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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
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		<title>81 | Philadelphie, bar de nuit</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>2015</dc:subject>
		<dc:subject>Philadelphie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : USA, Philadelphie, 2015&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1031" rel="tag"&gt;2015&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1144" rel="tag"&gt;Philadelphie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Philadelphie aussi ce souvenir : parfois il peut suffire juste de ce coup de barre du soir pour r&#233;cup&#233;ration en cours du d&#233;calage horaire, de la journ&#233;e belle mais harassante si tu as conjugu&#233; la fac, le mus&#233;e, la ville en tout cas il &#233;tait pr&#232;s de minuit et on avait faim, tout &#233;tait soit d&#233;sert soit ferm&#233;, on &#233;tait remont&#233; par des petites rues adjacentes &#224; l'h&#244;tel, &#224; Paris aussi chaque avenue a sur l'arri&#232;re une rue bien plus &#233;troite qui est comme une rue de service, de livraisons, de commodit&#233;s et sans plus aucun apparat, soudain une autre Philadelphie &#233;mergeait qui &#233;tait comme une sorte de Londres &#224; la Dickens puisqu'en plein jour, camions ou crasse jamais tu ne te serais engag&#233; dans ces ruelles mais il y avait cette enseigne bleue avec le mot pizza clignotant (ce n'est pas vraiment exceptionnel ni rare, le mot pizza clignotant rouge ou bleu ou jaune dans les nuits am&#233;ricaines), et puis soudain comme retrouver tout ce monde agit&#233;, bouscul&#233;, rapide, on &#233;tait certainement les seuls touristes dans le caboulot o&#249; les gens de nuit (travaillant la nuit) entraient et ressortaient avec des pochons &#224; emporter, nous on s'&#233;tait assis mais on repartirait aussi avec un doggy bag puisque les portions n'&#233;taient pas &#224; notre discr&#232;te mesure, on avait pay&#233; trois sous mais ces nuages de vapeur et fum&#233;e, ces fritures qui semblaient d&#233;passer en volume sonore la radio commerciale et ses raps, et puis ce qui me reste, ce man&#232;ge &#233;trange &#224; tel moment d'un type lui parfaitement habill&#233;, mais rien de caricatural, rien de voyant ou d'affect&#233; ou &#224; peine sauf que ce n'&#233;tait pas le genre des autres types &#8212; que des hommes ou surtout des hommes &#8212; venus s'asseoir ici ou emportant vers leurs activit&#233;s de nuit les pochons fa&#231;on doggy bag et les canettes, je crois m&#234;me qu'avec le type on avait &#233;chang&#233; quelques mots, il avait d&#251; rester une vingtaine de minutes mais &#224; un moment pr&#233;cis la fille de la caisse lui avait remis en liquide une liasse aussi disproportionn&#233;e que leurs pizzas br&#251;lantes, et il &#233;tait reparti dans la rue, la liasse gliss&#233;e dans le col de sa veste toute&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>80 | Philadelphie, petit-d&#233;j' avec Donald Trump</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Philadelphie</dc:subject>
		<dc:subject>2015</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : USA, Philadelphie, 2015&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1144" rel="tag"&gt;Philadelphie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1031" rel="tag"&gt;2015&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Et Philadelphie mais le troisi&#232;me voyage, sans avoir pu retrouver la veille au soir ce diner de la premi&#232;re fois (mais c'&#233;tait quinze ans plus t&#244;t), au matin quittant l'h&#244;tel qui ne servait pas de petits-d&#233;j' et remontant la rue (cette grande avenue principale qui va du port &#224; la fac, Walnut Street, laissant &#224; un peu de distance Market Street plus monumentale avec la mairie puis l'Independance Hall, en bas aussi le fleuve mais en haut la gare aux Amtrak que le surlendemain, ce premier voyage, on prendrait pour New York) l&#224; &#224; trois pas c'en &#233;tait un, de comptoir petit-d&#233;j' avec doughnuts si on voulait ou omelette ou autre si on pr&#233;f&#233;rait, tenu par un couple asiatique, et le plateau servi et pay&#233; montant &#224; l'&#233;tage (la plupart des autres clients se posant l&#224; niveau rue sur des tabourets inconfortables mais nous on avait le temps), une salle vide avec baie donnant sur Walnut et au fond plus sombre de la salle un &#233;cran de t&#233;l&#233;vision g&#233;ant mais sans personne &#224; regarder puisqu'on &#233;tait les seuls clients, et l&#224; ce matin avec le d&#233;calage horaire qu'il devait &#234;tre &#224; peine sept heures la premi&#232;re fois que vu et entendu Donald Trump, ses d&#233;clarations d'amour, s'&#234;tre dit qu'heureusement qu'un pareil guignol n'aurait aucune chance dans la course au pouvoir, cette impression si bizarre de ce discours paten&#244;tre et paternaliste qui se versait comme &#224; l'eau ti&#232;de sur la salle vide pour personne, et comment tu t'y serais pris cependant pour lui couper le sifflet, le rendez-vous &#224; la fac ce serait l'apr&#232;s-midi, souvenir d'avoir sur Walnut achet&#233; une paire de chaussures sport en solde tellement j'avais les pieds r&#233;tam&#233;s de la journ&#233;e pr&#233;c&#233;dente, et puis que dans une rue parall&#232;le &#224; la Walnut en remontant pour aller &#224; la Barnes &#234;tre pass&#233; devant une boutique transform&#233;e en halte-garderie pour chiens et &#234;tre longtemps rest&#233;, outre quelques photos, &#224; voir comment la socialisation forc&#233;e transformait les bestioles, ou faisait ressortir leurs individualit&#233;s propres mais bien s&#251;r je n'insiste pas, c'est juste un souvenir comme &#231;a et la voix t&#233;l&#233;vis&#233;e de Donald Trump, jamais non ce clown on ne l'aurait pris au s&#233;rieux et puis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>79 |	Philadelphie, premier diner</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Philadelphie</dc:subject>
		<dc:subject>2002</dc:subject>
