt;i&gt;dirige&lt;/i&gt; beaucoup plus qu'&#224; lire le m&#234;me texte dans une revue ou un livre. &lt;br class='autobr' /&gt;
De m&#233;moire imm&#233;diate, je n'ai pas vu cette question trait&#233;e sur les sites amis, alors qu'elle me semble neuve et fondamentale. Lorsque je lis un texte dans une revue, ou me saisis du livre d'un auteur&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#224; condition de pouvoir le trouver, ce livre : discussion avec une &#233;tudiante (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, son univers personnel (son &lt;i&gt;atelier&lt;/i&gt;) reste &#224; distance, libre &#224; moi de le convoquer ou pas, mais de toute fa&#231;on dans une d&#233;marche compl&#233;mentaire, ou s&#233;par&#233;e. Lorsque je circule sur un site d'auteur (qu'il soit con&#231;u par l'auteur lui-m&#234;me &#8212; Delaume, Darley ou Beinstingel &#8212;, ou con&#231;u hors de l'auteur &#8212; le tandem Doualin/Chevillard ou le tandem Mirko Schmidt/Jean-PhilippeToussaint, voir mes &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/liens.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;liens&lt;/a&gt;), je suis comme dans l'atelier o&#249; le peintre me retourne lui-m&#234;me une des toiles pr&#233;sentes parmi toutes les autres, et je ne peux faire abstraction ni du peintre, ni du lieu, ni des autres toiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Pour r&#233;pondre &#224; Wolfgang, j'ai pris la parole, mais sur un faux exemple : j'ai repris l'exemple de Beckett. &#338;uvre rare, &#233;videmment, exigeant silence et &#233;cart pour affronter la page lue, mais accompagn&#233;e, &#224; mesure qu'on s'en &#233;loigne, par les plus de 3000 lettres que Beckett a &#233;crites (en cinq langues !), par les livres &#233;crits sur lui (biographie, essais, ou ces portraits qui nous le rapprochent presque en vrai de &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article1882&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nathalie L&#233;ger&lt;/a&gt; &#224; &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article1533&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Charles Juliet&lt;/a&gt;), l'iconographie aussi, films, images fixes. Quand je me confronte au texte isol&#233; de Beckett, que j'ouvre &#224; nouveau &lt;i&gt;Compagnie&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Bing&lt;/i&gt;, je suis porteur, de bon gr&#233; ou pas, de cette totalit&#233;. Internet n'est donc, l&#224; aussi, qu'un changement, sinon d'&#233;chelle, un changement dans le facteur de simultan&#233;it&#233; : dirig&#233;s, nous le sommes aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
A la question de Wolfgang, Alexandra Saemmer a alors r&#233;pondu, mieux que moi, par l'id&#233;e d'une &lt;i&gt;faiblesse&lt;/i&gt; inh&#233;rente au statut de l'&#233;cran. Contrairement &#224; la revue ou au livre, la fragilit&#233; de la page &#233;cran, soumise au clic, soumise &#224; la sollicitation graphique permanente de la fuite (vers lien interne ou externe), relativise cette pr&#233;sence de l'auteur, et donc qu'il &lt;i&gt;dirige&lt;/i&gt;. Cette notion d'une &lt;i&gt;faiblesse&lt;/i&gt; de la page &#233;cran est une de celles qui me rend le plus jubilatoire et le plus attachant l'&#233;criture Internet : il n'y a que ceux qui sont anim&#233;s d'intention de nuire (je m'en connais au moins un pour ma part, de ces parasites suiveurs, vaguement impuissants : c'est un peu triste, un peu comique, de toute fa&#231;on d&#233;risoire) qui puisse poss&#233;der toutes les arcanes de votre site au point de savoir passer outre au texte principal de l'article pour le mettre en relation avec l'ensemble du site, dans les contradictions, la pluralit&#233; ou la polyphonie qui en &#233;merge. La conception &lt;i&gt;ondoyante&lt;/i&gt; d'un site jusque dans ses contenus me semble pr&#233;cis&#233;ment ce qui distingue un site litt&#233;raire d'un site scientifique ou d'information. Moi-m&#234;me, c'est sans doute ainsi que je fr&#233;quente les &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/liens.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sites et blogs amis&lt;/a&gt;, capable d'entrer en forte r&#233;sonance avec tel article, capable d'accepter que le blogueur ami parle ensuite de free-jazz ou d'un livre qui me concerne peu. Et ainsi sans doute, de leur c&#244;t&#233;, pour mes propres interventions sur mon site personnel : l'id&#233;e de site comme rassemblement nodal de &lt;a href=&#034;http://blog.lignesdefuite.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lignes de fuite&lt;/a&gt;, et en rassemblant le pluriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Le probl&#232;me n'est certainement pas diff&#233;rent, sur le fond, quand le livre qui s'impose &#233;ditorialement comme &#339;uvre-image d'Artaud, le Quarto, case tout &lt;i&gt;L'Ombilic des Limbes&lt;/i&gt; en 8 pages, et d&#233;ploie les ordonnances de m&#233;decin plus largement, ou nous offre les fabuleux textes et notes sur le cin&#233;ma accompagn&#233;s d'images d'Artaud (magnifique) acteur de Georg Pabst, Fritz Lang, Abel Gance ou Carl Dreyer qui le replacent dans une temporalit&#233; qui &lt;i&gt;n'est pas&lt;/i&gt; celle de ses notes sur l'autonomie de l'image par rapport &#224; la voix. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois cependant dans la question de Wolfgang Asholt le signe d'un virage : la page &#233;cran, la construction de narrations via le Net, l'association complexe dans un site d'interventions et r&#233;flexions &#224; c&#244;t&#233; de contenus fictionnels ou po&#233;tiques, les coulisses du ring avec le ring, a d&#233;sormais statut de lecture &#224; part enti&#232;re. Et qui permet &#224; un ami ou lecteur d'Osnabr&#252;ck de suivre en direct ce que vous faites &#224; Pantin ou ce que vous publiez dans la &lt;i&gt;communaut&#233;&lt;/i&gt; particuli&#232;re d'une revue ou d'un &#233;v&#233;nement. Et que la question de l'auteur, telle qu'elle en &#233;merge, ne se r&#233;sout pas &#224; des questions juridiques ou m&#234;me de droit d'auteur, mais a besoin d'&#234;tre travaill&#233;e dans la m&#234;me exigence texte/auteur que dans la complexit&#233; du livre graphique, la scansion de l'objet &#233;ditorial, la solitude circulante du livre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#224; moins de voir encore dans la question de Wolfgang une autre strate : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
