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	<title>le tiers livre, web &amp; litt&#233;rature</title>
	<link>https://www.tierslivre.net/spip-443/</link>
	<description>web &amp; litt&#233;rature, &#233;dition num&#233;rique, ateliers d'&#233;criture &amp; vid&#233;o-journal</description>
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		<title>nos invit&#233;s | la D&#233;fense p&#232;re &amp; fils</title>
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		<dc:date>2011-05-08T07:37:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>Grossi, Christophe </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Christophe Grossi traverse Paris en diagonale pour v&#233;rifier si ce que j'&#233;cris de la D&#233;fense c'est invent&#233; ou pas...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;&#233;crivez votre D&#233;fense&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot612" rel="tag"&gt;Grossi, Christophe &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2564.jpg?1352733530' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
De Christophe Grossi, suivre le travail d'&#233;criture (une partie du) sur son site &lt;a href=&#034;http://kwakizbak.over-blog.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;bo&#238;tements&lt;/a&gt;, tr&#232;s riche, et un des blogs avec lequel je me sens en affinit&#233; profonde.
&lt;p&gt;Professionnellement, merci &#224; Christophe pour son action essentielle, aux c&#244;t&#233;s de St&#233;phane Michalon, pour la m&#233;diation de nos livres num&#233;riques, repris par les libraires ind&#233;pendants via le blog &lt;a href=&#034;http://blog.epagine.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ePagine.fr&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste regrets, hier, loup&#233; l'arriv&#233;e de son message twitter pour le recevoir dignement &#224; la D&#233;fense, il s'est d&#233;brouill&#233; tout seul.... et accompagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Christophe Grossi | La D&#233;fense p&#232;re &amp; fils...&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Impossible de savoir combien de fois je suis all&#233; &#224; la D&#233;fense. Si avant d'habiter Paris et Montreuil j'y passais r&#233;guli&#232;rement, depuis que j'ai quitt&#233; l'Est en 2006, une chose est s&#251;re, je ne ne suis pas venu l&#224;. Un de mes points de chute &#224; l'&#233;poque se trouvant &#224; Nanterre, la D&#233;fense n'&#233;tait pour moi qu'une gare du RER A, un endroit o&#249; attraper un m&#233;tro, acheter un cadeau de derni&#232;re minute pour mes h&#244;tes, rien de plus. Je ne me souviens pas non plus &#234;tre venu l&#224; pour m'y promener. Si je l'ai fait c'&#233;tait sans doute au d&#233;but des ann&#233;es 90 mais ma m&#233;moire est trou&#233;e. Arto, lui, est n&#233; il y a deux ans et demi environ &#224; Paris. Il n'est jamais venu l&#224;, c'est certain, m&#234;me si sa m&#232;re s'y rend temps de temps, mais pour le travail. Et nous n'avons pas du tout la m&#234;me vision de cette ville, ses tours n'ont pas la m&#234;me signification pour elle et pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une petite semaine je suis de pr&#232;s le travail de Fran&#231;ois Bon &#224; la D&#233;fense. Suite &#224; son invitation (mais au dernier moment il a &#233;t&#233; retenu par des journalistes) j'ai d&#233;cid&#233; de m'y rendre en compagnie d'Arto, ce samedi, et d'y faire un photo-reportage en temps limit&#233;. L'id&#233;e &#233;tait simple : prendre quelques photos, noter les impressions d'Arto, les publier sur twitter, les remettre au propre en rentrant avant d'envoyer le tout &#224; Fran&#231;ois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 11 heures, nous descendons les escaliers de la Place du March&#233;, station Croix de Chavaux, sur la ligne 9. J'entends qu'un train arrive, nous courons un peu, le conducteur nous voit, nous attend. &lt;i&gt;On va dans la maison du m&#233;tro ?&lt;/i&gt; Quelques stations plus loin nous descendons &#224; Nation et prenons la ligne 1 en direction de la D&#233;fense (une vingtaine de stations environ, toutes &#233;quip&#233;es d&#233;sormais de portiques vitr&#233;s qui ne s'ouvrent que lorsque le train est &#224; l'arr&#234;t). &#192; chaque fois que notre train s'arr&#234;te Arto me demande o&#249; nous sommes (Bastille, Tuileries, Concorde, Porte Maillot). Puis : &lt;i&gt;J'aime bien le train du m&#233;tro&lt;/i&gt;. Apr&#232;s avoir dit au revoir au train (il le fait syst&#233;matiquement) nous prenons les escalators et tombons sur les bronzes polychromes des Siptroo (&#171; Les Hommes de la cit&#233; &#187; ou &#171; alors pense &#224; un oiseau tr&#232;s blanc &#187;, 1992). &lt;i&gt;Un b&#233;b&#233; qui pleure dans le ventre ?&lt;/i&gt; Nous d&#233;couvrons l&#224; les premi&#232;res tours, leurs centaines de vitres, leurs reflets bleus (je pense imm&#233;diatement aux premi&#232;res images de &lt;i&gt;Claire Dolan&lt;/i&gt; de Lodge Kerrigan) et le bassin de Takis, ses reflets bleus aussi, ses trois canards, ses d&#233;chets, ses sculptures lumineuses (1987). Sur un muret &#224; proximit&#233; des marches je rep&#232;re un extrait du registre des arr&#234;t&#233;s municipaux n&#176; 96 / 1650 T. S. 22 dont l'objet est &#171; Bassins et fontaines de Courbevoie, interdiction &#224; la baignade - EPAD - Division espaces publics JC / CL A.P 212 &#187;. &lt;i&gt;Les fausses fleurs elles tombent pas dans l'eau. &lt;/i&gt; Il y a peu de monde aujourd'hui. Pas de cravat&#233;s dans les parages ni d'attach&#233;s-cases. Pas d'hommes qui pleurent ou qui nous observent depuis leur bureau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques touristes seulement qui sont venus voir l'Arche et nous demandent de les guider jusque-l&#224; (on doit faire local, Arto et sa trottinette surtout). Nous nous rapprochons de la fresque de Raymond Moretti (1990). Les photos qu'on peut faire ici, c'est incroyable ! Arto se rue sur elle. &lt;i&gt;On dirait des grandes pailles.&lt;/i&gt; Nous croisons Fran&#231;ois quelques m&#232;tres plus loin devant la sculpture de Josef Jankovic (&#171; Dans les traces de nos p&#232;res &#187;). Il file &#224; son rendez-vous. Arto me dit qu'il est gentil le monsieur. Puis : &lt;i&gt;S'asseoir et je ne bouge plus, papa il fait une photo.