		<dc:subject>Met, Philippe </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : USA, Philadelphie, 2002, Philippe Met&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1144" rel="tag"&gt;Philadelphie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1112" rel="tag"&gt;2002&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot283" rel="tag"&gt;Met, Philippe &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;h2&gt;79 |	Philadelphie, premier diner&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re fois aux USA c'&#233;tait atterrissage Philadelphie, et si facile qu'on n'a jamais compris pourquoi on ne l'avait pas fait plus t&#244;t, et tout d'abord d&#233;couvrir ce qui ensuite deviendrait ce plaisir un peu suspendu : tu d&#233;colles en milieu de matin&#233;e (m&#234;me si cela suppose, pour nous provinciaux, de venir s'h&#233;berger &#224; Roissy le soir suivant), et tu sors de la douane et de la queue immigration non pas le soir comme ton horloge biologique voudrait te le faire croire, mais en fin de la m&#234;me matin&#233;e, &#233;clipse du temps, et toute une journ&#233;e encore ouverte comme s'il s'agissait d'heures vol&#233;es, avec le cerveau pas bien en place pour appr&#233;hender ce qui se passe (d'ailleurs le lendemain ce sera r&#233;veil &#224; 5 heures du mat'), et la ville alors qui se d&#233;roule comme un film, et l&#224; donc la ville cette aust&#232;re et calme Philadelphie, on y reviendrait au moins trois fois merci Philippe Met, on apprendrait &#224; retrouver la ville comme une vieille amie solide, non pas europ&#233;enne certes mais gardant cette fa&#231;on presque coloniale, une Angleterre transplant&#233;e avec ses bow-windows et ses dimensions presque encore pour pi&#233;tons contrairement aux villes plus r&#233;centes, le port &#224; un bout c&#244;t&#233; fleuve et la fac en remontant tout droit vers l'autre bout, des quartiers calmes, le mus&#233;e et la Barnes (l'ancienne, la nouvelle, on verrait les deux), et puis ce premier soir la timidit&#233; &#224; entrer dans les restaurants, presque m&#234;me la difficult&#233; &#224; savoir ce qui &#233;tait restaurant ici tout pr&#232;s de l'h&#244;tel &#231;a semblait chaud, ouvert, facile ou populeux donc se glisser, c'&#233;tait une sorte de labyrinthe de boxes avec banquettes mais une fois assis qui vous arrivaient &#224; peine &#224; l'&#233;paule et &#224; peine assis dans le box voisin la serveuse pla&#231;ait une tabl&#233;e de quatre policiers dont le moindre faisait deux fois mon format et tout lest&#233;s encore de leurs colts et menottes matraques comme si c'&#233;tait normal de les apporter l&#224; et commandant finalement la m&#234;me chose ou bien l'image rab&#226;ch&#233;e de tout film qui se respecte, mais l&#224; port&#233; &#224; rire et plaisanter, en tout cas conna&#238;tre tout le monde ou faire comme si et tout le monde donc trouvant &#231;a normal, ce brassage, on aurait souvent de nouveau cette sensation mais celle-ci resterait la plus marquante, premier contact avec l'univers des &lt;i&gt;diners&lt;/i&gt; &#8212; puis cette surprise qu'&#224; cette langue aboy&#233;e, galopante et idiomatique, encore Philly ce n'est certes pas le pire, on ne comprenait rien mais alors rien de rien, &#231;a aussi on s'habituerait.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>99 |	la sc&#232;ne est &#224; Buthrot (Racine en Albanie)</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5113</link>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Saranda (Albanie)</dc:subject>
		<dc:subject>Butrint (Albanie)</dc:subject>
		<dc:subject>Degliame, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Kadar&#233;, Isma&#239;l</dc:subject>
		<dc:subject>2007</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Albanie, Saranda, Butrint, 2004, Claude Degliame, Isma&#239;l Kadar&#233;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1140" rel="tag"&gt;Saranda (Albanie)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1141" rel="tag"&gt;Butrint (Albanie)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1142" rel="tag"&gt;Degliame, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1143" rel="tag"&gt;Kadar&#233;, Isma&#239;l&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1118" rel="tag"&gt;2007&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;99 |	la sc&#232;ne est &#224; Buthrot (Racine en Albanie)&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que des souvenirs comme &#231;a chacun n'en a pas alors quel int&#233;r&#234;t de les d&#233;plier ta vie aurait pu se faire autrement, d'autres routes, d'autres villes, d'autres &#233;t&#233;s et pourtant ce midi-l&#224; tu t'en souviens mais tu t'en souviens comme d'une couleur jaune d'un vague fond de musique &#224; teneur folklorique, qu'on devait &#234;tre une quarantaine dans la salle toutes vitres et portes ouvertes, de la v&#233;g&#233;tation au-del&#224; mais ce que tu avais pu disposer dans ton assiette alors l&#224; plus aucun souvenir donc ce jour et ce lieu n'auraient pas droit de cit&#233; dans ce projet pourtant tu le revois &#224; plus de quinze ans de distance aussi net, les situations o&#249; bien forc&#233; de se ravaler soi-m&#234;me au rang de touriste, dans un circuit organis&#233; de tourisme et &#231;a &#224; la journ&#233;e, bateau, bus et repas compris, on aurait comment pourtant pu acc&#233;der &#224; Butrint dans l'incipit de l'&lt;i&gt;Andromaque&lt;/i&gt; de Racine il y a cette phrase qui toujours fait passer d'un monde &#224; l'autre (quel autre : un monde int&#233;rieur, un monde qui n'appartient qu'aux livres, un monde qui n'appartient qu'&#224; Racine, encore qu'une fois mais une seule fois dans toute ma vie j'ai pu voir Racine au th&#233;&#226;tre mais est-ce que c'&#233;tait &#231;a, cette fille seule dans ce que je me souviens &#234;tre un grand entresol de b&#233;ton avec des piliers dont elle jouait, redonnant tout Ph&#232;dre en monologue, Claude D&#233;gliame probablement 1980 et toujours tu te souviens du nom et du moment, et que par les soupirails (j'insiste : ni lucarnes ni pluriel en -aux) qui &#233;clairaient du dehors le soir &#233;tait lentement venu passant de l'incendie &#233;ph&#233;m&#232;re des rouges &#224; la presque obscurit&#233; tout &#224; la fin) : la sc&#232;ne est &#224; Buthrot, partis donc de Corfou, port de Corfou au matin, le bateau sur la nappe bleue immobile, la c&#244;te qui s'&#233;loigne tandis qu'une autre grandit lentement plus loin, l'arriv&#233;e au port de Saranda cette impression de couleurs embo&#238;t&#233;es juxtapos&#233;es superpos&#233;es ces villes en