#chantiers | Retour à Chalais – v.4

  • Quatrième épisode (p.105) : où de Chalais on finit par se retrouver à Tunis et dans les ruines de Carthage. Comprenne qui peut ! Moi, j’ai abandonné.
  • Dans les épisodes précédents :
    1. Dans la première version, je disais : “Je crois ne jamais pouvoir parler directement du travail que j’exerce (formateur, si c’est un métier), pas plus que du lieu où je l’exerce (la structure, qu’on finit par contenir soi-même ?). Alors je le fais à travers des textes, qui ne relèvent pas du témoignage ou du documentaire, encore moins de l’essai (sinon d’en parler), ni du roman, de la nouvelle, du récit (du moins je ne me pose pas la question). — Le sujet du texte, une trentaine de pages surgies on se demande encore comment entre deux cycles, est double : le travail, la maladie : le travail de formateur à exercer, la maladie d’une collègue à remplacer. La seconde encadre le premier. — Il y a aussi le cadre du travail, un autre lieu reculé, une nouvelle ville perdue. Pas si nouvelle puisque j’y ai déjà travaillé par le passé. Le texte n’interroge pas précisément ce passé, il ne compare pas, n’oppose pas, les époques. Mais il est concerné par ce passé qui n’apparaît presque pas (pour l’instant). — La maladie encadre le travail : oui, parce que sans elle le travail même n’existerait pas, elle en est comme à l’origine, et c’est très étrange comme situation, ça. — Comment peut-on avoir l’intention d’écrire là-dessus ? Je n’en ai pas eu l’intention, mais c’était comme une évidence. — La forme du texte n’a pas été si évidente. Elle ne l’est toujours pas. Elle a nécessité, comme une manie depuis quelque temps, une pseudo réflexion en forme de notes de fin de texte. On les y aurait directement glissées au moment où elles sont apparues, comme autant de phases de développement textuel, le texte aurait peut-être trouvé son évidence, sa forme idéale. — Mais Jack ne l’aura pas entendu de son oreille fantôme. — En l’état, le texte pourrait se suffire à lui-même, c’est d’ailleurs ce que j’essaie de faire à chaque fois (façon de ne pas dire que je suis fainéant), mais comme on parle de retour, il va bien lui falloir une suite, à ce texte. — En attendant : l’épreuve des possibles lectures et commentaires, et merci d’avance.”
    2. Deuxième version du projet : j’ai surtout ajouté une deuxième partie (le retour) ; donné des titres aux parties (de simples chiffres suffiraient certainement) ; distingué les notes comme des parties à part entière (et donc ça fait quatre) ; mis en place une table des matières pour s’y retrouver (à quatre parties, même sans ça devrait aller) ; effectué quelques corrections dans la première partie (corrections, pas modifications) ; mis en application quelques conseils utiles (les prochains seront toujours bienvenus). Bilan : tout reste à faire.
    3. Troisième version : développement d’une 3e partie, qui semble faire un pas de côté par rapport au sujet principal (la ville), suivre les pistes secondaires (maladie, travail – secondaires ?) ; une 4e partie en vue.

A propos de Will

Formateur dans une structure associative (en matière de savoirs de base), amateur de bien des choses en vrac (trop, comme tous les grands rêveurs), écrivailleur à mes heures perdues (la plupart dans le labyrinthe Tiers Livre), twitteur du dimanche sur un compte Facebook en berne (Will Book ne respecte pas toujours « les Standards de la communauté »), blogueur éphémère sur un site fantôme (willweb.unblog.fr, comme un vaisseau fantôme).

14 commentaires à propos de “#chantiers | Retour à Chalais – v.4”

    • J’avoue attendre ce retour de lecture avec une certaine impatience. — J’espère que tu ne seras pas déçue de ne pas voir apparaître ni l’Inter ni le Lidl. — Il faudrait m’expliquer comment on en vient à passer ses vacances à Chalais. — Mais je constate, après recherche, qu’il existe 4 Chalais. Moi c’est celui de Charente. C’est la même ville ? — Quoi qu’il en soit, merci d’avance.