&lt;/i&gt; Mais la photo est rat&#233;e. Les all&#233;es sont toujours aussi d&#233;sertes et tous les commerces ferm&#233;s. Malgr&#233; ce vide apparent me reviennent des images de films, all&#233;es et venues d'hommes en noir et press&#233;s de r&#233;ussir ou condamn&#233;s &#224; regarder le monde depuis un box, images souvent st&#233;r&#233;otyp&#233;es d'une D&#233;fense en &#233;bullition (&lt;i&gt;Violence des &#233;changes en milieu temp&#233;r&#233;&lt;/i&gt; serait de ceux-l&#224; ?). Les deux plaques que je rep&#232;re soudain sur un pilier t&#233;moignent, malgr&#233; les apparences, de la pr&#233;sence d'une forte activit&#233; humaine. On imagine d'ailleurs assez bien que derri&#232;re les illusions bleut&#233;es des tours la maladie doit ici faire vivre tout un tas de sp&#233;cialistes : l&#224; c'est un cabinet d'orthoptie puis un cabinet de kin&#233;sith&#233;rapie (r&#233;&#233;ducation fonctionnelle, cha&#238;nes musculaires, massage, r&#233;&#233;ducation post-partum, orthopractie) mais ailleurs on devrait pouvoir trouver quantit&#233; de psychiatres, non ? Soudain &#171; Arto le momo &#187; a faim et il va d&#233;vorer son repas dans un &lt;i&gt;daily monop' &lt;/i&gt; (D&#233;fense 4 temps). Tout est vitr&#233; ici aussi. Ce sont les entreprises sp&#233;cialis&#233;es dans les lavages de vitres qui doivent se faire un pognon fou (j'imagine aussi quelle exploitation humaine il doit y avoir derri&#232;re - mais l&#224; rien n'est transparent). Un bonhomme nous regarde et nous parle &#224; travers la vitre, je comprends qu'il me demande si c'est mon fils, le reste je ne le saisis pas. &lt;i&gt;C'est qui le monsieur ?&lt;/i&gt; Il est plus de treize heures trente et je sais d&#233;sormais que nous n'irons pas plus loin aujourd'hui : il est tard, Arto tombe de sommeil, il nous faut rentrer &#224; Montreuil. L'Arche sera pour une autre fois, Saint Gobin et le pouce de C&#233;sar aussi. Mais en sortant, &lt;i&gt;Je veux aller dans le grand man&#232;ge avec les escaliers.&lt;/i&gt; Deux tours plus tard nous regagnons les escalators.&lt;i&gt; Au revoir la D&#233;fense &#224; bient&#244;t, je vais me reposer dans le m&#233;tro.&lt;/i&gt; Sur la ligne 1 Arto monte sur mes genoux, se blottit contre moi mais il lutte pour ne pas s'endormir. Arriv&#233; &#224; la maison il court dans sa chambre : d&#233;fense de le r&#233;veiller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N.B. : Les phrases prononc&#233;es par Arto sont en italique dans le texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ChG, 7 mai 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>vases communicants | D&#233;fense 3000</title>
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		<dc:date>2011-05-06T05:42:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>_ tiers livre invite... </dc:creator>


		<dc:subject>vases communicants</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;pour les Vases Communicants de mai, Tiers Livre avait pr&#233;vu d'&#233;changer avec Matthieu Duperrex et Claire Dutrait, du site Urbain, trop urbain...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;&#233;crivez votre D&#233;fense&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot304" rel="tag"&gt;vases communicants&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2550.jpg?1352733512' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Le rendez-vous &#233;tait pris longtemps avant que se monte le projet d'une semaine &#224; la D&#233;fense. Mais si le rendez-vous &#233;tait avec les auteurs du site &lt;a href=&#034;http://www.urbain-trop-urbain.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Urbain, trop urbain&lt;/a&gt;, aucune contre-indication majeure &#224; le maintenir, et prendre ensemble le th&#232;me D&#233;fense...
&lt;p&gt;Matthieu Duperrex et Claire Dutrait accueillent en retour sur leur site une digression, ce soir au quatri&#232;me jour de mon immersion D&#233;fense, sur noms et signal&#233;tiques, apr&#232;s avoir crois&#233; cinqui&#232;me sous-sol une benne enti&#232;rement remplie de signal&#233;tiques obsol&#232;tes : &lt;a href=&#034;http://www.urbain-trop-urbain.fr/la-benne-aux-vieux-noms/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La benne aux vieux noms&lt;/a&gt;. Tr&#232;s fier d'&#234;tre accueilli dans ce site devenu une r&#233;f&#233;rence et un beau carrefour de la r&#233;flexion urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ci-dessous, on laisse Claire Dutrait r&#234;ver &#224; la D&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, publie.net accueillera &#224; l'automne une revue enti&#232;rement num&#233;rique sur th&#232;me de l'urbain, qu'ils co-dirigeront. Le &lt;a href=&#034;http://www.urbain-trop-urbain.fr/un-no-city-guide-pour-shanghai/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;premier num&#233;ro&lt;/a&gt; sera consacr&#233; &#224; Shanga&#239;, contributions bienvenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'ensemble des textes de nos traditionnels, vivaces, coriaces, indisciplin&#233;s, extensibles, contaminants &lt;i&gt;vases&lt;/i&gt;, voir le &lt;a href=&#034;http://www.facebook.com/group.php?gid=104893605886&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;groupe Facebook&lt;/a&gt;, sous l'autorit&#233; inamovible et amicale de Brigitte C&#233;l&#233;rier, qui en dresse aussi la &lt;a href=&#034;http://rendezvousdesvases.blogspot.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;liste compl&#232;te&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Claire Dutrait | D&#233;fense 3000&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Je r&#234;ve d'une D&#233;fense en ruines grises traces des monumentales absentes. On y arriverait apr&#232;s une longue marche depuis les restes de l'arc de triomphe ou depuis les r&#233;cits des noms place de la Concorde. Peut-&#234;tre que le Louvre n'existerait plus ni les Sabines de David. On marcherait jusqu'au souvenir encore solide mais heureusement lointain de la Grande Arche. De l'esplanade surgiraient des pans de verre et de b&#233;ton arm&#233;, qui en gris, en bleut&#233;, en nacr&#233;, avec des volutes d'acier ou de t&#233;flon hautes encore recelant nagu&#232;re des ascenseurs montant et d&#233;valant les 848 m des tours disparues en bribes. Les &lt;i&gt;twins&lt;/i&gt; de Norman Foster, on verrait leur trace au sol, et quelques poutrelles d'acier s'&#233;levant encore &#224; quelque centaine de m&#232;tres. On les prendrait pour celles de New York. On m&#234;lerait leur disparition parmi les affres du XXIe si&#232;cle. On aurait vu des fragments de &lt;i&gt;Play Time&lt;/i&gt;, sans plus conna&#238;tre le nom du r&#233;alisateur. Ces images derri&#232;re les yeux, on compl&#232;terait peut-&#234;tre tout le verre disparu, les reflets, la transparence des b&#226;timents et les plateaux d&#233;volus &#224; la fonctionnalit&#233; maximale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se raconterait, devant les souterrains excav&#233;s dont surgirait un groupement en bronze, peu s&#251;rs, les &#233;pop&#233;es financi&#232;res &#8212; le nom de Kerviel viendrait peut-&#234;tre jusqu'aux l&#232;vres. Mais on le confondrait avec celui de tant d'autres. On essaierait de lire dans le fatras du sol &#8212; il y aurait des carottages gigantesques qui superposeraient fermes, bidonvilles, parkings, hangars souterrains, monte-charges, entresols &#8212; les organisations pass&#233;es, les passages, les fonctions, les espaces signifiants parce qu'on ne pourrait pas imaginer que tout ce qui se passait l&#224; &#233;tait invisible au passant de la Ve R&#233;publique. On laisserait les yeux suivre un lamell&#233; de titane s'&#233;loignant du sol au m&#233;pris de toute loi physique ou le tablier suspendu d'une passerelle oubli&#233;e. On comparerait ces vestiges avec ceux des autres &lt;i&gt;city&lt;/i&gt; de la conqu&#234;te globale par Total, Areva, Nexity&#8230; l'&#232;re de la mondialisation et l'entreprise de d&#233;mocratisation par les march&#233;s financiers. On devinerait sous des futaies des figurations presque humaines et d'autres fantastiques qui viendraient corroborer l'hypoth&#232;se du retour au religieux. On imaginerait des rites devant ces statues, ces totems d'acier rouill&#233;s, reliant peut &#234;tre la puissance antique de Rome avec celle d'ici &#8212; sinon, pourquoi ce pouce de C&#233;sar ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On saurait qu'il y avait des habitations, et des habitants, mais qui ? On ne comprendrait pas ce que d&#233;signaient &lt;i&gt;C&#339;ur D&#233;fense&lt;/i&gt; ni &lt;i&gt;T&#234;te D&#233;fense&lt;/i&gt; qu'on verrait sur des reconstitutions approximatives des plans vendus &#224; l'entr&#233;e. On s'arr&#234;terait devant une vo&#251;te, seule proche d'&#234;tre intacte. On s'&#233;bahirait sur la permanence du tr&#233;pied, mais personne ne saurait ce que les lettres CNIT signifiaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis on repartirait emplis d'un sentiment oc&#233;anique d'avoir &#233;t&#233; un temps li&#233;s avec un monde qu'on aurait cru humain.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_2129 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/3000.jpg?1304636950' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D&#233;fense 3000 &#169; Urbain, trop urbain
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>nos invit&#233;s | la D&#233;fense &#224; distance #3</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2556</link>
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		<dc:date>2011-05-06T04:43:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;suite des propositions de Julien Pauthe : la D&#233;fense &#224; distance, avec galerie d'images&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;&#233;crivez votre D&#233;fense&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2556.jpg?1352733520' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De longues ann&#233;es avant d'y mettre les pieds, de m'y perdre et retrouver la premi&#232;re fois, c'est Buffet froid qui fait la D&#233;fense, qui me donne l'image. Pr&#233;cis&#233;ment celle de la station de RER, vide et vierge de graffitis alors, 1979, avec ces grandes &#233;toiles &#224; trois branches form&#233;es par la disposition des rang&#233;es de si&#232;ges. Et les tours vides aussi, dont je sais maintenant qu'elles ne sont pas de la D&#233;fense, mais d'une banlieue en chantier, plus &#233;loign&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cauchemar ac&#233;r&#233; de Blier fixe l'imaginaire du quartier pour ma g&#233;n&#233;ration, du moins ceux qui ne le connaissent pas d'exp&#233;rience directe. Film vu et revu sur les magn&#233;toscopes, fausse image d'une zone de rel&#233;gation r&#233;sidentielle qui ne correspond pas au quartier d'affaires, mais &#171; Manhattan sur Seine &#187; on apprendrait plus tard. Image exacte pour nous, de ce qu'on appr&#233;hende de Paris au d&#233;but des ann&#233;es 80 : exode populaire, multiplication des bureaux, villes nouvelles &#224; l'horizon, et la violence de tout &#231;a mieux dite par l'arbitraire d&#233;lib&#233;r&#233; du sc&#233;nario.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de souvenir de la bande-son du film, s'il y en a une. De l'&#233;poque c'est &lt;a href=&#034;http://tinyurl.com/5styszd&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Joy Division&lt;/a&gt;, premier disque sorti la m&#234;me ann&#233;e, qui donnait la duret&#233; min&#233;rale ; c'est aujourd'hui &lt;a href=&#034;http://tinyurl.com/6hfupaj&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Olivier Mellano&lt;/a&gt; en cin&#233;-concert sur Buffet froid qui d&#233;taille la m&#233;canique de renversement qui toucha si juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs occasions ann&#233;es apr&#232;s ann&#233;es de corriger l'image initiale : d&#233;couverte du quartier, de ce qui s'en dit (les journaux, beaucoup d'affaires au sens juridique), passer des concours sur des petites tables align&#233;es dans les sous-sol du CNIT, s&#233;journer au Faubourg de l'Arche, cet improbable catalogue de citations architecturales unifi&#233;es dans le style Disney, s'y perdre en voiture, sans parvenir &#224; retenir la logique du vaste &#233;changeur, y chercher le taxi la nuit, le dernier RER butant l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais force de cette image qui se v&#233;rifie, r&#233;cemment. Install&#233; &#224; petite distance depuis un an, trois stations de tramway, j'y m&#232;ne mon fils, lui apprend les itin&#233;raires pour Paris, le rep&#233;rage. La D&#233;fense il commence &#224; conna&#238;tre pour bien d'autres choses, lieux de rencontres des copains, cin&#233;mas, boutiques, sushi-bar &#224; la rampe de service qui serpente. &#192; la premi&#232;re descente ensemble des escalators qui m&#232;nent au RER, quand bien m&#234;me a vieillie la station, chang&#233; la couleur des si&#232;ges, et leur moulage devenu d'une seule pi&#232;ce, l&#233;g&#232;re h&#233;sitation dans sa voix &#224; mi-parcours : &#171; Oh, c'est Buffet froid&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et vous, vous &#234;tes otorhino ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://gallery.me.com/julien.pauthe/100218&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la D&#233;fense &#224; distance, galerie 2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>nos invit&#233;s | recherche images D&#233;fense</title>
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		<dc:date>2011-05-05T23:25:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>_ tiers livre invite... </dc:creator>


		<dc:subject>Jeanney, Christine </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;page ouverte : la D&#233;fense vue par Christine Jeanney&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;&#233;crivez votre D&#233;fense&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot550" rel="tag"&gt;Jeanney, Christine &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2555.jpg?1352733518' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Si la D&#233;fense nous appartient &#224; tous, &#233;crivons-la ensemble... Certes, et cette page grandit tous les jours.