amphith&#233;&#226;tre pos&#233;es droit et de loin comme &#224; la verticale sur la M&#233;diterran&#233;e immobile, le bus nous emmenait directement et c'&#233;tait quand m&#234;me pas loin d'une heure, des virages, une route &#233;troite, ces maisons comme en Gr&#232;ce commenc&#233;es mais jamais finies, les aper&#231;us vertigineux de la mer au-dessous, l'impression que jamais ce bus qui penchait &#224; chaque virage, grondant et fumant, fabrication sovi&#233;tique certainement, ne pourrait croiser les camions surcharg&#233;s d&#233;boulant d'en face et finalement on y &#233;tait &#224; Butrint, on descendait &#233;bloui sur ce parking, une rivi&#232;re large et immobile, un bac de passeur qu'on ne prendrait pas, sur une photo que j'ai prise &#224; cet endroit sur l'autre rive ou plut&#244;t une &#238;le du vieil estuaire une Mobylette dress&#233;e comme une statue et &#224; c&#244;t&#233; une silhouette &#224; contrejour : un type immobile p&#234;che &#224; la ligne, pr&#232;s du passeur une cahute qui vend des boissons mais on rentre dans le monde des ruines, on d&#233;ambule chez Andromaque m&#234;me, on s'assoit sur les gradins du vieux th&#233;&#226;tre, par endroits des zones non fouill&#233;es vous laissent emprunter des bribes d'escaliers, des replis de ruelle et ce ne sont plus des ruines mais le temps m&#234;me qu'on arpente, en d'autres endroits une fortification droit dress&#233;e face &#224; la rivi&#232;re brune ou presque noir sous la violence du ciel, presque &#233;tale, contemple les montagnes d'en face, la Gr&#232;ce d'o&#249; plus rien ne menace &#8211; j'ai fait des photos bien s&#251;r mais toutes surexpos&#233;es, ce serait aujourd'hui je ne m'y prendrais plus de cette fa&#231;on mais c'est comme &#231;a &#8211;-, je gambergeais &#224; un film qui serait jouer &lt;i&gt;Andromaque&lt;/i&gt; l&#224; in situ dans les ruines, les vieux escaliers mit&#233;s et les fortifications fi&#232;res, le film serait la pi&#232;ce et le making-of je crois m&#234;me en avoir fait un billet de blog et &#224; l'&#233;poque on aurait pu y croire &#224; un projet pareil sinon que personne ne se souvenait de Butr&#244;t qui maintenant s'appelait Butrint, deux heures de noyade &#224; force de temps, d'architectures et de lumi&#232;re, ou cette impression de n'en pas avoir vu la moiti&#233; c'&#233;tait d&#233;j&#224; rejoindre le bus, s'empaffer &#224; moiti&#233; puisque autant valait sommeiller que se refaire des frayeurs et c'est l&#224; qu'&#224; Saranda, de retour &#224; Saranda on nous avait men&#233; dans cette salle de restaurant r&#233;serv&#233;e aux passagers du bus, le voyage d'une journ&#233;e Corfou-Albanie c'&#233;tait repas compris, ou m&#234;me tout compris, de toute fa&#231;on on n'aurait pas pu changer de monnaie (quelques gamins qui nous apostropheraient dans les rues de la vieille ville un peu plus tard : Euros, euros ?), c'&#233;tait un visa provisoire mais &#231;a aussi pour l'Albanie une bonne affaire et depuis le bus on avait bien vu le cap, entre Saranda et Butrint, o&#249; le Club Med' voulait &#233;tablir une de ses enclaves &#224; f&#234;tes et vacances pas pour nous non merci, une fragilit&#233; des temps, une bascule des temps et pas possible rien regretter bien s&#251;r de ce qui finissait : on avait eu deux heures &#224; d&#233;ambuler dans les rues vides parce que le hasard nous avait men&#233;s l&#224; un dimanche puis bateau retour, longeant un moment la c&#244;te Butrint devin&#233;e, Butrint aper&#231;ue, Buthrot adieu, Saranda la verticale d&#233;pliant d'un seul coup toute l'histoire de l'Albanie et les semaines et mois suivants c'est tout Kadar&#233; qu'on relirait.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ailleurs dans Tiers Livre : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article135&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Andromaque &#224; Butrint, journal images&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article942' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la sc&#232;ne est &#224; Buthrot (id&#233;e pour un film)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>71 | club parapente Saint-Andr&#233;-des-Alpes</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5112</link>
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		<dc:date>2022-01-25T07:37:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Saint-Andr&#233;-des-Alpes (04)</dc:subject>
		<dc:subject>ind&#233;termin&#233; (date)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Saint-Andr&#233; des Alpes (04), date ind&#233;termin&#233;e, Fran&#231;ois Bon (homonyme)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1139" rel="tag"&gt;Saint-Andr&#233;-des-Alpes (04)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1134" rel="tag"&gt;ind&#233;termin&#233; (date)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;71 | club parapente Saint-Andr&#233;-des-Alpes&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Et si, se rapportant &#224; cette &#233;poque, tu te concentres sur cette id&#233;e de lieux dans lesquels tu entres uniquement parce qu'ils offrent une connexion wifi, il y a &#224; Saint-Andr&#233; des Alpes cette station d'atterrissage des parapentes, un simple auvent en bord de champ et la wifi dans la petite cabane de b&#233;ton o&#249; ils tiennent leur mat&#233;riel et la comptabilit&#233; des inscriptions et r&#233;servations, le frigo avec les sodas et le petit encadr&#233; pos&#233; sur les tables : &lt;i&gt;connexion offerte mais buvez quelque chose ?&lt;/i&gt; et c'&#233;tait bien volontiers &#233;videmment, d'autant que la wifi &#233;tait confortable et qu'&#224; cette &#233;poque-l&#224; tu devais suivre tes ventes de livres &#233;lectroniques on n'avait pas tout automatis&#233; le processus, la salve de mails quand tu venais chaque 48 heures ou 72 heures (l'&#233;pop&#233;e humble et obstin&#233;e de ma coop&#233;rative d'&#233;dition avant break down et que tout se passait manuellement), tu luttais dans le recoin d'ombre contre les faux reflets, les chiens &#224; se balader dans tes jambes et les histoires si valorisantes que les parapentistes se racontaient &#224; voix trop forte et grands &#233;clats de rire, dans le petit bureau o&#249; tu payais symboliquement ton Coca une photo prise ici m&#234;me de &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1207' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ton homonyme&lt;/a&gt; champion de tous les vols et &#171; free style &#187; (on ne s'est jamais crois&#233;, mais parfois un petit message amical, j'ai au moins sept autres homonymes dont un qui &#233;crit aussi des livres et plusieurs fois, non pas avec lui mais avec nos &#233;diteurs payeurs &#231;a a &#233;t&#233; plus compliqu&#233;), on finissait par se conna&#238;tre puisqu'une fois je suis mont&#233; en camionnette jusqu'&#224; leur point d'envol sept cents m&#232;tres au-dessus, &#224; charge pour moi de rapatrier le van neuf places tandis qu'ils redescendaient par le chemin des vents &#8212; et plusieurs &#233;t&#233; de suite comme &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>70 | Corfou, &#233;t&#233;</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5111</link>