A nous d'en proposer des mod&#232;les neufs, &#224; nous de prendre en charge l'espace &#233;cran, ses circulations et sa capacit&#233; &#233;norme de suggestion comme d'un outil compl&#233;mentaire, voire suppl&#233;mentaire &#224; celui du livre, pour construire le m&#234;me &lt;i&gt;offertoire&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;insistance encore neuve, dans l'expos&#233; d'Alexandra Saemmer, sur le fait que &lt;i&gt;le curseur produit la lecture&lt;/i&gt; : non pas simple &#233;quivalent de la tourne de page, mais l'activit&#233; lecteur requise pour faire advenir la mati&#232;re pixel &#224; sa destination de page lue, donc vecteur mat&#233;riel de la relation livre/lecteur si d&#233;terminante dans la lecture graphique, &#224; condition d'&#234;tre prise en charge comme un des &#233;l&#233;ments de vocabublaire du webmaster &#8212; ainsi, aussi, les r&#233;flexions &#233;bauch&#233;es par Alexandra Saemmer sur les relations texte/voix et texte/vid&#233;o (en citant ma page synchrone de &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/livres/tumulte/spip.php?article330&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Film&lt;/a&gt; de Beckett) : la vid&#233;o induit une immobilisation du lecteur devant son &#233;cran et le d&#233;tourne du texte fixe, pour l'instant c'est ma raison de ne pas en inclure dans ce site, et &#8212; parall&#232;lement &#8212; de pr&#233;f&#233;rer laisser les questions &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique22&#034;&gt;son &amp; voix&lt;/a&gt; dans un espace s&#233;par&#233;, et je mets ce fragment en &lt;i&gt;note de bas de page&lt;/i&gt; pour faire &#233;cho &#224; sa r&#233;flexion sur l'opposition entre la note de bas de page d'un livre et le lien hypertexte d'un site, on peut en jouer aussi ! - merci cependant pour sa r&#233;flexion sur la &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/livres/tumulte/spip.php?article365&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;main num&#233;rique&lt;/a&gt; avec le texte audio de Forneret simultan&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#224; condition de pouvoir le trouver, ce livre : discussion avec une &#233;tudiante de l'ENS Lyon, me disant que &#171; &lt;i&gt;&#224; la FNAC&lt;/i&gt; &#187; elle n'avait trouv&#233; qu'un seul de mes livres, &lt;i&gt;L'Enterrement&lt;/i&gt; en Folio &#8212; un seul &#8212; et qu'elle s'&#233;tonnait, dans ce contexte, que je n'offre plus, via mon site, la possibilit&#233; de vente en ligne &#171; &lt;i&gt;directe&lt;/i&gt; &#187; : je ne rouvre pas le d&#233;bat ici, mais on aura de plus en plus de mal, dans les deux ann&#233;es &#224; venir, &#224; contourner la totalit&#233; complexe d'une question &#224; la cruaut&#233; &#233;videmment perceptible des deux c&#244;t&#233;s de la cha&#238;ne, question que des esprits &#233;troits pr&#233;f&#232;rent enfermer dans une image d'&#201;pinal dangereuse, jusqu'au &#171; &lt;i&gt;plut&#244;t mourir ensemble&lt;/i&gt; &#187; qui m'a &#233;t&#233; r&#233;cemment renvoy&#233; par un libraire ami, que je ne connaissais pas si romantique &#8212; corollaire au corollaire : les livres &#233;voqu&#233;s dans trois jours d'un tel colloque, qu'ils soient de fond (tel &#233;crit de Jacques Ranci&#232;re ou Claude Simon, telle phrase de Walter Benjamin) ou du domaine contemporain (en particulier pour les ateliers d'&#233;criture, mais pas seulement), ne sont pas ceux de l'actualit&#233; : notre r&#244;le prescripteur, en tant que site litt&#233;raire, comment le compl&#233;menter au travail des libraires, dont &#233;videmment l'actualit&#233; conditionne l'existence m&#234;me de leur commerce ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#224; moins de voir encore dans la question de Wolfgang une autre strate : l'auteur, en constituant son site, &#233;tablit au m&#234;me niveau que ses contenus litt&#233;raires en ligne une masse variable d'&#233;crits, images et documents dont la &lt;i&gt;production&lt;/i&gt; &#233;tait jusqu'ici le fait exclusif de l'universit&#233; et sa fonction &lt;i&gt;critique&lt;/i&gt; &#8212; est-ce r&#233;versible, est-ce antagonique, je ne r&#233;ponds pas, j'interroge&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cierec Saint-Etienne, le colloque</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article744</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article744</guid>
		<dc:date>2007-03-13T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Souchon, Patrick </dc:subject>
		<dc:subject>Viart, Dominique </dc:subject>
		<dc:subject>Asholt, Wolfgang </dc:subject>