&lt;p&gt;Alors, de Lure o&#249; elle habite, Christine Jeanney (site &lt;a href=&#034;http://www.christinejeanney.fr/#ACCUEIL_ZONE_1.A&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pages &#224; Pages&lt;/a&gt;, ou sur &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/list/auteur-14891-christine-jeanney-pages-%C3%A0-pages/page/1/date&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publie.net&lt;/a&gt;), lance simplement sur Google une &lt;i&gt;recherche image&lt;/i&gt;, voil&#224; &lt;a href=&#034;http://www.google.fr/search?q=la+d%C3%A9fense&amp;oe=utf-8&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;tbm=isch&amp;source=og&amp;sa=N&amp;hl=fr&amp;tab=wi&amp;biw=1095&amp;bih=538&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ce que &#231;a donne&lt;/a&gt;. Pas du tout les m&#234;mes couleurs, pr&#233;gnance des st&#233;r&#233;otypes, gloire &#224; l'axe Grande Arche - &#201;toile... Justement tout ce que la semaine d'immersion me permet de remettre en cause, d&#233;placer, complexifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici donc la D&#233;fense vue de Lure... (et merci &#224; l'auteure !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Christine Jeanney | recherche image D&#233;fense&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ce serait un animal mort au squelette accident&#233;, le U g&#233;ant d'une cervicale en reste et ses pattes accroch&#233;es &#224; la terre et durcies, de longs bras &#224; moiti&#233; enfonc&#233;s qui s'en iraient mourir sous la surface du sol dans certaines directions qu'on ne comprendrait plus. Les hommes autour, arriv&#233;s de partout tous identiques, se seraient install&#233;s, auraient mont&#233; &#233;chafaudages, b&#226;timents temporaires pour &#233;tablir des plans et &#233;tudier les composants, os et b&#233;ton fossiles. De loin, on ne saurait plus ce qui &#233;tait la b&#234;te et ce qui &#233;tait l'homme &#8211; les choses s'agglom&#232;rent, ce qui reste vestige, ce qui plante un abri pour le voir en spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils auraient oubli&#233; pourquoi ils &#233;taient l&#224;, et finalement allum&#233;s des pans entiers de ruines droites, install&#233; des vitrines, des couloirs, se seraient extasi&#233;s sur un coin d'herbe. D'autres seraient venus avec des formes fabriqu&#233;es et pens&#233;es pour redonner l'&#233;cho. &#199;a brillerait de dalles, d'arceaux et de jets immobiles, de lanc&#233;s, de formations en tubes, plates et hautes, fus&#233;es lourdes qu'on garderait intactes sans s'en servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'eau serait difficile &#224; trouver puis jaillirait, canalis&#233;e, enferm&#233;e dans les murs en piscines, ou simplement copi&#233;e, des reflets et des bulles par moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les couleurs seraient surprenantes. Le rouge d'une fleur d'une m&#233;daille d'un fauteuil prendrait soudain beaucoup de place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#224; la toute fin on verrait les visages, furtivement, comme s'excusant d'y &#234;tre ou d&#233;j&#224; en partance, comme courant sous la terre dans des directions incertaines, cherchant ce que cherchaient les bras de la b&#234;te inconnue, abandonnant l'id&#233;e et acceptant de se coucher le dos contre le sol, surpris &#224; fusionner en silence, feignant l'indiff&#233;rence alors, se contraignant &#224; marcher impavides sur l'&#233;chine de cette b&#234;te r&#233;ellement morte mais difficile, qu'on ne pouvait escalader sans un peu tomber &#224; l'int&#233;rieur. Et on ne pourrait en faire le tour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>nos invit&#233;s | revoir l'homme encercl&#233;</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2551</link>
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		<dc:date>2011-05-04T21:50:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>_ tiers livre invite... </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La D&#233;fense, avec les &#233;l&#232;ves du lyc&#233;e professionnel d'Argenteuil&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2551.jpg?1352733513' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
J'ai rencontr&#233; Christine Eschenbrenner lors de 2 ans d'intervention dans ses classes au lyc&#233;e professionnel Fernand-L&#233;ger d'Argenteuil, voir les &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/atel/ARG2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;archives ateliers d'&#233;criture&lt;/a&gt;. Christine continue bien s&#251;r, avec d'autres auteurs, avec l'enracinement de son atelier th&#233;&#226;tre, et cette ann&#233;e via un partenariat avec l'op&#233;ra de Paris.
