alors mardi 27 septembre 1994 julia öberg

alors        mardi 27 septembre 1994 julia öberg se réveille à six heures trente au son du réveil électronique une habitude qu’elle garde même lorsqu’elle ne va pas travailler à l’ambassade de suède à tallinn classer les papiers de l’ambassade encoder les données de l’ambassade dans excel dans des colonnes excel dans des feuillets excel dans des tableaux excel et c’est le cas aujourd’hui alors mardi 27 septembre 1994 julia öberg sourit en réponse à la sonnerie brutale du réveil électronique même s’il est vrai que julia öberg sourit la plupart du temps au travail à l’ambassade dans sa vie privée au téléphone quand elle pousse le caddie au supermarché quand elle cède sa priorité sur la route julia öberg sourit mardi 27 septembre 1994 julia öberg sourit comme à son habitude d’autant que sa valise est déjà prête préparée l’avant-veille julia öberg ayant pris le temps de choisir ses vêtements minutieusement pris le temps de repasser ses vêtements minutieusement pris le temps de plier ses vêtements minutieusement mais pas trop tout en souriant parce qu’il s’agissait d’une part d’un habitude remontant à son enfance à upsal et les après-midi passés en compagnie de ses grands-parents et leurs balades le long de la rivière fyrisån un sachet de plastique rempli de croûtons de pain quasiment débordant de croûtons de pain pour nourrir les canards qui la voient arriver de loin et l’accueillent cancanant l’accueillent caquetant à la vue du sachet de plastique et d’autre part parce que ranger les vêtements minutieusement dans la samsonite métallisée lui permet de se projeter dans la visite familiale qu’elle entreprend chaque trimestre quand l’agenda de l’ambassade le permet comme aujourd’hui mardi 27 septembre 1994 quand l’intérêt de l’ambassade n’en pâtit pas quand les collègues peuvent prendre le relais dans le classement des papiers le relais dans l’encodage des données dans excel quand rien ne s’oppose à ce que julia öberg puisse rentrer souriante à upsal embrasser ses parents et sa grand-mère déposer la samsonite métallisée sur son lit de jeune fille de jeune julia öberg toujours souriante toujours minutieuse mais pas trop puisse ranger pour un temps ses vêtements dans la garde-robe en pin laquelle renferme sans doute pour toujours l’odeur lavande de l’adoucissant qu’utilise sa mère fermer les yeux pour un temps défini en accord avec l’ambassade dans sa première chambre trois fois par jour mettre les pieds sous la table de sa première salle à manger et prendre plaisir à retrouver les canards de la rivière fyrisån un sac plastique plein à ras bord de croûtons de pain le sourire aux lèvres        alors        mardi 27 septembre 1994 julia öberg enfile un gros pull bouffant en laine par-dessus son soutien-gorge sort de sa chambre les pieds nus frissonne sur le froid du carrelage julia öberg préfère avoir trop froid que trop chaud marche jusqu’au coin cuisine allume la radiocassette posée sur le plan de travail appuie sur rewind appuie sur play et ferme les yeux sur l’intro d’une chanson de john bon jovi mardi 27 septembre 1994 julia öberg utilisant la spatule brouillant les œufs en guise de micro pendant le refrain tandis qu’elle saupoudre la préparation de poivre et de sel la cuisine remplie du souffle de la hotte du grésillement des œufs dans la poêle des accords et de la voix de john bon jovi mêlée à celle de julia öberg spatule en main pieds nus vêtue d’un gros pull bouffant en laine mardi 27 septembre 1994 julia öberg utilse la spatule pour servir les œufs brouillés dans un bol julia öberg préfère utiliser un bol pour la soupe les spaghettis le café qu’elle boit rarement le thé qu’elle boit plus souvent et les œufs brouillés mais pas le jus d’orange fraîchement pressé qu’elle sert toujours dans un verre de préférence un verre long drink parce que ça donne l’impression d’en avoir plus tandis qu’elle lit quelques pages d’un roman en digérant les œufs brouillés assise à la table du coin cuisine mardi 27 septembre 1994 julia öberg lit simon et les chênes le roman de marianne fredriksson histoire de se mettre l’eau à la bouche quant au retour dans son pays d’origine et parce que julia öberg aime l’écriture poétique de marianne fredriksson qu’elle avait rencontré à stockholm à l’occasion d’un salon littéraire julia öberg souriant comme à l’habitude mais ne trouvant rien d’autre à dire qu’elle aimait énormément l’écriture de marianne fredriksson celle-ci la remerciant chaleureusement et les choses en étaient restées là julia öberg lisant simon et les chênes assise à la table du coin cuisine de son appartement les pieds nus sur le carrelage froid que son corps ne sentait plus préférant le froid au chaud emmitouflé dans un gros pull bouffant en laine le livre dans la main droite la fourchette allant du bol d’œufs brouillés à la bouche au bol