		<dc:subject>Saemmer, Alexandra</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;de l'auteur consid&#233;r&#233; &#224; titre pr&#233; posthume ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Souchon, Patrick &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot96" rel="tag"&gt;Viart, Dominique &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot161" rel="tag"&gt;Asholt, Wolfgang &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot522" rel="tag"&gt;Saemmer, Alexandra&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton744.jpg?1352732243' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;C'est une mise en ligne incestueuse, mais mieux vaut en prendre la responsabilit&#233; que faire comme si &#231;a n'existait pas. Les discussions, d'accord ou pas, les gal&#232;res ensemble parfois, avec &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article179' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Dominique Viart&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article104' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jean-Bernard Vray&lt;/a&gt; et quelques autres ci-dessous datent parfois de plus de dix ans, vingt ans pour Lebrun et Bergounioux... L'&#233;quipe de Saint-Etienne a men&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es un colloque Michon et un colloque Echenoz dont les explorations th&#233;oriques rejaillissent directement dans notre travail. J'ai &#233;videmment la trouille : peur de passer pour un mort, oeuvre close. On sait bien, de notre c&#244;t&#233;, qu'il n'y a pas &#224; rouvrir les livres publi&#233;s, et que la masse de difficult&#233; qui pr&#233;lude au suivant s'est augment&#233;e. DV et J-B V m'ont impos&#233; &#233;videmment de ne me m&#234;ler en rien de la composition de ce colloque organis&#233; par les &#233;quipes de recherche du C.I.E.R.E.C. (Univ. de Saint-Etienne) et ALITHILA (Univ. Lille 3). Je leur suis reconnaissant de la confiance qu'ils t&#233;moignent en acceptant que quelques proches m'&#233;paulent, et notamment la garde rapproch&#233;e, Bergou, Pifar&#233;ly, Cazeneuve, Souchon (je m'excuse aupr&#232;s d'eux pour le terme). L'id&#233;e qu'il y a du collectif dans le plus singulier de notre travail est depuis tr&#232;s longtemps une des convictions qui m'aide le plus &#224; tenir dans les traverses. Et elles ne sont pas toujours paisibles ni heureuses. Je me sens &#233;videmment, dans une telle initiative, en porte-&#224;-faux : longtemps que je pr&#233;f&#232;re, au lieu de parler de mon boulot, intervenir sur Kolt&#232;s ou Michaux, lire Rabelais. J'accepterai donc le porte-&#224;-faux, et je me dis qu'au moins il y aura quelqu'un pour s'occuper du podcast... En tout cas, je tiendrai ici l'information &#224; jour. Ci-dessous, ce n'est que provisoire, et courrier priv&#233; des organisateurs. FB.
&lt;p&gt;T&#233;l&#233;charger le programme d&#233;finitif (pdf, 2Mo) :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_529 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/pdf/Programme.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 2.2 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772396308' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Colloque international 22-23-24 mars 2007&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Bon, &#233;clats de r&#233;alit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;pr&#233;-programme mis &#224; jour le 26 f&#233;vrier 2007 &#8212; merci DV / JBV&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'oeuvre narrative de Fran&#231;ois Bon dans son ensemble, se construit du rapport au r&#233;el social contemporain de l'&#233;criture ; la derni&#232;re des cinq le&#231;ons de po&#233;tique de P. Bergounioux &#224; la Villa Gillet, qui cherche &#224; caract&#233;riser cette &#339;uvre, s'intitule &#171; Fran&#231;ois Bon et le monde pr&#233;sent &#187; . &lt;br&gt;
Jusqu'en 2002 (date de publication de &lt;i&gt;Rolling Stones une biographie&lt;/i&gt; chez Fayard), on peut y rep&#233;rer deux versants distincts. En 1982, &lt;i&gt;Sortie d'usine&lt;/i&gt;, inaugure la s&#233;rie des romans publi&#233;s aux &#233;ditions de Minuit : &lt;i&gt;Limite&lt;/i&gt; (1985), &lt;i&gt;Le Crime de Buzon&lt;/i&gt; (1986), &lt;i&gt;D&#233;cor ciment&lt;/i&gt; (1988), &lt;i&gt;Calvaire des chiens&lt;/i&gt; (1990), &lt;i&gt;Un fait divers&lt;/i&gt; (1993). Ce sont des &#171; romans du r&#233;el &#187;, qui se d&#233;marquent du r&#233;alisme, comme le note Dominique Viart. &lt;br&gt;
Ce r&#233;el contemporain auquel il renvoie, c'est le travail en usine, le ch&#244;mage, la vie dans les grands ensembles, le monde carc&#233;ral, l'errance sociale. Des exp&#233;riences urbaines nourrissent ces romans : Bon s&#233;journe un an dans la tour Karl Marx &#224; Bobigny et &lt;i&gt;D&#233;cor ciment&lt;/i&gt; en garde trace, un an &#224; Berlin en 1987-88, et apr&#232;s la chute du mur en 1990 est publi&#233; &lt;i&gt;Calvaire des chiens&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;
En 1992, L'enterrement, malgr&#233; un fugitif retour au roman avec Un fait divers, ouvre la s&#233;rie des r&#233;cits publi&#233;s par Verdier : &lt;i&gt;Temps machine&lt;/i&gt; (1993), &lt;i&gt;C'&#233;tait toute une vie&lt;/i&gt; (1995), &lt;i&gt;Parking&lt;/i&gt; (1996), &lt;i&gt;Prison&lt;/i&gt; (1997), &lt;i&gt;Paysage fer&lt;/i&gt; (2000), &lt;i&gt;M&#233;canique&lt;/i&gt; (2001). &lt;i&gt;Temps machine&lt;/i&gt;, onze ans seulement apr&#232;s &lt;i&gt;Sortie d'usine&lt;/i&gt; mais apr&#232;s une mutation d&#233;cisive du monde industriel, revisite &#171; le monde d&#233;fait et cass&#233; des usines (&#8230;) pour retrouver la part qui nous revient d'une &#233;pop&#233;e d&#233;sormais close &#187;. En 1992 Bon s'engage dans une exp&#233;rience qui se poursuit toujours d'ateliers d'&#233;criture (et le mot atelier importe), conduite, en milieu urbain et notamment avec des exclus : ch&#244;meurs, prisonniers, SDF. C'&#233;tait toute une vie renvoie &#224; une exp&#233;rience d'&#233;criture conduite &#224; Lod&#232;ve et Prison &#224; une exp&#233;rience d'&#233;criture en milieu p&#233;nitentiaire. &lt;i&gt;Paysage fer&lt;/i&gt; r&#233;sulte d'une exp&#233;rience d'&#233;criture conduite avec des S.D.F. nanc&#233;ens. &lt;br&gt;