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		<dc:date>2022-01-25T07:27:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Arvo P&#228;rt</dc:subject>
		<dc:subject>Vray, Jean-Bernard</dc:subject>
		<dc:subject>2007</dc:subject>
		<dc:subject>Corfou (Gr&#232;ce)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Gr&#232;ce, Corfou, 2004, Arvo P&#228;rt, Jean-Bernard Vray&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1136" rel="tag"&gt;Arvo P&#228;rt&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1137" rel="tag"&gt;Vray, Jean-Bernard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1118" rel="tag"&gt;2007&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1138" rel="tag"&gt;Corfou (Gr&#232;ce)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;70 | Corfou, &#233;t&#233;&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'&#234;tre venu souvent est la condition pour qu'on se le rem&#233;more avec pr&#233;cision, ind&#233;pendamment de la distance temporelle : je ne suis all&#233; qu'une fois sur l'&#238;le de Corfou, je crois qu'on y est rest&#233; trois semaines, et par l'ami de Saint-&#201;tienne, qui depuis deux d&#233;cennies y rafistolait une cabane de montage, on avait pu trouver un logement deux pi&#232;ces plus bout de cuisine en bord de plage, le vieux patron ne s'en occupait plus beaucoup, et tout au nord de l'&#238;le les touristes allemands ou scandinaves pr&#233;f&#233;raient ces camps retranch&#233;s avec piscine et bo&#238;te de nuit non merci, plut&#244;t les Slov&#232;nes qui se risquaient dans le tourisme maintenant &#224; eux permis, et l'apr&#232;s-midi, dans cette heure creuse, les enfants fourbus de mer pr&#233;f&#233;rant l'ombre, rejoindre le village avec ce caf&#233; d&#233;sert lui aussi face &#224; la mer immobile mais sit&#244;t &#224; l'int&#233;rieur plus rien qu'un demi-jour, de longues tables mais j'y &#233;tais r&#233;guli&#232;rement le seul client, ici ils avaient la wifi et dans la r&#233;sidence non (&#224; l'&#233;poque, ce n'&#233;tait pas si commun, et de toute fa&#231;on &#224; peine besoin de cette veille pr&#233;texte), c'&#233;tait moins pour se connecter que cette heure devant un caf&#233; glac&#233; &#8212; et le go&#251;t de ces caf&#233;s glac&#233;s dans la salle semi-obscure tandis que le jour dehors &#233;tait de plomb &#8212; le ronronnement des ventilateurs ou des frigos mais rien de g&#234;nant, pas de musique mais le patron (pas le m&#234;me que celui de l'h&#244;tel, mais la m&#234;me g&#233;n&#233;ration ou la m&#234;me cat&#233;gorie de ceux qui s'en fichent un peu de s'adapter aux plaisirs du jour, laissent un peu filer tant que &#231;a reste dans cet &#233;quilibre de ce qu'ils avaient construit dix ou vingt ans plus t&#244;t), d&#233;crire plus n'aurait pas de vrai sens : ce sont des lieux o&#249; on reconna&#238;t tout d'avance parce que tout &#224; sa fonction et tout est comme mille fois on l'a vu ailleurs, sinon une photo du Pantocrator on y montera, sinon une statuette religieuse d&#233;cor&#233;e et sa guirlande deNo&#235;l allum&#233;e pour faire comme si mais dans un monast&#232;re des montagnes, un soir, on serait merveilleusement accueilli et nourri, avant le pr&#234;tre orthodoxe nous ram&#232;ne &#224; notre voiture en contrebas dans un 4x4 puissant et rutilant, cahotant en souplesse sur le chemin de terre, avec du Arvo P&#228;rt dans son lecteur de CD et tout surpris de d&#233;couvrir qu'un an durant &#224; Berlin on avait &#233;t&#233; les voisins imm&#233;diats du musicien, au retour je lui en avais envoy&#233; d'autres disques : tout cela, ombres et lumi&#232;res, routes de montagnes avec l'odeur si douce et pr&#233;gnante des oliviers en m&#251;rissement, ou se d&#233;coupant sur le ciel les ossatures de b&#233;ton de maisons jamais finies pour je ne sais quelle astuce fiscale, ou bien, entrant dans ce monast&#232;re perdu au bout des chemins rocailleux des montages ce moine qui nous convierait &#224; rester et partager leur d&#238;ner, et puis le vent sal&#233; de la mer par les baies ouvertes du petit logement de ciment et carrelage, tout cela reli&#233; &#224; ce qui serait la description pr&#233;cise de la salle demi-sombre o&#249;, dans l'heure creuse du d&#233;but d'apr&#232;s-midi, tu viens sous pr&#233;texte de te connecter et puis, absorbant lentement le caf&#233; glac&#233;, sur l'ordinateur portable ouvert (je crois, ces premiers petits Mac blancs) juste laisser venir des notes en souplesse et d&#233;sordre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>59 | vue sur Seine avec Arnaud Nourry</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5110</link>
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		<dc:date>2022-01-25T07:19:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Nourry, Arnaud</dc:subject>