&lt;p&gt;Dans ce t&#233;moignage, la tension habituelle &#224; cette situation d'&#233;veil et de r&#233;flexion qu'elle sait cr&#233;er avec ses &#233;l&#232;ves, mais aussi cette attention &#224; leur langage : ce que disent les &#233;l&#232;ves, je l'ai entendu &#8211; sous d'autres formes &#8211; plusieurs fois depuis lundi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'y vois une r&#233;flexion essentielle, merci de l'avoir mise en partage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB &lt;br&gt;(qui ira demain faire sp&#233;cialement une photo de l'homme encercl&#233;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Christine Eschenbrenner | revoir l'homme encercl&#233;&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;En levant la t&#234;te vers tout ce qui donne le vertige &#224; la D&#233;fense , ce jour-l&#224; on l'a vu. L'homme pench&#233; au bord du monde. L'homme fig&#233; au beau milieu de la perte d'&#233;quilibre et d'une petite broussaille incongrue r&#233;ponse aux tours lisses et coupantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois l&#224;, en une journ&#233;e, avec les &#233;l&#232;ves de BEP on a tout travers&#233; sur le dessus. Ponts, all&#233;es, passages, pr&#233;sentoirs en plein air, extensions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Labyrinthe. Et tous les gens qui ont le m&#234;me air press&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui : immobile, en danger.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2127 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;40&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L315xH420/CE1-2-fa3aa.jpg?1750514954' width='315' height='420' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;photographie &#169; Christine Eschenbrenner
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une adolescente d'Argenteuil a dit : &#231;a existe depuis longtemps ici ? Nous, on ne connait que les Quatre Temps, c'est tout. Le reste, on peut se perdre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et une autre : c'est vrai qu'il y a des HLM ici ? Je voudrais savoir o&#249;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre : moi je peux trouver un stage dans une tour, celle d'un Minist&#232;re. Le probl&#232;me, c'est l'ascenseur : il va tr&#232;s vite l&#224;-haut et moi je ne supporte pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre a regard&#233; par le hublot d'une palissade autour d'un chantier pour voir au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre sur les marches de la Grande Arche a dit : c'est trop fatigant ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre a photographi&#233; le mot &#034;pi&#233;tons&#034; (sur fond jaune) et une autre encore le M jaune de m&#233;tro.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2128 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;40&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L420xH315/CE2-2-fa08b.jpg?1750514954' width='420' height='315' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;photographie &#169; Christine Eschenbrenner
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et puis on a encercl&#233; l'homme perch&#233;, en levant la t&#234;te vers lui. Et s'il tombait ? Pas possible, a dit l'adolescent : c'est fait expr&#232;s. C'est pour la question. Moi j'ai pens&#233; &#224; la maison encercl&#233;e par la mer rongeant son frein dans la baie de Goulvenn.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que la maison depuis a disparu et que l'homme au bord du monde signe ce qu'il ne dit pas et aussi ce qu'il annonce quelque part dans l'&#238;le b&#233;tonn&#233;e qu'on voit d'ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De loin, elle fait de l'effet, la D&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A vrai dire on n'y va pas souvent.Si on y allait, ce serait pour revoir l'homme encercl&#233;. Et encore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>nos invit&#233;s | nous vivons dessous</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2549</link>
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		<dc:date>2011-05-04T21:23:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>_ tiers livre invite... </dc:creator>


		<dc:subject>Bourrion, Daniel </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;contribution de Daniel Bourrion&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot352" rel="tag"&gt;Bourrion, Daniel &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2549.jpg?1352733512' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Beaucoup partag&#233; cet hiver avec &lt;a href=&#034;http://www.face-terres.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Daniel Bourrion&lt;/a&gt;, via les &lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique65&#034;&gt;nocturnes de la BU d'Angers&lt;/a&gt; (et les &#233;crits de l'&#233;nigmatique Elonex), ou sur publie.net son texte sur New York : &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503519/cette-ville-n-existe-pas&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cette ville n'existe pas&lt;/a&gt;. Merci &#224; lui du petit signe pour cette semaine sans Angers (mais jeudi 12, lecture publique des textes de l'atelier, avec pour invit&#233; d'honneur Antoine Emaz). FB
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Daniel Bourrion | Nous vivons dessous&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Nous vivons dessous, dans ses tripes, dans ses tunnels-art&#232;res, dans son coeur de terre noire (ce tr&#232;s vague souvenir que nous avons perdu) et puis de b&#233;ton gris comme nos &#226;mes sans fond. Nous ne sortons jamais. Nous craignons la lumi&#232;re, et le reflet de nos reflets sur les fa&#231;ades-miroirs, cette sorte d'infini qui ne renvoie &#224; rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vivons dessous. Nous ne dormons jamais, ou alors par paliers, pour descendre encore plus, vers le centre du monde, d'o&#249; d'aucuns sont all&#233;s, &#224; ce qu'ils nous racontent, que nous ne croyons pas. Nous n'avons pas de r&#234;ves, ils sont eux morts aussi avec nos vies d'avant, nos vies dans la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vivons dessous, de ce qu'elle vomit &#224; longueur de jour et tout en-dedans d'elle sans cesser un instant, et grosse tellement d'elle, qu'elle s'&#233;crase &#224; chaque pas sous le poids sans r&#233;pit de sa propre d&#233;bauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vivons dessous, nich&#233;s dans nos alc&#244;ves, patients, &#224; guetter le jour o&#249; le soleil ne se l&#232;vera pas sur les grandes dames lisses et o&#249; la ville sera mort d'elle, et le dessus dessous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>nos invit&#233;s | m&#234;me si je n'y suis jamais all&#233;</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2544</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2544</guid>