Les deux pratiques successives, du roman et du r&#233;cit r&#233;f&#232;rent d'une mani&#232;re d&#233;cisive &#224; l'empreinte du social, ainsi que les &#233;critures de F. Bon li&#233;es &#224; une production pour le th&#233;&#226;tre, le cin&#233;ma et celles qui ont pour support l'Internet .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;diath&#232;que de Saint-&#201;tienne accueillera le colloque (salle de conf&#233;rences multi-media).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partenariats&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Maison des &#201;crivains (H&#244;tel d'Avejan, 57 rue de Verneuil, 75007, Paris)&lt;br&gt;
Ville de Saint-&#201;tienne&lt;br&gt;
M&#233;diath&#232;que municipale&lt;br&gt;
R&#233;gion Rh&#244;ne-Alpes&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le colloque&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
En organisant un colloque universitaire ainsi que diverses manifestations culturelles autour de l'&#339;uvre de Fran&#231;ois Bon, il s'agit de lui rendre hommage, de la mettre en d&#233;bat, de faire entendre les r&#233;sonances qu'elle suscite. Dans toute son ampleur et avec ses multiples visages : des romans aux r&#233;cits, du th&#233;&#226;tre au cin&#233;ma, des ateliers d'&#233;criture &#224; son implication critique ; ses interventions et collaborations, avec des photographes, des musiciens&#8230;&lt;br&gt;
Les manifestations dans leur ensemble prendront la forme de rencontres &#224; la fois universitaires et artistiques, intellectuelles et culturelles. Expositions, projections, mise en voix, mise en sc&#232;ne, tables rondes et communications. Des d&#233;bats aussi, qui exc&#232;deront la litt&#233;rature et la mettront en dialogue avec d'autres disciplines : philosophie, urbanisme, sociologie, histoire&#8230;&lt;br&gt;
Les interventions universitaires seront th&#233;matiquement regroup&#233;es. Trois tables rondes (avec F. Bon et quelques interlocuteurs &#233;crivains ou universitaires) examineront :
&lt;br /&gt;&#8212; la question du rapport r&#233;el/fiction &lt;br /&gt;&#8212; le rapport de l'&#339;uvre de F. Bon &#224; l'univers urbain &lt;br /&gt;&#8212; la pratique de l'atelier d'&#233;criture de F. Bon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Manifestations autour du colloque&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; &lt;i&gt;Paysage fer&lt;/i&gt;, un film de Fabrice Cazeneuve et Fran&#231;ois Bon, suivi d'un d&#233;bat avec Fran&#231;ois Bon, Fabrice Cazeneuve et Micha&#235;l Sheringham, jeudi 22 mars, M&#233;diath&#232;que centrale de Tarentaize,&lt;br class='autobr' /&gt;
19h30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Performance voix et musique : Fran&#231;ois Bon (lecture) et Dominique Pifar&#233;ly (violon &#233;lectrique et acoustique) : &lt;i&gt;Tumulte&lt;/i&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 23 mars, M&#233;diath&#232;que centrale de Tarentaize,&lt;br class='autobr' /&gt;
18h30&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Exposition virtuelle (r&#233;alisation : Alexandra Saemmer)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Collaborations europ&#233;ennes&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Il s'agit d'un colloque universitaire organis&#233; par la composante &#171; Litt&#233;rature &#187; du C.I.E.R.E.C en collaboration avec une autre &#233;quipe : Centre Roman-20-50, Alithila (Analyses Litt&#233;raires et Histoire de la Langue), de l'Universit&#233; Lille 3.&lt;br&gt;
Le colloque est le prolongement d'un travail conduit durant l'ann&#233;e 2005-2006 dans le s&#233;minaire &#171; Texte et intertextes &#187; du C.I.R.E.C., anim&#233; par J-B. Vray.&lt;br&gt;
Ce colloque r&#233;sulte de la collaboration des &#233;quipes lilloise et st&#233;phanoise qui s'attachent toutes deux &#224; l'&#233;tude de la litt&#233;rature fran&#231;aise de l'extr&#234;me contemporain et prolonge la collaboration de l'&#233;quipe st&#233;phanoise et de ses homologues italiennes :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; GREC (Groupe de Recherche sur l'Extr&#234;me Contemporain, Universit&#233; de Bari), Dir. : Matteo Majorano
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ARGEC (Atelier de Recherche G&#233;nois sur l'Extr&#234;me Contemporaine, Universit&#233; de Genova), Dir. : Elisa Bricco
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; LARC (Laboratorio di Ricerca sul Contemporaneo, Universit&#233; de Rome-La Sapienza et Universit&#233; de Cassino), Dir. Gianfranco Rubino.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension internationale et francophone du colloque est importante : sept des universitaires invit&#233;s sont europ&#233;ens non fran&#231;ais, mais tous &#233;minemment francophones. Les professeurs Asholt Wolfgang (Universit&#233; d'Osnabr&#252;ck, Allemagne), Rubino Gianfranco (Universit&#233; La Sapienza, Rome, Italie) et &lt;br class='autobr' /&gt;
Sheringham Michael (Universit&#233; d'Oxford, Angleterre) font partie du comit&#233; scientifique du colloque. &lt;br&gt;
Madame Bricco (Universit&#233; de G&#234;nes)a s&#233;journ&#233; un mois au C.I.E.R.E.C. en f&#233;vrier 2006, y a organis&#233; notamment une Journ&#233;e d'&#233;tude Christian Gailly qui donnera lieu en 2007 &#224; la premi&#232;re publication collective sur cet auteur des &#233;ditions de Minuit (publication pr&#233;vue aux PUSE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Responsables scientifiques du colloque&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Les responsables de la manifestation sont les Professeurs Dominique Viart &lt;br&gt;(Universit&#233; Lille 3, &#233;quipe roman 20-50) et Jean-Bernard Vray (U.J.M., &#233;quipe du C.I.E. R.E.C)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comit&#233; scientifique du colloque&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Prof. Asholt Wolfgang (Universit&#233; d'Osnabr&#252;ck, Allemagne)&lt;br&gt;