		<dc:subject>2009</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : Paris, 2009, Arnaud Nourry&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1135" rel="tag"&gt;Nourry, Arnaud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1054" rel="tag"&gt;2009&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot326" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;59 | vue sur Seine avec Arnaud Nourry&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Et accepter l'arbitraire des souvenirs tels qu'ils s'imposent dans un ordre mais provoqu&#233; par quelle association, ou tel effet de contraste : cette &#233;choppe d&#233;serte &#224; la banquette grise en &#233;querre sous un mur vide sauf ce qui ressemble (mais ind&#233;chiffrable sinon que probablement paysage marin avec phare), et l'attente dans cette pi&#232;ce avec vue sur Seine, toi tu n'oses pas t'asseoir, un majordome, ou ma&#238;tre d'h&#244;tel ou appelles &#231;a comme tu veux mais il n'&#233;tait pas servile ni n'en rajoutait sur la politesse ou n'importe quelle familiarit&#233; pour autant, juste ce qu'il fallait de connivence, vous allez d&#233;jeuner avec M. N&#8230; tant mieux, je suis l&#224; pour vous faciliter l'attente, ce serait vingt minutes ou pas plus, montrant la double porte ferm&#233;e du bureau dans la pi&#232;ce attenante, m'ayant d&#233;barrass&#233; de mon sac et de ma veste, propos&#233; de m'asseoir &#224; cette table simplement ronde au milieu de la pi&#232;ce d&#233;j&#224; dress&#233;e avec deux fois deux assiettes et deux fois deux verres ce serait donc en t&#234;te &#224; t&#234;te le d&#233;jeuner ce n'est pas fr&#233;quent et moi j'avais pr&#233;f&#233;r&#233; rester l&#224; &#224; regarder la Seine, premi&#232;re fois que j'entrais dans une de ces tours si r&#233;centes sur le front de Seine et pas haut, non, probablement plut&#244;t le premier &#233;tage, ce n'est pas du tout un souvenir d&#233;sagr&#233;able bien s&#251;r tu es tendu, un peu sur la d&#233;fensive mais il n'y avait pas du tout eu besoin d'aucune d&#233;fiance, juste la curiosit&#233; &#233;nonc&#233;e de savoir comment je me repr&#233;sentais et mon boulot, et le num&#233;rique, le num&#233;rique &#233;videmment, et puis comme c'&#233;tait la direction du groupe et que j'y avais publi&#233; (je ne peux pas m'en emp&#234;cher : j'entre le nom de mon interlocuteur, N&#8230;, dans l'agenda de mon Mac, et pourtant combien de fois chang&#233; de Mac depuis lors et aussit&#244;t la date : 12 juin 2009 donc trois mois pile, trois mois exactement apr&#232;s &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5165' class=&#034;spip_in&#034;&gt;le soir de Wolfville&lt;/a&gt;), gardant l'impression d'une sorte de partie sportive mais comme on s'entra&#238;ne, sans enjeu : je n'attendais pas r&#233;compense ni salaire ni poste ou quoi que ce soit, j'&#233;tais m&#234;me int&#233;rieurement satisfait de &#231;a, seulement la fa&#231;on de poser les questions, l'orientation pr&#233;cise de ces questions mais d'un autre point d'&#233;nonciation c'&#233;tait bien une r&#233;compense quand m&#234;me, d&#233;chiffrer mon petit monde depuis une autre loupe binoculaire que la mienne, &#224; 14 h de toute fa&#231;on il repasserait dans le grand bureau &#224; c&#244;t&#233;, l'impression peut-&#234;tre r&#233;invent&#233;e (trop de films, trop de photos avec le m&#234;me arch&#233;type) que le long ovale de la grande table de travail dans la pi&#232;ce attenante &#233;tait non pas face &#224; la Seine (c'est cette salle &#224; manger avec sa table simplement ronde qui donnait sur le fleuve), ce que le ma&#238;tre d'h&#244;tel avait servi dans nos assiettes (non, pas de vin, merci) je n'en ai aucun souvenir mais &#231;a c'est comme d'habitude, pas plus de m&#233;moire de ces choses-l&#224; que de reconstruction ult&#233;rieure des visages alors que les mots &#233;chang&#233;s, voire toute la conversation, je pourrais la r&#233;crire comme juste rouvrir un casier de consigne &#8212; est-ce que &#231;a m'avait aid&#233; &#224; voir plus clair certainement, est-ce que les &#233;l&#233;ments donn&#233;s en &#233;change &#231;a avait pu lui servir certainement, &#224; deux reprises dans les ann&#233;es &#224; venir je lui ferais un long mail sur des points pr&#233;cis (le num&#233;rique, oui, certainement, mais le livre &#233;lectronique, non, plus vraiment) et il r&#233;pondrait de suite avec la m&#234;me ouverture seulement tu le comprends : les mondes glissent fluidement ou pas les uns sur les autres sans jamais qu'un des mondes se mette au rythme des autres, le ma&#238;tre d'h&#244;tel vous sert avec componction et discr&#233;tion, tu le remercierais en partant (non, merci, je remets ma veste moi-m&#234;me en g&#233;n&#233;ral) et c'est un comme de deux trains &#224; m&#234;me vitesse sur deux voies parall&#232;les tu aper&#231;ois &#224; quelques dizaines de centim&#232;tres, dans une intimit&#233; d'autant plus facile que deux vitres et la vitesse vous s&#233;parent, les passagers du si&#232;ge correspondant au tien dans le train d'&#224; c&#244;t&#233; &#8212; n'ayant d'ailleurs pas pu m'emp&#234;cher de faire une photo, non pas avec lui mon invitant mais pendant l'attente, maintenant que j'ai la date facile de retrouver, ensuite c'&#233;tait le dernier atelier que j'aie jamais fait &#224; Normale Sup rue d'Ulm et la semaine pr&#233;c&#233;dente, me disent les photos, cet aller-retour Montr&#233;al un peu surr&#233;el maintenant qu'on ne se permet plus &#231;a, parti le 4 et revenu le 6, plus une conf &#224; Genoble le 9 mais quasi impossible de retrouver quoi que ce soit : les photos ce n'est que les usines aper&#231;ues depuis le train, et le 10 &#233;trangement la premi&#232;re fois (un colloque o&#249; je m'&#233;tais pas senti tr&#232;s &#224; l'aise, mais c'est seulement &#224; dix ans de distance que tu d&#233;couvres comment tu as pu encombrer ta vie) que je faisais le trajet de Paris &#224; Cergy, prenant &#224; droite vers la fac alors que plus tard, six ans durant, ce serait &#224; gauche vers l'&#233;cole d'arts et peu importe sinon cette diffraction &#224; chaque pas vers les manques absolus de la m&#233;moire, en tout cas concernant bistrots et caf&#233;s, voire sandwiches TGV et plateau-repas dans l'avion-bus Paris Montr&#233;al et retour &#8211; deux petites heures dans cette lumi&#232;re face Seine et le d&#233;cor classique import&#233; dans le b&#226;timent ultra-moderne, le ma&#238;tre d'h&#244;tel blas&#233; qui devait jauger chaque jour l'invit&#233; de service, cette sensation de puits ouvert dans la conversation avec un type habitu&#233; &#224; manier d'autres forces que ce qui t'est remis comme part minuscule du monde, l'&#233;coute et comment tu fais le point en toi, une impression de quelque chose de soudain translucide ou vaguement luminescent et puis &#231;a y est tu t'en vas, on s'&#233;changera plusieurs fois des lettres et &#224; peine toi tu as r&#233;dig&#233; le premier jet de ce passage que les journaux t'apprennent qu'il a brusquement &#233;t&#233; d&#233;barqu&#233; par ses patrons, ce qu'est devenu le ma&#238;tre d'h&#244;tel avenant quand rien ne l'y obligeait et qui occupe le bureau face Seine se dissipe dans la grande froideur morte du monde.&lt;/p&gt;