		<dc:date>2011-05-04T06:46:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>_ tiers livre invite... </dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;nard, Pierre (Philippe DIaz, dit.. &#8211; site Liminaire)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;et pour ceux qui n'y sont jamais all&#233;s ? toujours se m&#233;fier des entrelacs fictifs de Pierre M&#233;nard !&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot120" rel="tag"&gt;M&#233;nard, Pierre (Philippe DIaz, dit.. &#8211; site Liminaire)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2544.jpg?1352733507' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Philippe Diaz, pseudonyme Pierre M&#233;nard sur le web, est l'inventeur d'un site qui pour nous sert de poste avanc&#233; aux exp&#233;riences texte et Internet, &lt;a href=&#034;http://www.liminaire.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;liminaire&lt;/a&gt;. Il est aussi le ma&#238;tre d'oeuvre d'un autre laboratoire num&#233;rique, la &lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/list/collection-487-d-ici-l%C3%A0-revue/page/1/date&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;revue D'Ici L&#224;&lt;/a&gt;. &#192; noter que le 5 juillet, via les &lt;i&gt;Conversations&lt;/i&gt; de &lt;a href=&#034;http://livreaucentre.fr/2011/05/atelier-decriture-numerique-avec-francois-bon-5-et-6-juillet-2011-a-orleans/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Livre au Centre&lt;/a&gt;, nous lui donnons carte blanche au 108 d'Orl&#233;ans... Tr&#232;s fier de l'accueillir ici, et on pr&#233;vient le visiteur : lecture &#224; &#233;tages et souterrains (comme la D&#233;fense) &#8211; ces textes r&#233;sonnent en profondeur par exemple avec son exp&#233;rience de Tokyo ou des &lt;a href=&#034;http://liminaire.fr/spip.php?article1272&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lignes de d&#233;sir&lt;/a&gt; &#8211; qu'il pr&#233;sentera le 19 mai &#224; la biblioth&#232;que Desnos de Montreuil. Photographies Pierre M&#233;nard bien s&#251;r aussi (m&#234;me s'il n'y est jamais all&#233; !). FB
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pierre M&#233;nard | je me souviens de la D&#233;fense m&#234;me si je n'y suis jamais all&#233;&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;OUR HEARS BELONG TO STORM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un jour quelconque. Il est vrai qu'au commencement on se sent contraint et vaincu par la force. Cela a l'air si &#233;trange que je ne peux pas me rappeler avoir jamais vu quelque chose de pareil. Je n'&#233;tais pas comme &#231;a, avant. On ne regrette jamais ce qu'on n'a jamais eu. Ne retiens que ce que tu ne peux pas saisir et ce qui te saisit t'emporte, alors &lt;a href=&#034;http://horacio.oliveira.free.fr/adb.mp3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le lieu est mouvant&lt;/a&gt;. Pour le reste, pas vu ou oubli&#233;. Les voyages sont dedans. Et s'il s'en trouve par hasard qui en doutent encore, le chagrin ne vient qu'apr&#232;s le plaisir et toujours, &#224; la connaissance du malheur, se joint le souvenir de quelque joie pass&#233;e. Ils s'en servent, je crois, par forme et pour &#233;pouvantail, plus qu'ils ne s'y fient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I'VE SEEN IT ALL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'&#233;garer dans le labyrinthe bruissant de la ville. On ne peut que donner une sensation du pr&#233;sent qui va rencontrer l'exp&#233;rience enti&#232;re de la personne avec qui l'on parle, si l'on est chanceux. Pour une fois c'est la m&#233;taphore qui est ingrate et la r&#233;alit&#233; un conte de f&#233;es. Une fa&#231;on de dire. Alors je le fais lorsqu'il n'est pas l&#224;. Lui expliquer la vigilance n&#233;cessaire pour qu'il n'y ait plus jamais &#231;a. Donner corps &#224; une somme de moments fuyants et coup&#233;s de leur sort. La question cruciale et affreusement difficile des choix. Le chemin &#224; suivre. Ce paradoxe de l'acuit&#233; de la conscience, indissociable du sentiment d'&#233;ternit&#233;. Les mots pour le dire. Tomb&#233;e du haut, la lumi&#232;re complice pose quelques taches luisantes sur vitres ros&#233;es. Le possible reflet d'une vitre, mais non, peut-&#234;tre n'est-ce qu'un imperceptible boug&#233; du regard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2101 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L360xH240/IMG_5042-ef5f3.jpg?1750514954' width='360' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;GOSSIP IS WHERE THE MUSIC IS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ciel est noir dans le fond. Rompue, la courbe unie du ciel, perce un tremblement de lumi&#232;re bleut&#233;e. Quand j'ai ouvert la fen&#234;tre, j'ai vu l'arbre, et le ch&#226;teau, ils me ressemblent de loin. J'ai suivi son reflet sur la ligne, c'est comme ouvrir ciel et terre. Ce qui fut fait. Ce qui bat, ce qui sauve et d&#233;sesp&#232;re. On voit l'&#233;ternel retour &#224; l'&#339;uvre. Des d&#233;tails tr&#232;s pr&#233;cis en eux-m&#234;mes donnent, par leur simple juxtaposition, un ensemble tout &#224; fait saisissable, mais un peu flou. L'espace est &#224; la fois construit et d&#233;construit, cr&#233;ant un ensemble mouvant, instable. La langue tourne &#224; l'horizon, avec l'encre du jour voil&#233;e derri&#232;re les rideaux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2100 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L360xH240/IMG_5043-b3027.jpg?1750514954' width='360' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;UN JOUR SANS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais p&#233;n&#233;trer dans les profonds reflets, p&#233;n&#233;trer dans la lumi&#232;re de ces grands miroirs. Ces milliers de petits mouvements pour percevoir le monde au quotidien. J'ai connu l'impossible en cette esquisse. Je me gardais bien de me souvenir de ce qui venait de se passer et j'affectais la plus grande indiff&#233;rence. On retourne les paysages pour s'y noyer dedans. Le clair du jour par leurs ombres ravi. Le temps, sans revenir ni h&#233;siter, en ses heures fugitives. C'est un trajet dont on r&#234;ve, une tr&#234;ve courte et accabl&#233;e. Je ne sais plus o&#249; j'en suis, vous m'embrouillez. La m&#233;moire est menteuse, la moindre r&#233;miniscence est toujours reconstruite. Chacun s'en va comme il peut. Apr&#232;s tout, c'&#233;tait peut-&#234;tre hier.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/local/cache-vignettes/L360xH240/IMG_5035-3ccb5.jpg?1750514954' width='360' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>nos invit&#233;s | loin dans le pass&#233;</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2543</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>_ tiers livre invite... </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;on est chacun d&#233;positaire d'un coin de la D&#233;fense : contribution de Valentin Burger&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;&#233;crivez votre D&#233;fense&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2543.jpg?1352733506' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Valentin Burger a r&#233;cemment fait dispara&#238;tre le blog qui nous l'a fait conna&#238;tre : il intervient actuellement dans une prison pour mineurs du sud-est de la France, qui bouscule son &#233;criture personnelle... Heureux donc que le trait d'union se maintienne, gr&#226;ce &#224; la D&#233;fense. FB