Prof. Rubino Gianfranco (Universit&#233; La Sapienza, Rome, Italie)&lt;br&gt;
Prof. Sheringham Michael (Universit&#233; d'Oxford, Angleterre)&lt;br&gt;
Prof. Viart Dominique (Universit&#233; Lille 3)&lt;br&gt;
Prof. Vray Jean Bernard (Universit&#233; Jean Monnet, Saint-&#201;tienne, CIEREC)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Universitaires&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Asholt Wolfgang (Universit&#233; d'Osnabr&#252;ck, Allemagne)&lt;br&gt;
Bourdieu S&#233;verine (Universit&#233; de Bordeaux3)&lt;br&gt;
Florey Sonya (Universit&#233; de Lausanne)&lt;br&gt;
Bricco Elisa (Universit&#233; de G&#234;nes, Italie)&lt;br&gt;
Chaudier St&#233;phane (Universit&#233; Jean Monnet, Saint-&#201;tienne, CIEREC)&lt;br&gt;
Douzou Catherine (Universit&#233; Lille 3)&lt;br&gt;
Fortin Jutta-Emma (Universit&#233; de Vienne, Autriche)&lt;br&gt;
Gefen Alexandre (Universit&#233; de Bordeaux)&lt;br&gt;
Hippolyte Pierre (Universit&#233; de Limoges)&lt;br&gt;
J&#233;rusalem Christine (Universit&#233; Jean Monnet, Saint-&#201;tienne, CIEREC)&lt;br&gt;
Roche Anne (Universit&#233; de Provence, Aix-en-Provence)&lt;br&gt;
Rubino Gianfranco (Universit&#233; La Sapienza, Rome, Italie)&lt;br&gt;
Saemmer Alexandra (Universit&#233; Lumi&#232;re-Lyon 2)&lt;br&gt;
Sheringham Michael (Universit&#233; d'Oxford, Angleterre)&lt;br&gt;
Van Montfrans Manet (Universit&#233; d'Amsterdam, Hollande)&lt;br&gt;
Viart Dominique (Universit&#233; Lille 3)&lt;br&gt;
Vray Jean Bernard (Universit&#233; Jean Monnet, Saint-&#201;tienne, CIEREC)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;crivains, artistes et critiques invit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Pierre Bergounioux&lt;br&gt;
Jean-Claude Lebrun&lt;br&gt;
Patrick Souchon&lt;br&gt;
Jean-No&#235;l Blanc&lt;br&gt;
Dominique Pifar&#233;ly &lt;br&gt;
Fabrice Cazeneuve&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Annexe 1&#8212; pr&#233;-programme&lt;/h2&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;JEUDI 22 MARS&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Matin&lt;br&gt;
10h Ouverture du colloque : &lt;br&gt;
JB Vray / D Viart&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I- &#171; On &#233;crit avec de soi &#187;&lt;br&gt;
10h15&lt;br&gt;
Elisa Bricco &lt;br&gt; &#171; &#201;clats du moi dans l'&#339;uvre de Fran&#231;ois Bon &#187;&lt;br&gt;
10h 45&lt;br&gt;
Jutta Fortin : M&#233;canique de Fran&#231;ois Bon : &#171; dresser portrait du mort &#187;&lt;br&gt;
11h 15&lt;br&gt;
Alexandre Gefen &lt;br&gt;
&#171; Il n'y a rien a ajouter &#224; ce qui est &#187; : Fran&#231;ois Bon biographe&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11h 45&lt;br&gt;
Discussion - pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s-midi&lt;br&gt;
II- D&#233;cors urbains&lt;br&gt;
La ville : &#171; toute l'interrogation est dans ce qu'elle bouleverse &#187; &lt;br&gt;
14h 30 &lt;br&gt;
Pierre Hippolyte &lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon - Edward Hopper : peinture, archi-texture et fiction&lt;br&gt;
15h 00&lt;br&gt;
Jean-Claude Lebrun&lt;br&gt;
L'ouverture de D&#233;cor Ciment : une courte pratique de l'extr&#234;me chez Fran&#231;ois Bon&lt;br&gt;
15h 30 &lt;br&gt;
Christine J&#233;rusalem : &lt;br class='autobr' /&gt;
Les friches industrielles dans l'&#339;uvre de Fran&#231;ois Bon&lt;br&gt;
16h 00&lt;br&gt;
Discussion - pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17h 10 &lt;br&gt;
Entretien&lt;br&gt;
&#171; Dehors est la ville &#187;&lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon, Jean-No&#235;l Blanc et Jean-Bernard Vray&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19h 00 &lt;br&gt;
Projection de Paysage fer (52')&lt;br&gt;
M&#233;diath&#232;que centrale de Tarentaize, (Salle Robert Mazoyer)&lt;br&gt;
20h00&lt;br&gt;
Discussion autour du film avec Fran&#231;ois Bon, Michael Sheringham&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VENDREDI 23 MARS&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Matin&lt;br&gt;
III- &#171; Faire se r&#233;v&#233;ler le r&#233;el &#187; &lt;br&gt;
9h 30&lt;br&gt;
Catherine Douzou &lt;br&gt;
Parking&lt;br&gt;
10h 00&lt;br&gt;
Gianfranco Rubino &lt;br&gt; Espace(s)&lt;br&gt;
10h 30&lt;br&gt;
Discussion - pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10h 45&lt;br&gt;
S&#233;verine Bourdieu &lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon : un archiviste du pr&#233;sent ?&lt;br&gt;
11h 15 &lt;br&gt;
Wolfgang Asholt &lt;br&gt; Calvaire des chiens, un dernier roman ?&lt;br&gt;
11h 45 &lt;br&gt;
Discussion&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s-midi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III- Daewoo roman&lt;br&gt;
14h30&lt;br&gt;
Sonya Florey &lt;br&gt;
De Sortie d'usine &#224; Daewoo : chronique d'une mutation&lt;br&gt;
15h&lt;br&gt;
Manet Van Montfrans &lt;br&gt;
&#201;voquer un lieu, un visage : techniques d'&#233;criture et de r&#233;cit dans Daewoo&lt;br&gt;
15h30&lt;br&gt;
St&#233;phane Chaudier &lt;br&gt;
Daewoo : un roman marxiste &#224; l'&#226;ge d'or du lib&#233;ralisme ?&lt;br&gt;
16h&lt;br&gt;
Discussion et pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16h 30&lt;br&gt;
Table ronde : &lt;br&gt;
&#201;clats de r&#233;alit&#233; : &#233;crire le r&#233;el selon Fran&#231;ois Bon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mod&#233;rateur : Jean-Claude Lebrun &lt;br&gt;
Sheringham Michael &lt;br&gt;
Bergounioux Pierre &lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon&lt;br&gt;
Dominique Viart&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18h 30&lt;br&gt;
Performance &#171; Tumulte &#187; Bon-Pifar&#233;ly &lt;br&gt;