d’œufs brouillé le jus d’orange fraîchement pressé servi dans un verre long drink la radiocassette crachant les accords et la voix de john bon jovi mardi 27 septembre 1994 à sept heures quinze        alors        mardi 27 septembre 1994 julia öberg bat la rue pavée d’un bon pas pour lutter contre l’effet de la fine pluie tombant droite dans le cou entre la peau et l’étoffe du manteau dans les poches duquel elle a mis les mains la main droite battant la monnaie au rythme du pas produisant un cliquetis à mesure de la marche les talons battant le sol le cliquetis accompagnant l’ensemble mardi 27 septembre 1994 la fine pluie s’insinuant toute droite dans l’interstice du frottement des vêtements au niveau du cou la fine pluie rectiligne n’effaçant ni la frénésie de la marche de julia öberg ni son éternel sourire tandis qu’elle croise la route de piétons tirant des têtes d’enterrement agacés par la pluie si droite le cliquetis des pièces de monnaie dans la poche droite du manteau de julia öberg et son sourire provocateur mardi 27 septembre 1994 à l’heure où la plupart des piétons automobilistes navetteurs luttent contre un retard malvenu au travail tandis que julia öberg termine de battre le pavé termine le cliquetis en termine provisoirement avec la fine pluie si droitement désagréable et pousse la porte vitrée de la boulangerie à l’intérieur tout en boiseries et briques dans les tons ocres et gris mardi 27 septembre 1994 julia öberg tout sourire salue l’employée au comptoir en estonien commande et reçoit un pain de seigle et coriandre spécialité locale nommée leib dont raffole viktor öberg le père de julia öberg et qu’elle ne manque jamais de ramener dans sa samsonite à chaque retour à upsal plus ou moins chaque trimestre en fonction des prérogatives professionnelles de julia öberg qui achète le leib entier pour garder sa fraîcheur plus longtemps l’employée au comptoir se contentant dans l’emballer dans un sac en papier marron faisant glisser lourdement contre le rangement en plastique du tiroir-caisse les huit couronnes tendues par julia öberg remerciant et souhaitant une bonne journée à l’employée au comptoir de la boulangerie à l’intérieur mi boiseries mi briques julia öberg gratifiant l’employée au comptoir d’un sourire franc et s’en retournant vers la rue pavée avec la ferme intention de la battre en rythme en sens inverse pour lutter contre la fine pluie toute droite que les fonctionnaires grognons jugeraient majoritairement désagréable la pluie s’insinuant toute droite entre l’étoffe des vêtements et la peau mardi 27 septembre 1994 julia öberg rebroussant chemin sous la pluie fine vers son appartement sans plus de pièces à faire cliqueter au rythme des pas un leib emballé dans son sac en papier marron un leib destiné à viktor öberg père sous le bras et le sourire habituel à quelques heures du départ vers upsal les canards de la rivière fyrisån et sa chambre d’enfant        alors        mardi 27 septembre 1994 julia öberg ouvre la samsonite métallisée et y place le leib emballé dans le sac en papier marron entre un pull jaune en grosses mailles et un pantalon beige        alors        mardi 27 septembre 1994 julia öberg s’installe à son secrétaire ouvre le tiroir et sort des enveloppes soigneusement ouvertes contenant les factures du mois mardi 27 septembre 1994 julia öberg en congé prend dans la main droite son stylo préféré celui au capuchon griffé sur le dessus et entreprend de compléter les bulletins de virements bancaires à l’encre bleue julia öberg profitant de sa journée de congé pour régler ses affaires afin de partir l’esprit léger à upsal profiter de upsal sans le moindre tracas julia öberg aligne au stylo et à l’encre bleue toute une série de chiffres retenus par cœur une litanie combinatoire apprise à force de répétition au fil des mois des enveloppes et des bulletins de virements bancaires julia öberg ayant hérité de sa mère alma öberg née andersson le goût de s’asseoir une fois par mois au secrétaire pour régler les factures et tenir un relevé des dépenses dans un carnet quadrillé format a5 en papier recyclé ordonner à la banque de placer entre quinze et vingt pourcent des revenus sur un compte épargne ne jamais régler les factures en retard et ne jamais dépenser plus que ce que l’on gagne voilà en somme ce que répétait alma öberg née andersson la mère de julia öberg à la jeune julia öberg une fois par mois souvent le dimanche dans leur maison à upsal avant une visite dominicale chez les grands-parents de julia öberg lui transmettant un peu de la sagesse familiale acquise de 27 septembre en 27 septembre        alors        mardi 27 septembre 1994 julia öberg ouvre la porte du frigo et en sort un bol marron contenant de la salade de thon mayonnaise maison qu’elle pose sur le plan de travail mardi 27 septembre 1994 julia öberg ne referme pas la porte