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Valentin Burger | Loin dans le pass&#233;&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Comment on y est arriv&#233;s, je dois dire que je ne sais plus tr&#232;s bien. Les douze coups avaient sonn&#233; dans le m&#233;tro et quelque chose de rat&#233;, maigre, merveilleux nous avait pris de tenir entre nous la joie molle de ceux que la ville attend pour tourner autour d'elle, par le dessous, la nuit, enti&#232;re et commenc&#233;e d&#233;j&#224;, peut-&#234;tre finie m&#234;me. On nous avait dit, les lignes seront ouvertes, et pour d'autres elles l'ont &#233;t&#233; s&#251;rement &#8211; mais nous n'y avons plus eu acc&#232;s ensuite, et les souterrains lettres mortes. Le trajet se limite &#224; &#231;a, c'est de se souvenir maintenant qui le fait, et la D&#233;fense, &#233;norme, invisible, &#8211; se dresse comme la nuit en muraille sans qu'elle ne soit reli&#233;e &#224; rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un champ, un d&#233;sert. L'an fini on y marche entre des pointes de glace, l'acier nacreux en balises, sur un sol sans relief. Tout le monde est parti dans l'autre sens, l'heure morte s'installe. On est moins de dix dans rien, silencieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les photos elle para&#238;t toujours comme un grand bain d'or accol&#233; &#224; la ville, comme si elles plongeaient l'une dans l'autre, et la lumi&#232;re des phares, qui va trop vite, comme port&#233;e par le flot que fait d'elle l'appareil d&#233;bord&#233;, s'&#233;coulerait en chuintant entre les massifs. &#8211; Mais ce qu'on a vu, c'&#233;tait une mer vide dont les tours se d&#233;tachaient comme d'un brouillard, une fum&#233;e noire &#224; m&#234;me le sol, &#233;teinte plut&#244;t que grise, touffue sans mati&#232;re, lente. Il n'y avait pas de passerelle, pas d'arche, de r&#233;verb&#232;re pench&#233; sur nous, &#8211; mais les &#233;clairs en suspens, quelque chose vertical et d'&#233;tir&#233; qui ne s'abattrait pas. Je ne distingue pas bien, entre la fatigue d'alors et de maintenant, laquelle rend vraiment l'apparition si floue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est mont&#233;s dans l'appartement, la musique sonnait mate, j'ai trouv&#233; un canap&#233;, &#8211; les pi&#232;ces n'&#233;taient pas sp&#233;cialement grandes, &#8211; et c'&#233;tait comme de voir de l'int&#233;rieur un point de lampe isol&#233; du verre noir, l'infime brillance d'une fen&#234;tre qui veille au milieu de la tour et s'ennuie plus longtemps que les autres, &#8211; et on est repartis apr&#232;s quoi, &#8211; une heure, peut-&#234;tre, &#8211; le m&#233;tro ne circulait pas et il fallait se rendre &#224; pied jusqu'&#224; la ville. Alors, dans un silence parfait que nos rires trouent, &#233;chou&#233;s comme on s'est toujours connus, comme accept&#233;s du vide d&#233;laiss&#233; jusqu'&#224; demain qui sera le premier, on est retourn&#233;s vers les cris, les foules, une boulangerie, pensant presque recommencer entre nous le temps, l'impasse laiss&#233;e derri&#232;re dont on avait m&#234;me perdu l'effroi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>nos invit&#233;s | la D&#233;fense &#224; distance #2</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2542</link>
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		<dc:date>2011-05-04T06:29:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>_ tiers livre invite... </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;la D&#233;fense, vue de Suresnes, par Julien Pauthe&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2542.jpg?1352733505' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La D&#233;fense &#224; distance #2 Se h&#233;risse le dehors avant m&#234;me la sortie : tenter le rep&#233;rage quelques pas plus loin, apr&#232;s les plans tr&#232;s norm&#233;s de la RATP, sur la repr&#233;sentation 3D propos&#233;e par l'EPAD &#8211; on y apprend l'existence d'un mus&#233;e de La D&#233;fense &#8211; qui renvoie par sa perspective isom&#233;trique &#224; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/SimCity&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Simcity&lt;/a&gt; comme aux estampes des fortifications de Vauban ; l'id&#233;e de cliquer sur le bouton qui d&#233;clenche Godzilla pr&#233;domine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CNIT s'y rep&#232;re, la Grande Arche est rat&#233;e, l'ensemble fait gargantuesque baudroie &#233;chouant l&#224; un saut entre deux boucles de la Seine, aux confins des petites banlieues manufacturi&#232;res et bois&#233;es. Les vraies usines ne tenaient pas que le nord et l'est de Paris aux premi&#232;res constructions des ann&#233;es 60, mais rien n'en reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette flaque bariol&#233;e s'&#233;tend sur ce qui fut un entrelacs d'ateliers m&#233;caniques, de bidonvilles et de fermes aux croisements de routes communales. Subsistent des rues tranquilles tir&#233;es droites &#224; travers Puteaux et Suresnes, bord&#233;es de vieux garages au fronton de typo en stuc, et de boutiques &#233;parpill&#233;es, en contrebas des voies de Tramway et de RER.&lt;br class='autobr' /&gt;
On voit le dos du h&#233;risson depuis ces perspectives : ses tours font un rideau de verre abrupt &#224; l'horizon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>participer | 3 pistes pour &#233;crire</title>
		<link>http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2506</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2506</guid>
		<dc:date>2011-05-02T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Bon</dc:creator>


		<dc:subject>ateliers d'&#233;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Paris, La D&#233;fense</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;une invitation &#224; transmettre vos textes, photographies, contributions et fictions&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;&#233;crivez votre D&#233;fense&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot28" rel="tag"&gt;ateliers d'&#233;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot626" rel="tag"&gt;Paris, La D&#233;fense&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tierslivre.net/spip/IMG/logo/arton2506.jpg?1352733457' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;mini&#034;&gt;
Dans la r&#233;sidence &#8211; une semaine &#224; la D&#233;fense, immersion totale &#8211;, propos&#233;e par (Paris en toutes lettres-&gt;], il s'agit bien s&#251;r pour moi d'&#233;crire.