M&#233;diath&#232;que centrale de Tarentaize, (Salle Robert Mazoyer)&lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon (textes de Tumulte et voix) et Dominique Pifar&#233;ly (violon &#233;lectrique et acoustique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAMEDI 24 MARS&lt;br&gt;
V- La fabrique de l'&#233;criture&lt;br&gt;
9h30&lt;br&gt;
Alexandra Saemmer &lt;br&gt;
Tumulte en ligne&lt;br class='autobr' /&gt;
10h 00&lt;br&gt;
Pierre Bergounioux&lt;br&gt;
H&#233;t&#233;rogamie et litt&#233;rature&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10h30&lt;br&gt;
Discussion et pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11h &lt;br&gt;
Table ronde&lt;br&gt;
&#171; Tous les mots sont adultes &#187; : l'atelier d'&#233;criture&lt;br&gt;
Mod&#233;ratrice : Anne Roche &lt;br&gt;
Amandine Rual&lt;br&gt;
Nicole Voltz &lt;br&gt;
Patrick Souchon&lt;br&gt;
Fran&#231;ois Bon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12h 30&lt;br&gt;
Cl&#244;ture du colloque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOTA : Parmi les contributeurs se trouveront deux chercheuses associ&#233;es au C.I.E.R.E.C. pour un s&#233;jour post-doctoral :
&lt;br /&gt;&#8212; Alexandra Saemmer, chercheuse allemande (universit&#233; d'origine : Passau) a &#233;t&#233; retenue par le Conseil Scientifique pour un accueil post-doctoral en 2004-2005. Elle a organis&#233; avec Monique Maza le colloque C.I.E.R.E.C. &#171; E-Formes. &#201;critures visuelles sur support num&#233;rique &#187; (4-5 novembre 2005), actes &#224; para&#238;tre aux PUSE en 2007 comme le livre d'Alexandra Mati&#232;res verbales sur support num&#233;rique, r&#233;dig&#233; pendant le s&#233;jour post-doctoral. &lt;br /&gt;&#8212; Jutta Emma Fortin, une coll&#232;gue autrichienne de l &#8216;Universit&#233; de Vienne, qui a obtenu la bourse du FWF pour travailler au C.I.E.R.E.C en 2006-2007 et 2008 sur le sujet &#171; The Ghost in Contemporary French Narrative (1975-2005) &#187;, sujet qui s'inscrit dans l'axe de recherche de la composante litt&#233;raire du C.I.R.E.C. pour le quadriennal 2007-2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Viart &amp; Vercier : litt&#233;rature avec compl&#233;ment d'objet</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article179</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article179</guid>
		<dc:date>2005-10-19T16:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Viart, Dominique </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La litt&#233;rature fran&#231;aise au pr&#233;sent, par Dominique Viart et Bruno Vercier&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;quelques contemporains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot96" rel="tag"&gt;Viart, Dominique &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton179.jpg?1352732091' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;compl&#233;ment : le 7 d&#233;cembre 2003, &#224; Tokyo, une conf&#233;rence de Dominique Viart,&lt;/i&gt;La po&#233;sie fran&#231;aise et le sens de la pr&#233;carit&#233;&lt;i&gt; enregistr&#233;e, pr&#233;par&#233;e et mise en ligne par &lt;a href=&#034;http://www.berlol.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Patrick Rebollar&lt;/a&gt; _ avec l'accord de D Viart et Franck Villain, universit&#233; de Tsukuba _ &lt;a href=&#034;http://www.berlol.net/20031207MFJviart.mp3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;couter en audio&lt;/a&gt; (1h) _ t&#233;l&#233;chargement iPod via touche ALT _ &#224; para&#238;tre in &#034;Le ha&#239;ku vu d'ici&#034; Franck Villain (dir.),&lt;br class='autobr' /&gt;
Revue des Sciences humaines (Lille), n&#198;282, printemps 2006.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;photographie : &#034;le romancier, l'essayiste et leurs accessoires&#034;, &#224; partir d'une photo num&#233;rique de Patrick Rebollar, je m'amuse (Dominique Viart avec Jean-Philippe Toussaint, Tokyo 2003) - merci &#224; &lt;a href=&#034;http://www.berlol.net/dotclear/index.php/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;PR&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#224; lire aussi : la lecture de &lt;a href=&#034;http://www.jcbourdais.net/journal/19oct05.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jean-Claude Bourdais&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les essais qui pr&#233;tendent rassembler en tableau global la litt&#233;rature d'aujourd'hui, dans la diversit&#233; de ses lignes de force, &#224; la fois sous le poids &#233;crasant des lois m&#233;diatiques, et dans le contexte d'une industrie en mutation acc&#233;l&#233;r&#233;e et radicale, sont souvent d&#233;cevants, et prenant comme figure oblig&#233;e les positions conquises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique Viart m&#232;ne depuis de nombreuses ann&#233;es, tout autour du monde via ses interventions dans les colloques et universit&#233;s, ainsi que dans le laboratoire tr&#232;s vivant qu'est l'universit&#233; Lille III, une r&#233;flexion sur comment nous travaillons, et ce que nous cherchons, souvent aussi dans un dialogue direct avec les auteurs qu'il re&#231;oit. Pour ma part, ce dialogue avec Dominique Viart s'est &#233;tabli il y a plus de dix ans, et nous y avons plusieurs fois fait &#233;cho dans remue.net via les dossiers &lt;a href=&#034;http://www.remue.net/cont/Viart03Emaz.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Antoine Emaz&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.remue.net/spip.php?article891&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claude Simon&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;http://www.remue.net/cont/Viart02Dupin.