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		<title>98 | de l'ind&#233;termin&#233; dans l'empilement des caf&#233;s</title>
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		<dc:date>2022-01-23T08:18:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>ind&#233;termin&#233; (date)</dc:subject>
		<dc:subject>ind&#233;termin&#233; (lieu)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tags : aucun tag (hasard seulement)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot1134" rel="tag"&gt;ind&#233;termin&#233; (date)&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;98 | de l'ind&#233;termin&#233; dans l'empilement des caf&#233;s&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me &#233;tant ce que tu per&#231;ois, ou de ne t'&#234;tre jamais exerc&#233; (c'est peut-&#234;tre plus facile pour une chambre d'h&#244;tel, un g&#238;te de vacances) sur l'inventaire m&#234;me &#8211; par exemple les quelques minutes o&#249; tu attends ta tasse, au lieu de regarder une fois de plus le t&#233;l&#233;phone alors que rien ne s'y passe, ou bien l'instant m&#234;me, flash qu'on traiterait comme une diapositive, au moment o&#249; ta tasse est d&#233;pos&#233;e (c'est forc&#233;ment un instant pr&#233;cis, rep&#233;r&#233; par un bruit) sur le zinc ou sur la table o&#249; en g&#233;n&#233;ral tu es pos&#233; de biais, &#233;paule mi-appuy&#233;e sur cloison ou mur ou bat-flanc s'il y a, ou l&#233;g&#232;rement de travers devant le zinc parce qu'un de tes deux coudes y fait amarrage, il t'est arriv&#233; de photographier, l&#224; comme &#231;a en douce, l'arrangement des bouteilles et miroirs, l'incongruit&#233; d'une collection d'objets ou de photographies sur les murs, tu aurais pu aussi dresser l'inventaire des tasses elles-m&#234;mes ou des soucoupes, ou de la bricole qui accompagne, sachet de sucre industriel quand depuis des ann&#233;es tu ne fais plus usage de sucre dans le caf&#233;, ou le petit biscuit (Bastogne les meilleurs, mais c'est devenu rare) ou mini chocolat (tu le glisses dans ta poche de manteau, tu le retrouves trois jours ou dix jours plus tard, tu le jettes) et jamais tu ne l'as fait vraiment, ce genre de photos sont en g&#233;n&#233;ral des photos rat&#233;es et pas archiv&#233;es ou bien noy&#233;es dans la suite de toutes ces photos pendant vingt ans empil&#233;es, alors sur quoi s'appuyer si la liste m&#234;me ne serait qu'une sorte de performance lettriste mais en pauvre : proc&#233;der par quartiers, inventorier ce qui chaque fois reste d&#233;tach&#233; sur le reste mais comment &#234;tre s&#251;r que tu ne m&#233;langes pas, ou bien s'ils vendent aussi des cigarettes ou bien selon l'heure &#224; laquelle tu es venue et peut-&#234;tre alors tu sens &#8211; au sens litt&#233;ral d'odeur &#8211; ce qui tient &#224; la ville et non pas &#224; ce caf&#233; pr&#233;cis, d'autres fois (l'autre jour c'&#233;tait o&#249;, Bourges je crois, d&#233;cembre, parce qu'il faisait froid et qu'il y avait cette demi-heure avant le train : oui tu pourrais ajouter ici un billet sur ce bistrot que tu retrouves soudain, mais justement parce que tu y avais pris non pas un caf&#233; mais un chocolat chaud, qu'il &#233;tait ti&#233;dasse en arrivant mais que la fille tr&#232;s fi&#232;re, avec ce tatouage sur le dos de la main, avait pris le temps d'y placer avec la mousse de lait ce dessin en spirale qui voulait dire bienvenue) la qualit&#233; m&#234;me de ce que tu as bu, ou bien m&#234;me que le souvenir de ce que le caf&#233; y &#233;tait moins vulgairement amer qu'ailleurs t'y avais fait revenir ou bien parce que, m&#234;me si c'est dix minutes, s'enfoncer dans cette bulle particuli&#232;re de bruit ou de tissage de voix ou perspective vitrine sur terrasse ou rue faisait que tu les prenais, ces dix minutes, d&#232;s la deuxi&#232;me journ&#233;e ou revenant dans le coin un an plus tard comme un rite, t'asseyant &#224; la m&#234;me place si tu t'asseyais, choisissant tel angle du zinc si c'&#233;tait rester debout et qu'ici le r&#234;ve d'en faire inventaire exhaustif serait d&#233;pourvu de sens tant les &#233;l&#233;ments r&#233;currents, cit&#233;s ici, s'&#233;puisent &#224; mesure qu'on les dit : le visage du type ou de la fille qui sert, &#233;vanoui, la couleur des banquettes et la d&#233;co derri&#232;re le bar, &#233;vanouis, le go&#251;t m&#234;me du caf&#233;, perdu dans tous ces caf&#233;s industriels que tu y as ingurgit&#233;s mais quand m&#234;me tu accrocherais ici ce texte comme rep&#232;re, comme ayant fonction de renvoyer &#224; la suite de ce que tu notes, contre toi-m&#234;me, contre le lacunaire de la m&#233;moire, vers la fonction globale du livre et de ce que s'y accumule, &#224; distance de ta vie et pourtant ta vie m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>69 | Montparnasse tes hontes #3, brasseries ext&#233;rieur gare</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5108</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;tags : Paris, Montparnasse&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;69 | Montparnasse tes hontes #3, brasseries ext&#233;rieur gare&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Mais il a fallu qu'elles ferment pour que j'apprenne, dans ces sas d'horloge, &#224; me risquer hors de la gare : vous sortez du m&#233;tro dans cette chambre de passage, avant acc&#232;s &#224; un autre int&#233;rieur, celui collectif du train qui vous ram&#232;ne, avec les gestes mille fois &#233;tablis de l'anorak enlev&#233;, du sac entre vos jambes, de l'ordi sorti m&#234;me si vous ne ferez que lire vaseusement les actualit&#233;s du jour sur votre t&#233;l&#233;phone, mais ce sas de ville en ville via deux int&#233;rieurs en mouvement n'en faisait pas moins de l'espace interm&#233;diaire cette chambre qu'est toute gare, avec d&#233;j&#224; un peu de l'intimit&#233; d&#233;ball&#233;e qu'on aura dans le train &#8212; &#224; l'aller c'&#233;tait diff&#233;rent : prendre un train matinal le billet est moins cher, il y a encore des places pour laisser la voiture &#224; la gare et