      • c’est le même Chalais ! Le compagnon d’une amie avait des parents originaires de Chalais; les parents décédés, il fait de leur maison sa maison de campagne. Une semaine à nous faire visiter les lieux de pêche et de baignade de son enfance, les curiosités touristiques aussi (carrières de kaolin et église troglodyte…), centre équestre… Une furieuse envie pour lui de créer des souvenirs de maison familiale et campagnarde à des petits-enfants qui ne sont pas les siens. C’est Jonzac qui m’a mis sur la voie de ton Chalais : la route était coupée cet été.

  1. J’ai lu et apprécié. Pas gênée par les espaces et les élisions, ni l’adresse à Jack. En revanche, j’ai l’impression de manquer de repères quand il s’agit de ce que le personnage principal doit faire dans cette structure, d’où il doit trouver la clé et quelle clé (clé Usb, clé de la Maison, clé de voiture…). Deux, trois détails suffiraient me semble-t-il.
    J’aime bien quand les personnages apparaissent le boiteux et la fille née au bled. En revanche, je t’attendrais plus interrogatif dans le passage : “Mais elle, elle s’est un peu retrouvée,
    j’imagine. Là-bas, au pays. Elle a retrouvé son droit. Et
    moi j ’découvrais. J’avais encore jamais vu ça, ce type
    d’écriture, inversée, aérée, purement graphique, se
    déployer sous mes yeux naturellement. Comme par
    magie ou de la très haute technologie. Elle se retrouvait,
    j’espère, moi j ’découvrais. Et j’avais tout, tout à
    apprendre, là . De là-bas. Les rôles venaient de
    s’inverser. Et alors, voilà. C’était l’heure.”
    Là ça fait formateur content de lui, un peu trop.

    C’est bien parti, comment poursuivre c’est notre question à tous. Continue, j’aime la façon dont tu parles de la “France d’en bas” comme on dit, de l’aspect manuel de la vie…un des seuls dans le Tiers Livre à la raconter vraiment pour en avoir une expérience et une fréquentation, pas seulement une représentation misérabiliste.
    J’ai pensé à Joseph Ponhus (à la ligne) ou à Pierrick Bailly (les enfants des autres) en te lisant.

    Pour finir, j’ai retrouvé où j’ai passé ma semaine à Chalais : au bout du chemin de chez Egretaud.

    • Hormis la gare et un peu le bourg, je connais très mal Chalais. heureusement il y a Google Maps pour me permettre de retrouver Egretaud, pas si loin que ça du lieu où je travaillais, face à la gare.
      Oui, le passage que tu cites : rien que le mot “magie”, quand je l’ai écrit je me suis dit : Non. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai essayé de compenser avec la “haute technologie”. Pas sûr que ce soit bien équilibré. — Et alors je l’ai laissé quand même, le mot, j’ai laissé faire, j’ai laissé la voix s’exprimer avec un lieu commun. Oui, sûrement pour mettre en avant une émotion. Je dirais plus de l’étonnement que du contentement, mais ça doit bien s’entremêler. — A relire ta citation, le fait que “c’était l’heure”, je me rends compte que le passage arrive à un moment de bascule, et qu’il pourrait être orienté dans ce sens-là, de bascule, avec l’heure, la fin qui approche : d’autant mieux qu’il s’agit d’un moment où c’est l’écriture, aussi, qui s’exprime dans la description : ce pourrait être un moment où l’on passe “de l’autre côté du miroir” (tiens, encore un lieu commun), qui se trouverait dans ce qui reste à écrire. — Et alors, c’est là que les repères manquants apparaitraient ?
      Un grand merci pour cette éclairante, qui va me permettre de revoir ici et là ma copie.