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jacques Dupin&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editions-bordas.com/index.php?act=l&amp;id=9782047299524&amp;cat_id=&amp;ss_cat_id=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La litt&#233;rature fran&#231;aise au pr&#233;sent&lt;/a&gt;, qu'il propose avec Bruno Vercier est une inflexion, parce qu'il se saisit de plain pied, avec l'effort physique et la violence n&#233;cessaires, des concepts principaux, ceux sur lesquels la transmission scolaire, par exemple, continue de s'&#233;tablir alors qu'ils ne peuvent faire lien avec le travail d'aujourd'hui qu'&#224; cette condition d'&#234;tre examin&#233;s en tant que concepts, eux-m&#234;mes sujets &#224; bouleversement : la notion de genre, et notamment autofiction, r&#233;cit, la notion de r&#233;el et ce qui s'en induit dans une lecture boulevers&#233;e de l'Histoire, la notion de personnage dans un concept d&#233;plac&#233; d'identit&#233; et de sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force du Viart et Vercier, c'est de ne pas s'en tenir &#224; un &#233;tat des lieux contingent, mais de l'appr&#233;hender depuis l&#224; o&#249; il s'enracine, via le &lt;i&gt;nouveau roman&lt;/i&gt; en particulier, et qui y a &#233;merg&#233; de ces changements de concept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un livre atelier, et pas un livre de plus. Il ne s'agit pas de petite pol&#233;mique &#224; faire vendre, mais aussi de revisite et d&#233;couverte, o&#249; on nous offre des passages plus aigus de Marguerite Duras ou Jacques R&#233;da, Richard Millet ou Eric Chevillard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Viart, on se chahute assez souvent l'un l'autre : il ne s'agit pas ici d'une intervention de politesse. Je le remercie, voil&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet essai fait plus de 450 pages, mais comptez sur 150 extraits au moins d'oeuvres rares, une appr&#233;hension physique du travail d'&#233;criture aujourd'hui : d'o&#249; le fait que je me permette d'emprunter 3 pages &#224; l'introduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le &lt;a href=&#034;http://www.remue.net/cont/vialaDicoPuf.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dictionnaire du litt&#233;raire&lt;/a&gt; initi&#233; par Alain Viala aux PUF il y a 2 ans (Alain Viala qui vient d'ailleurs de publier une &lt;i&gt;Lettre &#224; Rousseau sur l'int&#233;r&#234;t litt&#233;raire&lt;/i&gt; qui t&#233;moigne du m&#234;me d&#233;placement de concepts, dans une litt&#233;rature qui ne peut se permettre d'ignorer son &#034;objet&#034;), ce livre est destin&#233; &#224; faire r&#233;f&#233;rence. Un tous les deux ans, on peut se permettre de le dire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;FB&lt;/a&gt; (photo ci-dessus : Dominique Viart)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;une nouvelle &#232;re litt&#233;raire ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;extrait de l'introduction &#224; &#034;La litt&#233;rature fran&#231;aise au pr&#233;sent&#034;, par Dominique Viart et Bruno Vercier &#169; &#233;ditions Bordas&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la litt&#233;rature change, c'est que changent ses pr&#233;occupations, en &#233;cho sans doute avec son temps. Le d&#233;sir, la n&#233;cessit&#233; ou l'urgence qui poussent un &#233;crivain &#224; &#233;crire rel&#232;vent certes pour partie de motivations personnelles ou de pr&#233;dispositions particuli&#232;res. Mais ces motivations sont n&#233;es au contact d'un univers et se manifestent dans l'&#339;uvre qui en porte la trace. On peut les y retrouver, d'autant plus qu'elles sont partag&#233;es : l'&#233;crivain n'est pas seul dans son coin &#224; poursuivre son &#339;uvre, indiff&#233;rent &#224; tout. Le monde moderne a fait justice de cette image romantique. Aussi d&#233;couvre-t-on &#224; travers les livres des questions insistantes. Or, si notre &#233;poque est singuli&#232;re, c'est d'abord &#224; travers les th&#232;mes d'&#233;criture qu'elle se donne. Mais aussi - et peut-&#234;tre surtout - par sa fa&#231;on de les aborder. Au confluent de la &lt;i&gt;mati&#232;re&lt;/i&gt; et de la &lt;i&gt;mani&#232;re&lt;/i&gt;, nous avons &#224; notre tour interrog&#233; les &#339;uvres en train de se faire, les questions qui les sollicitent, les scrupules formels qui les habitent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais d&#233;crire ces nouveaux enjeux - ou ces enjeux anciens avec lesquels on renoue de nouvelle fa&#231;on - ne suffit pas. Il fallait aussi consid&#233;rer l'image qu'&#224; elle-m&#234;me la litt&#233;rature se donne : la conception que se fait, aujourd'hui, l'&#233;crivain de son travail et les &#171; postures &#187; qu'il adopte ; ce que deviennent les d&#233;bats esth&#233;tiques et grands &lt;i&gt;genres&lt;/i&gt; de la litt&#233;rature, le r&#233;cit, la po&#233;sie, le th&#233;&#226;tre... Parfois une p&#233;riode litt&#233;raire s'identifie avec une esth&#233;tique dominante, tous genres confondus : au d&#233;but XIX&#232;me si&#232;cle, le romantisme con&#231;oit l'&#233;crivain comme un &#234;tre &#224; part, inspir&#233; et d&#233;chir&#233; &#224; la fois et cette conception r&#232;gne de la m&#234;me fa&#231;on dans la po&#233;sie et le roman, le th&#233;&#226;tre et m&#234;me l'essai. Parfois, au contraire, chaque genre affirme sa singularit&#233; esth&#233;tique : le roman &#233;tait r&#233;aliste, voire &#171; naturaliste &#187; avec Zola et les Goncourt, quand la po&#233;sie &#233;tait &#171; symboliste &#187; avec Verlaine et Mallarm&#233;. Qu'en est-il de notre temps ? En quoi les principaux genres qui partagent la litt&#233;rature sont-ils affect&#233;s, voire transform&#233;s par de telles mutations ? Quelles sont leurs r&#233;sistances, leurs permanences, leurs novations ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...] Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980, la litt&#233;rature s'&#233;loigne des esth&#233;tiques des d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes. La critique structuraliste et les derni&#232;res avant-gardes qui dominaient la sc&#232;ne litt&#233;raire des ann&#233;es 1950 &#224; la fin des ann&#233;es 1970 se m&#233;fiaient de la subjectivit&#233; et du &#171; r&#233;alisme &#187;. Fond&#233;es sur les apports des sciences humaines - linguistique, psychanalyse, etc. - , convaincues que les personnages litt&#233;raires n'&#233;taient que des fabrications verbales, des &#171; &#234;tres aux entrailles de papier &#187; selon la formule de Paul Val&#233;ry, elles pensaient qu'il &#233;tait illusoire de pr&#233;tendre exprimer le sujet ou repr&#233;senter le r&#233;el. La litt&#233;rature, peu &#224; peu persuad&#233;e qu'elle ne pouvait &#233;chapper &#224; la cl&#244;ture du langage, &#233;tait ainsi &#224; elle-m&#234;me devenue son propre miroir, son terrain de pr&#233;dilection et son chantier de fouilles. D&#232;s lors, elle paraissait vou&#233;e &#224; ne plus d&#233;velopper que des &#233;laborations formelles, des jeux avec le langage et avec les structures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait compter sans la pression du monde oublier la facult&#233; de la litt&#233;rature &#224; &lt;i&gt;mettre en &#339;uvre&lt;/i&gt; les exp&#233;riences individuelles et les questions collectives. Aussi ces &#171; objets &#187; se sont-ils &#224; nouveau impos&#233;s aux &#233;crivains, qu'il s'agisse d'&#233;crivains confirm&#233;s dont on a vu l'&#339;uvre s'infl&#233;chir vers ces questions, ou d'autres, plus jeunes, qui semblent n'&#234;tre venus &#224; la litt&#233;rature qu'avec le d&#233;sir d'&#233;crire autour du sujet, du r&#233;el, de la m&#233;moire historique ou personnelle... Sans ignorer les critiques des d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes, la litt&#233;rature contemporaine redonne des objets &#224; l'&#233;criture qui s'en &#233;tait priv&#233;e. C'est pourquoi nous proposons de l'appeler &#171; transitive &#187; comme on le dit, en grammaire, des verbes qui admettent un compl&#233;ment d'objet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...] On aurait tort de voir, dans la mutation esth&#233;tique qui s'origine dans les ann&#233;es 1980, un effet de balancier qui, &#224; la mani&#232;re des cycles d'effervescences baroques et d'assagissements classiques d&#233;crits par Eugenio d'Ors, ferait se succ&#233;der des p&#233;riodes inventives et d'autres plus traditionnelles. Il n'y a en effet aucun retour &#224; la tradition, aucun repli formel, dans la litt&#233;rature de notre temps. Et si, pour pr&#233;senter les caract&#233;ristiques de la p&#233;riode, on recourt parfois &#224; des formules telles que &#171; retour du sujet &#187; ou &#171; retour du r&#233;cit &#187;, ces expressions n'offrent qu'une version tronqu&#233;e de ce qui est v&#233;ritablement en question. Certes, l'on parle &#224; nouveau du &#171; sujet &#187; : le succ&#232;s de &#171; l'autofiction &#187; en est la preuve, et le go&#251;t du &#171; r&#233;cit &#187; conna&#238;t un regain manifeste. Mais les &#233;crivains n'en reviennent pas aux formes litt&#233;raires traditionnelles. Plus juste est de consid&#233;rer qu'effectivement &lt;i&gt;sujet&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;r&#233;cit&lt;/i&gt; (mais aussi &lt;i&gt;r&#233;el&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;engagement critique, lyrisme&lt;/i&gt;...) font retour sur la sc&#232;ne culturelle, mais sous la forme de questions insistantes, de probl&#232;mes irr&#233;solus, de n&#233;cessit&#233;s imp&#233;rieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ren&#233; Char &#233;crit, dans une formule fr&#233;quemment reprise sous la plume des commentateurs du contemporain : &#171; Notre h&#233;ritage nous est livr&#233; sans testament &#187;. Le succ&#232;s m&#234;me de cet aphorisme exprime avec force &#224; la fois la conscience d'un h&#233;ritage - &#224; certains &#233;gards lourds &#224; porter - et le besoin d'interroger le pass&#233;, non pour l'imiter (esth&#233;tique classique), ni pour en jouer (posture post-moderne), mais pour se conna&#238;tre &#224; travers lui, dans une sorte de dialogue qui revitalise des curiosit&#233;s qu'une certaine modernit&#233; &#231;avait d&#233;faites au profit de sa &#171; table rase &#187;. C'est ce qu'exprime Michel Chaillou lorsque, dans la litanie d'images qu'il propose pour d&#233;crire ce qu'il appelle &#171; l'extr&#234;me contemporain &#187;, lui vient cette phrase : &#171; L'extr&#234;me contemporain, c'est mettre tous les si&#232;cles ensemble. &#187; S'il est un trait qui d&#233;finit parfaitement la litt&#233;rature contemporaine (et, &#224; certains &#233;gards, explique que l'on ait pu parler &#224; son endroit de &lt;i&gt;postmodernir&#233;&lt;/i&gt;), c'est bien son renouement avec le d&#233;p&#244;t culturel des si&#232;cles et des civilisations. Elle entre en dialogue avec les livres de la biblioth&#232;que, s'inqui&#232;te de ce qu'ils ont encore &#224; nous dire - des circonstances qui ont suscit&#233; leur venue. Mais elle se souvient &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; des ruptures modernes, du grand bouleversement qu'elles ont introduit et des sid&#233;rantes &#171; com&#232;tes &#187; qui ont travers&#233; le ciel de la litt&#233;rature. Elle &#233;crit avec Rimbaud comme avec Montaigne, avec Proust et Faulkner comme avec Marivaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;extrait &#169; Viart - Vercier, Bordas&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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