du frigo mais la laisse entrouverte avant de débrancher la prise d’alimentation la lumière provenant de l’intérieur du frigo s’éteignant aussi sec julia öberg sur la pointe des pieds attrapant ensuite la boîte à pain au-dessus du frigo entrouvert et la déposant sur le plan de travail à côté du bol marron contenant de la salade de thon préparée maison mardi 27 septembre 1994 julia öberg sifflotant une chanson de john bon jovi se préparant des tartines le couteau raclant le fond du bol marron et caressant la mie de pain julia öberg superposant deux tranches l’une sur l’autre et les coupant nettes en triangles les coupant nettes à treize heures zéro cinq les coupant nettes dans son appartement de tallinn à quelques rues de l’ambassade les coupant nettes en sifflant du john bon jovi les coupant nettes en imaginant déjà les canards de la rivière fyrisån à upsal qu’elle verrait demain et les jours suivants mardi 27 septembre 1994 julia öberg assise dans son canapé les jambes recroquevillées les pieds en appui contre la toile du canapé mordant dans une des tartines au thon mayonnaise maison un chanson de john bon jovi dans la tête savourant ce jour de congé l’onctuosité du thon mayonnaise maison les accords de john bon jovi qu’elle rêve parfois composés pour elle juste pour elle cadrant carrément avec sa vie et sa façon de sourire        alors        mardi 27 septembre 1994 julia öberg choisit un sac à main en cuir marron dans la vaste collection de sacs rangés dans la penderie de sa chambre à coucher un sac acheté sur un marché à aix-en-provence l’année dernière un sac dans lequel elle ne peut s’empêcher d’y mettre son nez pour sentir la forte odeur de cuir la plongeant dans tout un tas de vies antérieures où julia öberg était tour à tour sorcière fille de ferme aviatrice consul aux indes flibustière au long cours journaliste d’investigation mardi 27 septembre 1994 julia öberg employée de l’ambassade de suède à tallinn range dans le sac à main en cuir marron acheté en france l’été dernier ses billets pour le ferry les papiers de son véhicule son portefeuille en simili cuir son porte-monnaie assorti ses clés deux mouchoirs en tissu une pince à épiler sa trousse de maquillage son exemplaire de simon et les chênes de marianne fredriksson mardi 27 septembre 1994 julia öberg vérifie une dernière fois le contenu de la samsonite métallisée en prenant garde de ne pas froisser les vêtements soigneusement pliés julia öberg refermant la samsonite métallisée passant la lanière de son sac à main en cuir marron sur son épaule droite actionnant la poignée plastique de la samsonite métallisée et la faisant rouler jusqu’au paillasson devant la porte d’entrée déposant le sac à main en cuir marron sur la samsonite métallisée à quinze heures trente        alors        mardi 27 septembre 1994 julia öberg au volant de sa fiat croma grise de 1985 achetée il y a trois ans avec ses deux premiers salaires se mêle à la circulation en direction de vanasadam le port de de vanasadam roulant vers vanasadam julia öberg souriant en laissant la priorité à une automobile noire les billets bien en évidence sur le dessus du sac à main en cuir marron posé sur le siège passager julia öberg prenant plaisir à écouter arrêtée à un stop le bruit rythmé et répétitif des feux clignotants l’autoradio jouant une cassette usée crachotant a new career in a new town les essuie-glaces fatigués rejetant les gouttes de pluie des deux côtés du pare-brise        alors        mardi 27 septembre 1994 julia öberg coupe le moteur après avoir rangé la fiat croma en file indienne sur le pont numéro trois à l’emplacement indiqué par le steward dans la cale garage du ferry baptisé l’estonia que julia öberg avait pris une première fois en mars lors de son précédent aller-retour à upsal alternative bien moins coûteuse que l’avion et plus pratique puisque julia öberg pourra rallier upsal avec la fiat croma une fois débarquée à stockholm viktor öberg le père de julia öberg ayant prévu de réaliser l’entretien de la voiture durant le séjour vérifier les niveaux d’eau et d’huile la pression l’usure des pneus ayant prévu de graisser les rouages les pistons les mécanismes de la fiat croma garée à l’enfilade au cœur du ferry comme convenu à dix-sept heures trente soit une heure trente avant le départ mardi 27 septembre 1994 julia öberg posant un pied et puis l’autre sur le béton ciré de la cale garage de l’estonia julia öberg sentant l’agréable roulis du navire sentant monter directement en elle la légère désorientation que les passagers occasionnels des ferries ressentent une fois à bord tandis qu’elle passe la bretelle du sac à main en cuir marron autour de son épaule droite et empoigne la samsonite métallique et entreprend de monter l’escalier métallique en direction des ponts supérieurs julia öberg se souvenant sans avoir besoin de vérifier