  2. Hello Will,

    Je ne connais pas Chalais mais je commence à connaitre ton écriture.
    J’ai adoré ton texte pour ta façon de l’écrire, tes images, ton regard – Et je me permets de te le dire qu’en toute sincérité, j’ai adoré également en parce que cela a fait résonance avec mes expériences de travail dans le Nord (62) que je décris dans les L12, L10, L9, L1, PDF et tout texte que j’écris sur là bas. Je ne connais pas Chalais mais j’ai vu ce que tu as vécu et j’en aime la tournure de tes phrases et de tes mots. Merci pour la position que tu optes pour raconter tout cela. Belle fin d’année.

    • Merci Clarence. Voilà qui est encourageant pour la suite, si je parviens à l’amorcer. Mais peut-être qu’elle se trouve dans ton propre PDF, que tu pourrais mettre en ligne avec les autres chantiers ? C’est tout le mal que je te souhaite, pour le reste, c’est avec une très bonne nouvelle année.

  3. Bonsoir Will,
    Armée de Google map, je me suis lancée dans la découverte de ce retour à Chalais. J’ai mis du temps à “accepter” Jack mais me suis laissée porter par les personnages croisés pour lesquels j’ai immédiatement ressenti de la tendresse. Tout le passage sur Martial est très beau, tout ce que tu choisis pour parler de lui. Et puis tes mots comme “bouquet de lettres comme de nerfs”, “aux paluches pleines de coups”, “elle se resserrait sur le présent”. J’aime beaucoup quand les fragments ou blocs viennent buter les uns contre les autres, quand on passe d’Aurélia à Zoulikha sans crier gare. Et c’est très intéressant les notes enfin qui accompagnent ton écriture, tes doutes, le processus de révision, les renversements possibles, etc. Merci d’avoir partagé tout ça avec nous!!

    • J’avoue, et je sens, que Jack, ce personnage fantôme, peut gêner, autant qu’il m’aide comme un placebo peut me guérir d’un mal imaginaire. C’est une béquille qui me fait marcher autant qu’elle peut entraver les autres. Ca marchait bien les premiers temps que je l’employais. C’est sûrement moins efficace maintenant, ici. La chose est à méditer (ou effacer, selon une astuce radicale de Malt Olbren). — Pour le reste, ton commentaire m’encourage à poursuivre sur ce rythme. Mais pas sûr que je réussisse à le conserver. J’ai toujours ce sentiment que, le texte achevé, tout est fini, et tabula rasa. — Un grand merci Rebecca, et une excellente année pour réaliser tes projets d’écriture (et les autres aussi bien sûr).

      • Je suis comme toi s’agissant du “texte achevé”. C’est aussi pour ça que j’ai décidé de participer à Chantiers, pour trouver des pistes de retravail…
        Belle année également à toi!

  4. Mais qui est donc ce Jack ? J’ai eu la réponse hier lors du zoom Patréon ! J’ai pensé un temps que ton narrateur était un gars un peu cassé en train de s’adresser à sa bouteille de bourbon … Très sensible aussi à ton travail sur les notes dans ces ateliers. Merci pour le partage et les rencontres.

    • C’est drôle comme on peut avoir la mémoire sélective. En faisant une petite recherche dans mes archives, j’ai retrouvé Jack ici et là, avant tout ce que j’ai pu en dire… Ce personnage a donc une préhistoire qui m’avait échappé. — Pour le coup du gars un peu cassé, c’est pas si loin de la vérité, mais c’est toujours celui qui lui parle qui a reçu le plus gros coup sur la tête. — Mon travail sur les notes : je me demande si c’est du travail tellement ça fuse parfois, et parfois loin du texte en cours. En tout cas, difficile de m’en passer. Et quand c’est le texte qui reprend le dessus, et que je ne trouve rien à rajouter en note, je finis par demander si je vais bien… — Merci pour ta lecture.

      • Ce retour car j’avais suivi avec beaucoup d’intérêt ton travail dans Faire un livre cet été, et que je trouve vraiment que la matière amassée dans le cadre des propositions et tout ce que tu as réussi, dans un cadre qui m’a semblé plus fictionnel, à amassé cet été autour de “la structure” serait peut être une piste pour casser cet oralité dont parlais François dans le zoom. Mais peut être que j’y vois un seul projet alors que ce sont des projets distincts ?

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