pas d'embouteillage pour la rejoindre alors longtemps c'&#233;tait l'Atlantique, une brasserie &#224; gauche en sortant, au coin du boulevard et tu pourrais m&#234;me d&#233;crire au centim&#232;tre pr&#232;s la disposition des chiottes en sous-sol, le d&#233;sagr&#233;ment que c'est si &#233;troit quand tu es bien forc&#233; d'emporter, sur l'&#233;paule ou &#224; la main, ton lourd sac d'ordi qu'on ne laisserait pas l&#224;-haut sur la banquette sans surveillance, plein de fois aussi, le soir si battement, bref rendez-vous donn&#233; ici, c'&#233;tait un peu cher par rapport aux voisins mais tu le regagnais en confort relatif, la trappe &#224; double battant que relevait automatiquement le monte-charge du sous-sol avant d'y avaler f&#251;ts de bi&#232;re et cartons de frites congel&#233;es, voil&#224; que maintenant leur strat&#233;gie c'&#233;tait une de ces radios commerciales &#224; voix compress&#233;e et annonces publicitaires &#224; la file, m&#234;me avec le casque plus possible de se concentrer sur l'ordi au bout de dix minutes alors j'&#233;tais descendu un peu plus bas vers le boulevard Montparnasse au Saint-Malo mais eux aussi la musique bo&#238;te de nuit ils avaient compris l'avantage, prix un peu moins mais confort aussi, alors une fois j'avais tent&#233;, en remontant l'avenue du Maine, celui qui jouxte presque l'Atlantique et s'appelle le Paris, et l&#224; surprise d&#232;s la premi&#232;re fois, petit-dej' tartine complet au prix du simple cr&#232;me chez son voisin, musique &#224; peine un fond et le serveur plut&#244;t content de voir d&#233;barquer chez lui un monde autre que les habitu&#233;s du quartier j'y passe chaque fois que je peux, ensuite tu traverses et tu es dans le m&#233;tro. Je n'ai jamais document&#233; volontairement l'int&#233;rieur de ce genre d'endroit, &#224; l'int&#233;rieur d'un bistrot plut&#244;t tu restes immobile sans fixer les yeux, tu laisses les d&#233;tails rejoindre la place qui leur convient comme si voir &#233;tait simplement essayer que chaque chose reprenne sa place initiale, sa place d'&#233;vidence &#8212; parfois dans ces textes j'utilise une photo maladroite photographiant autre chose photographiant ton ordi sur la table, photographiant l'autre c&#244;t&#233; de la vitre, &#233;vitant de photographier les gens ou alors l'appareil mis &#224; la perpendiculaire de son petit &#233;cran pour que le visage que tu photographies ne remarque rien, alors oui j'ai ainsi r&#233;cup&#233;r&#233; parfois quelques &#233;l&#233;ments flous de d&#233;cor mais l&#224; place Edgar-Quinet brasserie La Libert&#233; j'y suis venu si souvent, ou bien y venant depuis si longtemps en quoi aurais-tu besoin d'une telle documentation : pourtant ce que tu revois mentalement, m&#234;me apr&#232;s tant d'ann&#233;es sans que rien ici n'ait chang&#233; (et la peur apr&#232;s plusieurs mois sans revenir qu'ils aient d&#233;cid&#233; je ne sais quels travaux, qu'ils aient d&#233;cid&#233; je ne sais quel changement de propri&#233;taire) l'impression que ce que tu vois est finalement toujours semblable &#8212; la table dans ce tout petit recoin angle terrasse et salle mais c&#244;t&#233; salle ou tu t'installes dos au mur, qui te laisse vision &#224; angle droit sur la totalit&#233; de l'int&#233;rieur, &#224; gauche cette suite de table en &#233;l&#233;vation de cinq marches une petite galerie &#233;troite mais trop dans l'ombre pour toi, entre cette demi-mezzanine et le comptoir l'all&#233;e qui m&#232;ne aux cuisines avec porte de bois battante plaque inox l&#224; o&#249; ils la poussent du genou quand ils ont les bras charg&#233;s et la cuisine tu n'y es jamais entr&#233; bien s&#251;r, entre la double porte battante et le comptoir un espace pas long un m&#232;tre cinquante environ o&#249; le serveur dans l'angle mort attend son plateau &#224; la main et bras ballants uniquement parce qu'il n'est pas dans l'angle de vue du patron, surveillant vaguement qu'aucun client ne manifeste son appel &#8212; dans la partie m&#233;diane, plut&#244;t des gens dont il est visible qu'ils s'y retrouvent plus ou moins r&#233;guli&#232;rement, comme on est Montparnasse dans le quartier de l'&#233;diteur souvent tu reconnais plus ou moins quelques visages sans qu'eux te reconnaissent ou du moins le t&#233;moignent trop visiblement mais l&#224;, sensation parall&#232;le qu'on a vieilli ensemble, qu'on est d&#233;j&#224; de l'autre bord ensemble : ils n'y vont plus au bureau, m&#234;me s'ils maintiennent leur rendez-vous ici tout pr&#232;s en restant dans le quartier &#8212;la terrasse parfois des touristes mais plus attir&#233;s, les touristes, par l'autre c&#244;t&#233; de la place, une place en &#233;toile avec six rues, les deux brasseries de l'autre c&#244;t&#233; sont plus avenantes plus modernes, ici s'il y a une musique de fond c'est une radio genre Nostalgie o&#249; elle n'est pas d&#233;rangeante, juste un peu comme vous un peu au pass&#233; &#8212; les tables ont une dominante jaune le comptoir en angle droit arrondi avec les robinets inox pour la bi&#232;re &#224; l'arri&#232;re son miroir et les bouteilles d'ap&#233;ritif une caisse enregistreuse massive et c'est le patron qui officie je n'ai jamais connu un patron d'apparence commode &#224; ce comptoir mais je n'ai jamais eu affaire non plus directement au patron juste aux serveurs et compte tenu du fait que je reprenne toujours la m&#234;me place au m&#234;me angle dos au mur , au m&#234;me serveur qui se planque entre deux tours (il ne t&#233;moigne jamais qu'il me reconna&#238;t, mais j'ai l'honneur qu'il me traite en habitu&#233; irr&#233;gulier, pas de questions, pas le sentiment que je d&#233;range, un petit appui sur le &#171; jeune homme &#187; qui vous accueille ou directement vous demande &#171; un double, aujourd'hui &#187;), son coll&#232;gue celui qui est c&#244;t&#233; comptoir plus tendance &#224; venir nez contre la porte vitr&#233;e les mains derri&#232;re le dos comme il regardait infiniment le carrefour, je suis venu parfois aussi le midi ils font brasserie, des plats sans pr&#233;tention, Le Libert&#233;, enjeu d'une description plus pr&#233;cise. les plats habituels qu'on trouve dans ces endroits entr&#233;e plat dessert treize balles plus caf&#233; budget parfaitement convenable &#8212; je n'y donne pas rendez-vous, c'est dans les battements