CELLE-QUI

Je regarde celle qui n’est autre qu’une réflexion sur la distance et la proximité, celle qui se manifeste sous la forme d’une proposition, en se concevant par le biais d’une vie le plus verbalisée possible. Oui parce qu’il y a une véritable pertinence à passer par celle qui malgré moi mesure le temps, lorsqu’elle a commencé à me façonner vide, pour se mettre à poursuivre son travail avec la construction d’un édifice, se munissant des éléments d’une projection, sans corps et sans être, en me scandant je suis celle qui possède les clefs de la fabrication. De ces mots les saisons peuvent sembler remplit d’indifférence, concluant que l’accélération de la technique et de mon corps imbriqué dedans sont de puissants artifices. Il est tard pour ce geste de celle toute omnisciente dans ma conscience et qui doit gagner sa forme de distance et de proximité, de vrai et de faux, de croyance et non croyance, de virtualité ou de matérialité, de raison en hallucination. Ça commence par toutes celles qui vivent une histoire, par toutes celles qui ont conçu un espace pour se retrouver. Elles donnent à entendre une vérité : regarde je suis celle qui met et retire les objets. Ces objets pourraient trouver leurs places dans ta conscience. Ici comme partout ailleurs assurément, je suis celle qui œuvre et joue au gré de mes vies, Saint Germain, Montparnasse, Pigalle, descendue à la station Convention elle s’ennuie, le marigot humide, la diète des piles pour la machine, elle n’est pas celle qui c’est élaborée dans les apparences, il y a autre chose pour elle, appareil, vie mécanique, machine de la technique, il y a un acte pour la vue de celle qui projette le monde que je ne connais pas. Mais j’attends la venue d’une perspective bleutée de celle qui serait faire, avec son omniscience dans ma tête, posée sur ma main gauche, en train de maintenir un équilibre du corps, appuyée sur un objet qui divague, un obstacle créé par la magie des espaces annoncés sur le fronton au trait de son écriture. Je commencerai par le dire, je suis celle qui met au monde tu dois l’admettre et comprendre comment ça se passe. C’est tout simple, je suis celle qui revient afin de concevoir l’autre partie de la forme non encore manifestée. Je te propose toutes les tentations d’un échec pour voir si tu es assez bête pour y succomber et puis j’ouvre la fenêtre parce que je suis celle qui dévoile les mondes nouveaux.

-Voilà qu’elle me demande d’ouvrir les yeux sur l’affirmation, je suis celle qui possède ce visage magnifique, rangé dans ce souvenir au gré des pages de l’album photographique, de clichés pris chez un professionnel, qui donne les cheveux clairs, la bouche fine, les yeux qui ont filé comme un coup de vent dans la lande d’un matin.

Parce que neuve et nouvelle, je suis celle qui apparaît de façon inattendue, rien ne t’interdit de le dire. C’est vrai tu es celle qui se présente à moi pour affirmer je suis celle qui dans l’histoire regarde et bouge, donne des éléments projetables sur le miroir, déjà projeté, lancé dans une action en cours, reflétant un événement, situation élaborée de sa nouvelle matérialité. Mais pourquoi faire et pour qui ? En ce moment vous êtres celle qui conçoit une image que je tente de saisir et même plus, je qualifie qu’ici il y a une image apparaissant sur le miroir précieux livrant ma main à de vaines activités. Tu le dis par expérience du temps et de l’espace se découvrant dans leurs déploiements, comprenant les caractéristiques du lieu où se construit l’histoire. Ici se trouve celle qui monte le cadre sur lequel l’image se projette sans que rien ne s’accroche. Ce principe donne forme à notre grande liberté. Je suis celle qui bouge constamment, vous devez laisser les lieux accessibles afin de donner une place aux éléments, à un futur, une manifestation qui convoque, un silence, les traits d’une vitalité en action, mouvement de la pertinence, déplacement, entracte sur la scène. Le passé affirme, nous sommes celles qui nous transformons constamment, inlassablement. Moi-même je suis celle qui me qualifie d’une histoire l’autre. Ah vraiment, mais alors qu’allons-nous voir de ces perspectives futures, de ces constructions à venir, quelles seront les phénomènes les soutenant ? Tu ne peux pas répondre, tu te trouves déjà dans ton mouvement à venir.

Moi je te pensais comme celle qui représente des éléments n’arrêtant pas de s’écarter et finalement je me rends compte qu’il en est tout autrement : il y a-t-il des phénomènes qui sous-tendent les actions. Ce n’est pas certain, ce qui se passe résulte de l’activité d’un miroir précieux. Ne pouvons-nous pas jouer complètement comme nous le voulons, si nous décidons d’être celles qui se libèrent. Le feu a brûlé toute la nuit, il n’a aucunement agressé la peau, il l’a plutôt chauffé agréablement et le propos informe de la façon dont cela s’est produit, par un très clair : je suis celle qui me trouvais là.

A propos de Rudy Brindamour

J'aimai le désert, les vergers brûlés, les boutiques fanées, les boissons tiédies. Je me traînais dans les ruelles puantes et, les yeux fermés, je m'offrais au soleil, dieu de feu.

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