sur son billet aller que sa cabine la 647 est logiquement située sur le pont numéro six dans un dédale de couloir en moquette verte dans lequel un autre steward la guide prestement mardi 27 septembre 1994 julia öberg prenant possession de sa cabine quelques minutes avant le départ de l’estonia vers stockholm        alors        mardi 27 septembre 1994 julia öberg est assise sur une chaise haute au bar du piano-bar verre de bière blonde posé sur une serviette en papier mauve julia öberg regard fixé sur le pianiste tiré à quatre épingles dans un smoking noir cabotinant sur une reprise de bonne facture de fool to cry julia öberg effet de la bière et du roulis et du sourire omniprésent imaginant qu’il ne joue que pour elle mardi 27 septembre 1994 un peu avant vingt-deux heures au bar du piano-bar à l’affluence clairsemée où l’on entend parler suédois estonien où l’on commande les demis et les chansons en anglais julia öberg étant la seule à réellement écouter le pianiste cabotin tiré à quatre épingles enchaînant les tubes sur demande jukebox humain mardi 27 septembre vers vingt-deux heures leurs regards se croisent julia öberg piquant un fard quand le pianiste cabotin tiré à quatre épingles lui adresse un sourire et un clin d’œil julia öberg piquant un fard sous effet du sourire clin d’œil fort roulis de la bière et sa passion pour la musique pop rock et les chanteurs julia öberg regrettant que le dernier morceau de john bon jovi ne soit vieux que d’une semaine le pianiste cabotin tiré à quatre épingles jukebox humain clin d’œil sur commande ne le connaissant probablement pas terminant son interprétation plus que correcte de fool to cry sous les applaudissements épars des hommes et des femmes parlant majoritairement suédois et estonien anglais pour acheter des cigarettes au bar du piano-bar sur le pont six de l’estonia premier ferry-boat à relier tallinn à la suède depuis la chute de l’urss julia öberg les joues rouges cherchant le courage d’aller demander au pianiste cabotin et son beau costume noir de lui interpréter une chanson julia öberg se laissant le temps de la bière au bar du piano-bar à l’heure où ses collègues de l’ambassade appréhendent déjà la journée de travail du lendemain appréhendent les classeurs excel les colonnes excel les lignes excel rêvent peut-être qu’ils encodent tout un tas de lignes et de colonnes excel carburent des heures supplémentaires non-rémunérées en rêve         alors       mardi 27 septembre 1994 julia öberg allongée sur le lit de la cabine 647 sa cabine aux environs de minuit moins vingt cherche le sommeil la bonne position dans la couchette le sommier grinçant à chaque changement de position le roulis important du ferry traversant la baltique la bière et le clin d’œil ne faisant plus effet depuis quelques minutes mardi 27 septembre 1994 julia öberg se forçant à fermer les yeux et laisser son esprit voguer à sa guise au rythme du roulis de la baltique envoyant des flashs sur les canards de la rivière fyrisån caquetant cancanant à la vue d’un sac plastique remplit de croûtons au milieu de la baltique de tableaux excel de tranches de pain métallisé au goût prononcé de coriandre servi par john bon jovi tiré à quatre épingles dans un perfecto par dessus une chemise en soie noire et un jeans levi’s délavé par le fort roulis de la baltique demandant en suédois à julia öberg comment elle aime ses œufs la spatule à la main un jeune canard plongeant dans l’eau glacée de la rivière fyrisån à upsal laissant voir ses pattes en mouvement à la surface de l’eau faisant rire la jeune julia öberg une cagoule lui bardant le visage sa grand-mère lui tenant la main tandis qu’elles s’approchent du bord pour mieux voir le canard cabotin demandant à julia öberg si elle a bien retiré la prise du frigo si elle l’a bien laissé entrouvert pour éviter la moisissure les virements bancaires remplis à l’encre bleue s’accumulant dans le tiroir du secrétaire caquetant de manière assourdissante empêchant maintenant julia öberg de comprendre ce que lui dit john bon jovi au faciès de plus en plus grave une pluie de plus en plus dense lui tombant sur le visage julia öberg frissonnant julia öberg étant prise d’un froid intense une sirène arrachant les pages de simon et les chênes s’envolant vers la rivière fyrisån à upsal viktor öberg le père de julia öberg vérifiant les niveaux de la fiat croma d’occasion puis entreprenant de graisser les pièces rouages pistons retrouvant une couronne estonienne dans l’arrivée de produit lave-glace julia öberg souriant de plus belle lorsque viktor öberg lui tend la monnaie c’est pour le leib lui dit-il la samsonite métallisée percutant la garde-robe en pin de la chambre de la jeune julia öberg dans un bruit sourd qui fait fuir les canards de la rivière fyrisån à upsal détalant dans un cancanement apeuré en direction de la baltique