que j'ai seul, se retrouver avec soi m&#234;me ou alors parfois avec certains de mes enfants plut&#244;t que d'attendre le train dans la gare ici c'est pas cher c'est commode on vous fout la paix &#8212; ces deux ans recrudescence, ayant &#224; faire &#224; l'autre bout du boulevard Raspail pour ces ateliers &#233;cole d'architecture face &#224; la fondation Cartier je m'y arr&#234;te en descendant du train un sas de trente ou quarante minutes le temps de se mettre un peu &#224; l'ordi, le temps de sa pr&#233;paration mentale et s'il fait beau souvent je coupe par le cimeti&#232;re je choisis &#224; l'avance qui j'irai voir de Beckett et Tarkos, de Duras ou Baudelaire c'est une des raisons de venir r&#233;guli&#232;rement dans le quartier &#8212; il me semble que pr&#232;s de la porte vitr&#233;e sur carrefour il y a encore une machine genre flipper probablement pas un de ces flippers &#224; billes mais plut&#244;t genre jeu vid&#233;o avec ses signaux sonores et ses lumi&#232;res mais rare de voir quelqu'un qui s'y colle &#224; la machine &#224; lumi&#232;re, les toilettes tu prends un escalier qui descend au sous-sol c'est tout pour la brasserie Le Libert&#233; ou La Libert&#233; brasserie Libert&#233; place Edgar-Quinet rare les autres bistrots brasseries que j'ai l'impression de pouvoir visualiser mentalement pour y &#234;tre souvent venu et pourtant bien &#233;videmment si quoi que ce soit avait chang&#233; quand toi tu reviens et t'assois &#224; ta place habituelle, pose ton sac d'ordi sur la banquette pour &#233;loigner la proximit&#233; &#233;ventuelle d'un voisin, &#234;tre tranquille &#224; ta table tu t'en apercevrais imm&#233;diatement malgr&#233; tout ce que tu peux en reconstituer c'est si peu, pas plus que &#231;a finalement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>68 | Montparnasse tes hontes #2, brasseries int&#233;rieur gare</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5107</link>
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		<dc:date>2022-01-23T07:51:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;tags : Paris, Montparnasse&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique207" rel="directory"&gt;en cours | bars, bistrots restos &#8212; une autobiographie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un fragment d'un travail en cours, amorc&#233; le 20 d&#233;cembre 2020 et non destin&#233; &#224; publication hors site (pour l'instant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est d'aller par une phrase par lieu pr&#233;cis de rem&#233;moration, et d'&#233;tablir la dominante sur la description m&#234;me, si lacunaire qu'elle soit, du lieu &#8212; donc public, puisque bar, bistrot, resto &#8212; de la rem&#233;moration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction ni la publication ne sont chronologiques, restent principalement textuelles, et la proposition de lecture s'appuie principalement sur la navigation par mots-cl&#233;s depuis la page des &lt;a href='http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;index lieux, noms, dates&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point r&#233;gulier sur l'avanc&#233;e de ce chantier dans le journal #Patreon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;68 |	Montparnasse tes hontes, brasseries int&#233;rieur gare&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Longtemps il y a eu deux brasseries dans l'enceinte de la gare Montparnasse, une c&#244;t&#233; quais et rue du D&#233;part, une c&#244;t&#233; hall et rue de l'Arriv&#233;e (presque un miracle que ces appellations aient surv&#233;cu, lors des premi&#232;res visites dans l'enfance elles m'avaient paru si &#233;minemment logiques), ce qu'il y a toujours eu de commun &#224; ces deux &#233;tablissements (des int&#233;rieurs dans un int&#233;rieur) c'est la maussaderie et le non-vouloir des gens, jamais longtemps les m&#234;mes, au demeurant, qui y officiaient : vous faire attendre le plus longtemps possible, vous faire d&#233;m&#233;nager &#224; une autre table &#224; leur plaisir, vous contraindre &#224; venir encaisser leur paiement presque au moment o&#249; votre train va partir &#8212; celle dans le hall &#233;tait la plus sinistre, toujours &#233;clair&#233;e &#224; demi, partie fausse terrasse dans le hall, partie en galerie vitr&#233;e au-dedans et c'&#233;tait toujours les m&#234;mes genres de personnes qu'on y croisait : un train loup&#233; et deux heures &#224; perdre, un transit qui tombe sur des heures creuses ou bien panne de train et vous devez veiller sur les infos qui seront donn&#233;es par les haut-parleurs, quand le train est annonc&#233; c'est tout le resto qui se vide, on y mangeait des andouillettes mal cuites et des steaks refroidis, leurs coll&#232;gues c&#244;t&#233; quai, mais &#224; l'oppos&#233; des voies num&#233;rot&#233;es de 1 &#224; 23 c'&#233;tait plus de brassage et si vous vous attardiez trop &#224; votre table on vous le faisait sentir enfin au moins pouvait-on s'asseoir quand la gare &#224; cette &#233;poque ne proposait pas d'espace d&#233;di&#233;, comme plus tard ce &#171; salon grand voyageur &#187; avec contr&#244;le de carte &#224; l'entr&#233;e et vue en surplomb sur le carrefour, plus prise de courant avant l&#224; aussi qu'on les g&#233;n&#233;ralise, le seul probl&#232;me &#233;tant que tous les abonn&#233;s &#224; la ligne b&#233;n&#233;ficiaient de la m&#234;me carte, et s'ils &#233;taient dans le commerce, l'administration ou les affaires s'imaginaient les prises, banquettes et journaux comme un service &#224; eux personnellement d&#251;, et tous leurs voisins de potentiels usurpateurs alors il fallait vraiment que ce soit quasi vide pour que j'y entre &#8212; ensuite ils ont aussi mis des sortes de tables ovales avec p&#233;dalier sous le tabouret pour que vous chargiez vous-m&#234;me la prise USB de votre t&#233;l&#233;phone : les deux brasseries ont disparu maintenant que la gare est transform&#233;e en sorte de supermarch&#233; mi-luxe aux boutiques d&#233;sertes, mais personne pour les regretter, elles et ils tra&#238;nent leur bile o&#249;, serveuses et serveurs qui se vengeaient sur les clients provisoires de toute leur ranc&#339;ur &#224; un destin si mesquin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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