&lt;p&gt;Mais, contrairement &#224; &lt;i&gt;Tentative d'&#233;puisement d'un lieu parisien&lt;/i&gt;, de Georges Perec, un tel lieu ne s'&#233;puise pas. Il d&#233;pend, au contraire, de celui qui le voit, l'&#233;nonce, le raconte et l'invente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour de cette r&#233;sidence, en partenariat avec la Fnac de la D&#233;fense (dans le calme de leur &lt;i&gt;Forum&lt;/i&gt;, au premier &#233;tage), je serai pr&#233;sent &#8211; de 12h30 &#224; 14h &#8211;, et un ordinateur sera r&#233;serv&#233; &#224; vos contributions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette page sera progressivement compl&#233;t&#233;e et pr&#233;cis&#233;e. Mais d&#232;s &#224; pr&#233;sent, soit directement ici en commentaire, soit par courrier &#224; &lt;a href=&#034;mailto:ecrire@fbon.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;ecrire@fbon.fr&lt;/a&gt;, vos interventions sont bienvenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FB&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#233;crire la D&#233;fense | loin dans le pass&#233;&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pour ma part, provincial, les premiers souvenirs de la D&#233;fense remontent &#224; cette ann&#233;e o&#249;, dans le CNIT tout nouveau, s'&#233;tait install&#233; le Salon de la marine. On venait voir ces bateaux neufs, rutilants &#8211; pas tous, souvenir que le vieux Pen Duick de Tabarly, au retour d'une course victorieuse, y avait aussi &#233;t&#233; expos&#233; &#8211; et cette conjonction des bateaux sous la verri&#232;re, tous m&#226;ts et haubans &#233;tarqu&#233;s, et de la ville affichant tout autour son futurisme (nous y &#233;tions un peu perdus, entre parkings, escalators, b&#233;ton), les m&#234;lait ensemble, l'oc&#233;an et les tours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces souvenirs minuscules, mais li&#233;s &#224; la premi&#232;re fois qu'on a travers&#233;, qu'on a dormi, qu'on a travaill&#233; &#224; la D&#233;fense, en laisseriez-vous trace ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1 | tables de travail, horizon ville&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Dans notre m&#233;tier d'ateliers d'&#233;criture, un de nos textes f&#233;tiches c'est les &lt;i&gt;Notes concernant ma table de travail&lt;/i&gt; de Georges Perec (dans &lt;i&gt;Penser/classer&lt;/i&gt;. Ce qui ne me sera pas accessible, dans ma semaine &#224; la D&#233;fense, c'est pr&#233;cis&#233;ment ce qui en fait le noeud n&#233;vralgique de Paris : dans les grandes tours, vous &#234;tes des milliers &#224; oeuvrer. Cette relation de la ville et du travail est neuve. Sauriez-vous nous proposer ici, dans le pot commun, une br&#232;ve description, mais la plus pr&#233;cise possible, et en ce qui vous la rend personnelle, de votre table de travail et son environnement imm&#233;diat ? Vous pouvez bien s&#251;r l'accompagner d'une photographie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2 | la ville vue d'ici&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La D&#233;fense, on la voit de tr&#232;s loin. L'axe &lt;i&gt;monumental&lt;/i&gt; qui va de l'Arche &#224; Concorde via &#201;toile t&#233;moigne de son lien organique &#224; la ville g&#233;ante. Mais ce que la D&#233;fense change &#224; la ville, c'est comment, vous qui travaillez ici, la voyez depuis votre lieu de travail. Que la fen&#234;tre soit en haut d'une tour, ou dans les souterrains d'un espace commercial, que voyez-vous de la ville, parce que vous travaillez &#224; la D&#233;fense ? Nulle indiscr&#233;tion : vous ne montrez pas ce qui vous environne, vous montrez ce que vous voyez au dehors, ce que vous voyez &lt;i&gt;du&lt;/i&gt; dehors. Un clic sur votre t&#233;l&#233;phone suffit, et vous nous envoyez l'image, ou le texte qui va avec, ou les deux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3 | trajets, architectures, g&#233;om&#233;tries&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;D'un trajet minuscule mais fait tous les jours. Cela peut commencer au portillon du m&#233;tro, &#224; la marche qui fait descendre du bus. Cela concerne tous les espaces publics, escalators, dalles, ascenseurs. Cela concerne les espaces sociaux hors du bureau (l&#224; o&#249; on mange), ou les espaces de circulation pour &#233;chapper &#224; l'&#238;le ou y revenir (le tunnel autoroutier, les gares d'embarquement pour voitures ou bus, le trajet en scooter dans le cadre tr&#232;s pr&#233;cis de la visi&#232;re du casque). Cela peut concerner le trajet entier, ou une fraction minime de ce trajet (l'ascenseur, la gare, le parvis). Si vous photographiez ce trajet ou cette portion de trajet, c'est cinq photographies successives qui en constituent le mini-diaporama (mais m&#234;me sur une simple travers&#233;e depuis la descente du RER jusqu'&#224; l'entr&#233;e dans un des &lt;i&gt;open space&lt;/i&gt; des tours, il peut y en avoir 80, de photos, m&#234;me dans ce que le quotidien vous laisse le plus souvent ignorer). Alors photos toutes seules, photos avec texte, l&#233;gende et mode d'emploi, ou bien texte seul, mais organis&#233; en paragraphes simples, qui sont eux-m&#234;mes comme des diapositives ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;atelier d'&#233;criture, mode d'emploi&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;, c'est &#224; vous. Depuis l'ordinateur de votre bureau ou de votre domicile si vous &#234;tes venu en visiteur sur ces pages. De l'ordinateur mis &#224; notre disposition directement depuis le CNIT, forum de la Fnac, si c'est d'ici que vous consultez. Depuis votre t&#233;l&#233;phone ou votre iPad si vous traversez la D&#233;fense... Un des quatre exercices au choix, ou les quatre... Ici via les commentaires (et possibilit&#233; d'y joindre une photographie, n'y manquez pas), ou &#224; l'adresse mail figurant en haut de page.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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