Canards de la rivière fyrisån à upsal (suède)

A propos de Jérémie Tholomé

Né en 1986, Jérémie Tholomé est un poète de lutte et un travailleur social habitant à quelques encablures de Charleroi. Depuis 2016, il anime des ateliers d’écriture et participe aux scènes slam belges sous le blaze “L’Harmonica”. Il fait partie des finalistes de l’édition 2019 des Prix Paroles Urbaines. Son premier recueil, “Rouge charbon” est paru aux éditions maelstrÖm reEvolution - disponible en commande à la Librairie Wallonie-Bruxelles (http://www.librairiewb.com).

16 commentaires à propos de “alors mardi 27 septembre 1994 julia öberg”

  1. julia nous entortille et toi aussi ! on suit son sourire et ta plume, sacré canard ! et quelle journée, ( à force on se dit que ce serait logique – le truc horrible – tant tu arrives à faire du suspens avec trois fois rien, des croutons et une valise )

    • À enchaîner des choses du quotidien, on se demande où est le piège, quand est-ce que tout cela basculera? Alors que la plupart du temps, nos journées sont des 27 septembre où rien de grave n’arrive. Par contre, le 28 septembre c’est peut-être autre chose… Merci de ta lecture.

  2. Délicatesse de l’éternel quotidien de Julia Oberg … en effet on attend la rupture, on frémit, puis on se laisse bercer. Merci pour ce 27 septembre étiré et souriant.

  3. Jubilatoire ce 27/09 de julia öberg ! le déroulement de sa journée nous tient en haleine et on s’attend en effet à tout moment au drame… qui ne survient pas. Superbe !

    • La photo est venue après mais l’intégrité m’a obligé à trouver une vraie photo des canards de la rivière fyrisån. Internet est quand même merveilleux, la preuve avec ce site et ce 27 septembre en feu d’artifice ! Merci de la lecture !

  4. Julia Öberg est une jeune femme charmante. Jusque dans les détails (trilogie berlinoise de Bowie et marché d’Aix-en-Provence, par exemple). Bravo pour cette journée d’automne souriante et fourmillante !

  5. Julia Oberg outre la sureté de son goût musical a une merveilleuse façon de rendre délicieusement comique les petits faits du quotidien (bon avec elle ce ne sont pas vraiment des petits faits)